Ce site n'est plus à jour

Découvrez Fillon2017.fr
14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 18:40

Discours prononcé à Menton devant les militants de l'UMP

 

Mesdames et messieurs, mes chers amis,

 

Jean-Claude, merci pour ton invitation et ta longue fidélité. Elle a du prix pour moi car s’il est un homme expérimenté, intelligent, exigeant : c’est bien toi.

Merci à tous les parlementaires qui me font l’honneur de leur amitié : Colette Giudicelli, Jean Leonetti, Charles-Ange Ginésy, Eric Ciotti qui m’accompagnent dans mes combats.

Merci à vous, les élus locaux qui servez les Français sur le terrain avec une disponibilité et une détermination à toute épreuve.

 

Depuis plusieurs mois, je parcours notre pays pour m’expliquer et discuter avec les Français sur les moyens de redresser la France.

Je suis heureux de le faire aujourd’hui, avec vous, à Menton, et votre accueil me touche personnellement car depuis quelques jours je suis obligé de riposter à des mensonges pitoyables.

Ceux qui pensent m’affaiblir ainsi me connaissent mal.

Depuis 30 ans, je me bats dans la vie politique pour une certaine idée de la France et une conception digne de la Politique. Ca n’est pas maintenant que je vais plier.

Je n’ai peur de rien et je tordrai le cou à cette rumeur infamante.

J’ai saisi la justice et je n’en dirai pas plus car cela a déjà suffisamment abaissé le débat public dans notre pays.

Je suis devant vous pour parler de l’essentiel : c’est-à-dire de notre pays.

 

La situation, vous la connaissez : depuis 2012, François Hollande et sa majorité ont mis la France dans une situation calamiteuse : nous sommes au bord de la déflation, les impôts ont noyé les moteurs de la croissance, le chômage atteint des sommets historiques, les déficits sont à la dérive, quant à la confiance et la cohésion du pays, elles sont en train de craquer.

Alors que tout est enlisé, on pourrait espérer du pouvoir une réaction, une audace inédite puisqu’il n’a plus grand-chose à perdre…

Mais rien ne vient, comme si le Président était hors sol, dans l’attente d’une improbable éclaircie.  

Il pense sans doute que le plus dur est derrière nous, mais ca n’est pas la première fois que François Hollande prend ses désirs pour la réalité.

En 2013 il avait annoncé une baisse du chômage, en 2014 le retour de la croissance… 

Le «moi président» est maintenant comptable de son action : il est à la moitié de son quinquennat et, à vrai dire, il n’y a rien, absolument rien à célébrer.

 

Plus les mois passent, plus les devoirs de l’opposition grandissent.

Beaucoup d’entre vous sont membres de l’UMP et vous aurez dans deux semaines à désigner son président…

Je me suis suffisamment battu pour l’exemplarité de notre démocratie interne pour vous inviter à voter et à faire votre choix librement, en votre âme et conscience.

Mais à côté du fonctionnement de notre parti, il y a le travail que nous devons mener sur le projet car c’est cela que les Français attendent !

Contre la gauche qui fait n’importe quoi et contre l’extrême droite qui propose n’importe quoi, il faut bâtir ce projet puissant et crédible qui redonnera au pays le pouvoir de se redresser.

Aimeriez-vous vivre dans une France où la liberté d’entreprendre et de travailler serait valorisée et non freinée ; une France productive attirant des nouvelles industries et créant de nouveaux métiers ; aimeriez-vous vivre dans une France comptant les meilleurs laboratoires et universités du monde ; une France augmentant son potentiel de croissance et d’emplois ;  une France qui travaillerait pour investir et s’enrichir et non pour combler ses déficits ; une France qui serait en tête de l’Europe ?

Tout cela n’est pas du domaine du rêve.

Avec ses atouts, notre pays peut se relancer.

On dit que notre peuple est à bout de souffle. C’est faux, c’est notre système économique et social qui est à bout de souffle, mais un système ça se change !

Sortons des 35 heures pour amplifier la productivité française.

Baissons fortement notre coût du travail et allégeons notre code du travail qui sont des tueurs de croissance et d’emplois.

Combattons le chômage à ses racines, en assouplissant le marché de l’emploi, en réformant la formation professionnelle, en instaurant la dégressivité des allocations.

Réformons l’État et maîtrisons ses dépenses pour faire en sorte que les Français puissent bénéficier des fruits de leur labeur plutôt que de les voir s’engouffrer dans le trou des déficits.

Mettons le paquet sur l’investissement et l’innovation, et arrêtons de surtaxer tous ceux qui réussissent.

Bref, faisons vraiment de la France la patrie des entrepreneurs et des travailleurs, et vous verrez alors que notre nation peut effectuer son retournement en deux ans, se redresser en cinq ans, et en l’espace de dix ans, elle peut être la première puissance européenne.

 

Mais pour atteindre ce but, tout ne relève pas des mesures économiques.

Il y a une condition vitale, celle de la cohésion nationale.

Un pays qui se disloque de l’intérieur, qui se désagrège en clans, en ghettos, un pays qui ne croit plus en son unité faute de ne plus savoir quelle est son identité, ce pays là est condamné à s’effondrer.

Dans un monde de 7 milliards d’habitants, les 66 millions de Français doivent faire bloc.   

Au fond de leur cœur, ils doivent avoir ce sentiment d’être les membres d’une même famille qui s’engage ensemble pour la France : la France, ce vieux et magnifique pays qui est un peu notre chair à tous car nous ne sommes pas des pions anonymes, nous sommes les successeurs d’une histoire étonnante qui a fait de nous l’une des toutes premières puissances du monde.

 

Il a fallu des siècles pour faire la France.

À aucun moment notre nation ne s’est définie de manière spontanée.

Nous avons fédéré nos provinces, nous nous sommes imposés une langue commune, nous avons marié nos influences latines, germaniques, méditerranéennes, atlantiques.

Et si l’identité française s’est ainsi faite et a duré, c’est parce qu’à chaque époque, elle a su maîtriser nos différences et nos querelles en leur opposant un principe fort.

Contre les féodaux, l’État.

Contre les langues régionales, l’ordonnance de Villers-Cotterêts.

Contre les privilèges, la loi.

Contre les prébendes, le droit.

Contre les particularismes, l’école.

Contre le sectarisme, la laïcité.

Tout ceci pour dire, mes amis, que la France n’est pas le fruit du hasard, mais le fruit d’une volonté de rassembler.

Rassembler les Français, cela va de soi, par-delà leurs coutumes, leurs croyances, leurs opinons philosophiques, et cela a donné la République et la citoyenneté.  

Mais aussi rassembler tous ceux qui, au cours des siècles, ont rejoint notre nation pour y travailler, pour y vivre, mais aussi parfois pour défendre le drapeau tricolore.

Vous connaissez la formule de la légion étrangère - «Français, non par le sang reçu mais par le sang donné».

La France a accueilli et assimilé des générations d’étrangers qui lui ont apporté leur énergie.

Notre pays avait besoin d’eux et il pouvait compter sur son économie pour subvenir à leurs besoins, sur son école que les hussards de la République tenaient d’une poigne de fer, sur le service militaire qui brassaient les destins. Et tous ces étrangers sont, au fil du temps, devenus Français.

Aujourd’hui, ça ne marche plus. Et vous êtes ici, à Menton, les premiers à subir ces flux migratoires non maîtrisés qui bouleversent la France.

 

Sur cette question de l’immigration, j’ai des convictions que je veux vous faire partager.

D’abord, je regarde froidement les faits et je dénonce l’angélisme de ceux qui estiment qu’il n’y a pas de problème.

A l’évidence, les capacités d’accueil de notre pays sont saturées.

Nous sommes en crise économique et priorité doit être donnée à ceux qui, chez nous, cherchent du travail ; notre système d’intégration ne fonctionne plus ; dans certaines de nos Ecoles, la mixité sociale a disparu ; dans plusieurs de nos quartiers le communautarisme s’étend, sans parler de ceux qui instrumentalisent la religion pour défier les lois de la République.

Ne pas voir cela, c’est être dans le déni. Et le déni, c’est la porte ouverte au scénario de l’explosion sociale, et ce serait un malheur pour tous.

Le gouvernement ne mesure pas ce risque.

Le franchissement en 2013 du seuil des 200 000 titres de séjour dénote un relâchement ;  l’assouplissement des conditions de la naturalisation et les velléités d’accorder le droit de vote aux étrangers révèle une incapacité à comprendre l’angoisse des Français.

 

Je combats le déni et je dénonce aussi, son antithèse : l’extrémisme.

L’extrémisme de ceux qui prétendent qu’on peut fermer toutes les frontières, comme si la France pouvait vivre sous cocon, comme si l’immigration était la cause de tous nos problèmes, comme si le drame de ces hommes, femmes et enfants qui se noient en mer n’était qu’anecdotique, comme si le repli nationaliste pouvait nous régénérer.

Il y a un siècle, les italiens étaient parfois considérés comme des «ritals» peu recommandables, et en 1920, dans le Nord, les «polaks» n’étaient pas toujours les bienvenus. 

Il faut être ferme, il faut être très clair vis-à-vis de tous ceux qui envisagent de venir chez nous, mais la xénophobie a toujours été et sera toujours un poison.

 

Ni angélisme, ni extrémisme, reste ma troisième conviction : la France doit accueillir moins d’étrangers, pour les intégrer mieux, et je ne crains pas de parler d’assimilation pour ceux d’entre eux qui veulent fondre leur destin dans celui de la nation.

La France doit dire qui elle veut accueillir, comment et sous quelles conditions, et elle doit renvoyer sans faiblir ceux qui ne respectent pas ces conditions.

En situation régulière, les étrangers doivent savoir ce que nous attendons d’eux : pour moi, ils doivent pouvoir présenter les garanties d’une insertion économique, sociale et culturelle.

Ils doivent être disposés à s'approprier nos valeurs car nous ne sommes pas une nation mosaïque, mais une République indivisible.

Soyons clairs : c’est à eux de faire l’effort d’intégrer la France, avec ses lois, sa langue et ses mœurs, et non à la France de se plier à des coutumes ou à des règles qui ne seraient pas conformes à son pacte.

En 2010, j’ai fait interdire le port de la burqa dans notre pays.

Dans notre République, femmes et hommes sont égaux.

Chez nous, on se regarde à visage découvert, sans se défier, ni se juger.

En France, la foi religieuse est une lumière intime, elle n’est pas un projet de société.

Le combat pour la laïcité ne date pas d’aujourd’hui. Ce que l’Etat a autrefois exigé de la religion catholique, il doit l’exiger aujourd’hui de la religion musulmane. Ni plus, ni moins.

 

Fort de toutes ces convictions, je propose de repenser notre politique d’immigration. L’immigration change le visage de la France, transforme notre société sans que jamais le peuple français n’ait eu à en débattre. 

Je veux que la France ait une politique d’immigration comme la France a une politique économique, une politique d’éducation ou une politique de défense.

Il faut que le débat sur l’immigration ne soit pas la simple affaire de l’Etat et de ses administrations, mais bien l’affaire des élus de la nation.

 

Qui doit rentrer en France, de quels pays prioritaires, à quel niveau, pour quels types de métiers, pour quel avantage et quel coût pour la nation ? Tout ca n’est jamais débattu démocratiquement, sereinement, sur la base de données solides et transparentes.

Je propose d’inscrire dans notre Constitution que l’immigration dépend de la capacité  d’accueil et d’intégration de la France et de prévoir que le Parlement délibère chaque année pour adopter une prévision d’immigration légale tenant compte de la situation de l’emploi, du logement, du contexte social, tout ceci permettant de fixer des quotas.

Cette politique doit pouvoir s’appuyer sur une description précise du nombre de ressortissants étrangers en France, de leur origine, de leur répartition géographique.

Il faut que l’immigration familiale soit conditionnée à une véritable évaluation des perspectives d’intégration de la famille et que la loi en fixe les critères en fonction de l’évolution du pays.

C’est en partie le cas s’agissant du regroupement familial.

Mais je propose de rendre plus sévères les conditions du regroupement familial : ressources, logement, durée de résidence en France, maîtrise de la langue française par l’ensemble de la famille… Tout cela devrait être vérifié.

En Allemagne, les migrants qui ne possèdent pas le niveau de langue requis doivent suivre 600 heures de cours, soit deux fois plus qu’en France. Et aux cours de langue s’ajoute un cours d’orientation de 60 heures, 10 fois plus que chez nous, portant sur les institutions, l’histoire, la culture, les droits et devoirs.

Nous devons renforcer nos outils et nos exigences en matière d’intégration, et les financer par une augmentation des taxes acquittées par les candidats à l’obtention d’un titre de séjour.

 

 

 

Mais le regroupement familial ne représente plus qu’une petite part de l’immigration en France.

Il faut étendre cette évaluation au rapprochement familial, c’est à dire à l’installation en France des étrangers qui épousent des Français.

Ce rapprochement - qui représente aujourd’hui le quart de l’immigration légale et les 2/3 de l’immigration familiale - doit être subordonné à la réussite d’un parcours d’intégration.

Toutes ces propositions relatives à l’immigration légale se résument en une formule : «Pas de perspective d’intégration, pas de titre de séjour».

 

On me dit que ces mesures pourraient se heurter à la convention européenne des droits de l’Homme…

Récemment, la Cour européenne des droits de l’Homme a estimé que la France devait autoriser ses militaires à constituer un syndicat ou d'y adhérer au nom du principe de la liberté de réunion et d’association

Et au mois de juin, elle a condamné notre pays pour ne pas avoir transcrit dans son état-civil les actes de naissance d'enfants nés à l'étranger par mère porteuse…

A l’évidence, l’application de cette convention européenne doit être recadrée, et notamment sur la question de l’immigration.

La France doit, pour cela, mobiliser les Etats européens car il y a des sujets sur lesquels la souveraineté nationale doit être respectée, dès lors que l’esprit fondamental des droits de l’homme n’est pas bafoué.

Si cela ne marche pas, alors il faudra hausser le ton en dénonçant cette convention, suivie d’une ré adhésion avec des réserves claires. 

 

 

Il faut que la France puisse se doter d’une politique d’immigration réduite au strict minimum, ce qui exige de resserrer ces dispositifs qui laissent entendre que notre nation serait un pays de cocagne, distribuant ses avantages à tous.

Il convient de fixer des limites à la générosité de notre système social !

Je propose qu’aucune prestation d’aide sociale, d’allocation familiale ou d’aide au logement ne soit versée à ceux qui résident régulièrement en France depuis moins de 2 ans.

Les nouveaux arrivants doivent être capables de s’assumer financièrement sans recours à notre système d’aide sociale.

Ceux qui travaillent légalement et cotisent auraient naturellement droit à la couverture maladie et accidents du travail, comme tous les salariés.

 

Quant à l’aide médicale d’Etat, elle est devenue un mode de soin pour tous et pour toutes les pathologies, y compris les plus bénignes.

Ca n’est pas acceptable ! Elle doit être supprimée.

En lieu et place, les étrangers en situation irrégulière bénéficieraient d’une «dispense temporaire de frais de santé », limitée aux urgences sanitaires et aux maladies graves, notamment les maladies contagieuses.

Le bénéfice de cette dispense serait subordonné à deux conditions : s’adresser à un hôpital public ou à une structure agréée ; et déposer une demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, permettant à la préfecture d’examiner la situation de l’étranger et si nécessaire de décider de son départ du territoire s’il n’est pas en règle.

 

Reste la question sacrée de l’asile.

Il y a quelques semaines, j’étais en Irak pour témoigner de notre solidarité aux Chrétiens d’Orient. A cinq heures d’avion de Paris, on tue, on viole, on torture, on vend des femmes sur les marchés.

C’est l’honneur de la France d’accueillir et de protéger ceux qui sont directement pourchassés et massacrés dans leur pays.

Mais voilà, l’immense majorité de ceux qui réclament notre asile n’a pas de raison de le faire. 80 % d’entre eux sont d’ailleurs déboutés mais ils se maintiennent irrégulièrement sur notre territoire en espérant être régularisés.

Il faut un guichet unique pour l’accueil des demandeurs et leur dossier doit être instruit en 6 mois maximum, et non deux ans comme aujourd’hui.

Il faut une refonte totale de l’hébergement des demandeurs d’asile qui doit impérativement se faire dans des centres dédiés.

Il faut mettre fin à la pratique des nuitées hôtelières qui, sans être satisfaisante en termes d’accueil, représente un coût budgétaire exorbitant, et il faut se doter des moyens de  renvoyer dans leur pays ceux qui n’ont  pas le statut de réfugiés.

 

Notre taux d’exécution des décisions imposant aux étrangers de quitter le territoire est un des plus faibles d’Europe.

Aujourd’hui, le gouvernement socialiste fait tout pour que la rétention administrative devienne l’exception avec l’idée que l’étranger va spontanément coopérer pour se conformer à la mesure d’éloignement. C’est une vue de l’esprit.

Qui dit éloignement dit en règle générale contrainte.

L’assignation à résidence que MM Valls et Cazeneuve veulent généraliser est une impasse. Et s’il faut modifier les textes communautaires pour lutter de façon efficace contre l’immigration clandestine, et bien mobilisons fermement nos partenaires européens.

 

Et là, nous touchons au point capital de l’Europe.

On peut agir en France mais on doit agir avec l’Europe car la question des flux migratoires est globale.

Ceux qui vous disent qu’il suffit de sortir de l’Union européenne et de mettre des douaniers partout pour régler cette question ne sont pas responsables.

Pour filtrer les étrangers, on sacrifierait l’Europe ? On renoncerait à la libre circulation des 500 millions d’européens ? On abandonnerait le marché unique ?  On renoncerait à l’idée que la civilisation européenne est un bien commun qui constitue notre meilleure protection dans la mondialisation ?

Non, ce qu’il faut c’est s’assurer d’un contrôle systématique aux frontières extérieures de l’espace Schengen qui, je vous le rappelle, comprend les territoires des 26 États européens qui ont mis en œuvre un accord pour harmoniser la circulation des personnes.

Il faut tripler le budget de l’agence européenne chargée du contrôle et créer un corps européen de gardes-frontières.

C’est le seul moyen pour permettre à des pays comme Malte, la Grèce ou l’Italie de n’être pas submergés par les arrivées de clandestins.

Certains disent qu’il faut sortir de Schengen…  Je propose le contraire !

La participation à Schengen d’un État-membre qui serait dans l’incapacité d’assurer le contrôle de ses frontières extérieures devrait être suspendue pour une durée d’un an.

Et je propose de renégocier Schengen pour permettre le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières intérieures en cas d’afflux de clandestins.

L’ensemble de ces propositions se résument en un mot : Schengen+.

 

Voilà, mesdames et messieurs, mes convictions et quelques-unes de mes propositions.

Pour sortir la France de sa déprime, il faut plus de liberté, plus de productivité, plus de cohésion nationale et cette cohésion nationale intègre la question de l’immigration, mais elle nous interpelle également tous !

Car chaque Français tient entre ses mains une part du succès de la France.
Chaque Français est le dépositaire d’un héritage historique et culturel qu’il se doit de respecter et de prolonger.

Chaque Français est porteur d’une responsabilité civique, et qu’est-ce que le civisme si ce n’est la capacité de dire «nous» plutôt que «moi d’abord».

 

C’est tous ensemble, mes amis, que nous allons nous en sortir.

Qu’importent les origines, la couleur de peau, les croyances, une seule chose compte, c’est l’amour de la France et le respect de la République qui inspirent chaque individu.

Pour le Général de Gaulle, il n’y avait que deux catégories d’homme: «ceux qui font leur devoir et ceux qui ne le font pas».

Alors nous ferons notre devoir.

Nous serons fidèles au génie de notre pays qui a inspiré l’Europe au siècle des Lumières, qui a porté sur les barricades de Paris et du monde l’étendard des droits de l’homme, qui a brillé et qui continue de briller dans les arts, les sciences et les technologies, qui oppose aux terroristes et aux tyrans sa force morale et militaire. 

Les Français savent ce qu’ils doivent aux générations passées qui se sont  levées pour la liberté et le progrès.

Nous sommes les héritiers de rêves acharnés et je suis persuadé que ce rêve est encore vivant !

Les temps changent, les générations passent, mais le combat pour la France est un éternel recommencement.

 

Il faut un cap politique, il faut des décisions claires et courageuses, mais le redressement du pays ne viendra pas seulement du sommet. Il viendra de nous tous, et chacun d’entre vous peut être l’homme ou la femme de la situation.

L’entrepreneur qui se bat pour son entreprise, la salariée qui fait des heures supplémentaires, le fonctionnaire qui réforme son administration, la retraitée qui donne de son temps pour aider les enfants déscolarisés, le citoyen qui se dresse dans son quartier pour dénoncer les trafics de drogue, celui qui, par respect, se lève lorsque la Marseillaise est jouée, celui qui, par courage, ne baisse pas les yeux lorsqu’un individu est agressé dans le métro, oui toutes ces femmes et tous ces hommes sont et seront les acteurs du renouveau.

 

En chaque citoyen, oui en chacun des Français il existe une lumière qui ne demande qu’à briller. Et ce sont toutes ces lumières, toutes ces flammes vacillantes que nous devons rallumer, entraîner et rassembler.

Voilà notre mission, et voilà mon espérance pour la France et pour la République.

                                                                                

                                                                                                                                                           

 

 

Repenser notre politique d'immigration

Partager cet article

Publié par François Fillon
commenter cet article

commentaires

Sorbay 01/12/2014 11:54

pourquoi ne fondez vous pas votre propre partie de droite, sans les centristes, ni les Sarkozysts,
nous avons besoin d'une politique Thatcherienne pour redresser la France, ne perdez pas de temps, nous sommes convaincu que vous aurez le succès escompté. sauvez la France, les français ne veulent plus de LUMP. Ils veulent un vrai partie de droite sans complexe ni tergiversation. privatiser les syndicats, supprimer l'ISF, une des 2 chambres, la moitiés des fonctionnaires, et une partie des prestations sociale (le plus élevés du monde).... et tout entrera dans l'ordre.

bibi 20/11/2014 13:59

vous avez été excellent sur bfm il vous faut continuer de la même façon en étant de plus en plus sur de vous

LAURENT 18/11/2014 04:12

Monsieur le Premier Ministre,
J'ai lu votre "discours de MENTON" avec beaucoup d'intérêt, car il y a une flamme, une passion humaine, une épaisseur charnelle pour la chose publique que les médias semblent vouloir tout ignorer de vous, privant ainsi les français de la réalité et de la sincérité de votre engagement.
Clairement vous n'êtes pas leur préféré, leur "chouchou"...trop lisse, pas assez people, pas assez parisien...trop provincial...
vous m'aviez déjà surpris en 2008 par le dépôt d'un projet de loi très singulier, mais ô combien salutaire pour l'avenir de notre passion commune, qui prévoyait d'instaurer aussi bien pour les élus que pour les fonctionnaires un régime de responsabilité en matière de gestion publique, afin que ces derniers arrêtent de se cacher derrière la loi, pour ne pas avoir à justifier leur mauvaise gestion devant la Nation.
le texte du projet même s'il n'était pas suffisamment complet aurait provoqué un tel changement s'il avait été mis en oeuvre depuis six ans !
les déficits publics auraient été pris par le bon bout, à savoir la réforme quotidienne, pas à pas de chaque mesure répétée par habitude et facilité. cela serait bien plus efficace que de continuer à discourir sur les estrades de mesures macro économiques que l'inertie de nos structures administratives et politiques engloutissent à chaque législature.
Vous avez emprunté une voie difficile, celle de la rigueur des idées et du dépassement de soi... ce n'est pas une des valeurs les plus portées par notre société actuellement...
mais les choses changent. Au-delà de la radicalisation des comportements des individus en toute situation que nous constatons dans notre quotidien, de plus en plus de ceux qui appartiennent à la majorité silencieuse prennent enfin la parole pour dire qu'ils ne reconnaissent plus leur pays, ni la société qui s'y déploie...
Ils ont besoin d'un porte voix, ils ont besoin de sentir leur valeur ré-exprimées, reformulées avec passion et sincérité, mais aussi avec des mesures pratiques et concrètes loin de la politique spectacle.
Il vous appartient d'être celui là ; du moins je sens au travers de votre parcours, de vos combats anciens et récents, que vous portez ces valeurs que beaucoup aujourd'hui recherchent avec inquiétude. Prenez la parole, sur tous les sujets, aussi clairement et avec autant de détermination qu'à Menton pour que ceux qui s'inquiètent avec raison vous suivent avec détermination.
Bien respectueusement. Th.LAURENT

Bellenger 16/11/2014 20:51

Contrôler l'immigration n'est qu'un petit élément. C'est surtout une autre organisation de vie en société qu'il nous faut : la Monnaie doit devenir un Outil de fonctionnement du Politique et de l'Economie !

jlp 16/11/2014 19:33

Clarté, rigueur, courage, à nouveau une expression d'évidence pour les choix futurs.
Hélas, le contraire de ce que recherche la mediapshère... Comment gagner dès lors?
Merci d'exister!

Balourdet 16/11/2014 17:31

Aujourd'hui, monsieur Fillon, non seulement nous avons une immigration envahissante qui fait peser une menace énorme sur notre pays, mais aujourd'hui on nous demande de la financer par l'impôt, aujourd'hui on doit s'effacer devant, aujourd'hui on finance sa santé de nos poches, aujourd'hui on répare à nos frais l'énorme casse de matériels publics et privés dont elle a l'apanage depuis de nombreuses années, aujourd'hui on paye de nos impôts l'internement de ses sujets dans nos prisons, combien nous a coûté cette immigration depuis 1980???

alice 16/11/2014 15:46

..s’il m’était ….autorisé….( ???) ….. d’avoir une petite pensée pour Pénélope Fillon et toutes les épouses et époux des membres de notre Belle Force Républicaine…qui très discrètement, dans l’ombre, épaulent avec courage nos vaillants Champions…..merci de tout cœur ….. !!!!!

alice 16/11/2014 14:26

…en lisant votre discours, je suis restée abasourdie…me demandant si l’on n’était pas « tombé sur la tête »…à vrai dire, je ne me rendais pas vraiment compte de « l’amplitude » du phénomène et constate effarée que…...La France est devenue « cette Terre Bénie où coulent à grands flots, le lait et le miel… » qui accueille à bras ouverts sur « Tapis Rouge »…La Terre Entière…..qui entre, exige et se sert à volonté…sans aucune contrepartie……Il était grand temps d’analyser « à la loupe » tous les détails de cette « excentricité française » et de revoir « en mode Cartésien » et humaniste, ces débordements……OUI au projet de François Fillon , OUI à une Immigration d’EFFORT et NON DE CONFORT…… !!!!.....Merci à François Fillon et Force Républicaine d’avoir si bien travaillé sur ce « chapitre sensible »….. !!!!...EXCELLENTE ETUDE….EXCELLENT TRAVAIL……..continuez La France a besoin de votre Lumière !!!!!.....

roger.stpierre@wanadoo.fr 16/11/2014 10:11

Il est vrai que le redressement viendra de nous tous. Mais à deux conditions : 1. Que celui qui est à la tête de l'État ne détruise pas systématiquement tout ce que nous entreprenons. 2. Que le rassemblement que tous les candidats à la présidence ne manquent pas de demander ne se fasse pas au profit d'un programme fade et sans véritable action. Le roi de la synthèse est aujourd'hui à l'Élysée et nous en voyons les résultats !

Grangier Henri 16/11/2014 10:04

"Au fond de leur cœur, ils doivent avoir ce sentiment d’être les membres d’une même famille qui s’engage ensemble pour la France : la France, ce vieux et magnifique pays..."
A voir ce qui se passe, on se demande si elle existe encore autrement que comme un logo, une marque déposée.

marc 16/11/2014 09:18

Merci de nous avoir compris, merci d'avoir écouté ce que les français hurlent en silence depuis des années. Mon espoir pour vous est que votre petite musique sans concession s'impose petit a petit dans l'esprit des français. Personne ne pourra désormais plus dire qu'il n'y a pas d'offre politique qui réponde a nos aspirations. Mais c'est a nous maintenant de la saisir.

Excellent la "fiche de synthèse" téléchargeable sur le sujet. Je n'avais pas remarqué jusqu’à présent. Y a t-il une page qui les regroupent toutes ?

Mari 16/11/2014 09:01

Poursuivez dans cette voie.le temps vous donnera raison

Carles Colette 16/11/2014 08:03

Bonjour Monsieur Fillon
Très bonne analyse, je vous souhaite beaucoup de courage pour éradiquer cette haine contre vous. Je pense que vous devenez très dangereux pour le pouvoir en place donc il faut vous éliminer. Nous Force Républicaine nous vous soutenons. Il reste 2 ans avant les primaires, le vent tournera en votre faveur j'en suis persuadée.
Au plaisir de vous lire.
Colette Carles

Leclercq Yves 16/11/2014 07:53

Le problème de l'immigration que vous abordez courageusement est des plus difficiles, puisqu'il met en jeu notre humanisme, et déclenche notre crainte qu'il soit abusé. Il me semble qu'une harmonie européenne doit être recherchée avec patience.
Dans le cas particulier, que vous évoquez, des droits de l'enfant "importé", car né à l'étranger d'une "mère porteuse", j'estime qu'il n'est pas responsable de la façon dont il a été conçu, et que ses droits, à une identité, à une nationalité, doivent être reconnus sans réserve. Ce sont les "parents" qui doivent être sanctionnés, de manière significative, sans que soient affectés les soins dus à l'enfant. Il y aura à faire preuve d'imagination, mais sans espérer une "bonne" solution. Il n'est pas impossible que cette "mode", associée à un défi à la société, passe plus vite qu'on pourrait le penser.

rousseau 16/11/2014 07:19

20 sur 20 Francois Fillon ! bien loin du numéro de cirque du retour supposé de Nicolas Sarkozy qui s'imagine toujours etre le meilleur et le sauveur de la France ! des paroles ...il faut passer aux actes ,malheureusement Nicolas Sarkozy risque d'emporter la présidence de L'UMP pour mieux la faire exploser ou imploser ensuite, grace au talent et à la plume d'Henri Guaino transformé pour la circonstance en ventriloque ! dommage que le mouvement sens commun ne soit pas totalement à vos cotés afin de vous soutenir ! il vous faut donc , puisque désormais la rupture est consommée entre vous , renforcer votre mouvement Force Républicaine en vous éloignant progressivement des " magouilles" de l' UMP ! Affranchissez vous et surtout restez vous mème, les gens vous suivront malgré les pièges et chausse-trappe tendus sur votre trajectoire personnelle ! il est grand temps de passer à un programme concret et réaliste en phase avec les attentes de notre pays ! 2 ans ... c'est bien long jusqu"à la victoire finale , ....espérons là !

brandenburg 16/11/2014 06:39

Vous continuez à réver avec votre "républiquee!Je suis de Marseille et je sais que l'immigration italienne a été pour cette ville une catastrophe:en remerciement de l'accueil de la France,ces immigrés ont tous voté communiste pour renverser le pouvoir de l'époque et ont pris la ville et le port en otage ce qui a entrainé une première déstructuration de la ville ,la désertion du port et la disparition progressive des usines aux mains de la cgt dirigée par d'anciens immigrés italiens.Ayant obtenu ce qu'ils voulaient,ils sont pour partie restés communistes pour partis passés au ps et "intégrés" à une ville désintégrée, avec une minorité très gaulliste.L'immigration magrhébine après le regroupement familiale a fait exploser une ville devenue ingérable avec des quartiers entiers autogérés et vivant du trafic de drogue.Quant à vos attaques contre l'Eglise catholique,elles sont irresponsables et font preuve de votre ignorance crasse de l'histoire comme votre éloge des hussards noirs de l'éducation,nom que Péguy avait donné aux instituteurs pour leur brutalité,leur primarisme et leur laïcisme idéologique et haineux que j'ai moi-meme subi!Vous vous dites gaulliste et vous n'avez rien compris au vrai gaullisme,de Gaule ayant voulu créer un régime rompant radicalement avec "l'esprit républicain" qui avait conduit au désastre du 10 Mai 40 où la "république " s'est effondrée en trois jours jetant les français dans les bras d'un maréchal gaga,soit une monarchie le moins républicaine passible:en 1969 il voulut aller encore plus loin en mettant fin au jacobinisme centralisateur et ,en supprimant le sénat,cette assemblée d'archaïques pour le remplacer pas un Conseil rassemblant les "forces vives" de la France et pas des démagogues corrupteurs d'électeurs par des promesses irréalisables:il se heurta à l'éternel cartel dinosaurien des non de l'extrème droite à l'extrème gauche,centre compris et la France est alors entré dans les "quarante piteuses" auxquelles vous avez participé!Que cela vous serve enfin de leçon,relisez vos classiques et pas les lieux-communs mortifères et controuvés "républicains" car sinon nous aurons droit à une sixième république tout aussi incapable et déshonorante que les quatre premières qui se sont toutes écroulées devant la moindre difficulté.De la part d'un gaulliste de gauche depuis un demi-siècle et qui est devenu français parce que sonr granp-père,anglais et catholique,s'est engagé dès le premier jour de la guerre de 14 dans la Légion Etrangère pour défendre son pays d'accueil et qui est devenu français "par le sang versé",devise de la Légion Etrangère!N'oubliez jamais l'annonce de Radio Londres:"honneur et patrie!" et pas république!Tout le reste n'est rien!

durand 15/11/2014 20:36

Monsieur le premier Ministre , votre détermination par votre discours dans cette période difficile que vous traversez montre à quel point vous voulez sortir notre pays de l' immobilisme concernant tous les sujets de société, et sur l' immigration il fallait que la droite républicaine se réveille par peur de déranger le " pseudo politico médiatique de gauche" que l' on veut nous imposer dans ce pays.Bien respectueusement. MR DURAND

Mes vidéos

Fil Twitter

Recherche