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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 09:34

 

Tribune parue ce vendredi matin dans le Figaro et la quotidien allemand FAZ dans la perspective de la rencontre entre Angela Merkel et François Hollande ce soir à Strasbourg

 

 

Madame la Chancelière, Monsieur le Président,

 

Ce soir, vous vous retrouverez à Strasbourg. La construction européenne est profondément en crise, au risque de faire oublier aux citoyens européens les formidables progrès qu'elle a apportés et de remettre en cause son existence même. Comme à chacun des moments décisifs de l'histoire de l'Europe, c'est à l’Allemagne et à la France de se montrer à la hauteur des enjeux et de proposer les conditions d’un ressaisissement collectif.

 

Par les initiatives que vous choisirez de prendre, vous indiquerez comment vous entendez vous positionner face à l’alternative offerte à l’Europe en cette année 2015. D’un côté, l’attentisme qui a prévalu ces derniers mois, misant sur les baisses des prix du pétrole et de l’euro pour soutenir la reprise économique, alors qu’elles ne sont qu’une bouffée d’oxygène donnée à un patient dont le mal n’est pas traité. De l’autre, le sursaut qui pourrait permettre de repousser les nuages qui assombrissent le ciel européen en ce début d’année.

 

Car les quelques espoirs de reprise économique ne peuvent dissimuler la gravité des menaces qui sont devant nous : une situation russo-ukrainienne toujours très instable, une possible remise en cause des engagements européens de la Grèce, un risque grandissant de voir le Royaume-Uni tourner le dos à l’Union sous la pression des eurosceptiques, l’installation d’une situation de déflation et de croissance faible par défaut de réformes et d’investissements.

 

Mais nous avons les moyens d’y faire face si, comme ceux de vos prédécesseurs qui ont marqué l’histoire du continent, vous prenez ce soir, sur chacun de ces sujets, une initiative commune.

 

Tout au long de la crise ukrainienne, nous n’avons pas senti la force du tandem franco-allemand, pourtant seul à même de peser clairement et utilement sur les autorités russes. Il faut proposer à Vladimir Poutine, conjointement et avec le Président de l’Union européenne, une discussion sur le cadre et les éléments essentiels d’un accord qui garantirait à l’Ukraine et à tous ses voisins, la Russie comme les Etats frontaliers de l’Union, la sécurité et la stabilité nécessaires au développement économique. Rien ne serait plus contraire à nos intérêts qu’une Russie isolée et appauvrie, laissant se jouer la politique du pire au Moyen Orient.

 

La Grèce vient de connaitre une échéance électorale importante, dont il faut bien entendu respecter l'issue. Mais est-ce à dire qu’il faille renoncer à rappeler et clarifier les enjeux des semaines à venir ? Votre devoir est de dire avec fermeté qu’aucun Etat membre de l’Union européenne ne peut sans conséquence se soustraire à ses engagements. Il ne s’agit pas d’être compassionnel ou rigoriste, mais simplement de préserver les conditions de la confiance mutuelle. Il ne peut y avoir de solidarité sans responsabilité. Les autres Etats européens, par le soutien financier considérable qu'ils ont offert, ont déjà apporté une contribution importante au redressement de la Grèce. Leurs citoyens, qui sont aussi des contribuables, s'ils comprennent la nécessité d'équilibrer les efforts, ne comprendraient pas d'avoir à payer le prix de cet abandon.

 

Pour que la discussion avec la Grèce soit sérieuse et constructive, il faut que les Etats de l’Eurogroupe parlent d’une seule voix. A cet égard, l’invitation précipitée d’Alexis Tsipras à Paris n'est pas raisonnable. Plutôt que d'agir en solo, c'est une rencontre avec le couple franco-allemand qui devrait être proposée au Premier ministre grec. La France ne doit pas accréditer l’idée qu’elle s'écarterait de l’Allemagne, au profit d’une relance économique européenne incontrôlée, non exempte de relents démagogiques.

 

Au Royaume-Uni, semaine après semaine, progresse l’idée, si les conservateurs gagnent les prochaines élections, d’un référendum sur l’appartenance à l’Union et d’une renégociation aux contours flous, qui pourrait conduire à la rupture. Il est temps que la France et l’Allemagne réfléchissent à la réponse à apporter aux Britanniques sur les deux sujets qui les préoccupent : l’immigration et la subsidiarité. Engagez dès maintenant et ensemble le dialogue avec David Cameron afin de dissiper les ambiguïtés et de transformer une menace en opportunité de réformer une gouvernance européenne à bout de souffle !

 

Enfin, l’Europe attend toujours une initiative politique forte pour accompagner les efforts de la BCE qui, sous l’impulsion de Mario Draghi, mène une politique monétaire à la hauteur des enjeux mais qui ne peut à elle seule tenir lieu de stratégie économique pour le continent. Quelle belle occasion manquée pour l’Europe de faire parler ensemble les autorités politiques et monétaires de l’Union et de la zone euro !  L'assouplissement monétaire sans vraies réformes de structure ne marchera pas, comme le montre la situation japonaise. Au cœur de la zone euro, c’est au couple franco-allemand de montrer l’exemple en engageant un processus de convergence économique, fiscale et sociale. Fixons-nous des objectifs et un calendrier : se doter, en trois ans, d’un impôt sur les sociétés à taux unique, de taux de TVA et d’une fiscalité sur le capital harmonisés, et en cinq ans d’un marché du travail unique conçu autour d’un contrat de travail et d’un mécanisme d’indemnisation du chômage communs.

 

Madame la Chancelière, Monsieur le Président, sortez des chemins balisés. De Gaulle et Adenauer, Kohl et Mitterrand ne resteraient pas les bras croisés devant la lave antieuropéenne qui monte. Vendredi, à Strasbourg, vous avez le devoir d’avancer.

 

 

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Publié par François Fillon
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gilles 06/02/2015 09:52

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/06/97001-20150206FILWWW00066-poutine-pourrait-attaquer-un-etat-balte.php

Et voilà, il n'y avait pas besoin de lire l'avenir pour le deviner.
De plus, il joue dans le velours, car à Riga et aux alentours, il peut s'appuyer sur la population russophone. Un scénarion Ukraine ou bosno serbe en plein dans l'Union européenne.
Poutine, tsar de Russie...

electricien paris 1 01/02/2015 06:21

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

electricite paris 1 01/02/2015 05:34

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Cordialement

bibi 31/01/2015 13:54

il faudrait a la tête de l Europe un vrais président qui parle et prenne les décisions au nom de tous si nous n avancerons jamais

KELLER 31/01/2015 09:48

On ne peut qu'être d'accord avec cet appel fondé sur le bon sens . Il importe cependant d’être conscient qu'il s'adresse plus à Hollande qu'à Merkel . Sur beaucoup de sujets qui sont évoqués , c'est bien lui qui traine les pieds et on ne peut comparer la situation présente de l’Allemagne ( croissance , chômage , commerce extérieur etc. ) avec l’état calamiteux de notre pays . Ce constat sans appel pour toute personne de bonne foi , indique clairement le cap des réformes à entreprendre . Or si l'on excepte la loi Macron laquelle n'est pas à la hauteur des enjeux même avant d'être édulcorée par l'Assemblée , de quelle vraie réforme peut se prévaloir la France et quelle initiative a-t -elle prise à la hauteur, par exemple, de la décision courageuse de l'Allemagne d'introduire un salaire minimum ? Aucune ! On peut comprendre dans ces conditions l'impatience et le dépit de nos voisins . Les gesticulations déplacées - et pour tout dire ridicules - du Président en direction de Tsipras ( pure posture à usage interne ) ne le grandissent pas sinon peut-être aux yeux de certains protagonistes des batailles picrocholines du PS …. Cela vaut aussi d'ailleurs pour l'activisme désordonné – et sans aucune vraie légitimité - du Président du Parlement européen qui n'a pas sa place dans une affaire qui relève d'abord et avant tout des chefs d' Etat . Ceci amène à une considération plus générale : les choses iraient mieux en Europe si chacun tenait sa place et si le discours des leaders , seuls compétents en dernier ressort après s'être concertés , était plus fort, plus ferme et plus univoque ...Contrairement à une pratique trop courante , on ne lutte pas contre les populismes par la démagogie que cette dernière vise les populations ou les Etats ! Au contraire la démagogie ne fait qu'attiser le populisme pour la simple raison que les promesses non tenues parce non tenables, constituent le terreau sur lequel prospèreront les désillusions de demain et la tentation de solutions radicales, tout aussi illusoires ...C'est là un cercle vicieux que seul peut rompre un discours de vérité sans détours ni concessions , quitte à bousculer les consciences embrumées par le relativisme et la bien pensance ..
S'il s'agit d'un discours en duo , c'est encore mieux ..Espérons que votre appel sera entendu ce que je souhaite vivement sans me faire trop d'illusions ...Une dernière remarque : les évènements que nous vivons posent un vrai problème au delà des querelles subalternes des egos et des credos : celui de la démocratie dans l'Union c’est à dire de la nécessaire conciliation entre le respect de l'orientation politique décidée collectivement à laquelle les traités nous demandent de nous conformer ( pacta sunt servanda ) et la déclinaison de l’ objectif commun en termes de politiques nationales. En effet ces dernières restent absolument indispensables pour respecter le jeu de nos alternances électorales, seule respiration démocratique possible en l'absence, pour longtemps encore, de démos européen . Jeu a ici le sens de débats mais aussi le sens de marge de liberté de chaque Etat à l’intérieur du cadre commun … Cette question est la seule aujourd'hui qui mériterait de mobiliser d'urgence penseurs et politiques ( pas politiciens !) pour garantir le futur du rêve européen . Faute d'une vision partagée de la réponse à donner à ce dilemme , les idiosyncrasies nationales, aujourd’hui partout à l'œuvre, risquent de détruire le fruit précieux de plus d'un demi siècle d'efforts .

Jacques Keller -Noellet

Francois Carmignola 31/01/2015 09:03

Vous avez raison et pourtant votre ton est toujours aussi tranquille, et qui plus est s'adresse aux deux chefs d'Etat.
François Hollande doit être remplacé rapidement: sur tous les sujets, Ukraine, Grèce, Grande Bretagne, et pour finir France, il ne fait rien, ne dit rien, n'agit pas. Un roi feignant, un poulet dans la lumière des phares.
Le plus grave est que sur tous ces sujets, il ne s'accorde pas avec l'Allemagne, notre partenaire, notre allié, le seul pays avec qui nous devons absolument travailler.
Il va donc vous falloir élever le ton. Devenir méchant et dire les choses. La France est déjà sur la trajectoire dangereuse et l'opposition politique ne dit ni n fait rien.
Bref, la différence entre votre ton et la nature des problèmes est trop importante : allez y !

Dom DELANDRE 02/02/2015 17:15

d'accord avec vous François, il faut que F FILLON élève le ton. Ses positions et propositions politiques sont adaptées et courageuses mais ne sont pas suffisamment audibles.
Il existe une fenêtre de tir indéniable actuellement, entre un Sarko à la peine et un Juppé immobile et trop consensuel, il faut foncer!!

JULIEN 31/01/2015 07:43

Monsieur FILLON, pensez-vous que cela vous grandisse d'employer des mots comme je vous site : "salopard" pour qualifier le Président de la République ? Moi pas. Merci de donner l'exemple à notre jeunesse afin qu'elle respecte son prochain. NON la France n'est pas en danger & surtout pas plus que pendant les années où vous étiez Premier Ministre. Vous n'avez pas mon soutien.

marie-paule 30/01/2015 18:59

Compétences indiscutables, souci de l'intérêt général évident, bien au-delà des clivages politiques et des manœuvres électorales; des hommes politiques comme cela, il n'y en pas beaucoup !

François LABÉCOT 30/01/2015 22:05

Oui, j'ai apprécié votre discours récent sur la loi Macron, comme l'indique Marie-Paule, vous êtes sorti des clivages habituels en essayant d'être constructif. Les détracteurs peuvent toujours invoquer la manœuvre électorale préméditée... mais je pense que vous êtes allés au delà de la récup de l'unité nationale. Et les Français ont besoin à mes yeux de sentir que l'homme politique qui s'adresse à eux n'a pas pour mission première de plaire à son camp, qu'il est capable de tendre la main pour que nous nous en sortions tous.
Oui, je suis peut-être un peu Bisounours mais je pense que c'est ce que redoute Marine LEPEN, et que c'est pour cela qu'elle a sorti son slogan UMPS. Elle attise ainsi la rivalité gauche/droite traditionnelle pour mieux récupérer les "ras-le-bolistes" et ceux qui veulent de la nouveauté.
Pour en revenir à l'Europe, je n'ai pas les compétences historiques d'autres intervenants, j'espère ne pas faire retomber le débat en ressassant des évidences.
L'intérêt de mon intervention est que j'incarne le Français moyen, conscient que l'Europe peut beaucoup lui apporter, mais qu'elle ne l'empêche pas de souffrir. ;-)
Je suis pour davantage d'Europe mais avec des pays bien choisis et en nombre restreint. Pour la Grèce, je la trouve géographiquement et historiquement Européenne.
Le Grec Ancien m'a été enseigné à l'école... j'écris ces phrases avec beaucoup de mots d'origine grecque... pour l'économie, je laisse la parole à plus pointu que moi, mais j'ai horreur du chantage !

de Vendeuvre 30/01/2015 18:51

Cher Monsieur,

il me semble que les causes des crises que vous mentionnez doivent être analysées pour que des solutions efficaces soient trouvées.
1- Crise de la gouvernance de l´Europe.
L´absence de l´Europe dans les conflits internationaux que sont l´Irak, la Syrie et l´Ukraine me semble directement liée à sa subordination à la politique extérieure des Etats Unis et de leur allié la Grande Bretagne.

2- Le non respect par la France des rêgles financières de l´Europe est une cause aussi importante que la première car elle affaiblit le poids de la parole de la France em Europe.
Salutations.
Arnaud de Vendeuvre.

2-

Bertrand L 30/01/2015 17:53

Merci pour ces commentaires, cet appel à la prise d'initiatives, merci pour la hauteur de vue dont vous faites preuve. Ce ne sont pas seulement les Français qui pourraient bénéficier de votre expérience, de votre réflexion et de votre action, ce sont aussi les européens. Continuez à agir et à vous battre, nous avons besoin de vous, vous apportez beaucoup au débat politique. Avec vous, Bertrand L (Parigné-le-Pôlin)

humble moujik 30/01/2015 17:53

Vous avez raison, Monsieur le premier ministre, de tancer Mr Hollande et de rassurer Mme Merkel.

Vous avez probablement raison pour la Grèce, et pour la Russie. Tiens, deux nations orthodoxes, qui ont tenté de retrouver leur espace lors du grand recul ottoman du 19 ème siècle. A ce sujet, n'oubliez pas la lointaine mais très honteuse guerre de Crimée (1855) , qui a vu notre nation lutter à contretemps, à la fois de l'Histoire et des intérêts européens !

Crimée ? décidément, l'Histoire st parfois têtue. Essayons d'en tirer les leçons, et sur ce point, nous pourrions ne pas totalement suivre l'Allemagne de 2015. A mon humble avis...

Sarthix 03/02/2015 08:20

Tout à fait d'accord sur ce point, la France est bien mieux placée que l'Allemagne pour une approche apaisante de ce conflit. Mais aussi pour proposer des solutions, qui existent.

La Finlande naguère a été neutralisée; on l'a oublié, une base avait été louée aux Soviétiques. On le sait, l'accès aux mers est indispensable à la Russie, qui joue par ailleurs un rôle dans les balkans et aux proche orient. L'on s'en félicitera peut être un jour.

Nous n'avons certainement pas à épouser les vindictes antirusses des Baltes et des Polonais, même appuyées par nos amis teutons....

gbri 30/01/2015 12:17

Oui l'heure est grave pour l'Europe et pour nous tous. Comment peut-on être aussi cynique que Hollande en invitant le nouveau premier ministre grec, comment peut-on envisager de soutenir ce nouveau gouvernement grec, alliance de toutes les démagogies ? On voit bien là que les extrêmes se rejoignent extrême gauche et extrême droite confondues. Ca ne gêne par Hollande de soutenir une alliance qui verrait en France Mélenchon d'accord avec Le Pen et Dupont-Aignan ?! Quel cynisme !! quel crime au moment où tous les orages s'accumulent ! Il est bien plus qu'un "vrai méchant" cet homme, il est terriblement coupable, inutile d'insister sur sa soi-disant bonne tenue lors des meurtres récents à Paris, car il n'est que calculs politiques d'un cynisme absolu. Il faut que la droite arrête de croire les sondages qui le font remonter, arrête aussi d'avoir peur de le dénoncer tel qu'il est car les gens sont de moins en moins dupes.

Martine Rigole 30/01/2015 12:09

Vraiment excellente, Monsieur Fillon, votre demande assortie d'une impeccable analyse de la situation.

Bellenger 30/01/2015 10:05

Nous avons le devoir d'avancer. La BCE a donné l'exemple en promettant le rachat de dettes, c qui veut dire qu'il est grand temps, en clair, de dénoncer le traité de Maastricht. Nous nous sommes trompés en 1973, en mettant fin au système amendé de Keynes. IL faut y revenir et même aller plus loin. La Monnaie doit devenir l'outil de fonctionnement du Politique et de l'Economie, ce que les BRICS ont fort bien compris.
Ne démolissons pas l'Euro et l'Europe ,mais progressons tous ensemble vers la vraie modernité, et de plus, en rejoignant les BRICS, nous faisons avancer la mondialisation. Elle est inéluctable, prenons-la en main dès maintenant.

Lem 31/01/2015 17:47

Tout ce qui est dit ici est la parfaite vérité. Depuis 1975, L'Europe n'a apporté que des désordres. Aucune véritable politique d'union n'a vu le jour. Il faut revenir au noyau des six Pays fondateurs et apporter aux autres Etats l'expérience et la rigueur du Traité de Romme mis au point par Jean Monnet et Robert Schuman. Voilà ou il faut revenir. Tant pis si cela ne plaît pas à nos Amis d'Outre Manche. Des règles uniques pour tous, sinon, ça n'ira pas. L'Europe est à relancer sur ces bases, à dynamiser économiquement et culturellement. Pour ce faire, Il nous faudrait à nouveau des Jean Monnet et des Robert Schuman. Dans le monde politique et économique, En a-t-on aujourd'hui ?

brandenburg 30/01/2015 09:05

Votre article est un curieux mélange de constatations parfaitement exactes-et pessimistes-,de recommandations raisonnables sur la Russie et la Grande Bretagne par exemple ou,à la limite,la Grèce et d'ncantations illusoires:non l'Europe de puis la mort de Pompidou n'a rien apporté du tout que du désordre,notamment monétaire et financier en créant une monnaie virtuelle sans étalon de mesure extérieur et donc soumise à tous les vents de l'approximation ou pire de la spéculation (sa valeur a varié du simple au double par rapport au dollar depuis sa création) entrainant des difficultés inextricables pour les entreprises internationales (garanties de change pour affronter les variations et donc stérilisées,spéculations sur les monnaies des grandes banques dont certaines viennent d'être condamnées à de lourdes amendes,etc),la tolérance de paradis fiscaux en Europe ou ailleurs-Suisse,Luxembourg,Lietchenstein,Andorre,Autriche,Grande Bretagne,Irlande,Islande,Chypre ou ailleurs Iles Caïmans,Singapour,Hong Kong,etc-une délinquance économique généralisée avec corruption-Alsthom lourdement condamné par les amerlocs- une dépravation morale en matière économique-comme de moeurs,une politique de la bce contraire à ses statuts-limiter la hausse des prix à 2% alors qu'elle se mêle de tout et même de relancer une hausse des prix pour éviter une déflation inévitable en adoptant des mesures keynésiennes qui sont la cause principale de 40 ans de difficultés- enfin une crise qui n'en finit pas avec la probabilité d'un accident mineur qui suffirait à faire s'effondrer ce château de cartes!Pour les propositions positives,vous rêvez d'une harmonisation tous azimuts impossible à réaliser et qui mettrait à terre les quatre cinquième des pays européens!Revenez à la réalité et à une vision plus saine:"la monnaies est la mesure de toute chose en économie"-Saint Thomas d'Aquin.Conséquence,quand la mesure est faussée ou variable en permanence ,tout est faussé et la boîte de Pandore reste toujours ouverte engendrant de nouveaux maux inattendus comme le détachement du franc suisse par rapport à l'euro auquel personne ne s'attendait!Je conclue:l"urgence absolue est à la création d'un système monétaire européen pour toutes les monnaies existantes ou à venir stable et gagé sur l'or puisque les amerlocs se satisfont du désordre du fmi qui est à leur botte, auquel d'autres pays pourraient adhérer peu à peu du fait de sa solidité.En dehors de cela, "vanité,vanité des vanités,tout est vanité et poursuite de vent"!

Moratin Jean-Paul 30/01/2015 07:53

Fendez l'armure, Monsieur le Premier Ministre car la France est en danger au plan politique, économique, international.
Nous perdons notre leadership et l"affaire Bygmalionn avec la perquisition d'une Préfecture ternit un peu plus l"image de la Droite Républicaine
Marine Le Pen est en train de devenir la Tsipras de France
Valls est un toréador des mots chocs vides de sens
La France est donc en danger d'implosion
La France est un bateau ivre de mensonges, d'affaires, de cynisme
La France attend un appel au sursaut, au courage, à la vérité.
Avec mon soutien

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