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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:53

J'achève ce soir et demain dans la Sarthe ma campagne de soutien à nos candidats avant le 1er tour. Interview donnée à cette occasion à Ouest-France.

Le PS est menacé par le FN ou par lui-même ?

Par lui-même, par le décalage immense entre la campagne de François Hollande et la politique qu’il mène. Il va y avoir un effondrement du vote socialiste qui va se traduire, mécaniquement, par un passage de gauche à droite d’un grand nombre de départements.

Tout le monde parle d’un raz-de-marée FN. Mais, en nombre de voix…

Pas moi ! Je n’ai jamais parlé de raz-de-marée du Front national. Je constate évidemment que le Front national progresse, mais je n’ai jamais pensé qu’il était le premier parti de France. C’est une analyse peu sérieuse de la réalité électorale française que de se baser sur une élection européenne avec un niveau de participation extrêmement bas et un enjeu politique faible aux yeux des Français. Je ne crois pas que le Front national sera le premier parti de France aux départementales.

Pour quelles raisons ?

Beaucoup de Français vont se prononcer par rapport à leur insatisfaction, mais il y a un facteur de proximité qui joue. Dans beaucoup de cas, ils se prononceront pour des personnes qui leur inspirent confiance. Comme aux municipales, il y a un effet de correction. Je serais très étonné si le Front national remportait un département.

Vous sentez votre camp mobilisé ?

Nos candidats et nos électeurs les plus militants sont déterminés et ont soif de victoires. Mais globalement, la participation sera faible. Très faible à gauche. Moyenne à droite. Sur le terrain, je vois bien qu’il y a beaucoup de colère face à l’état du pays, mais aussi par rapport au niveau du débat politique. L’UMP est en reconstruction. Beaucoup d’électeurs de droite sont encore sceptiques. Nous avons encore du chemin à parcourir pour retrouver la confiance des Français.

La faute au « tous impuissants » ?

C’est tout le sens de ma démarche et de ma méthode. Le Front national se nourrit essentiellement du décalage entre les engagements pris à chaque rendez-vous électoral et les résultats. Avec la gauche, on est au maximum de ce grand écart. Mais nous-mêmes, on a amorcé des réformes qui allaient dans le bon sens, mais qui n’étaient pas suffisamment puissantes.

Par exemple ?

Par exemple, on a défiscalisé les heures supplémentaires pour ne pas affronter les 35 heures, mais il y a toujours les 35 heures. Ou les retraites où l’on a coupé la poire en deux à 62 ans. Résultat : les gens font des efforts et le régime est toujours déficitaire. L’emploi est la priorité de tous les gouvernements, mais le chômage augmente. C’est cela qui fait monter le Front national et qui ferait monter n’importe quelle offre extrémiste.

Donc vous ne dites pas : tout est la faute de la gauche ?

Non. La gauche aggrave considérablement les choses, mais depuis trente ans les Français font le constat que les remèdes ne sont pas suffisamment énergiques. Les uns et les autres, on a voulu protéger les Français. Pour y arriver, on a accumulé les réglementations, les normes, les déficits… La responsabilité d’un homme politique, c’est, un, de dire la vérité, de façon très crue, avant les élections et, deux, proposer un projet suffisamment radical pour régler enfin les problèmes.

Pour faire barrage au FN, faudra-t-il s’allier avec les socialistes au deuxième tour et au moment d’élire les présidents des départements ?

Je refuse de mettre le FN au cœur du débat. En le faisant, le Premier ministre portera une responsabilité dans le résultat final. Moi, j’essaye d’abord de gagner la course. Ensuite, il y aura très peu de ces situations. Si ça se présentait, j’accepte l’arbitrage du bureau politique : l’UMP ne mêle ses voix avec personne, ce qui veut dire que toute tentative de se faire élire à la présidence d’un département en allant chercher les voix des élus du Front national devra être exclu.

Si l’UMP gagne, ce sera à mettre au compte de Nicolas Sarkozy ?

Si l’UMP reconquiert un grand nombre de départements, ce sera d’abord le résultat d’une colère contre le gouvernement et ce sera à mettre au crédit de tous ceux qui essaient à l’UMP de crédibiliser l’image et le projet de l’opposition.

Si le PS perd, quelle conclusion la majorité devrait-elle tirer ?

J’ai toujours défendu l’idée que la légitimité du Premier ministre ne dépendait pas d’une élection locale. Dissoudre, c’est le seul moyen de trancher des questions programmatiques. Mais je ne veux pas que l’on fasse de chaque élection locale une législative et que la France retombe dans l’instabilité

Interview à Ouest France

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Publié par François Fillon
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bibi 21/03/2015 10:15

d accord pas d association avec le FN mais il va vous falloir être plus agressif et ne pas laisser n Sarkozy s approprier la victoire

Ternacle 19/03/2015 19:24

IL faut préparer de nombreuses réformes de fonds qui feront débats mais que de nombreux Français soutiendront.Revoir le code de la nationalité,abroger le droit du sol.Faciliter la déchéance de la nationalité.(Djihadistes)en vue d'expulsions.Peut on être binational et membre du parlement , du gouvernement ou fonctionnaire d'autorité ?Aller+loin dans les réductions des dépenses de l'état:supprimer toutes les délégations qui ne servent à rien,les observatoires qui n'observent rien, ,les comités"Théodules",idem. Modifier le statut des anciens Présidents de le République.Supprimer les sous préfectures devenues inutiles.Ramener les architectes des bâtiments de France uniquement sur la conservation du domaine de l'état.Interdire les subventions importantes à toutes ces associations dont l'utilité n'est pas évidente.Interdire que le cumul des mandats locaux puisse dépasser 4 ou 5000 Euros brut,cumul de mandats sans cumul d'indemnité.Un seul conseil territorial en conservant des régions de 3 ou 4 départements.Ce sont les départements qui subventionnent de nombreuses associations qui les servent politiquement.Les Députés,il faut revenir à 380 maxi, 1 pour environ 200 000 habitants +50 élus à la proportionnelle.Interdire catégoriquement tout abattage rituel qui n'est pas compatible avec la consommation de masse de même qu'il faut revenir à un élevage de qualité en interdisant progressivement les méthodes qui ne respectent pas les animaux.Cette liste d'idées n'est pas exhaustive, elle a besoin d'être discutée et affinée.Côté diplomatie,c'est vrai qu'il faut parler avec Poutine et Bachar el Assad.L'état islamique est le fléaux qu"il faut détruire le plus vite possible de même qu'il faut mettre un terme aux dangers Libyens aprés la déstabilisation de toute la région suite aux erreurs de Sarkozy.

leclercqcarole 19/03/2015 19:02

Merci pour ces propos si modérés qui contrastent avec l'hystérie de ceux des journalistes et du monde politique en ce moment.

Henry 19/03/2015 11:16

Plus qu'un commentaire de cet article ( fort juste ) c'est vous Mr FILLON que je souhaite interpeller.
- Parce qu' après avoir résisté 5 ans aux manettes de notre pays dans la plus grande discrétion
- Parce qu'après avoir créé Force Républicaine, vous vous faites récupérer le nom même de Républicains
- Parce que moi même, et beaucoup d'autres avons fondé nos espoirs dans votre personne, nous sommes toujours en attente du coup de départ des véritables forces républicaines, qu'à mon sens vous incarniez.

Alors, oui, Monsieur le Premier Ministre, à force de gesticuler sur place, les troupes s'impatientent,
et vous ne soupçonnez pas à quel point nous sommes prêts à suivre, à nous engager auprès d'un homme simple, clair, père de famille, ayant déjà fait ses preuves...mais êtes vous, vous même certain de vouloir y aller...Quand aurons nous les premiers frémissements de votre engagement total.
Un père de famille de Montpellier.

gbri 19/03/2015 11:02

Tenir cette ligne, votre ligne, d'honnêteté incontestable, de travail, de rigueur, de franchise sur la situation générale du pays: tout cela les gens sont prêts à l'entendre et à adhérer au sérieux de vos propositions et de votre discours parce qu'on voit bien qu'on ne s'en sortira plus avec les artifices habituels. Merci pour votre parole de vérité M. le Premier Ministre, elle ne fera que s'affirmer dans l'opinion.

Leclercq Yves 19/03/2015 09:43

La responsabilité de la gauche est dans son refus obstiné des réformes de bon sens et justes. Elle se mobilise toujours contre la droite, contestant même la légitimité de son pouvoir. Elle s'appuie sur ses troupes mobilisables que sont les fonctionnaires et les agents du service public, à l'abri de tous les aléas que subissent les autres français.
Donc, oui, la gauche est ,de haut en bas, responsable du merdier, et des échecs de la droite.

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