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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 15:19

Tribune signée cette semaine dans l'hebdomadaire Le Point

 

« Dans le drame de la guerre, il a été le plus grand » disait le Général de Gaulle. Pourrait-on croire pour autant que Winston Churchill ne fut qu’un homme de courage porté par des circonstances exceptionnelles qui firent de lui cet acteur et ce témoin capital de l’histoire ? 

Winston Churchill se révéla certes par les circonstances de la guerre mais sa vie entière témoigne d’un caractère et d’un génie exceptionnel.

Recalé deux fois à Sandhurst, il s’oblige au prix d’efforts considérables à réussir cet examen tant désiré par son père.

Battu à la chambre des communes, il retentât l’aventure immédiatement après pour l’emporter.

Calomnié lors de l’affaire des Dardanelles dont on a voulu lui faire porter la responsabilité, il n’aura de cesse de se battre pour faire triompher son innocence.

Visionnaire sur le rôle de l’aviation, sur celui des chars de combat dès la première guerre mondiale, sur le poids et l’impact de l’arme atomique, il appréhenda les difficultés qui seront celles de générations futures et la nécessité de la réforme.

Oui Churchill, réformateur ! C’est en 1925 que le chancelier de l’échiquier révèle sa véritable nature. En charge du budget de l’Etat, obsédé par la grandeur de l’empire britannique, il n’a d’autre objectif que de lui redonner son aura et de le placer au firmament des nations européennes. Il prône le retour de l’étalonnage de la livre sterling à l’or, prestige à nul autre pareil, mais au prix d’efforts considérables sur la compétitivité de l’économie outre manche. La même année, il réduit de 10% de l'impôt sur le revenu des plus défavorisés comme celui des producteurs de richesse, abaisse la retraite à 65 ans, étend les bénéficiaires de la sécurité sociale et lance, entre autres, un programme national de logements sociaux. Sa politique économique était ambitieuse, mais visait tout autant la justice et l’équité des efforts. Elle sera finalement couronnée de succès.

Dans ses mémoires de guerre, Churchill relativisait d’ailleurs sa sortie de 1940. Oui, « du sang, du labeur, de la sueur et des larmes », mais il rappelait que ces affres de l’effort absolu ne peuvent exister « sans l’aiguillon ou les nécessités de la guerre et du péril mortel ». Les efforts incommensurables d’une Nation ne le sont qu’à la lumière de faits de l’histoire dont chacun peut souhaiter qu’ils ne se reproduisent jamais.

Amoureux de l’Histoire, j’honore l’homme de guerre qui sut se mettre à la disposition de son siècle et reste impressionné par le Churchill de 1925 qui su construire à travers un budget une ambition pour son pays, à laquelle il a su s’abandonner et qui ne l’a jamais quittée.

Oui, Churchill réformateur !

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Publié par François Fillon
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commentaires

Gilles 01/04/2015 16:24

Oui des réformes sont nécessaires...
http://www.lefigaro.fr/social/2015/04/01/09010-20150401ARTFIG00108-mory-global-un-soutien-de-l-etat-pas-si-exceptionnel-que-ca.php
Une entreprise de 5 000 salariés envoyée au tapis en moins de deux ans.
Un scandale dans une période de 5 millions de chomeurs qui montre l'inadéquation du système français pour sauver une entreprise. En Allemagne, les structures du Landsrat régional auraient divisé par trois les effectifs, diminué les salaires de 20 %, recapitalisé et aurait refait partir l'entreprise.
En France, nous avons F Rebsamen qui fait du pathos, "nous allons aider les salariés", "nous allons verser la différence de salaire pour ceux qui ont des salaires inférieurs"
Incroyable.
Car si on peut envisager qu'une entreprise qui repart puisse embaucher à nouveau un jour, il est sur qu'une entreprise qui meurt ne réembauchera pas. et ce n'est pas les entreprises nouvellement créées qui vont réembaucher.

Je n'arrive pas à croire qu'une entreprise qui faisait 790 millions d'euros de CA a été mise au tapis en deux ans. Ce n'est pas la perte de 80 millions d'euros constatés, somme en absolu élevée, mais faible rapportée au CA qui peut justifier l'anéantissement d'une telle entreprise. 5 000 salariés au tapis en deux ans.
Je travaille dans une petite entreprise et je sais que oui, en cas de difficulté, ce sera fermeture directe si rentabilité économique insuffisante.
Mais quand on voit se présenter à la barre d'un Tribunal de commerce 5 000 salariés, ce n'est pas possible d'envisager une liquidation pure et simple sans rien faire. Un plan musclé
Plutôt que d'envisager de payer la différence de salaire - pendant un temps provisoire, car ce discours est un mensonge dans les faites et une véritable hypocrisie - F Rebsamen aurait mieux fait de proposer une réduction de salaires et d'effectifs, une recapitalisation pour que l'entreprise redémarre sainement. Parce que la réalité économique était sans doute pas belle à voir.
Typiquement, le comportement d'autruche d'un homme politique. On tourne la tête ailleurs.
Je n'arrive pas à comprendre.

Hadrien 31/03/2015 19:23

Profitons de cet espace de totale liberté que nous offre Mr Fillon sur son blog, pour convenir que le 20 ème siècle européen, en un moment crucial, 1938-1948, a compté deux très grands hommes, Winston Churchill et Charles de Gaulle, alliés pour sauver l'âme du continent, avec l'appui, majeur de nos héritiers américains.
Cordialement

Hadrien 30/03/2015 20:20

@gilles 30 03
Si vous le permettez, je fais crédit à ce grand homme Churchill de deux "idées" (deux visions? ) :

- Hitler, sa politique, ses idées sont à combattre, totalement. Il ne peut pas, et doit pas gagner le conflit, qu'il reste européen, ou devienne mondial.
- Une entente entre France et GB est indispensable en Europe. Même si la France, momentanément, venait à s'incliner. La France incontournable en Europe. Géographie et Histoire commandent parfois.

gilles 30/03/2015 09:01

Homme de terrain, sans conteste, pragmatique surdoué, têtu et tenace comme une mule, oui.
Visionnaire, bof.
La guerre des Boers en Af du Sud, bof. Les Dardanelles, bof.
Alors qu'il était Premier Lord de l'Amirauté dans les années 30, il a adopté les chaudières à mazout en remplacement des chaudières à charbon sur les navires de la Navy avec un sacré retard, face à l'inquiétude justifiée de certains de ses officiers généraux qui voyait les chantiers allemands produire tous ses navires de guerre équipé de ce moyen de propulsion.
Une fois, la prise de conscience effectuée, oui, il a mené cette bataille des moteurs diesel à marche forcée. Donc pragmatique, oui, visionnaire, non.
Il a milité en permanence pour faire entrer les USA dans la guerre et s'est ensuite mis à la remorque de ceux ci (cf " le grand large/l'Europe")
Il me semble que De Gaulle lui aurait dit : " Je ne comprends pas votre attitude. Vous personnifiez la guerre, vous êtes même la guerre à vous tout seul et vous vous mettez à la remorque des Etats Unis"
En permanence, il s'est soumis bien avant l'heure à FD Roosevelt qui en plus de vouloir dominer, était un anti colonial farouche. Heureusement que certains francophiles de ses ministres britanniques ont soutenu De Gaulle dans les pires moments.

Pragmatique car nous devons notre siège de membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU, à nos morts, à notre position géopolitique sur le continent européen ..... et au souci de Churchill d'avoir une France forte comme rempart entre le péril venant de l'Est et la Grande Bretagne.
Le grand large, oui, mais pas tout seul face à l'Europe. Pas fou du tout. Pragmatique.
Quant au retour à la paix, son discours de campagne éléectorale de 1945 fut une catastrophe, bourré de non sens, assimilant l'opposition travailliste à un ennemi total.
Ensuite, il accompagna la politique de "stop and go" qui mena le Royaume Uni jusqu'en 1978 à l'intervention du FMI.
Il fut le Royaume Uni personnifié dans sa ténacité. Visionnaire, non, mais pragmatique, serrer les dents, oui.
La phrase qui le caractérise le plus pour moi est :
"We shall defend our island, ........ on the beaches, ............, ...... in the fields and in the streets, we shall fight in the hills; we shall never surrender"

En quelques mots, tout était dit.
Il est devenu grand à ce moment. et parce qu'il a tenu.

Cieslik 29/03/2015 21:31

A propos des élections et de son résultat. Comment un gouvernement et un président qui perd une élection aussi magistralement peut encore prétendre rester au pouvoir ? Et comment nos chefs d'oppositions ne sont-ils pas en mesure de demander purement une démission et des élections anticipées ? C'est unique dans un pays et on verrait pas cela dans une entreprise normalement constituée. Nous avons un président qui est complètement désavoué et nous allons devoir le subir ainsi dans sa médiocrité (il faut dire les mots comme ils le doivent) encore deux années. C'est invraisemblable et inconcevable et antidémocratique.

Hadrien 29/03/2015 05:33

Churchill le visionnaire proposa à la France vaincue sur le terrain une Union franco-britannique.

Nos deux nations se sont souvent combattues. J'en ai retiré une impression de gâchis. Pendant que leurs rois se combattaient au XVème siècle, les Ottomans s'emparaient de Constantinople (où ils sont toujours).
Il y a un autre aspect de ces guerres entre familles royales : la Grande Bretagne était devenue une espace francophonisé après l'invasion normande. D'où le si grand nombre de mots français en anglais actuel). Si les familles anglo-normandes avaient gagné, n'y aurait il pas eu une très grande nation de part et d'autre du Canal qu'il appellent Channel ?

Gildas Omnes 28/03/2015 22:49

le génie politique Winston Churchill ne saurait être nié, on peut toutefois regretter qu'en 1936 il fut partisan ne ne rien faire lors de l'occupation de la Rhénanie par Hitler alors que de l'aveu des généraux allemands la Wehrmacht n'avait pas les moyens de s'opposer à une réaction franco anglaise qui aurait entraîné la chute de Hitler.

Julius 28/03/2015 20:54

Alors, Monsieur le premier ministre, nous sommes au moins deux amoureux de l'Histoire, et admirateurs de Churchill.
Mais avec beaucoup d'historiens, je pense que l'affaire des Dardannelles, qui coûta 300 000 hommes, fut une erreur. Plus difficile dans ces conditions (échec militaire) de ramener la frontière ottomane au Bosphore et rendre Constantinople (encore à 60% chrétienne) à la Grèce. Dommage aussi que le territoire anatolien des Arméniens survivants n'ait pas été préservé en 1918-20.

Hors cette réserve, Churchill fut en effet le seul Européen exemplaire face à Hitler. Et prêt à en assumer le coût financier et militaire...IUn chef de guerre remarquable. Il fut même prêt ensuite à sauver de Gaulle, au nom du futur équilibre européen. Merci Monsieur.

Dom DELANDRE 28/03/2015 20:43

Churchill un grand homme, soyez notre Churchill!

alice 28/03/2015 19:37

Dieu bénisse les Anglo-Saxons. Vive le grand Winston !!!! .Dieu bénisse LA FRANCE !!!! Gloire au Libéralisme qu’il soit la Force et la Volonté de FRANCOIS FILLON !!!!

prouvost philippe 28/03/2015 19:03

C'est la guerre qui a propulsé Churchill au rang qui est le sien notamment à cause de la médiocrité de ceux qui l'avaient précédé.

Ce ne sont assurément ni le premier lord de l'amirauté ni le chancelier qui ont marqué l'histoire de Ia Grande Bretagne.
Il faut lire ses articles, dans les journaux, avant 1939, pour saluer son jugement et ses appels à la résistance...
Lire le livre de Kersaudy est la meilleure façon d'aborder Churchill ou...de le retrouver.

Yves Leclercq 28/03/2015 18:21

Je pense que l'ancienneté de la pratique parlementaire en Grande-Bretagne a permis aux dirigeants élus de ne pas douter de leur légitimité à gouverner. Par la même tradition, l'opposition critique, mais "ne met pas des bâtons dans les roues".
Ce n'est pas encore le cas en France. Churchill aurait-il admis que les journalistes lui parlent comme les nôtres le font?

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