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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 21:19

Tribune à retrouver ce jeudi dans le Figaro

 

Le gouvernement vient d’annoncer une réforme du collège. Est-elle nécessaire ? Oui, si elle assure une transmission plus solide de la culture et si elle permet d’éviter que 150 000 jeunes sortent chaque année de l’école sans diplôme ni qualification. Mais rien de cela ne va dans ce sens. 

 

Toutes les enquêtes constatent un affaiblissement du niveau de nos élèves, or la réforme du collège ne fixe aucun cap pour le redresser. Elle dilue une part des enseignements fondamentaux dans des «enseignements pratiques interdisciplinaires  » au contenu bien flou. Nos enfants, sauront-ils bien lire, rédiger correctement, résoudre un problème, connaîtront-ils l’histoire de leur pays, auront-ils des bases en sciences ? Voilà les questions essentielles esquivées par cette réforme ! J’ai proposé que l’on vérifie sérieusement l’acquisition des bases au moment du brevet et que l’élève qui ne l’obtient pas ne puisse pas entrer au lycée.

On noie l’enseignement du latin, matrice de notre civilisation. On annonce que l’enseignement des langues vivantes va commencer en cinquième. Mais à un double prix : celui de la réduction des heures d’enseignement de première langue, et en particulier de l’anglais, alors que nos élèves obtiennent de mauvais scores dans les comparaisons internationales pour la pratique de cette langue; celui de la suppression des sections européennes et des classes bi langues. Ces classes avaient été relancées sur ma proposition en 2004 : les Allemands les mettent en place pour encourager l’enseignement du français, nous le faisons aussi pour encourager l’allemand. Si nous les arrêtons, non seulement nous rompons notre accord, mais nous retirons à nos enfants un atout pour travailler dans l’Europe de demain.

Et puis, il y a les nouveaux programmes. Ils s’appuient sur les travaux du conseil supérieur des programmes dont le jargon révèle l’absence de bon sens. Plutôt que de renforcer le niveau d’exigence et de fixer des priorités claires, ce conseil préfère jouer au Diafoirus du XXIème siècle. En français : « Le principe essentiel de cette progressivité est la notion d’acceptabilité (en fonction des genres, des situations d’énonciations, des effets recherchés et produits), notion qui permet à la fois le lien avec le socle et l’approche communicationnelle développée en langues vivantes ». Ce charabia technocratique est une offense à l’intelligence des enseignants, à leurs responsabilités et leur motivation.

A l’école primaire, en histoire, « le programme n’a pas pour ambition une connaissance linéaire et exhaustive de l’histoire ». Les maîtres doivent savoir qu’« il est impossible, au regard du temps disponible, de proposer le récit continu de l’évolution historique ». Ils sont donc invités à suivre une « démarche globale » et à apprendre aux enfants « à comprendre que le passé est source d’interrogations ». Il y aurait pourtant une exigence nationale à apprendre aux élèves les dates, les personnages et la signification des événements importants de leur histoire. Mais non, on préfère leur inculquer le doute. Au moment où les théories complotistes et révisionnistes prolifèrent sur internet, à l’heure où notre nation est en quête de sens, faut-il que l’Ecole renonce à dire le vrai et le juste ?

 

S’agissant de l’enseignement du français au collège, les futurs programmes auraient pu être plus exigeants que les précédents en citant des œuvres incontournables à faire lire aux collégiens; il n’en est rien. S’agissant de l’enseignement de l’histoire, il sera partiel et distribué en sujets obligatoires et sujets laissés au choix de l’enseignant. Personne ne sait selon quels critères les priorités ont été définies. Ainsi en 4ème, il est obligatoire d’étudier les sujets « Un monde dominé par l’Europe : empires coloniaux, échanges commerciaux et traites négrières », mais non obligatoire de traiter les sujets « Sociétés et cultures au temps des Lumières »  ou « La Révolution américaine, liberté politique et  nouveau monde ».

Pour le collège, le conseil supérieur indique que « les programmes ne précisent pas les modalités pratiques détaillées par lesquelles s’assurer que les objectifs fixés sont atteints par les élèves » ; le contrôle des connaissances est donc laissé à la bonne volonté des enseignants. Le ministère n’aime décidément pas que les connaissances soient vérifiées et évaluées !

 

Le renforcement de l’autorité à l’école ?  La réforme du collège n’en dit pas un mot ! Aucune mesure proposée ne vise à renforcer l’autorité nécessaire des chefs d’établissement. Je propose de rétablir la note de vie scolaire -abrogée en 2013. Cette note devait compter pour le brevet. Je suis également favorable à ce que les élèves portent une tenue uniforme afin de créer un esprit de communauté et d’éviter les querelles sur les marques de vêtements ou les débats sur la longueur de la jupe.

L’apprentissage est en baisse en France depuis 2013 : nous comptons 300.000 apprentis alors qu’en Allemagne les deux tiers des jeunes de plus de seize ans choisissent une formation duale « école-entreprise ». Rien n’est prévu pour rattraper ce retard alors qu’il pénalise les jeunes qui rentrent sur le marché de l’emploi. Je propose de donner aux régions compétence pour la totalité de la formation professionnelle initiale en organisant une plus grande cohérence entre les voies de formation mais aussi entre les lieux de formation et les bassins d’emploi.

 

Au fond, pour les socialistes, la démocratisation de l’Education se confond avec le nivellement par le bas. Ceux qui contestent cette idéologie seraient des « pseudo-intellectuels ». N’en déplaise à notre jeune et dédaigneuse ministre, Regis Debray, Luc Ferry, Marc Fumaroli, Michel Onfray, Pascal Bruckner et beaucoup d’autres ont quelques titres pour participer au débat sur notre éducation. La Nation a la responsabilité de fixer des objectifs d’excellence à son système éducatif. Le gouvernement doit abandonner son projet et écouter les parents comme les enseignants qui réclament qualité, autorité et bon sens. 

 Réforme du collège, la médiocrité pour tous !

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Publié par François Fillon
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commentaires

franklin 23/05/2015 17:08

Merci à vous et aussi aux 'commentateurs', personnellement j'ai particulièrement honte envers les citoyens français d'Alsace et de Lorraine, auxquels nous avions promis de leur permettre de garder un lien avec leur culture germanique. Je ne comprends pas , non plus qu'on puisse éliminer à la mi-mai, ces classes bilingues pour l'automne prochain. Comment ces familles vont pouvoir repenser leur projet éducatif? et si ça pouvait aider les enfants en difficulté , j'aurais un peu de patience , mais j'en doute fort. Que j'aimerais que vous ayez rapidement la possibilité d'implémenter vos projets! Je ne peux que vous souhaiter bonne chance.

Mitrofanoff france. 09/05/2015 17:18

Bon courage pour défendre les valeurs essentielles de notre pays

Mitrofanoff france. 09/05/2015 17:15

Comment imaginer construire une génération d'enfants responsables politiquement et moralement si on ne les instruit pas en profondeur de l'histoire de notre pays, afin qu'ils en tire toutes les leçons et conséquences. L'aventure européenne est passionnante et demande une bonne analyse des pays qui la composent afin de comprendre ce qui nous rassemble et nous enrichit mutuellement. Bon courage pour défendre nos convictions.

Lem 09/05/2015 13:50

Comment se fait-il, Monsieur Fillon, je ne retrouve pas mon commentaire ? Merci.

JOURDAN 09/05/2015 10:59

Je partage totalement ce constat, fort bien résumé, du délabrement intellectuel orchestré par la ministre de l'éducation nationale et tous les technocrates de son administration autiste.

Delpy didier 09/05/2015 09:03

Bravo , bon sens et clairvoyance, bon courage

jean claude 08/05/2015 23:15

ça peut sembler sans rapport mais c est aussi une loi , la loi dalo qui a bien été mis en place sous le mandat de N Sarkozy , qu en pensez vous http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/05/08/01016-20150508ARTFIG00206-maryvonne-83ans-face-aux-squatteurs-de-sa-maison.php

BOENTE SUAREZ 08/05/2015 11:58

Excellente analyse des vrais besoins de notre système éducatif et du projet délirant des "pédagogues" socialistes. Bravo !

Françoise 08/05/2015 11:01

Bravo de s'opposer à cette réforme mais manque de propositions efficaces. Cela fait des années que la droite a abandonné l'école à la gauche et la gauche fait n'importe quoi. Il faut tarir la source de l'échec qui se trouve au début de la scolarité et mettre fin à ce gaspillage inacceptable d'intelligence et de moyens. C'est une refonte complète de l'école primaire qu'il faut lancer d'urgence. Le sort fait aux enfants dès leurs premiers pas à l'école est révoltant, il s'agit de maltraitance pédagogique et on en observe bien les dégâts. Ce ne sont pas les moyens qui manquent mais les bonnes méthodes. J'avais une classe de CP et je sais qu'on peut apprendre à lire à tous les enfants qui comprennent le français. Donc rapidement une partie de ce que je propose pour l'école: adapter le rythme scolaire à le vie des parents, école de 9h à 18h, les enfants rentrent de l'école devoirs faits, il faut qu'il y ait une vie familiale sereine après l'école (seulement la lecture d'un chapitre d'un livre). Outre le travail scolaire, activités artistiques et sportives ( théâtre, chant, dessin). Méthode d'apprentissage de la lecture strictement syllabique au CP, notions de grammaire et d'orthographe à faire acquérir progressivement dès le CP par l'exercice, entraînement à l'expression écrite et à la compréhension de lecture, apprendre à compter et calculer par la manipulation, entraînement au raisonnement (problèmes simples à résoudre oralement dès le CP) etc, etc .... Pour démontrer, convaincre il faudrait créer une petite école expérimentale de 2 classes (les élèves retourneraient dans leur école en CE2 avec un bon niveau). Les parents qui sont presque tous des électeurs en ont plus qu'assez de voir les difficultés de leurs enfants sans pouvoir les aider et ils seraient rapidement convaincus, une année scolaire suffit pour la démonstration. Les discours, les promesses ne passent plus, personne n'a plus confiance en la classe politique, c'est pour cette raison que beaucoup veulent essayer le Front national. L'école c'est la préparation de l'avenir car les enfants sont notre avenir, il faut les sauver de l'échec.
J'attends et j'espère .... Si vous voulez des idées plus complètes et plus précises, je suis à votre disposition, elles vous aideraient peut-être. Il n'y a pas que l'économie, le chômage, la sécurité etc... quand on veut gouverner il faut s'occuper de tous les domaines et la reconstruction de cette école en faillite est très importante pour l'avenir et même incontournable. Bon courage .

Stéphanie 19/05/2015 21:55

Bonjour,

En tant que mère de trois enfants, je suis d'accord avec le commentaire de Françoise....et atterrée et "paniquée" par l'évolution de l'école républicaine française...
J'espère M. Fillon que votre première action concernant le domaine de l'instruction publique sera de modifier les membres de ce conseil supérieur des programmes ou d'en changer le fonctionnement....
Bien cordialement,
Stéphanie

Françoise 08/05/2015 11:01

Bravo de s'opposer à cette réforme mais manque de propositions efficaces. Cela fait des années que la droite a abandonné l'école à la gauche et la gauche fait n'importe quoi. Il faut tarir la source de l'échec qui se trouve au début de la scolarité et mettre fin à ce gaspillage inacceptable d'intelligence et de moyens. C'est une refonte complète de l'école primaire qu'il faut lancer d'urgence. Le sort fait aux enfants dès leurs premiers pas à l'école est révoltant, il s'agit de maltraitance pédagogique et on en observe bien les dégâts. Ce ne sont pas les moyens qui manquent mais les bonnes méthodes. J'avais une classe de CP et je sais qu'on peut apprendre à lire à tous les enfants qui comprennent le français. Donc rapidement une partie de ce que je propose pour l'école: adapter le rythme scolaire à le vie des parents, école de 9h à 18h, les enfants rentrent de l'école devoirs faits, il faut qu'il y ait une vie familiale sereine après l'école (seulement la lecture d'un chapitre d'un livre). Outre le travail scolaire, activités artistiques et sportives ( théâtre, chant, dessin). Méthode d'apprentissage de la lecture strictement syllabique au CP, notions de grammaire et d'orthographe à faire acquérir progressivement dès le CP par l'exercice, entraînement à l'expression écrite et à la compréhension de lecture, apprendre à compter et calculer par la manipulation, entraînement au raisonnement (problèmes simples à résoudre oralement dès le CP) etc, etc .... Pour démontrer, convaincre il faudrait créer une petite école expérimentale de 2 classes (les élèves retourneraient dans leur école en CE2 avec un bon niveau). Les parents qui sont presque tous des électeurs en ont plus qu'assez de voir les difficultés de leurs enfants sans pouvoir les aider et ils seraient rapidement convaincus, une année scolaire suffit pour la démonstration. Les discours, les promesses ne passent plus, personne n'a plus confiance en la classe politique, c'est pour cette raison que beaucoup veulent essayer le Front national. L'école c'est la préparation de l'avenir car les enfants sont notre avenir, il faut les sauver de l'échec.
J'attends et j'espère .... Si vous voulez des idées plus complètes et plus précises, je suis à votre disposition, elles vous aideraient peut-être. Il n'y a pas que l'économie, le chômage, la sécurité etc... quand on veut gouverner il faut s'occuper de tous les domaines et la reconstruction de cette école en faillite est très importante pour l'avenir et même incontournable. Bon courage .

CHARAMATHIEU 08/05/2015 10:32

J'approuve votre argumentaire et le soutien . Continuez à vous battre .

Goujon olivier 08/05/2015 07:50

je suis tout à fait d'accord avec Monsieur Fillon .l'école n'est pas un "parc d'élevage"mais une enceinte de développement intellectuel non doctrinal .pour quoi vouloir le bac pour tous alors qu'il n'a plus aucune valeur depuis bien longtemps. formons des jeunes qui aient envie de travailler et le gout du travail et des responsabilités.nous avons trop dévalorisé le travail "manuel" nous ne pouvons pas avoir que des ingénieurs informatique.l'ordinateur n'a jamais donner à manger à la planète,Arrêtons de vouloir faire que des grattes papiers!

Dargelos Pierre 07/05/2015 23:47

La prise de position de François Fillon est claire, nette, excellente. J'y souscris avec enthousiasme, ajoutant, comme Ferry, que l'essentiel se joue à l'articulation entre la maternelle et le primaire, soit la grande section, le CP, le CE1. Si nous ''tenons'' cela, nous assurerons ''le lire, l'écrire, le compter''. Alors, l'essentiel sera fait qui conduira à une bonne 6éme, donc à la réduction












des éventuels redoublements, en fin de cycle, à un collège ''performant'', c'est à dire assurant, non
sur des constats d'échec











,mais sur l'observation de la multiplicité des talents, une orientation
adéquate, en sortie de collège.Quant aux lycées, en relation étroite avec les régions, ils devront
























rejoindre, pour la plupart, les besoins des bassins d'emploi.
Pierre Dargelos




Pierre Dargelos.

.

H 07/05/2015 20:24

J'adhère complètement à votre propos. Cette reforme me parait dangereuse pour l'avenir de nos enfants et petits enfants. On peut par ailleurs se demandeur en écoutant certains de ses défenseurs s'il n'y a pas une volonté cachée d'affaiblir nos racines chrétiennes?

dougoud 07/05/2015 19:25

continuez ainsi monsieur fillon ;vous étes bien parti pour étre notre futur "president..!!!

gourrand 07/05/2015 14:15

Cela dépasse tellement l'entendement que je me demande si ce "Conseil" n'avait pas pour but de ridiculiser la ministre en lui faisant répéter des inepties......

Balourdet 07/05/2015 12:01

Notre école est morte pour longtemps, au minimum dix ans, si on prend de véritables mesures de suite! Autrement, ce sera pour très longtemps. Le socialistes ont cette marotte imbécile de toujours vouloir gommer les "inégalités sociales". Ce qui se traduit IMPARABLEMENT par un nivellement par le bas. En effet, peut-on niveler par le haut? Certainement pas. On ne peut demander à un enfant qui N'A PAS LES MOYENS INTELLECTUELS naturellement de se hisser au niveau d'un enfant SURDOUE! C'est totalement abscon! Par contre, on peut aisément placer un surdoué sous l'éteignoir : il peut attendre les moins bons! Oui mais il va devenir ignare aussi, à moins qu'il ne devienne idiot à force de se sentir brimé, car c'est du brimage! Si on commençait par le commencement : LE PORT D'UNE TENUE UNIFORME? Et si on formait bien nos professeurs qui seraient aussi mieux rémunérés à la technique des cours et à la psychologie? Et si on concoctait des programmes NE TENANT AUCUNEMENT COMPTE des tendances politiques et religieuses? Et si les parents EDUQUAIENT bien leurs rejetons au lieu d'en confier le soin à des associations ou aux professeurs sous des prétextes fallacieux? Et si dans le cadre de "l'ECOLE PUBLIQUE" et non "L'EDUCATION NATIONALE", l'enfant devait obéir, apprendre, se discipliner, respecter, et par conséquent n'était plus le trublion qu'on A FAIT ROI? Croyez-vous que l'école serait en perdition, sous la coupe d'une personne à double nationalité et convertie à l'Islam parait-il, qui ne me parait intellectuellement pas à la hauteur de l'enjeu? Bon, il n'est pas encore interdit de rêver.....

ponant bleu 07/05/2015 11:54

bonjour m fillon.mediocrite oui et bien + nullite et incompetence.et que dire de la ministre de l education.elle se prend pour charlemagne et jules ferry.vivement la fin.et continuez a denoncer les fautes des socialistes qui ruinent la france.ils sont socialistes avant d etre francais.salutations.

jean claude 07/05/2015 11:11

encore une preuve d incompétence de notre président avec cette jeune ministre de l éducation nationale sans expérience , arrogante , ne supportant pas la critique , la même incompétence qu il avait eu dans le choix de cahuzac le fraudeur chargé de la lutte contre la fraude ou de la ministre de la justice ( arret de la construction de 20 mille places de prison car jugée idéologique) , on répéte dans les médias qu elle n intervient pas dans les affaires , encore un mensonge , elle a retiré l instruction sur martine Aubry et l amiante a une juge pour la passer a une autre qui a fermé l affaire

Lem 07/05/2015 11:03

Et oui, Monsieur Fillon, la médiocrité pour tous. Mais malheureusement, cela ne date pas d'aujourd'hui, le nivellement par le bas. Depuis mai 1968, si vous vous rappelez, ce fameux : " Il est interdit d'interdire". Et depuis ce temps, l'éducation et le scolaire n'a cessé de se dégrader. D'ailleurs, depuis cette époque, accentué encore par l'événement du 10 Mai 1981, la France n'a fait que se regarder le nombril. Que ce soit dans l'éducation, la formation professionnelle, l'économie, le développement durable ou la santé, aucune décision administrative n'est allée dans le bon sens. D'où la situation d'aujourd'hui. Qui va remettre la France sur de bons rails ? Et prendre les bonnes mesures initiées par le Général De Gaulle, à savoir : la suppression du Sénat, dont on voit bien qu'il ne sert à rien, la réduction du train de vie de l'Etat par la réduction des Ministres et de leur collaborateurs, le contrôle stricte et sévère des rouages économiques, et un coopération internationale économique, sociale et environnementale équilibrée hors hégémonie Américaine. Dans tous ces secteurs : éducation, économie et environnement, le monde est en danger. Beaucoup de travail sur la planche comme l'on dit Monsieur Fillon. Merci de faire votre possible.

alice 07/05/2015 10:55

Ave Franciscus qui vincere in MMXVII,........ victuri te salutant !

alice 07/05/2015 08:58

Taïaut....Taïaut....Taïaut......Taïaut....Taïaut...en avant...MERCI de défendre nos valeurs fondamentales !

Claude Courty (Claudec) 07/05/2015 08:24

À méditer par tous ceux qui ont des idées à propos de l'école
« Tout l'avenir de l'intelligence dépend de l'éducation, ou plutôt des enseignements de tout genre que reçoivent les esprits. Les termes d'éducation et d'enseignement ne doivent pas être pris dans un sens restreint. On songe généralement, quand on les prononce, à la formation systématique de l'enfant et de l'adolescent, par les parents ou par les maîtres. Mais n'oublions pas que notre vie tout entière peut être considérée comme une éducation non plus organisée, ni même organisable, mais au contraire, essentiellement désordonnée, qui consiste dans l'ensemble des impressions et des acquisitions bonnes et mauvaises que nous devons à la vie même. L'école n'est pas seule à instruire les jeunes [et les moins jeunes]. Le milieu et l'époque ont sur eux autant et plus d'influence que les éducateurs. La rue, les propos, les spectacles, les fréquentations, l'air du temps, les modes qui se succèdent (et, par mode, je n'entends pas seulement celles des vêtements et des manières, mais celles qui s'observent dans le langage), agissent constamment et puissamment sur leur esprit.
Mais donnons d'abord notre attention à l'éducation organisée, celle qui se dispense dogmatiquement dans les écoles. Je ferai une remarque préliminaire qu'exige, à mon avis, la caractéristique la plus manifeste de notre temps. J'estime qu'on ne peut plus traiter une question quelconque qui concerne la vie humaine sans tenir compte des diverses formes qu'elle revêt dans l'ensemble du monde civilisé. En toute matière, notre époque exige de nous ou nous impose un regard plus étendu qu'il ne le fut jadis. On ne peut plus restreindre l'étude d'un problème humain à ce qui se passe dans une certaine nation. Il faut étendre son investigation aux peuples voisins, parfois à des peuples très éloignés. Les relations humaines sont devenues si étroites et si nombreuses [que dire de ce qui a résulté depuis, de ce point de vue, de la mondialisation], et les répercussions si rapides, et souvent si surprenantes, que l'examen des phénomènes de tous ordres qui s'observent dans un canton restreint ne peut suffire à nous renseigner sur les conditions et les possibilités d'existence dans ce même cercle restreint, mêmes locales. Toute connaissance est aujourd'hui, nécessairement une connaissance comparée.

Les hommes de demain en Europe [et dans le monde], c'est à dire les enfants et les adolescents d'aujourd'hui, se divisent en groupes forts différents. Ces groupes seront demain en regard l'un de l'autre, ils seront en concurrence, en liaison ou en opposition entre eux. Il faut donc bien observer comparativement ce que nous faisons de nos enfants et ce qu'en font les autres nations, et songer aux conséquences possibles de ces éducations dissemblables. Je n'y insisterai pas beaucoup . Mais je ne puis ne pas rappeler que, dans trois ou quatre grands pays, la jeunesse tout entière est, depuis quelques années, soumise à un traitement éducatif de caractère essentiellement politique. Politique d'abord, tel est le principe des programmes et des disciplines scolaires dans ces nations. ... mais revenons à la France et considérons un peu notre système d'éducation et d'enseignement.
Je suis bien obligé de constater que ce système, ou plutôt ce qui en tient lieu (car, après tout, je ne sais pas si nous avons un système, ou si ce que nous avons peut se nommer système), je suis obligé de constater que notre enseignement participe de l'incertitude générale, du désordre de notre temps. Et même, il reproduit si exactement cet état chaotique, cet état de confusion, d'incohérence si remarquable, qu'il suffirait d'observer nos programmes et nos objectifs d'études pour reconstituer l'état mental de notre époque et retrouver tous les traits de notre doute et de nos fluctuations sur toute valeur. Notre enseignement n'est pas ... nettement dominé par une politique [bien qu' il y tende]. Il est mêlé de politique, ce qui est fort différent ; et il est mêlé de politique de manière irrégulière et inconstante. On peut dire qu'il est libre, mais comme nous-mêmes sommes libres, d'une liberté tempérée à chaque instant par la crainte de ses excès, mais ravivée dès l'instant suivant, par la crainte de l'excès contraire. À peine sommes-nous rassurés par l'énergie qui s'annonce et qui va se montrer, que nous nous hérissons contre cette démonstration esquissée. ...

Qu'en résultera-t-il pour la valeur de la culture ? Que deviendront l'indépendance des esprits, celle des recherches et surtout celle des sentiments ? Que deviendra la liberté de l'intelligence ? »

Une réflexion de Paul Valéry qui n'a pas pris un cheveu blanc

Claude Courty (Claudec) 07/05/2015 08:23

À méditer par tous ceux qui ont des idées à propos de l'école
« Tout l'avenir de l'intelligence dépend de l'éducation, ou plutôt des enseignements de tout genre que reçoivent les esprits. Les termes d'éducation et d'enseignement ne doivent pas être pris dans un sens restreint. On songe généralement, quand on les prononce, à la formation systématique de l'enfant et de l'adolescent, par les parents ou par les maîtres. Mais n'oublions pas que notre vie tout entière peut être considérée comme une éducation non plus organisée, ni même organisable, mais au contraire, essentiellement désordonnée, qui consiste dans l'ensemble des impressions et des acquisitions bonnes et mauvaises que nous devons à la vie même. L'école n'est pas seule à instruire les jeunes [et les moins jeunes]. Le milieu et l'époque ont sur eux autant et plus d'influence que les éducateurs. La rue, les propos, les spectacles, les fréquentations, l'air du temps, les modes qui se succèdent (et, par mode, je n'entends pas seulement celles des vêtements et des manières, mais celles qui s'observent dans le langage), agissent constamment et puissamment sur leur esprit.
Mais donnons d'abord notre attention à l'éducation organisée, celle qui se dispense dogmatiquement dans les écoles. Je ferai une remarque préliminaire qu'exige, à mon avis, la caractéristique la plus manifeste de notre temps. J'estime qu'on ne peut plus traiter une question quelconque qui concerne la vie humaine sans tenir compte des diverses formes qu'elle revêt dans l'ensemble du monde civilisé. En toute matière, notre époque exige de nous ou nous impose un regard plus étendu qu'il ne le fut jadis. On ne peut plus restreindre l'étude d'un problème humain à ce qui se passe dans une certaine nation. Il faut étendre son investigation aux peuples voisins, parfois à des peuples très éloignés. Les relations humaines sont devenues si étroites et si nombreuses [que dire de ce qui a résulté depuis, de ce point de vue, de la mondialisation], et les répercussions si rapides, et souvent si surprenantes, que l'examen des phénomènes de tous ordres qui s'observent dans un canton restreint ne peut suffire à nous renseigner sur les conditions et les possibilités d'existence dans ce même cercle restreint, mêmes locales. Toute connaissance est aujourd'hui, nécessairement une connaissance comparée.

Les hommes de demain en Europe [et dans le monde], c'est à dire les enfants et les adolescents d'aujourd'hui, se divisent en groupes forts différents. Ces groupes seront demain en regard l'un de l'autre, ils seront en concurrence, en liaison ou en opposition entre eux. Il faut donc bien observer comparativement ce que nous faisons de nos enfants et ce qu'en font les autres nations, et songer aux conséquences possibles de ces éducations dissemblables. Je n'y insisterai pas beaucoup . Mais je ne puis ne pas rappeler que, dans trois ou quatre grands pays, la jeunesse tout entière est, depuis quelques années, soumise à un traitement éducatif de caractère essentiellement politique. Politique d'abord, tel est le principe des programmes et des disciplines scolaires dans ces nations. ... mais revenons à la France et considérons un peu notre système d'éducation et d'enseignement.
Je suis bien obligé de constater que ce système, ou plutôt ce qui en tient lieu (car, après tout, je ne sais pas si nous avons un système, ou si ce que nous avons peut se nommer système), je suis obligé de constater que notre enseignement participe de l'incertitude générale, du désordre de notre temps. Et même, il reproduit si exactement cet état chaotique, cet état de confusion, d'incohérence si remarquable, qu'il suffirait d'observer nos programmes et nos objectifs d'études pour reconstituer l'état mental de notre époque et retrouver tous les traits de notre doute et de nos fluctuations sur toute valeur. Notre enseignement n'est pas ... nettement dominé par une politique [bien qu' il y tende]. Il est mêlé de politique, ce qui est fort différent ; et il est mêlé de politique de manière irrégulière et inconstante. On peut dire qu'il est libre, mais comme nous-mêmes sommes libres, d'une liberté tempérée à chaque instant par la crainte de ses excès, mais ravivée dès l'instant suivant, par la crainte de l'excès contraire. À peine sommes-nous rassurés par l'énergie qui s'annonce et qui va se montrer, que nous nous hérissons contre cette démonstration esquissée. ...

Qu'en résultera-t-il pour la valeur de la culture ? Que deviendront l'indépendance des esprits, celle des recherches et surtout celle des sentiments ? Que deviendra la liberté de l'intelligence ? »

Une réflexion de Paul Valéry qui n'a pas pris un cheveu blanc

Yves Leclercq 07/05/2015 06:34

Il est évident que cette "nov-culture", concoctée par un Conseil pédagogique politiquement correct ,est faite pour formater une jeunesse plus soumise, moins critique. Comme "Ils" ne sont pas gênés, après Mai 2012, pour annuler une bonne partie du travail accompli, nous ne devrons avoir aucun scrupule à annuler cette réforme, et à réaliser l'autonomie des équipes éducatives, et les juger à leurs résultats.L'accord entre toutes les personnalités qui envisagent de se présenter à notre primaire est évident et solide.

de Vendeuvre 07/05/2015 06:30

Cher Monsieur,
il me semble que la qualité de notre enseignement primaire et secondaire exige um dégraissage massif du ministère de l´éducation nationale au profit des enseignants . Qu´en pensez-vous?
merci.
Salutations.
A.de Vendeuvre

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