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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 09:01

Les faits - Le candidat à la primaire de la droite et du centre condamne le «populisme» d'Alexis Tsipras, ne cache pas que les conséquences d'un Grexit sont imprévisibles et craint que la France paie son absence d'efforts en matière de dépenses publiques.

 

 

Faut-il à tout prix que la Grèce reste dans la zone euro?

Il faut négocier jusqu’à la dernière minute un accord qui soit équilibré et réaliste. Mais en même temps, nul n’est tenu à l’impossible. Un mauvais accord discréditerait la zone euro. On ne peut pas accepter que le maintien à tout prix de la Grèce dans l’euro se fasse au prix de l’affaiblissement de la monnaie européenne. Mieux vaut donc encore un Grexit collectivement assumé et sérieusement organisé pour éviter le pire à la Grèce et à l’Europe. J’espère que la Commission européenne a travaillé sur un plan B. 

 

Le référendum grec est-il un revolver sur la tempe des Européens ?

Ce n’est pas le principe du référendum qui est critiquable, c’est son improvisation politicienne et son caractère d’ultimatum vis-à-vis de l’Union européenne. Le peuple grec est l’otage d’un gouvernement sans colonne vertébrale qui joue à la roulette russe avec le barillet à moitié chargé. Voilà où mènent le populisme et la démagogie, qui avaient été salués il y a quelques mois par François Hollande et le Front national d’un même élan. 

 

Les conséquences d'un Grexit sont-elles prévisibles?

Non. On ne sait pas jusqu’où peut nous mener cette crise. Sur le papier, de façon objective, une sortie de la zone euro semble gérable: la Grèce représente moins de 2% de la zone euro, nous avons créé ces dernières années des instruments de stabilité et de défense de la monnaie et dénoué les liens qui existaient entre nos établissements bancaires et la Grèce… Mais en même temps, nous savons que les marchés financiers sont irrationnels, que les doutes des investisseurs par rapport à la zone euro peuvent susciter une crise plus globale qui minerait la reprise de la croissance européenne. C’est la raison pour laquelle je préconise, si le Grexit se confirme, que la France et l’Allemagne prennent immédiatement une initiative commune et puissante pour muscler la zone euro et enclencher une harmonisation fiscale des pays membres capables de la mener à bien. Cela permettrait de montrer que la monnaie européenne n’est pas affaiblie par le départ de la Grèce et que les Européens savent se saisir d’une crise pour se renforcer. 

 

Jusqu’où un Grexit toucherait-il la France?

http://www.lopinion.fr/29-juin-2015/francois-fillon-crise-grecque-demontre-que-faillite-d-etat-est-possible-25716​

 

 

Après l’attentat en Isère, diriez-vous que nous vivons une guerre de civilisation?

Il n’y a pas pour moi le début du commencement d’une civilisation dans le combat de l’Etat islamique. Je préfère donc dire que nous vivons une nouvelle forme de guerre mondiale avec les totalitarismes islamiques pour ennemis. Ceux-ci ont déclaré la guerre à tous ceux qui ne pensent pas comme eux et veulent établir le califat, c’est-à-dire la domination d’un Islam radicalisé partout sur la planète. Cette guerre mondiale appelle une coalition mondiale.

 

Justement, la riposte internationale contre Daech est pour l’instant un échec. Pourquoi?

Nous refusons de prendre conscience de la dimension internationale de cette guerre, et même peut-être de sa dimension de guerre tout court. La France et les Occidentaux se refusent ainsi à une coalition mondiale qui les obligeraient à parler avec des interlocuteurs que certains n’aiment pas. Nous sommes prisonniers d’une forme de pensée typiquement occidentale qui consiste à considérer que tous les pays devraient adopter notre modèle politique. Ce raisonnement nous a conduits lors des printemps arabes, à croire que partout des États démocratiques allaient fleurir. Si c’était possible en Tunisie, cela n’avait aucun sens en Egypte et encore moins en Syrie. Aujourd’hui, sans cette coalition mondiale, la guerre contre les totalitarismes islamiques va durer des années, faire des centaines de milliers de victimes, éradiquer les Chrétiens d’Orient et pousser les communautés à l’affrontement y compris sur notre propre sol - c’est ce que j’appelle le retour des tribus. Depuis un an, je réclame à corps et à cri une initiative française pour coaliser tous les pays du Proche-Orient, la Russie, l’Iran. Mais nos gouvernants préfèrent nous mettre sur le dos une mauvaise guerre froide aussi inutile que dangereuse, faire preuve d’intransigeance dans les négociations avec l’Iran et fournir des armes à des mouvements qui combattent certes courageusement le régime d’Assad, mais avec pour conséquence d’ouvrir la route aux totalitarismes islamiques.

 

Le gouvernement Valls est-il suffisamment déterminé dans sa lutte contre le terrorisme?

http://www.lopinion.fr/29-juin-2015/francois-fillon-crise-grecque-demontre-que-faillite-d-etat-est-possible-25716​

Interview à L'Opinion : «La crise grecque démontre que la faillite d’un Etat est possible»

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Publié par François Fillon
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annick 03/07/2015 10:51

Est-ce que les dirigeants grecs ont suivi l'exemple de Marine Le Pen en allant voir M. Poutine, pour demander un prêt ? son aide ?
ce qui explique son attitude vis-a-vis de l'Europe ?

Merci M. Fillon pour votre analyse clair de la France et du Monde que je partage avec vous.
Du sérieux, ce qui change de la gaudriole ambiante ; j'espère de tout coeur que cela vous mènera à la Présidence .

personne 03/07/2015 09:30

la vrai question Grece est pourquoi avons nous laisser entrer entrée celle-ci dans l'euro sans contrôler sa mise place et son organisation ( réforme de l'état et du fonctionnement des services pour une bonne collecte des impôts). l'état ses finances! c'est la gouvernance européenne qui en est responsable c'est donc à elle qu'il faut demander des comptes, pas au nouveau gouvernement Grec. les conséquences de la réponse des grec au référendum ne sera imputable qu'à l'égoïsme et l'individualisme des pays européens et bien sûr au manque de courages des dirigeants européen face à leur opignons plublic respectif .

De Vos Alain 30/06/2015 21:29

Le référendum grec est-il un revolver sur la tempe des Européens ?

Ce n’est pas le principe du référendum qui est critiquable, c’est son improvisation politicienne et son caractère d’ultimatum vis-à-vis de l’Union européenne. Le peuple grec est l’otage d’un gouvernement sans colonne vertébrale qui joue à la roulette russe avec le barillet à moitié chargé. Voilà où mènent le populisme et la démagogie, qui avaient été salués il y a quelques mois par François Hollande et le Front national d’un même élan.
AH!
La Troïka a depuis le début fait de sa négociation un ultimatum!

gilles 30/06/2015 14:43

J'ai vraiment du mal à me faire une opinion au delà de l'idéologie ambiante.
Si la Grèce avait eu sa monnaie, elle aurait dévalué, l'inflation aurait diminué les revenus du jour au lendemain et les plus faibles notamment des grecs (chomeurs, retraités) auraient fait de facto tous les sacrifices que lui demande actuellement l'Eurogroupe en ayant sans doute des pensions constantes ou qui augmentent en monnaie nationale, mais aurait été touché de plein fouet par une baisse très forte de leur pouvoir d'achat (je pense en particulier aux carburants et à tout ce qu'importe la Grèce qui à part les revenus du tourisme importe tout).
Ce sont les français qui à l'époque ont fortement insisté pour que la Grèce - au titre de berceau de la démocratie - fasse partie de l'Euro contre l'avis des allemands qui estimaient que la Grèce faisait partie des pays "du Club Med" et n'avait pas la vitalité économique pour tenir les engagements de l'Euro.
Donc, oui, la Grèce doit niveler les revenus qu'elle distribue proportionnellement à ses rentrées financières.
D'un autre côté, je vois les vieux qui meurent parce qu'ils n'ont pas les moyens de se faire soigner et quelques activistes européens qui profitent de la situation de faillite et d'obligation de réaliser des actifs pour pressurer jusqu'à la dernière goutte les actifs de la Grèce et éponger une partie des créances qu'ils détiennent.
Je pense en y réfléchissant que :
1) Oui, les grecs doivent réduire leur train de vie s'ils n'en ont pas les moyens correspondants. (Mais nous devrions également faire de même en France)
2) les créanciers français et allemands doivent prendre leurs dettes et en laisser une partie dès lors que le point 1 est réalisé
Fait-on cela où cherchons nous idéologiquement à dire : "Un sou est un sou et doit être remboursé".
Forcer un pays à aller de la cessation de paiement à la liquidation, c'est créer les conditions d'une guerre civile.
Cela commence avec la queue devant les distributeurs d'argent, puis viendra la casse des vitrines des magasins, puis le pillage des stock d'agro-alimentaires avec au bout l'armée qui intervient pour rétablir.
Même si nous n'en sommes pas encore là aujourd'hui, le 30 Juin, c'est un chemin bien balisé , bien connu de tout le monde qui s'ouvre à partir de minuit.
Déjà les premiers signes se font sentir.
Alors, à vous les politiques de vous bouger.
Je fais également partie de ceux qui pensent :
Que la Grèce représente 2% ou 20 %, le monde financier est irrationnel donc cela éclatera la zone Euro.
Après la Grèce, l'Italie puis l'Espagne puis la France.

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