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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 21:58

Courrier adressé à François Hollande

 

Monsieur Président de la République,

 

L'avenir de l'agriculture française se joue aujourd'hui dans bon nombre de nos territoires ruraux.

 

La situation de nos agriculteurs n’a jamais été aussi alarmante dans quasiment toutes les filières et notamment celles de l’élevage. Il en va de la survie d'un pan essentiel de notre économie.

L’élevage représente près de 900 000 emplois directs et indirects en France.

La forte baisse des prix agricoles à la production conduit à une dégradation des marges qui compromet l'équilibre financier des exploitations. Les plus touchées sont celles qui ont investi récemment ; celles des agriculteurs de demain, qui ne voient plus de perspectives.

La faiblesse des trésoreries est telle que seules des mesures urgentes et significatives peuvent répondre à la détresse de ces hommes et ces femmes qui aiment leur métier, nourrissent notre pays, façonnent ses paysages.

Au-delà des agriculteurs, toujours sous pression comme premier maillon de la chaîne, chacun des acteurs des filières agroalimentaires doit prendre ses responsabilités, industriels et distributeurs.

Tous les leviers d’actions doivent être activés pour permettre aux agriculteurs de passer cette période de crise. En particulier, le non-respect d'accords conclus entre les acteurs de filières agroalimentaires, et notamment celui du 17 juin dernier sous l'égide du Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt est vécu comme une trahison. Et toutes les clauses de renégociations de prix doivent être activées pour une meilleure répartition de la valeur au sein des filières.

Trop d’agriculteurs sont à la limite du dépôt de bilan.

Les allégements de charges, certes nécessaires mais insuffisants, ne répondent pas à l'ampleur de la crise.

 

Vous ne pouvez rester sourd à cette détresse.

 

Pour répondre à l’urgence de la situation, nous vous demandons que, lors d’un prochain  Conseil des ministres, soient prises des mesures de soutien à l’agriculture française et ce, à effet immédiat. Les organisations professionnelles n’ont cessé, ces derniers mois, d’émettre des propositions concrètes et pertinentes. La répartition de la valeur ajoutée au sein des filières et l’empilement des normes sont deux sujets à traiter en priorité.

Les autorités françaises doivent également se battre pour qu’au niveau européen la situation de crise soit reconnue et que des mesures efficaces soient enfin actées.

Au regard de la fragilité du monde agricole, nous demandons qu’avant la fin de cette session parlementaire, un débat soit engagé à l'Assemblée nationale sur l’avenir des filières agricoles et sur le nécessaire soutien de la Nation à son agriculture.

A l’heure où tous les yeux sont légitimement tournés vers la Grèce, n’oubliez pas également ceux qui, dans nos campagnes, appellent au secours.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l'expression de notre haute considération.

 

Véronique LOUWAGIE, Députée de l’Orne, Maire de l’Aigle

François FILLON, Ancien Premier ministre, Député de Paris

Annie GENEVARD, Députée du Doubs, Maire de Morteau

Bernard ACCOYER, Ancien Président de l'Assemblée nationale, Député de Haute-Savoie

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Publié par François Fillon
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commentaires

pecoraro 22/07/2015 11:00

Messieurs con nomme GRAND et vos MIGNONS arrêtez de vous émouvoir .commencer par vous laver la figure et les fesses en vous sent venir .bizarre sa vous choque ,vos salaire vont bien ,vos copain aussi ,le petit napoléon croie revenir pour prendre une autre claque .Aucun de vous ne se préoccupe des problème des français pourtant vous en avez plein la bouche les français mon dit et bien comme vous ne m'avez jamais entendu je vous dit :ancien RPR je ne changerais jamais pour vos nom débile Les RELOUS pour les paysans a part toucher tous vos salaires avec vos pots vous vous en tapez sauf pour les élections aller travail un mois ou deux dans le purin et après vous pourrais dire les français mon dit et j'ai vue j’arrête sa ne sert a rien pas besoin d’être élue ou parisien ou énarque pour voir les problème prenez des gens du peuple mieux que vos rigolos

gilles 21/07/2015 07:16

bof..
A mon sens encore et toujours, la faute à une France technocratique et planquée qui a adopté l'Euro sans mettre en place les mesures de modérations salariales ou eruopéennes concertées qui auraient dû y être associées.
Quand on a une monnaie forte et que nos voisins ont accès à une main d'œuvre et des dispositifs de minimas beaucoup plus concurrentiels que les notres (nombre de fonctionnaires, SMIC moins élevés et main d'œuvre qualifiée moins chère), on ne maintient pas des dispositifs antédéluviens dignes des années 70 qui massacrent les petites entreprises dont les agriculteurs.
A la base, tant que dans notre pays, on ne pourra plus permettre à un individu de se lancer dans une activité avec un minimum de chances de réussir, alors on continuera à tuer l'initiative et l'esprit de vouloir faire quelque chose de sa vie pour soi et pour les autres.
Continuera alors de grandir la longue colonne des salariés - sans emploi - et des fonctionnaires, tant que les déficits seront permis.
Mais que les politiques arrêtent de pleurer hypocritement sur le sort des petites exploitations agricoles ou industrielles s'ils ne veulent pas prendre les mesures pour les remettre au centre de la création d'emploi et de richesses.

Loisy 13/07/2015 18:58

A mon sens, ce gouvernement est dans une démarche politique tellement idéologique et dogmatique, notre président est dans une telle soif de reconduire son pouvoir, qu'aucune issue technocratique ou politique sensée n'est envisageable à court terme.la seule solution salvatrice pour notre pays consisterait en la démission pure et simple du seul président de la cinquième république qui a largement démontré sa suffisance et son incompétence. Vous le dîtes très bien Monsieur le premier ministre: LE PEUPLE GROGNE ET NOS DIRIGEANTS NE S.EN SOUCIENT PAS!

bertin jp 12/07/2015 13:59

Les agriculteurs,les démagogues et les usuriers,........;

Capitalisme et socialisme ou libéralisme.....?

Les agriculteurs sous-traitants de second ou nième rang des multinationales,ou
partenaires d'une politique agro alimentaire et écologique ?
Voilà la question fondamentale !
Capitalistes et socialistes sont du mème bord !
Les libéraux(les vrais) et les nationaux doivent etre solidaires. ,.
Capitalistes ,socialistes,usuriers et démagogues ,
où,libéraux,nationaux et sociaux ?
La dérive financière pour le profit des usuriers et le malheur des peuples
où le travail ,et la VRAIE LIBERTE !!!!
Que vivent les agriculteurs,derniers dépositaires de valeurs fondamentales !

Franck 20/07/2015 21:07

Les socialistes proviennent pour beaucoup d'un monde de riches et un monde de riches est souvent un monde très exclusif et plein de bonne conscience...

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