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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 16:11

Discours de rentrée prononcé cet après-midi devant mes amis rassemblés à l'abbaye de Rouez-en-Champagne.

 

Mes amis,

 

Depuis trois ans nous avons pris l’habitude de nous retrouver, ici à Rouez, dans la Sarthe pour préparer l’alternance.

Ces trois années n’ont pas été un long fleuve tranquille !

On a cherché à nous faire taire en violant les règles fondamentales de la démocratie.

On a cherché à me salir en me prêtant des comportements déloyaux qui m’ont conduit à faire appel à la justice.

On nous a enterré en décrétant que le match des primaires était joué.

On a ironisé sur votre solidité.

On a raillé notre projet qui ne serait que du sang et des larmes, comme si les Français vivaient aujourd’hui dans le bonheur et l’opulence.

Mais nous sommes là !

Plus nombreux que jamais. Plus décidés que jamais.

Nos dix mille adhérents, nos parlementaires, nos élus locaux, nos groupes d’experts sont à la pointe du combat pour l’alternance.

Depuis un an nous sommes en tête de toutes les propositions qui irriguent l’opposition et aujourd’hui nous présentons aux Français un manifeste qui fixe les orientations de notre projet de redressement national.

« On pille nos idées », me dites vous souvent.

Non, nous gagnons la bataille des idées qui préfigure la victoire des équipes qui les porteront avec sincérité et cohérence.

Nous sommes là parce que nous aimons la France et que nous ne supportons plus de la voir abimée, abaissée, humiliée par des politiciens aveuglés par leurs ambitions et par leurs certitudes.

Nous sommes là parce que nous voulons rendre l’espoir et la confiance à nos enfants.

Nous sommes là parce que nous sommes des patriotes soucieux de l’identité de notre nation et de préserver la civilisation européenne qui est toujours aujourd’hui dans le monde la plus respectueuse des droits de la personne humaine et de la liberté de conscience.

Nous sommes là parce que nous ne supportons plus de voir François Hollande faire la roue comme un paon quand les souffrances et les colères des Français n’ont jamais été aussi fortes.

Tout va bien !

Le Président de la République nous a révélé le 14 juillet qu’il était le Président le plus « audacieux » de la Véme République !

Il nous promet aujourd’hui de baisser les impôts comme il nous a promis d’inverser la courbe du chômage en 2013, d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2017, de baisser de deux points et demi le taux de dépense publique en 5 ans, de ramener la dette publique à 80% du PIB en 2017 et une croissance de 2 à 2,5% à partir de 2015.

 

6 millions de Français sont au chômage.

2 millions de jeunes ne sont ni à l’école, ni en formation, ni au travail.

De plus en plus d’agriculteurs et d’artisans ne peuvent plus se verser un euro de salaire à la fin du mois.

La pauvreté n’a jamais touché autant de nos concitoyens.

Les taxes et les impôts battent tous les records et pourtant le déficit ne baisse pas.

Les médecins sont en colère contre une étatisation rampante de leurs professions.

Les jeunes de plus en plus nombreux sont contraints de s’exiler pour réussir leur vie.

Les convictions profondes de millions de nos concitoyens sont heurtées par un gouvernement qui pénètre par effraction dans la sphère privée et qui confond le progrès et l’air du temps.

 

Des vagues de migrants toujours plus nombreuses déferlent sur l’Europe, fuyant les combats du Moyen-Orient et la pauvreté de l’Afrique mais nos gouvernants s’entêtent dans une politique étrangère à courte vue, pleine de conformisme et de soumission à une forme de pensée unique occidentale.

Le dernier épisode de cette politique incohérente et dangereuse est l’annulation de la vente des « Mistral » à la Russie.

Malgré une dette record, la France s’autorise à perdre de l’argent dans l’annulation d’un contrat qui n’aurait pourtant eu aucune conséquence mesurable sur la puissance militaire russe et aucun effet sur la crise ukrainienne.

Pire, cette décision creuse un profond fossé entre deux pays qui auraient pourtant tout à gagner à collaborer pour protéger les chrétiens d’Orient, pour contribuer à mettre fin à la guerre en Syrie et pour combattre le fléau de ce siècle : le totalitarisme islamique.

Pendant que la France s’affaiblit pour satisfaire aux exigences européennes et américaines, le gaz russe fait tourner à plein régime l’économie allemande !

On a déjà vu des politiques étrangères plus inspirées !

 

Mais pour le Président de la République rien de tout cela ne compte vraiment.

De Gaulle, Pompidou, Giscard n’ont qu’à bien se tenir : Hollande fait l’Histoire !

Plus l’orgueil est excessif, plus le retour au réel est nécessaire.

 

Voilà pourquoi j’invite les Français lors des élections régionales de décembre à remettre les pendules de l’Elysée à l’heure.

Avec Bruno Retailleau ici dans les Pays de la Loire, avec Valérie en Ile de France et partout ailleurs nous sommes engagés dans le combat pour reconquérir les territoires.

Pas de cadeau pour une majorité socialiste qui n’a pas hésité à bidouiller la carte régionale dans l’espoir de brouiller la sanction électorale qu’elle mérite.

Pas de cadeau pour un gouvernement qui a reculé devant la simplification de l’organisation du territoire en s’abritant derrière la prétendue modernité d’une réforme qui ne servira à rien et qui ne fait que repousser les échéances inéluctables pour nos communes et nos départements asphyxiés par la baisse de leurs ressources et l’accroissement des leurs responsabilités.

Ce combat pour l’alternance régionale n’est en rien dissociable de notre objectif de redressement national et ceux qui prétendent le contraire sont des hypocrites.

Les élections constituent la seule occasion institutionnelle pour nos concitoyens d’exprimer leur colère et leur exigence de vrai changement.

 

Et cette colère, elle gronde !

 

Depuis deux ans je parcours la France pour m’expliquer devant les Français, pour écouter ceux qu’on n’entend pas, pour recueillir leurs idées, pour affronter leur colère.

Patiemment, je fais ce tour de France et chaque rencontre est une rencontre gagnée à notre cause.

Les Français ont jugé François Hollande. Ils rejettent sa politique et sa manière de gouverner.

Pour autant ils savent bien qu’il n’est pas le seul responsable du déclin de notre économie et de la décadence de notre société.

Les Français sont bien plus lucides que leurs dirigeants sur l’état du pays. Ils expriment un rejet profond de notre système politique et une exigence fondamentale de liberté.

Les Français ont perdu confiance dans les partis politiques et exigent désormais d’être associés étroitement aux choix qui déterminent leur avenir.

Ils rejettent en bloc la superficialité du débat public où la ruse des uns et la démagogie des autres écrasent l’honnêteté et la vérité.

Oui je vois de la ruse électorale dans les propos de ceux qui prétendent qu’on peut relancer la France sans affronter les conservatismes.

Oui je vois de la ruse dans l’attitude de ceux qui sont prêts à tout promettre parce qu’ils savent qu’ils n’en feront rien.

Oui je vois de la ruse électorale dans les annonces surréalistes du Président de la République qui promet à la veille de 2017 de baisser les impôts après les avoir augmenté comme personne avant lui.

Oui je vois de la démagogie chez ceux qui, comme madame Le Pen, ont soutenu sans vergogne l’extrême gauche grecque dans l’espoir de précipiter le chaos.

En 2012 le Front National préférait la victoire des socialistes à celle de la droite. En 2015 il préférait Syriza et la chute de l’euro plutôt qu’une sortie de crise.

Que faut il de plus aux Français pour comprendre que ce parti n’a aucune colonne vertébrale, qu’il est prêt à tout, jusqu’à sacrifier son fondateur, pour s ‘emparer du pouvoir. Le FN c’est la politique de la terre brulée.

 

Comme les Français je suis en colère contre toutes ces postures et ces roueries qui nous éloignent du seul enjeu qui vaille : redresser concrètement et courageusement la France.       

J’avais dit un jour que la « faillite » n’était pas une menace abstraite… On avait haussé les épaules, on avait souri... 

Il y deux mois, tout le monde était au chevet de la Grèce et plus personne ne souriait.

Le Président de la République aurait dû taper du poing sur la table plus tôt et il aurait pu éviter ce trouble jeu entre Tsipras et Merkel, mais disons que le pire fut évité.

De cette crise, François Hollande tire la conclusion qu’il faudrait un gouvernement de la zone euro et un parlement qui lui serait dédié. Fort bien…

Mais il oublie l’essentiel, et l’essentiel c’est qu’il n’y a pas de vraie souveraineté politique sans souveraineté économique et budgétaire.   

Tout pays qui se ment à lui-même, qui se noie dans les déficits pour couvrir ses faiblesses structurelles, tout pays qui vit aux crochets des autres est un jour rattrapé par les réalités.

Il peut alors multiplier les référendums, vibrer aux tirades oratoires les plus belles et les plus poignantes, cela ne change rien.

La liberté politique sans le pouvoir de compter sur ses propres forces économiques et financières est vaine.

Toute nation qui se laisse aller prend le risque d’être, un jour, dominée ! Voilà la leçon première que nous devrions tirer de cette crise afin que le malheur de la Grèce ne soit jamais le nôtre.

« Impossible » nous dit avec suffisance le gouvernement qui ne voit pas que la Chine connaît un krach boursier et un ralentissement économique qui peuvent faire basculer les équilibres du monde ; qui ne voit pas qu’à nos portes, la Russie est en récession…

La France n’est pas à l’abri d’un retournement de la conjoncture internationale, pas à l’abri d’un revirement des marchés, pas à l’abri d’un resserrement du robinet monétaire qui est aujourd’hui grand ouvert.

Ce jour-là, les fondamentaux de l’économie française apparaitront pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire très fragiles, et le bilan de François Hollande apparaîtra pour ce qu’il est, dérisoire, face aux défis de notre temps. 

 

Avec l’élaboration de notre manifeste nous avons commencé à donner une réponse à la revendication justifiée d’une nouvelle démocratie plus simple, plus sincère, plus participative.

Ce sont des centaines d’experts, de professionnels, d’élus, de citoyens engagés qui ont participé à l’élaboration de nos propositions. Pas en venant applaudir des orateurs mais en débattant, en apportant des contributions, en organisant des visites de terrain. Mes déplacements, je les fais avec humilité, sans micro et sans caméra, pour entendre, expliquer, convaincre.

Mon projet propose de moderniser la vie publique en simplifiant l’organisation du territoire, en confiant des blocs de compétences complets aux collectivités locales, sans double commande et sans aucune tutelle de l’État. Je veux moins de parlementaires avec plus de moyens pour contrôler l’exécutif. Je veux moins de ministères avec à leur tête des femmes et des hommes préparés à leur mission. Je veux une nouvelle démocratie qui repose sur la confiance, l’évaluation et la participation.

 

Les primaires pour lesquelles je me suis battu permettront à tous les Français qui le souhaitent de participer au choix de notre candidat et de notre projet aux élections de 2017. C’est aussi une étape vers une nouvelle forme de démocratie plus ouverte, plus directe, plus respectueuse du pouvoir du peuple trop souvent confisqué par les partis. La mobilisation pour une participation massive à ce choix fondamental pour l’avenir de la France doit être dès maintenant une priorité de notre action militante.

 

Notre manifeste est une rupture : il propose des réformes ambitieuses et réalistes qui pourront être mises en œuvre. A l’opposé des déclinistes et des conservateurs, je propose aux Français de faire !

Faire, ce sera notre différence.

Faire, ce sera notre marque.

Faire, ce sera la clé de la réussite.

 

Au fil de mes visites aux quatre coins du pays une vérité s’est très vite imposée : la plupart des problèmes des Français ont une réponse simple et le plus souvent ignorée de ceux qui les dirigent, la liberté !

Les agriculteurs du Haut Doubs ou ceux de l’Orne ne m’ont rien demandé d’autre qu’un peu de liberté et de confiance. 

Les médecins rencontrés en Isère ou en marge de leur grande manifestation à Paris contre la loi santé acceptent que la nation leur impose des objectifs budgétaires, mais ils refusent que des administrations et des organismes financiers leur dictent la manière de soigner leurs patients.

Les professionnels du logement que j’ai longuement écoutés ne nient pas le devoir des pouvoirs publics de leur fixer des objectifs de confort, de sécurité, de sobriété énergétique, d’accessibilité. Mais ils demandent qu’on les laisse innover et s’adapter au marché, qu’on les laisse en un mot faire leur métier.

Henri de Navacelles et les enseignants d’un centre de formation d’apprentis d’Asnières dans les Hauts-de-Seine demandent de la liberté pour adapter les horaires des disciplines en fonction des besoins des élèves et pour créer les formations que réclament les professionnels.

Georges Ginesta, le maire de Saint-Raphaël est soucieux de la sécurité de ses concitoyens mais il refuse de dépenser des dizaines de milliers d’euros pour remettre aux normes dans les règles fixées par l’Etat un jeu dans un parc public quand un de ses employés pourrait le faire pour dix fois moins.

A Bourgoin-Jallieu, ce sont les responsables du Médipole qui se voient refuser le regroupement des différentes pharmacies présentes sur le site.

A Thionville, les policiers municipaux ne comprennent pas qu’ils ne puissent pas interpeller un délinquant en flagrant délit sans faire appel à la police nationale qui viendra trop tard.

A Toulouse c’est une femme qui me réclame la loyauté de l’Etat à l’égard des citoyens au lieu d’un regard toujours suspicieux.

La France n’est pas foutue ! Son abaissement et son déclin ne sont pas inéluctables. Elle a juste besoin de vérité, de liberté et d’unité.

La vérité ne nous fait pas peur. Nous l’avons démontré.

La liberté et l’audace sont au cœur de notre projet.

L’audace de vouloir faire de la France la première puissance européenne.

Parce qu’elle en a tous les atouts.

Parce que l’Europe est son avenir : si nous ne voulons plus subir une Europe décevante, bureaucratique, sans vision et sans véritables valeurs, il ne tient qu’à nous de changer les règles, de prendre les commandes de la renaissance de notre continent. Cette ambition sera le moteur de notre redressement.

 

L’audace de vouloir réduire la dépense publique sans trahir notre engagement pour la justice sociale ?

Avec la prestation sociale unique.

Je veux fusionner toutes les prestations sociales existantes dans une seule, personnalisée, décentralisée, plafonnée pour ne jamais dépasser les revenus du travail. Depuis combien d’années dénonçons nous l’assistanat et ses ravages sur la société Française ? Qu’avons nous fait pour y remédier ? Un RSA qui n’a rien arrangé, une proposition irréalisable de mettre au travail tous les bénéficiaires de minima sociaux ! La prestation sociale unique est une révolution parce qu’elle est plus juste que le maquis actuel des aides sociales, parce qu’elle est simple, parce que ses coûts de gestion seront infiniment plus faibles, parce qu’elle permet de lutter efficacement contre la dévalorisation du travail. J’ai conscience de l’immense chantier que cela représente mais je ne supporte plus l’hypocrisie d’un système qui encourage les fraudes, multiplie les couts de gestion, décourage le travail sans réduire la pauvreté.

 

L’audace d’assurer la liberté du travail autrement que par de nouvelles lois, de nouvelles règles et de nouveaux contrôles comme on vient de le faire avec le travail du dimanche : en ramenant à 150 pages le code du travail.

Tout le monde le propose, mais nous nous le faisons. Nous avons fixé une méthode : Le code du travail doit se limiter aux normes sociales fondamentales. Tout le reste est renvoyé aux négociations d’entreprises et de branches. Il ne s’agit donc pas de réécrire un nouveau code mais d’en supprimer toutes les dispositions qui ne devraient pas y être. Nous ne faisons pas qu’en parler : nous sommes en train de le faire. Si nous obtenons en 2017 la confiance des Français, dès le mois de juillet le projet sera sur le bureau de l’Assemblée nationale. A moins, cher Gérard Larcher, que le Sénat l’ait déjà adopté d’ici là.

 

S’agissant des retraites, l’égalité public / privé sera inscrite dans une réforme constitutionnelle qui sera proposée par référendum aux Français dans la foulée des élections de 2017. Ainsi il n’y aura plus d’échappatoires pour les gouvernants et pour les partenaires sociaux au moment de trancher la question des régimes spéciaux de retraite, du mode de calcul des pensions ou des retraites chapeaux.

 

La compétitivité de l’économie Française passe par la liberté du travail : avant l’automne 2017, les entreprises pourront négocier librement le temps de travail avec une référence : les 39 heures du secteur public qui permettront d’assurer le fonctionnement de l’Etat, des collectivités locales et du système de santé en réduisant progressivement le nombre d’emplois publics.

 

La révolution numérique nous offre une incroyable opportunité de rattraper notre retard industriel et technologique. Comme toutes les révolutions de cette nature, elle remet les compteurs à zéro et replace les compétiteurs sur une même ligne de départ. Je veux libérer le capital risque en baissant les impôts qui le frappent. Je veux encourager le capitalisme français pour ne plus avoir à nous humilier en allant chercher les pétro dollars et les fonds de pensions américains pour tenter de sauver nos plus belles entreprises. Je veux soutenir les start-up et les PME en leur réservant une part de la commande publique et éradiquer l’exclusion numérique en investissant massivement dans les réseaux à haut débit dans la France rurale.

 

Oui j’ai bien dit dans la France rurale qui doit chercher à se réinventer en profitant de toutes les opportunités plutôt que de vivre dans la nostalgie d’un passé révolu.

Ici à Rouez comme presque partout en France des agriculteurs souffrent. Leurs souffrances ne sont pas conjoncturelles, elles ne seront pas calmées par des prêts de trésorerie et des tables rondes débordantes de bonnes intentions. Non l’agriculture française, comme toute notre économie souffre de charges trop élevées, de contraintes insupportables, de manque de financement et de projets d’avenir.

La réponse aux revendications légitimes des agriculteurs n’est donc pas catégorielle, elle est globale : la baisse des charges est indispensable, au minimum au niveau de nos voisins d’Europe du nord mais elle passe par la baisse des dépenses publiques que nous sommes les seuls à proposer sérieusement. L’allègement des contraintes exige un gel des règlementations environnementales qui ne sont pas imposées dans toute l’Europe. Les projets d’avenir supposent la reprise de toutes les recherches agro alimentaires sans exception, même pour les OGM. L’accès aux nouvelles technologies, aux nouvelles formes de commerce et de distribution exige l’accès sur tout le territoire aux réseaux numériques à haut débit.

 

Voilà un vrai et un beau projet pour une nouvelle Europe qui se concentrerait dans le respect de la subsidiarité sur cinq priorités vitales pour son développement :

  • un gouvernement économique et un agenda d’harmonisation fiscale, sociale et normative,
  • une monnaie de réserve et de règlement pour s’affranchir de la domination du dollar, une politique de l’énergie pour assurer son indépendance,
  • une politique de sécurité et d’immigration pour défendre ses frontières et ses intérêts dans le monde, 
  • une stratégie numérique pour exploiter à fond les opportunités de développement que nous offre cette nouvelle révolution industrielle.

 

La France rurale à plus besoin du numérique et d’infrastructures de transports modernes que du maintien d’administrations périmées. Elle a, comme toute la France besoin de meilleures écoles pour assurer l’égalité des chances.

 

Je propose de relever le niveau d’exigence de l’école, de réformer un baccalauréat obsolète, de donner aux lycées et aux collèges une vraie autonomie avec un vrai patron disposant d’une vraie autorité, pouvant choisir une partie de ses équipes enseignantes et adapter programme et pédagogie à son territoire. Je propose de libérer l’enseignement privé des contraintes imposées à son développement. Je propose d’assurer la liberté de choix des parents. Je propose d’avancer à cinq ans la scolarité obligatoire et de focaliser l’école primaire sur les apprentissages fondamentaux. Je propose de généraliser l’alternance partout et à tous les niveaux.

 

En un mot je veux rendre aux Français la liberté qui leur a progressivement été retirée au nom d’une conception idéologique de l’égalité et d’une volonté de les protéger qui a conduit à leur ôter toute perspective de progrès et de réussite individuelle.

 

La liberté et le progrès ont été les moteurs de notre réussite. Pourtant nous avons perdu l’une et l’autre. Nous sommes devenus précautionneux et craintifs. Nous avons fait le procès du progrès que nous avons accusé d’être la cause de toutes les apocalypses. Des philosophes ont réécrit l’histoire en concluant que les lumières avaient pavé le chemin d’Auschwitz. Alors nous avons instauré un moratoire sur la raison. Nous avons inventé une nouvelle religion, celle de la décroissance qui consiste à brider les capacités les plus hautes de l’esprit humain.

La recherche doit être notre priorité. Elle ne doit être entravée par aucun dogme, aucun culte du statut, aucune bureaucratie. La recherche doit être libre, soutenue, valorisée. Je m’honore avec Valérie Pecresse d’avoir préservé pendant cinq ans les moyens de la recherche Française. Qu’en a fait la gauche qui se prétend l’amie des chercheurs ? Budget en baisse, contraintes en hausse, François Hollande rogne chaque jour un peu plus les nouveaux espaces de liberté que nous avions juste commencé à ouvrir.

 

La France a besoin de liberté et de progrès. La République a besoin d’unité !

La France n’est pas un puzzle, une juxtaposition de clans, de ghettos, de communautés affichant leurs règles au-dessus des règles de la République.

La liberté d’un peuple ne peut pas s’effacer derrière les convictions de quelques uns. Son identité ne peut pas disparaître derrière celle des derniers arrivants. Aucune nation ne peut survivre à la négation de son histoire, de son identité, du patrimoine qui relie les individus qui la composent.

C’est le rôle de l’Etat d’y veiller.

C’est le rôle de l’Etat de faire respecter la laïcité qui n’est rien d’autre que l’expression de la tolérance et du respect des convictions intimes tant qu’elles ne mettent pas en péril l’unité nationale. L’école de la République, les hôpitaux, les services publics sont ouverts à tous à condition de respecter les règles de la laïcité. Ceux qui veulent y imposer leurs croyances n’y sont pas les bienvenus.

C’est le rôle de l’Etat de contrôler ses frontières et de choisir dans le respect des valeurs humanistes qui fondent notre pacte républicain ceux qui auront le privilège de vivre en France et ceux que nous ne voulons pas ou que nous ne pouvons pas accueillir.

C’est le rôle de l’Etat de faire respecter sans faiblesse les lois de la République pour assurer la sécurité et la tranquillité des Français.

C’est le rôle de l’Etat de veiller à ce que les délinquants soient punis et les récidivistes empêchés de nuire.

C’est le rôle de l’Etat de veiller à l’unité de la République.

Pourtant l’Etat, aujourd’hui, fait tout le contraire. Il bride les libertés individuelles avec chaque jour plus d’énergie et d’imagination et échoue à préserver notre unité en se montrant incapable de lutter efficacement contre l’insécurité, contre le terrorisme, contre l’immigration clandestine, contre le prosélytisme des islamistes.

Il y a urgence à adopter une législation qui facilite les expulsions des étrangers dont le comportement constitue une menace pour l’ordre public. L’attentat du Thalys pose une question brulante : comment peut on effectuer des voyages en Syrie, revenir tranquillement en Europe et s’y déplacer librement ? Comment un individu signalé par l’Espagne peut il résider en Belgique ? Comment peut il embarquer dans un train à destination de paris avec un véritable arsenal ? Dans la lutte contre le terrorisme, ce n’est pas de moins d’Europe que nous avons besoin, c’est de plus d’Europe. Face à la gravité de la menace terroriste la France doit prendre l’initiative de proposer une mise en commun des fichiers des 28 états membres et une harmonisation des législations sur l’expulsion. Si un individu menace l’ordre public en Espagne, il doit être éloigné d’Espagne, mais pas pour aller en Belgique ou en France, pour être éloigné du territoire de l’Union Européenne. C’est une question de bon sens et de volonté politique. Je préfère une Europe qui légifère sur l’expulsion des terroristes étrangers que sur la taille des pommes de terre ou le calibre des tomates !

 

Mes amis,

Je me prépare aux primaires de 2016 et personne ne m’arrêtera.

Non parce que je suis obsédé par le pouvoir mais parce qu’au plus profond de moi, je sais ce qu’il faut accomplir pour redresser la France.

J’ai toujours tenu les engagements que j’ai pris devant les Français.

J’ai conduit des réformes difficiles sans reculer et sans arrogance.

J’ai vu les conséquences de l’hésitation et des demi mesures.

 

Et puis, je suis Français.

Lorsque j’étais enfant, à quelques kilomètres d’ici, j’habitais dans une campagne comparable à celle-ci, avec ces mêmes vallons, ces mêmes chemins bordés de chênes et de futaies…

J’aime mon pays de toutes mes fibres et je me bats pour lui comme on se bat pour sa famille.

Je veux l’aider à retrouver sa prospérité ; je voudrais que pour chaque individu le dépassement de soi puisse être possible ; j’aimerais que le goût de la liberté soit plus fort que la peur de l’échec ; je souhaiterais que vous soyez toujours fiers d’être Français.

Et pour que tout cela se réalise un jour, je puise en moi toutes les forces de mon expérience et de mon patriotisme.

 

L’abbaye de Champagne qui nous accueille a été fondée au dixième siècle.

Elle nous rappelle que nous sommes les héritiers d’une histoire immense qui nous convie à regarder vers le haut en rassemblant nos forces.

Durant des siècles nos ancêtres ont travaillé dur pour faire de la France un grand pays, un pays de progrès, de liberté, un pays de civilisation. Chacun de nos territoires a vu naître des bâtisseurs, des créateurs, des penseurs et des héros. Des hommes et des femmes qui se sont montrés dignes des grandeurs humaines, qui ont fait de la France un visage, un roman, un idéal, une lumière qui attire les regards du monde.

Nous vivons des temps difficiles. Nous ne les surmonterons qu’en gardant intacte notre ambition de hisser la France vers le meilleur d’elle même.

Notre pays a toutes les qualités pour se reprendre et surprendre le monde.

Le bonheur est une conquête.

L’avenir est une aventure.

Ouvrons les portes de la liberté et le souffle du progrès nous portera.

A l’opposé des déclinistes et des conservateurs, je propose aux Français de faire !

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Publié par François Fillon
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commentaires

LAVERTY 04/09/2015 12:23

Tout à fait d'accord avec vos lignes directrices et avec votre vision. Mais pour réformer en profondeur ce pays plein de contradictions, d'intérêts particuliers et de peurs quelle méthode allez- vous employer ? Par quoi commencer ? Comment empêcher les inévitables blocages des syndicats, des minorités, des associations. Pour changer il faut des hommes nouveaux habitués à faire .. dans l'intérêt général. Ou sont ils, quel est leur plan de travail ? En tout cas il faut expliquer, expliquer encore et convaincre sans relâche une opinion versatile qui a quand même confié les clés de la maison France à une équipe d'irresponsables, d'amateurs et d'idéologues.

Je soutiens totalement votre combat et souhaite votre réussite.
Laverty Jacques

gilles 01/09/2015 09:50

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/09/01/97002-20150901FILWWW00080-je-veux-eradiquer-le-diesel-a-paris-hidalgo.php
Discours d'une représentante des bobos branchés qui ont fait toute leur vie dans les organismes d'état, consulaires et qui n'ont jamais eu à fabriquer leur salaire à la fin du mois.
Selon un économiste, 2017 marquera l'affrontement non plus entre un clivage droite/gauche, mais un clivage privilégié entre les bobo rentiers et les actifs économiques

bibi 28/08/2015 15:49

vous avez oublié les retraités pensait a eux j ai peur que Juppé et Sarkozy qui sont a cour d idées viennent vous voler les vôtres il faut que les médiats parlent de plus en plus de vous positivement courage nous allons gagner

Guy 28/08/2015 05:30

Bonjour,
Bravo pour tout ce que vous dites et je veux croire aussi à ce que vous allez FAIRE.
J'aimerais me procurer votre document qui décline vos belles et bonnes propositions pour notre pays.
Je crois en vous.
Cordialement

Christine 27/08/2015 16:10

Bonjour Monsieur Fillon,

Certains commentateurs disent qu'il est trop tôt pour présenter un programme précis. Je ne le crois pas. Les socialistes ont fait de tels dégâts dans tous les domaines que la tâche est immense et demande beaucoup de pédagogie. Vous avez une vision claire des réformes à entreprendre en France et on vous croit quand vous dites que ne voulez pas le pouvoir pour le pouvoir. Il nous paraît impératif que, en dehors de vos interventions, d'autres parlementaires et responsables fassent connaître votre projet. J'ai un peu peur que beaucoup ne cherchent à ménager la chèvre et le chou (au cas où ?). Un peu de courage dans les convictions à droite serait bienvenu. On a un peu trop l'impression que le nouveau parti LR est une machine à distribuer les postes et à acheter les consciences. Avec tout notre soutien.

Lem 27/08/2015 06:51

Monsieur Fillon, bonjour,
C'est un très bon discours de rentrée ci-dessus. Vos idées sont bonnes. Par contre, comme tous les politiques, vous êtes un peu long. C'est vrai qu'il faut meubler et ne pas se découvrir trop vite car l'on va vous copier. En tous cas, un grand Merci de donner la possibilité aux Citoyens de ce Pays de s'exprimer librement. Merci aussi d'être à notre écoute. C'est pourquoi, je me permets de vous soumettre mes suggestions. J'espère qu'elle vous seront utile pour l'avenir. Mais peut-être ne faut-il pas les divulguer dès maintenant. Simplement me répondre ce que vous en pensez. C'est vous qui voyez. Merci et,
Bonne lecture.
Pour la France, il faut :
1- Une bonne organisation hiérarchique

• Un Président qui préside ;

o En donnant les grandes lignes d’un programme,
o En intervenant sur des sujets de grande importance (armée, immigration, reconnaissance d’actes courageux, visites ciblées en France et à l’étranger),
o En initiant des éléments de réflexion pour l’Europe et le monde.

• Une collégiale de 3 ministres : Intérieur, Affaires étrangères, affaires sociales, qui siège à l’Hôtel Matignon et qui commande le gouvernement pour la mise en œuvre du programme,

• 10 Ministres ou Secrétaire d’Etat au maximum qui mettent en vigueur les lois de la république chacun dans son domaine de compétences.

• Suppression du Sénat, qui on le voit bien, ne sert à rien,

• Des Préfets de Régions qui appliquent les décisions ministériels et Législatives,

• Des Sous-Préfets pour des Pays de 7 à 8 cantons selon les affinités,

• Deux Conseillers Territoriaux par cantons, 1 qui siège au niveau de la Sous-Préfecture et 1 au niveau de la Région,

• 1 Député par Sous-Préfecture.





2 – Déclinaison des réformes administratives :

• 3 Ministres d’Etat :

o Intérieur = +

 3 Secrétaire d’Etat pour :
• La Sécurité,
• Les Transports,
• Communication et Numérique,

o Affaires Etrangères = +
 1 Secrétaire d’Etat pour :
• Relations bilatérales, Europe, Monde,

o Affaires sociales = +
 3 Secrétaires d’Etat pour :
• Santé,
• Emploi,
• Economie.

• Organisation Territoriale :

o 1 Préfecture de Région, telle qu’actuellement,

o Des Sous-Préfectures pour 7 à 8 Cantons ayant les mêmes caractéristiques,

o Ne pas toucher aux communautés ni aux communes qui garderaient leur Maire et leur Conseil Municipal, mais, regrouper les moyens humains, matériels et gestionnaires par entités de 2, 3 ou 4 Communes selon la proximité compris entre 1000 et 3000 habitants, mais pas plus, car, sinon, il y embouteillage dans les services.



3 – Réformes Législatives :

• Education :

o Apprentissage du langage, de l’écriture et de la lecture obligatoire en maternelle et primaire,

o Histoire, Géographie, Etymologie et Langues dès la 6ème,

o Stages obligatoires de découverte d’entreprises à 15 ans,

o Diplôme de fin d’Etudes pour tous à 16 ans,

o Possibilité d’apprentissage dès 16 ans, après fin d’Etudes,

o Favoriser les stages en entreprises pour même pour ceux qui continuent.

• Travail :

o Abrogation des 35 Heures,

o Code du travail :

 intérim d’un an maximum,
 CDI ensuite mais possibilité de rompre les contrats d’un commun accord Salarié-Entreprise,
 Augmentation substantielle du SMIC horaire pour les travailleurs manuels,
 Simplification de la fiche de paye,
 Retraite à 40 ans de cotisations pour tous,
 Retraite sur les mêmes bases pour tous.





• Social :

o Versement de toutes allocations en bons d’achats spécifiques,

o Favoriser l’insertion en entreprise par une réduction de charges pour les 2 premiers emplois,

o Obligation de formation permanente pour tous, Salariés et Patrons,

o Radiation des demandeurs d’emploi après 3 propositions non acceptées,

• Economie :

o Favoriser les créations d’entreprises par des systèmes de financement coopératifs locaux,

o Simplifier les demandes de créations d’entreprises,

o Subventionner fortement les réhabilitations d’immeubles de centres villes et des centres bourgs,

o Abandon de certains grands travaux d’Etat coûteux et inutiles et réinvestir les sommes libérées en modernisation de l’existant.

o Axer le développement vers l’environnement, la protection des sites naturels et l’alimentaire de proximité.

o Favoriser l’accession à la propriété.

Voilà ce qu’il faut pour la France afin de retrouver une économie saine.

Yves Leon 27/08/2015 01:26

Quel bonheur.
Merci cher François

Yves Leon 27/08/2015 01:25

Quel bonheur
Merci chet François

DEGAN Hubert 27/08/2015 00:08

C'est avec la plus grande attention que j'ai distillé chacun des termes de ton discours de ce jour à Rouez.
Je ne peux qu'adhérer à de tels propos. Il est cependant dommage que tu n'aies pas pris position quant aux mesures laxistes et létales prises à l'encontre de nos professions libérales judiciaires. Vecteurs efficaces au plan politique.
Avec toute mon amitié.
HD

VINCENT 26/08/2015 23:54

BONJOUR
je pense que la France s 'en sortira que part l' union et le partage des différentes situation à redresser beaucoup d'idée me vienne mais bon.
bonne continuation et bon courage diviser pour mieux régner ne sont pas la solution actuel l' union fait la force et l' esprit d'initiation y contribue.
CORDIALEMENT

Dom Delandre 26/08/2015 22:52

un excellent discours tout simplement.
Souhaitons que les Français contrairement aux "élites" médiatico-politiques l'entendent et y adhèrent.
A nous de le diffuser autour de nous.

Jacques Ligne 26/08/2015 19:16

Enfin une proposition de programme claire, sans boutade ni démagogie.
François FILLON a une vision d'avenir pour la France.
C'est un coureur de fond et d'endurance, il l'a prouvé en tenant 5 années à Matignon avec NS et celà prouve qu'il est un homme politique loyal qui n'a pas peur de l'adversité ou du mépris.....
Merci Monsieur FILLON, nous comptons sur vous.

Fojema 26/08/2015 17:41

Emballant, j'ai trop envie d'y croire, j'aimerai cette France là !

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