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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 18:49

L’euro, les taux, le pétrole sont bas. Pourtant, la croissance et l’emploi restent médiocres. Pourquoi ?

Parce que notre économie est enfermée dans un carcan de règles qui rendent la croissance quasiment impossible. La France a un niveau de charges et de fiscalité - 80 milliards d’impôts supplémentaires depuis 2012 - et un droit du travail parmi les plus contraignants de tous les pays européens. Cela ne date pas d’aujourd’hui, mais la grande faute de François Hollande, c’est de refuser de voir que nous sommes au bout d’un système.

 

Est-ce que tout est à jeter dans le bilan de François Hollande ?

Il ne faut jamais jeter un regard manichéen sur l’action d’un gouvernement. La question posée est : est-ce que la situation de la France est meilleure qu’en 2012 ? Nous avons 600 000 chômeurs de plus et, le chiffre pour moi le plus angoissant, 2 millions de jeunes entre 16 et 25 ans qui ne sont ni à l’école, ni en formation, ni au travail. La France a perdu son rang de 5è puissance mondiale. Franchement, on peut faire mieux !

 

Est-ce que qu’il a déjà perdu 2017 ?

François Hollande n’arrive pas à effacer son péché originel : avoir fait une campagne tout à gauche, en travestissant le bilan de son prédécesseur, pour ensuite prendre une sorte de chemin de compromis qui ne satisfait personne. Le problème de la gauche – et d’une partie de la droite – c’est le refus de se remettre en cause idéologiquement et de rompre avec des tabous. Depuis 30 ans toutes les majorités ont fait le choix de la surprotection des Français par la réglementation et l’endettement. Cela se retourne à notre détriment. Nous sommes à un moment de notre histoire où la France a besoin de liberté. Je ne crois pas la gauche capable de conduire ce débat fondamental de 2017.

 

 

Vous voulez parler de l’école ?

C’est un débat surréaliste : on continue d’être en situation d’échec et personne ne prend de décisions courageuses, parce qu’elles iraient contre l’idéologie que l’on a de l’école. L’école exclut de plus en plus, au nom d’un principe d’égalité formelle ! Je ne crois pas la gauche capable d’engager les réformes courageuses nécessaires à mon sens pour remettre l’éducation sur le chemin du succès : profonde réforme du baccalauréat, autonomie donnée aux lycées et aux collèges, levée des contraintes imposées à l’enseignement privé, liberté de choix rendue aux parents, généralisation de l’alternance … 

 

Vous présentez, ce matin, votre manifeste pour la France. Quel en est le fil rouge ?

D’abord, c’est une méthode inédite : l’association de la société civile à l’élaboration d’un projet politique. Je ferai des propositions pour que la démocratie soit plus simple et plus moderne. Mon deuxième maître mot, c’est « faire ». Je propose des réformes ambitieuses mais réalistes et immédiatement applicables. Il ne s’agit plus de se contenter de slogans ou de parler de réformes, il faut avoir le courage de les faire. Je m’y engage. Troisième mot-clé, la liberté. C’est normal que l’État impose des contraintes aux agriculteurs. Mais il faut arrêter de leur envoyer quatre contrôleurs par semaine. Les médecins réclament la liberté de faire leur métier une fois les objectifs définis. L’augmentation du coût du logement, pour une large part, ce sont les normes et les réglementations…

 

Quels sont les grands ajustements budgétaires nécessaires au redressement ?

Si on veut redevenir indépendant - si les Américains augmentent les taux d’intérêts, la France va être prise à la gorge - il faut retrouver l’équilibre budgétaire, ce qui suppose une économie budgétaire de 110 milliards en cinq ans.

 

Que l’on trouve où ?

Dans la baisse des emplois aidés, le passage de l’âge de la retraite à 65 ans, l’augmentation du temps de travail dans la fonction publique - le retour aux 39 heures c’est 600 000 équivalents emplois - dans la mise en place d’une allocation sociale unique, regroupant le RSA, les allocations logement, tous les minima sociaux, décentralisée et versée par une seule administration. Et on peut la plafonner de sorte qu’il y ait toujours un petit avantage à travailler. De ce point de vue, la fusion du RSA et de la prime pour l’emploi va dans le bon sens.

 

L’autre grande insécurité tient au terrorisme et à l’immigration. Qu’est-ce qui peut être efficace ?

Nous sommes entrés dans une nouvelle crise mondiale avec l’apparition du totalitarisme islamique qui entend imposer des règles en contradiction avec nos valeurs. On ne veut pas reconnaître que, face à un danger gravissime, il faut accepter de s’allier avec des gens qu’on n’aime pas trop. Refuser une vraie coalition avec les Russes pour régler la question syrienne est une folie. Je me réjouis que ça change vis-à-vis de l’Iran. On a besoin d’une alliance mondiale pour lutter contre l’État islamique et remettre un peu d’ordre en Libye, en Syrie et en Irak. Par exemple en organisant un blocus européen des passeurs libyens.

 

Mais en attendant ?

C’est le problème du contrôle des frontières. L’attentat du Thalys illustre la faiblesse de notre organisation. Je préconise 2 initiatives : la mise en commun des fichiers des 28 pays européens et la mise en place d’une législation sur l’expulsion des étrangers identique pour tous les pays. Un étranger expulsé en Espagne ne devrait pas pouvoir se réfugier dans aucun des autres pays européens.

 

Faut-il reconsidérer les accords de libre circulation ?

Un accord, il suffit de le modifier pour obtenir la fusion des fichiers, une législation identique sur les expulsions d’étrangers qui portent atteinte à l’ordre public et sur le droit d’asile. Je propose que les pays qui acceptent de faire cet effort restent dans Schengen, que ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas le faire en sortent. Dernière chose, je propose, comme les Canadiens, que la politique d’immigration devienne un choix politique annuel, débattu au Parlement, plutôt qu’une question identitaire, taboue, malsaine. Que le Parlement décide, chaque année, combien de personnes on peut accueillir, les compétences prioritaires, les régions du monde que l’on veut privilégier.

 

Votre projet n’est pas en sentier de roses. Peut-on gagner en disant la vérité ?

On le voit, on ne peut pas réussir sur un mensonge. La plupart des Français que je rencontre sont plus lucides que les gouvernants. Ils ont conscience de l’effort qu’il va falloir faire pour la réussite de chacun et la puissance retrouvée de la France. J’ajoute que mes concurrents, qui disaient que l’on ne peut pas se faire élire avec un projet comme le mien, sont en train de le piller largement !

 

Qu’est-ce qui permet de penser que vos promesses seraient mieux tenues demain qu’hier ?

Pour ma part, j’ai toujours voulu faire et assumer la critique de notre bilan. Je veux proposer une méthode en rupture complète : un programme précis et chiffré ; l’équipe des principaux ministres connue à l’avance et déjà au travail ; un engagement sur la dizaine de réformes qui doivent être réalisées en moins de 100 jours pour provoquer le choc de confiance. Enfin, dans la foulée de l’élection, début septembre, j’organiserai un référendum sur cinq questions clés de sorte que personne ne puisse ruser : L’équilibre des comptes sociaux, l’organisation du territoire, c’est-à-dire la fusion des départements et les régions, la stricte égalité des régimes de retraite, la mise en place de l’immigration par quotas, la diminution du nombre des parlementaires et la modernisation des assemblées.

 

Vous êtes celui qui bosse, mais qui a la moins bonne cote…

Ce n’est pas un sujet de préoccupation. Je trace ma route depuis trois ans. J’irai aux primaires. J’espère les gagner et aller devant le peuple avec mon projet. Les présidentielles se sont toujours passées de façon différente de ce que les sondages avaient prévu !

 

Sarkozy-Hollande, Sarkozy-Le Pen, ce n’est pas automatique ?

La surprise serait que ça se passe comme les sondages le prédisent ! Je ne rencontre pas un seul Français qui ait envie d’un remake de 2012. On ne peut pas imposer aux Français une configuration qui ne correspond pas à ses aspirations. Il y a toujours un moment où le peuple vient forcer le débat et à juste titre.

 

Quel serait votre avantage comparatif ?

Tout mon parcours montre que j’ai toujours tenu mes engagements et fait ce que j’avais la responsabilité de faire. Et entre 2007 et 2012, on a mis en œuvre l’essentiel du projet. Il ne proposait pas de supprimer les 35 heures, ni de réformer les retraites ! Ce que je dis, c’est qu’il n’était pas assez ambitieux. Ma marque de fabrique, c’est de dire la vérité, de tenir les engagements pris et de faire les choses avec exigence et courage.

Interview à Ouest-France : François Fillon lance son projet pour "libérer" le pays

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Publié par François Fillon
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commentaires

Bellenger 31/08/2015 09:41

Etange similitude entre les promesses de François et celle de l'autre François qui est au manettes. C'est dommage. Et dire que FF est gzulliste et que FH est socialiste. Nous dvenons fous !

oudoux 31/08/2015 09:28

Totalement d'accord, mais surtout affirmer , confirmer et tenir! Nous épaulerons, ne pas baisser les bras.Courage on vous soutien.

Roy Stéphane 31/08/2015 06:48

M. Fillon,
tout à fait en phase avec vos propositions. Quant aux sondages, il ne faut pas s'en préoccuper, l'important étant de défendre ce qui semble juste et nécessaire pour le redressement de la France.
Vous avez mon soutien.

lippi 28/08/2015 11:58

Super ! je retrouve mes idées dans votre plan. pour le référendum, j'y ajouterai :
- le non cumul des mandats.
- la limitation de chaque mandat à 3 pour éviter le carriérisme politique qui la tue.
- la limitation à 10% l'imposition sur les entreprises.(reprise de l'emploi, investissements étrangers)
merci

rene fegueux 27/08/2015 03:19

faire !.....j adhere et je vous soutiens miltant "les republcains" isere 9eme

Dom Delandre 26/08/2015 22:29

tout est résumé dans une phrase:
"mes concurrents pillent mon projet"
c'est bien cela le problème et il est à craindre que Woerth soit le fossoyeur de F Fillon en déclinant son projet pour le compte de Sarko.

Guégan 26/08/2015 16:12

Ce début de programme me convient,ceci étant il va falloir convaincre une bonne part de nos compatriotes de la nécessitée absolue de faire des efforts et pour cela il faut leur donner des perspectives concrètes d'amélioration de leur situation!

Lescieux philippe 26/08/2015 15:23

A l'attention des septiques, le suspense des primaires est loin d'être terminé. Il va se passer beaucoup de choses d'ici une bonne année. Aucun médias, analystes et bookmakers sont incapables de prédirent non pas 3 mois, mais 2 mois à l'avance avec certitude ce qui pourra se passer. Nous sommes maintenant dans un monde globalisé et cela comprime de plus en plus les visions à long terme. Les français pour ce constat on été mis à rude épreuve depuis 2012 sous la coupelle de Hollande et sont devenus quasiment dépressifs au sort qui leurs ont été réservé. Attendons les "Régionales" de décembre et là, il va y avoir en France un séisme psychologique concernant le gouvernement en place. Pour l'instant aucun sondage n'est représentatif et concret. Les français n'ont aucune vision exacte des programmes de chacun car il faut bien le dire, nos médias français à 90% en sympathie avec le gouvernement en place et n'ont pas trop envie de faire un comparatif exhaustif en regard des résultats INSEE. Combien de jeunes laissés au bord de la route en 2017? Combien de micro-attentats terroristes réalisés d'ici 2017?

Girard 26/08/2015 14:46

J'aime beaucoup l'idée du référendum en 5 points. Pas question pour les français de répondre suivant l'humeur du moment. Et surtout, respect du vote, pas comme 2005...

Jean-Marc SALLABERRY 26/08/2015 13:11

La situation de notre pays est aujourd'hui alarmante.Plus de la moitié de la population dépend de l'Etat, comme dans un pays marxiste.Dans ces conditions, comment un homme politique qui a besoin des électeurs pour être élu, peut-il défendre une réforme de fond de l'Etat ?

JP 26/08/2015 12:41

Bonjour Monsieur FILLON,
je suis intéressé par votre démarche; je crois en votre sincérité et vos compétences; je vous adresse tous mes encouragements.
Je me permets de vous dire que je ne comprends pas parfaitement votre réponse à la question Que l’on trouve où ?; ce que je comprends pas est "le retour aux 39 heures c’est 600 000 équivalents emplois"

Dans la baisse des emplois aidés, OK
le passage de l’âge de la retraite à 65 ans, OK
l’augmentation du temps de travail dans la fonction publique OK -
le retour aux 39 heures OK c’est 600 000 équivalents emplois - ??? à quoi se rapportent ces 600 000 emplois ? comment est fait le calcul et comment établir le lien direct avec le budget
dans la mise en place d’une allocation sociale unique OK .

Peut-être avez-vous une explicitation de ce calcul dans vos publications? Je saurais gré à l'un de vos collaborateurs de me signaler où trouver l'explication pertinente de cette affirmation.

Enfin, si l'économie est essentielle pour permettre l'épanouissement des citoyens, elle n'est pas tout, ce n'est pas suffisant. Je crois savoir vos convictions mais je ne sais comment vous les conciliez avec la doctrine du Pape François, qui pour intéressantes qu'elles sont, ne sont pas de la même nature que celle d'un Président de la République Française; je pense que vous avez réservé le traitement des sujets sociétaux pour les mois à venir.

Jean-Marc SALLABERRY 26/08/2015 12:14

Vos idées sont parfaitement en ligne avec les nôtres.
Accepteriez-vous d'être le représentant des vrais Républicains à l'élection Présidentielle ?

Patrick COMBEAU 26/08/2015 11:49

Cela fait plaisir de lire ces avis, mais les Français, ou du moins une partie, s'opposent à toute remise en cause du système de redistribution, ou encore modèle social qui nous plonge dans un chômage persistant.
Il faudra du courage pour ne pas flancher comme en 95.
Quant aux migrants, à mon avis la seule solution efficace est de les ramener d'où ils viennent, ce qui freinera considérablement leur décision.
On ne peut accueillir tout ce monde hélas.
En politique étrangère, oui aux relations avec la RUSSIE et la SYRIE, bref tout l'opposé du gouvernement actuel.
Vivement que ça change !

Giraud 26/08/2015 10:28

Aujourd'hui la France est moribonde et pétrifiée dans un immobilisme tel, qu'elle est indéniablement condamnée au changement si elle veut préserver son rang parmi les pays les plus développés de notre planète.Notre président campe sur son idéologie aux recettes venues d'un autre temps, dans son obsession ponctuée de soif de justice et d'égalitarisme, il s'enlise à nous faire croire que le bonheur en guise d'avenir n'est plus très loin. En réalité il n'en est rien la situation sociale et économique de notre pays est au plus bas.Les classes les plus aisées, notamment celles qui entreprennent, quittent le pays pour des destinations meilleures. La France a besoin d'un sursaut de réalisme et de lucidité que d'ailleurs nos partenaires attendent impatiemment. Le seul Homme qui puisse incarner cette nécessité sociale et économique est François Fillon. Je suis intimement convaincu que l'Homme saura apporter à la France la confiance et le souffle qui lui manque pour rester présente sur l’échiquier mondial. Il en a la motivation et le charisme. François Fillon saura se placer au dessus des partis et apporter à notre pays une dimension autre; la lucidité, la modernité et l'énergie qui lui font tellement défaut.

Leclercq Yves 26/08/2015 09:49

Mon soutien confiant.

Charles Gancel 26/08/2015 09:01

Pas pour publication
Attention, avant-dernier paragraphe, avant dernière phrase, écrire "leur" à la place de "ses"

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