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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 06:03

Interview publiée dans le quotidien Le Télégramme à l'occasion de mon déplacement ce vendredi soir à Saint-Brieuc.

 

Il y a dix ans, vous avez publié « La France peut supporter la vérité ». Aujourd’hui, vous signez un nouveau livre, « Faire ». Qu’est -ce qui a changé depuis la parution de votre premier bouquin ?

 

Ce qui a changé, c’est la profondeur de la crise économique et morale qui mine notre pays. Et puis, mon expérience de Chef du gouvernement a renforcé ma conviction que le temps n’était plus aux ajustements mais aux réformes radicales. Plus le temps passe plus j’éprouve en moi une révolte devant le déclin français. Je me sens capable de redresser notre pays en mettant en œuvre des réformes puissantes. Ceux qui pensent que les Français ne sont pas prêts à une vraie rupture ont tort. Partout où je vais, les agriculteurs, les médecins, les entrepreneurs, les chômeurs, tous, me disent leur ras-le-bol de l’immobilisme. Ils sont prêts à prendre des risques plutôt que de s’enfoncer dans la médiocrité. A ceux qui me disent qu’il est impossible de gagner une élection en proposant des réformes radicales, je réponds que le courage de faire est moins douloureux que la lâcheté.   

 

 

Est-ce facile de se présenter à la présidence de la République contre un homme dont vous avez été le premier ministre pendant cinq ans ?

 

Dans mon livre, je parle sereinement et franchement du tandem que j’ai forgé avec Nicolas Sarkozy. Je n’ai aucun compte à régler. La défaite de 2012 a remis les compteurs à zéro. Je ne me présente pas contre un homme, mais pour proposer aux Français un chemin nouveau pour faire de la France la 1ère puissance européenne. Pour cela, je veux faire de la liberté le moteur de notre redressement national. Le sursaut du pays ne viendra pas d’un remake de 2012, avec les mêmes personnalités, les mêmes idées, les mêmes clivages binaires.   

 

 

Après cinq ans passés à Matignon, pensez-vous toujours que le poste de premier ministre devrait être supprimé ?

 

La logique du quinquennat voudrait que nous passions vers un régime présidentiel. Mais je ne veux pas ouvrir ce débat institutionnel. Ma priorité, c’est le redressement économique du pays.

 

 

Vous assumez les cinq ans du quinquennat Sarkozy. Avez-vous cependant des remords ou des regrets sur ce qui a été fait (ou pas fait) pendant cette période ?

 

J’assume le bilan mais je vois aussi ses faiblesses. Il faut en parler car la crédibilité ne va pas sans lucidité. Le marché du travail n’a pas été rénové de fond en comble. L’Etat n’a pas été suffisamment réformé. La lutte contre les déficits n’a pas été frontale. Nous avons une excuse : celle d’avoir été freiné par la pire crise financière depuis un siècle. Dans l’urgence, nous avons dû jouer les pompiers pour protéger les Français, mais ce fut au détriment de la rupture. Sur les 35 heures, sur la lutte contre les déficits, j’étais disposé à prendre des risques et à assumer l’impopularité… Nicolas Sarkozy, non sans arguments, jugeait notre pays trop fébrile pour cela. Ceci étant, sa présidence fut incontestablement plus audacieuse que celle de François Hollande et notre bilan largement meilleur que celui des socialistes.

 

 

Le Front national n’en finit pas de progresser. Comment convaincre les Français de se détourner d’un parti dont vous dîtes que son accession au pouvoir serait une « impasse » ?

 

Plus qu’une impasse, ce serait une déroute économique et sociale pour la France ! Il faut combattre précisément les propositions du FN plutôt que de donner des leçons de morale aux électeurs. Revenir au franc, ramener la retraite à 60 ans, torpiller la PAC, relever tous les salaires, multiplier les droits de douane… Le programme lepéniste, c’est le règne de la démagogie et c’est l’assurance de voir notre souveraineté nationale balayée par la mondialisation ! La meilleure façon de convaincre les électeurs d’où qu’ils viennent, c’est de leur démontrer qu’il y a une façon digne de faire de la politique, avec des valeurs. Et c’est leur proposer un projet très clair, sur l’emploi, sur l’éducation, sur la sécurité, sur l’immigration, qui brise le sentiment d’impuissance.

 

 

Avez-vous le sentiment d’être prêt pour la primaire, même si les sondages ne vous donnent pas favori ?

 

Depuis deux ans, je parcours la France et multiplie les rencontres de terrain. Aujourd’hui, je retrouve mon ami Alain Cadec et Marc Le Fur qui se bat pour sa région. J’aime la Bretagne et je crois que le sérieux de mon message peut y être compris. Les Français voient que je suis expérimenté et très précis dans mon projet. Si les primaires sont, comme je l’espère, un grand rendez-vous populaire et pas une affaire partisane, alors les sondages actuels seront percutés par la vague des 

Interview au Télégramme : "il faut des réformes radicales"

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Publié par François Fillon
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commentaires

Yves Leclercq 28/09/2015 06:55

Chacune de vos interventions est une victoire sur la mauvaise foi, la passion de l'ignorance, la partialité des médias. Quel courage!

Dom DELANDRE 25/09/2015 23:52

F Fillon a enfin trouvé la bonne carburation.
De plus en plus à l'aise face aux journalistes, précis et cohérent. Tout simplement car il croit en ce qu'il dit et que son programme est déjà bien abouti.
Si il continue de la sorte, c'est un pilote d'endurance :), il a toute ses chances lors des primaire.
Surtout ne relachez pas la pression!!

DELCHIAPPO 25/09/2015 11:36

Oui Monsieur le Premier Ministre des actions radicales,rapides comme l'a fait en 1958 le Général de Gaulle soutenu alors dans son action par les Français.
Courage.Salutations

lanzmann 25/09/2015 11:29

Il propose d'abolir les 35 Heures (pas le roi, mais le petit commis des puissants) et bien entendu de
supprimer l'Isf.
Le peuple grand majorité, base de la démocratie aura tout compris.

Ce sale type aurait été un bon esclavagiste au 19E siècle.
Pardon, nous y sommes déjà revenu et ce n'est que le début.

Travailler 39 heures pour être aussi mauvais, avoir mis la France dans le gouffre, franchement cet abruti devrait se retirer définitivement de la vie politique.

Qui a échoué échouera ...

Enfin, ses modèles (reagan cet acteur de séries B raté et cette inifniment médiocre et vicieuse thatcher à la mentalité de racaille) sont révélateurs du bonhomme ...

PICARD 28/09/2015 06:50

La publication de vos propos haineux témoigne de l'esprit démocratique de François Fillon. À mon avis, c'est unique, exceptionnel. Je suis sûr que l'homme politique qui a votre préférence ne l'accepterait pas.

Dom DELANDRE 26/09/2015 18:04

un seul mot pour qualifier ce commentaire: RIDICULE!!

JMP 25/09/2015 10:11

Bravo pour la qualité de vos propos d 'hier soir... avec votre site participatif c 'est vraiment une excellente communication vers les francais...
pour mon compte j adore la question 18 ....
Bref juste une question si "on "travaille plus d 'heure logiquement "on devrait partir plus tot en retraite...
tout au long de ma carrière en plus de mon travail j ai assuré de nombreuses vacations dans d autres hopitaux... (manque de compétences et/ou personnels alors que dans mon propre hopital il prennent des vacataires puisque je ne peux plus faire d 'heures sup ...)

Lambert 25/09/2015 10:04

Que pensez-vous faire par rapport au point suivant:
Les charges sociales sur les dividendes perçus par les gérants de Sarl, qui a institué une espèce d'inégalité entre les associés et obligé bon nombre de sociétés à passer en SAS, bref une hérésie économique.
Le vol et la dégradation des logements institutionalisés par la loi DALO, les gens étaient cambriolés en revenant de vacances, maintenant ils trouvent leur logement occupé avec aucune possibilité de rentrer chez eux, et spolié puisque possession vaut titre !
L'imposition des terrains qui est encore une atteinte au droit de propriété ( voir ici : http://insolentiae.com/2015/09/25/expropriation-des-detenteurs-de-terrains-a-batir-10e-de-taxe-par-m%C2%B2de-terrain-pas-grave-pour-bercy-ledito-de-charles-sannat/)

Vos idées sont très intéressantes.

Cordialement

M LAMBERT

franck 25/09/2015 09:31

Il faut des réformes radicales. Mais aussi et pour beaucoup changer d'état d'esprit. Depuis 30 ans ou plus dans notre pays nous montrons du doigt ceux qui travaillent, ce qui tirent l'économie française , qui tous les jours tentent de tirer l'économie : les entrepreneurs. Bien ils sont aujourd'hui tellement sous pression que pour beaucoup ils ont baissé les bras. Voilà la vraie raison pour laquelle l'économie française ne repart pas. Puis on leur a fait un cadeau ??? L'état aurait fait un cadeau aux entreprises. Que de mépris ce beau monde qui hier à la télé qui était digne de la cour d'un roi. Oui que de mépris et les impôts fonciers n'auraient touché que quelques français. MENTEUR MONSIEUR VALLS, MAIS MENTEUR, . MENTEUR VOUS ETES UNE HONTE MONSIEUR VALLS, DERRIÈRE VOTRE EGO. VOUS NE VOYEZ PAS LA FRANCE DU TOUT? CELLE QUI SOUFFRE. CELLE QUI POUR TRAVAILLER PREND DE L’INITIATIVE ET QUI SOUVENT PERD TOUT !!!! VOILA OU EST LA VRAIE INJURE : VOTRE MENSONGE !!!!

DESGORCES 25/09/2015 08:13

Il ya un choix qui s'ouvre désormais : faut'il faire une ECONOMIE POLITIQUE OU UNE POLITIQUE
ECONOMIQUE.

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