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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 11:21

Le JDD : Dans votre livre, vous dressez un portrait de Nicolas Sarkozy à la fois sévère et malgré tout, dirait-on, complice. Qu’est-ce qui l’emporte aujourd’hui?
Je ne dirais pas que c’est un portrait sévère. D’ailleurs beaucoup le qualifient d’"attachant". C’est simplement la manière dont j’ai ressenti nos relations pendant les cinq années que j’ai passées avec lui. J’ai voulu montrer qu’elles n’avaient rien à voir avec le climat de guerre civile parfois décrit et, en même temps, que certains de ses traits de caractère sont opposés aux miens et ont compté dans la défaite de 2012.

De Nicolas Sarkozy, vous écrivez notamment qu’il "lui répugnait de ne pas être aimé". Vous ne voulez pas être aimé, vous?
Compte tenu de la gravité de la situation du pays, je pense vraiment que la dernière des choses qu’un responsable politique devrait souhaiter, c’est de se faire aimer. On ne redressera pas la France sans faire des choix difficiles. Si je parle de mon tandem avec Nicolas Sarkozy, c’est aussi parce que je veux tordre le cou à une rumeur qui a été installée par d’autres selon laquelle, c’est moi qui aurait été en permanence un frein au changement, et lui qui aurait été un moteur. En réalité, les rôles étaient souvent inversés.

 

"Les Français ne voudront pas d’un strict remake de 2012"

Quelle est la qualité dont vous souhaiteriez que les Français vous créditent?
La volonté, la ténacité, la constance, la capacité à changer les choses. Dans mon parcours, j’ai toujours eu la même volonté de moderniser et de faire : la professionnalisation de nos armées, la privatisation de France Télécom, la réforme des retraites, la réforme de l’école, la lutte contre les déficits… Je suis construit de cette manière et je ne suis pas sûr que ce soit toujours perçu à sa juste mesure. Sans doute parce que je consacre plus de temps à faire qu’à communiquer.

Vous dédiez ce livre à Pénélope, votre épouse, mais vous n’en parlez pas, ni de vos enfants. C’est une ligne rouge que vous ne voulez pas franchir?
Oui. C’est une ligne rouge que nous avons toujours décidé, ensemble, de ne pas franchir. J’ai fait une ou deux exceptions dont le résultat n’a pas forcément été… positif. Dans ce livre, j’ai essayé d’en dire plus sur moi à travers mes origines, mes convictions, mes passions, mon cheminement. Il en normal que les Français connaissent l’histoire et la personnalité d’un candidat à l’élection présidentielle. 

En revanche, vous évoquez longuement votre foi. Vous avez hésité à en parler?
Non, parce que c’est une façon d’expliquer ma conception de la laïcité, qui n’est ni militante ni tournée contre une religion. Pour moi, la laïcité est une liberté. J’aborde une question personnelle, c’est vrai, mais qui, à mon sens, peut intéresser les Français qui veulent mieux me connaître. Je ne l’aurais sans doute pas fait il y a dix ans mais aujourd’hui cela correspond à quelque chose de profond que j’avais vraiment envie de partager.

Que voulez-vous dire quand vous parlez de "laïcité agressive"?
La laïcité agressive, c’est celle qui conduirait à exclure progressivement de la communauté nationale tous ceux qui affirment leur foi. Celle qui, au fond, se fixe pour objectif d’éradiquer toute forme de spiritualité en la considérant comme un acte contre la raison. On constate aujourd’hui que cette laïcité agressive remonte à la surface, notamment en raison des tensions avec une partie des musulmans, et elle conduit à des excès. Vouloir interdire toute forme de prosélytisme à l’intérieur de l’espace public, c’est ma conception de la laïcité ! Vouloir interdire toute manifestation religieuse en dehors du domicile, c’est de la laïcité agressive, quelle que soit la religion.

Cette laïcité agressive est-elle d’abord tournée contre l’Islam? 
Elle a été tournée contre la religion catholique pendant très longtemps. Elle est aujourd’hui tournée contre l’islam, oui. J’ai été un de ceux qui ont été à l’origine de la loi interdisant le voile à l’école, mais je ne comprends pas la polémique qui s’est créée sur le port du voile à l’université. Je suis aussi réservé sur les tentatives d’interdiction des menus de substitution dans les cantines. Il faut raison garder et mettre les contraintes de la laïcité là où il y un vrai danger pour les personnes. Lorsque nous avons interdit le voile à l’école, il s’agissait d’abord de protéger les jeunes filles. Et lorsque j’ai fait interdire la burqa, c’était pour protéger la femme de l’enfermement, non pour brimer sa foi.

"Il n’y a pas eu d’amélioration significative de la compétitivité"

La France est asphyxiée, écrivez-vous, par un manque de liberté. Vous, le gaulliste, seriez-vous devenu un libéral?
Au cours du tour de France que je mène depuis trois ans, j’ai constaté que les Français dans leur grande majorité exprimaient, voire revendiquaient, un besoin de liberté. Ce n’est pas une question idéologique, c’est une question de bon sens. Il y a eu un excès de protection, qui s’est traduit par des normes, des règles, des impôts, des contrôles… Aujourd’hui, le balancier doit revenir du côté de la liberté. Ce qui me frappe, c’est le nombre de tabous et de préjugés dans le débat public. Je rappelle que lorsque le général de Gaulle a été confronté à une situation économique difficile, il a su faire preuve de libéralisme : 1958, c’est un grand moment de libéralisation de l’économie. Moi, j’essaie de me débarrasser de toute conception théorique et d’apporter les réponses dont la société française a besoin. Or, aujourd’hui, la plupart des Français attendent d’abord qu’on leur fasse confiance.

«Notre programme de 2007 ne comportait pas de réformes suffisamment musclées.»

Abrogation des 35 heures, passage à 39 heures pour les fonctionnaires, retraite à 65 ans, 110 milliards d’économies sur cinq ans… Qu’est-ce qui vous fait croire que les Français sont prêts à des réformes radicales, presque une révolution?
Ce serait une révolution par rapport à des pratiques politiques qui étaient d’une extrême timidité! Pas une révolution par rapport à ce qui s’est passé dans la plupart des pays européens, où toutes ces réformes ont été faites depuis longtemps, et qui distancent la France aujourd’hui. Les Français souffrent, et cela en conduit beaucoup vers des propositions dangereuses, comme celles portées par les extrêmes. Ils attendent des mesures fortes. Sur certains sujets comme le temps de travail, qui sont présentés comme des tabous, je suis très frappé de voir qu’en réalité beaucoup de citoyens sont conscients que c’est une erreur économique : pour le pays, pour leur entreprise, pour eux-mêmes. Je crois qu’il y a une prise de conscience des Français, qui attendent désormais des mesures radicales, si elles sont de nature à apporter des solutions. Au fond, ils sont beaucoup plus lucides et pragmatiques que leurs dirigeants. Un des drames de ces vingt dernières années, et cela culmine avec François Hollande et Manuel Valls, ce sont toutes ces mesures au fond symboliques qui provoquent des polémiques incroyables mais qui, en réalité, ne débouchent sur aucune amélioration de la vie des Français. Lorsque nous avons défendu la défiscalisation des heures supplémentaires, nous avions l’impression d’avoir introduit suffisamment de souplesse dans le système pour qu’on n’ait plus à débattre des 35 heures. Mais sur le terrain, il n’y a, en réalité, pas eu d’amélioration significative de la compétitivité. Quand on passe l’âge de la retraite à 62 ans, on a conscience de faire accomplir à la société française un effort considérable et pourtant on ne règle pas le problème de l’équilibre des régimes de retraite. Les Français se disent alors: "Le travail n’a pas été fait". Le programme de 2007 se voulait une rupture par rapport au quinquennat précédent et à une certaine timidité, en matière de réformes sociales notamment. Mais il faut avoir l’honnêteté de reconnaître qu’il ne comportait pas de réformes suffisamment musclées. Nous avons tenu nos engagements, qui n’étaient pas ce que beaucoup s’imaginent aujourd’hui. Nous n’avions jamais promis d’abroger les 35 heures. Nous n’avions pas proposé de supprimer le collège unique. Le programme de 2007, et j’en porte ma part de responsabilité, n’était pas suffisamment ambitieux par rapport à la gravité de la situation. 

Vous écrivez qu’en 2012, au fond, le problème, c’était Sarkozy lui-même, alors que toutes les conditions étaient, selon vous, réunies pour une victoire de la droite. Dans ces conditions, peut-il l’emporter en 2017?
En 2012, toute la campagne a été faite, notamment par François Hollande, sur la personnalité et la manière de gouverner de Nicolas Sarkozy. Son rejet n’était pas lié à son action mais à une incompréhension entre l’homme et les Français. L’antisarkozysme primaire a malheureusement fonctionné. Cela n’augure pas de l’avenir. Il y a une seule chose dont je suis certain, c’est que les Français ne voudront pas d’un strict remake de 2012, avec les mêmes candidats. Ils veulent avoir d’autres choix et ils les auront !

Dans vos propositions sur l’immigration, que vous avez présentées en novembre 2014, vous plaidez pour des statistiques ethniques…
C’est là un tabou incroyable qui fait que personne ne sait en France quelle est la réalité du peuplement de notre pays. Mes propositions, aujourd’hui reprises pour une large part par Les Républicains, je les maintiens. Si on veut vraiment piloter la politique d’immigration comme je le préconise, permettre au Parlement de fixer chaque année le nombre de personnes que la France peut accueillir, ne pas subir une immigration qui ne viendrait que d’une seule région du monde, qui serait déconnectée de nos besoins économiques et nos possibilités sociales, il faut avoir la possibilité de savoir qui on accueille, ce que ces personnes deviennent, comment elles s’intègrent. Pour cela, il faut des statistiques «ethniques ». C’est un tabou qu’il faut faire sauter. Sinon, on restera dans le non-dit, le refus de la réalité. C’est cela qui est en train de faire monter la colère de nos concitoyens, qui constatent un énorme décalage entre le discours sur les nécessités de l‘intégration et la réalité de ce qu’ils vivent tous les jours.

«On ne peut pas être propriétaire des bonnes idées.»

Sur l’immigration, finalement, vous êtes d’accord sur l’essentiel avec Nicolas Sarkozy?
80% des propositions qui ont été faites cette semaine par Nicolas Sarkozy sont dans le document que j’ai rendu public il y a un an sur l’immigration. En revanche, je suis en désaccord sur l’ouverture de centres de rétention dans des pays extérieurs à l’Union européenne. Ce n’est pas réaliste. Ce n’est pas la France ni l’Europe qui vont imposer un régime de privation de liberté dans ces centres. C’est contraire à toutes les règles du droit international. En revanche, je réclame depuis un an qu’on crée des centres d’accueil en Turquie, au Liban ou en Jordanie, financés par l’UE, pour fixer les populations. Le deuxième sujet de désaccord, c’est l’idée qu’on pourrait priver de la nationalité française un enfant à l’âge de 18 ans au motif que ses parents sont des clandestins. J’ai proposé ce que nous avions déjà mis en œuvre avec Charles Pasqua il y a quelques années : la nécessité pour un jeune né de parents étrangers de choisir explicitement la nationalité française à sa majorité, pour qu’il y ait un acte volontaire. Mais laisser pendant dix-huit ans un enfant dans l’incertitude sur sa nationalité, ce n’est pas possible.

"Un projet ne peut pas ligoter notre candidat à la présidentielle"

Vous êtes plutôt assimilation ou plutôt intégration?
J’ai toujours fait la distinction entre l’intégration pour les personnes qui demandent à séjourner sur le territoire français et l’assimilation pour celles qui demandent la nationalité française. On ne peut pas avoir le même niveau d’exigence pour celui qui vient en France, qui va y passer une partie de sa vie mais qui ne veut pas accéder à la nationalité française, et pour celui qui demande à devenir Français. Celui-là doit faire corps avec la nation. Je propose d’ailleurs de durcir les conditions d’accession à la nationalité française et, en particulier, de ne pas l’accorder automatiquement en cas de mariage avec un Français.

Vous n’avez pas l’impression de vous faire piller votre projet?
On ne peut pas être propriétaire des bonnes idées! 

Nicolas Sarkozy a choisi de consulter les militants via Internet sur l’immigration. Vous approuvez cette méthode?
Personne ne peut être contre le fait de consulter les militants. On peut toutefois se demander si les questions qui sont posées aux militants ne devraient pas au préalable faire l’objet d’un débat interne, notamment dans le cadre du bureau politique. Cela serait plus logique de se mettre d’accord ensemble sur les questions qu’on pose. Pour le reste, il est normal qu’un parti ait un projet. Simplement, ce projet ne peut pas ligoter notre candidat à l’élection présidentielle. Ce serait totalement contraire à l’esprit du gaullisme et à la Ve République. On ne peut pas à la fois en appeler en permanence aux mânes du gaullisme et ensuite expliquer que le candidat à l’élection présidentielle est juste une sorte de "chargé d’affaires" qui porterait le projet du parti. C’est un contre-sens.

Vous écrivez que, tôt ou tard, il faudra dialoguer en Syrie avec Bachar El-Assad. Peut-on dialoguer avec un homme qui a plus de 200.000 morts sur la conscience?
Est-ce qu’on veut arrêter la guerre civile en Syrie et détruire Daech? Si on le veut, il faut une puissante intervention militaire, au sol, qui, de mon point de vue, doit être conduite majoritairement par des forces de la région. Cette opération militaire ne peut réussir que si elle est coordonnée avec le régime syrien. Si on doit faire la guerre en Syrie à la fois contre Daech et contre le régime de Damas, c’est-à-dire contre tout le monde, on n’a aucune chance de la gagner. Face au danger que représente Daech pour la paix mondiale, il faut choisir. On a un adversaire immédiat, mortel. Si on veut l’abattre, il faut travailler avec les Russes, parler avec les Iraniens et laisser pour l’avenir la question du sort de Bachar El-Assad même si ma conviction est qu’il n’a pas d’avenir à la tête de la Syrie. Si on pose la question de la transition comme un préalable, on se lie les mains comme on le fait depuis trois ans, et en voulant avoir un comportement parfaitement éthique, on laisse en réalité mourir des milliers de gens. Beaucoup de ceux qui parlent de cette question ne mesurent pas la difficulté de rétablir la paix en Syrie aujourd’hui, et le danger que représenterait la chute du régime de Bachar El-Assad, qui n’est plus exclue. Chaque jour le régime s’affaiblit. S’il tombe, Daech prendra le contrôle de la Syrie.

«La troisième guerre mondiale, cela commence à y rassembler.»

Vous n’hésitez pas à parler dans votre livre de "troisième guerre mondiale"…
En tout cas, cela commence à y ressembler. Les conséquences de ce conflit aujourd’hui atteignent tout le Moyen-Orient, une partie de l’Afrique et l’Union européenne à travers le terrorisme et la question des réfugiés qui déstabilise l’Europe. Car ce qui est en train de se passer en ce moment, c’est un affaiblissement du projet européen avec des institutions incapables de tenir une politique, des pays qui se divisent, et des frontières qui se réinstallent…

Dans votre livre, vous écrivez : "Je préfère passer pour un terne plutôt que pour un illusionniste (…) Ce n’est pas ainsi que je suis entré en politique et ce n’est pas ainsi que je quitterai la scène." Si vous échouez à la primaire, vous quitterez la politique?
J’aborde le rendez-vous des primaires avec la conviction de savoir ce qu’il faut faire pour redresser le pays. Si les électeurs de la droite et du centre me font confiance, je mettrai en œuvre cette ambition sans faillir. Je ne suis pas dans une perspective de carrière. J’aborde le rendez des primaires comme un rendez-vous décisif pour faire gagner un projet radical pour mon pays dont le déclin me révolte. J’ai envie de régler son compte à cette idée tellement française et qui a fait beaucoup de mal à notre pays, selon laquelle ce n’est pas la réalité qui compte mais l’image. M. Cameron n’est pas d’un charisme exceptionnel, mais il a un bilan positif à la tête du gouvernement anglais. Mme Merkel n’est pas à la une des magazines people mais elle a un bilan formidable à la tête de l’Allemagne. Beaucoup de pays en Europe sont dirigés par des gens sérieux, solides, qui travaillent en équipe et qui font leur travail avec efficacité. Il faut que la France devienne adulte sur ce point. On ne peut pas continuer éternellement à poursuivre l’objectif mythique d’une personnalité quasi divine qui pourrait par sa seule existence régler tous les problèmes. C’est toute l’ambigüité d’un pays qui a guillotiné un roi et qui n’a qu’une envie : le remettre sur le trône. Il est temps de voter pour un projet et pour un responsable qui l’applique avec rigueur.

"J’ai le goût du défi"

Quand Nicolas Sarkozy dit aux lecteurs du Parisien : "J’ai beaucoup appris de la défaite", vous souriez ou vous applaudissez?
J’applaudis. Porter un critique sur le passé pour en tirer des enseignements est une règle de vie fondamentale dans l’exercice du pouvoir comme dans le quotidien de chacun. Le projet que je propose aujourd’hui tire profit de toutes les ressources de mon expérience.

«Les collectivités locales doivent réfléchir avec l’Etat à la baisse de leurs dépenses.»

Samedi, les maires ont défilé pour protester contre la réduction des dotations de l’Etat. Vous qui voulez faire 110 milliards d’économies en cinq ans, vous les soutenez?
Je comprends leur colère. D’un côté, on leur impose une baisse extrêmement brutale de leurs financements. De l’autre côté, l’Etat, lui, prend des décisions absurdes comme la suppression du délai de carence pour les fonctionnaires ou la création de 60.000 postes dans l’Education nationale. Par ailleurs, tout en réduisant les dotations, l’Etat continue d’imposer, à travers ses normes et un certain nombre de transferts de responsabilités, des dépenses supplémentaires aux collectivités. Il faut se mettre à la place d’un élu, notamment d’une commune modeste, coincé entre les dotations qui baissent et des tonnes de réglementations supplémentaires. Je comprends donc cette colère mais, en même temps, je dis à mes amis : les collectivités locales doivent réfléchir avec l’Etat à la baisse de leurs dépenses. Elle est inévitable si on veut réduire les déficits publics. La dépense publique représente 57% de notre PIB, quand la moyenne en Europe est de 48%. Il faudra descendre en dessous de 50% pour que la France retrouve une certaine capacité de croissance. Les collectivités locales doivent donc se préparer à réduire leurs dépenses, mais il faut qu’elles le fassent dans une concertation avec l’Etat pour qu’il réduise dans le même temps les contraintes qui pèsent sur elles.

Vous êtes un passionné d’alpinisme et de Formule 1, deux sports qui ont un point commun : ils sont dangereux. Vous vous présentez à la primaire de 2016 en position de challenger. Seriez-vous un casse-cou, M. Fillon?
(Sourire)… J’ai le goût du défi et je ne déteste pas me mettre un peu en danger... Au volant comme sur les sommets, courage, persévérance et vigilance sont les secrets du succès.

Faire, Albin-Michel, 315 p., 20 euros.

Mon interview au journal du dimanche

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Publié par François Fillon
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commentaires

Jean-Lou Prengère 23/09/2015 09:22

un Homme d'état comme les Français aiment, pas "langue de bois", pas à la recherche d'effets Médiatiques, respectueux de ses Adversaires, mais combatif; porteur d'idées concrètes ,pas pour plaire,mais pour Agir. Il parle comme une Personne qui veut apporter le Meilleur d'elle même pour donner satisfaction au plus grand nombre,sans démagogie, sans cacher la Réalité mais avec un esprit d'Humanisme et de réalisme qui manque tellement dans le monde Politique (sauf Jean-Louis BORLOO .. Parti Radical Valoisien). malgré qu'il soit écarté depuis des mois du Cercle Médiatique qui "gouverne"par influence les choix politiques des Français .. (les "Affaires.. les sondages " les "rumeurs" ..de divisions ..d'alliances..) le grand Jeu (et enjeu)- Médiatique- Financier...et de carrières à installer ou à sauvegarder.Inutile de les nommer ils se reconnaîtront parmi les leurs..

Pillard 21/09/2015 22:46

Enfin un homme sérieux et travailleur, çà change des autres !

Pillard 21/09/2015 22:44

Excellent, c'est un homme qui sait travailler en bonne harmonie avec son équipe; nous n'avons pas besoin d'un matamore mais d'un homme comme lui. La preuve Sarko lui pique en grande partie son programme, facile....

laurie 21/09/2015 16:40

Je suis d'accord à 100% avec vos projets pour relever la France.
Aussi je voterai pour vous aux primaires de 2016
et j'espère que vous serez le candidat des républicains en 2017...
C'est un homme d'état comme vous dont nous avons besoin !

J.P 21/09/2015 15:03

J'adhère complétement à votre pensée et au programme que vous proposez.
Il reste à espérer qu'il existe à droite (ou au centre, droite ou gauche) des hommes et des femmes sérieux et raisonnables, en nombre suffisant, prêts à vous suivre et vous donner la première place aux primaires.
Il faut y croire; Rien n'est joué.
Les français sont un peuple nitelligent: On peut croire encore à un sursaut salutaire dans les urnes, loin des effets de manche de certains...
Bon courage pour la suite!!

Werner 21/09/2015 09:38

Oui Mr Fillon votre programme affiche la rupture et c'est ce dont la France à besoin
Oui Mr Fillon j'ai envie de vous suivre pour cela.
Alors Mr Fillon en tant que futur président qui affiche des valeurs telles que volonté, ténacité, constance et capacité à changer les choses ne devriez vous pas, sans doute, équilibrer votre temps à faire et votre communication pour cette dernière ligne droite qui sera décisive et où votre personnalité aura un impact tout aussi fort que votre programme.

Calin 20/09/2015 18:05

Bravo Monsieur Fillon, enfin un homme politique qui parle vrai. Je n'ai pas encore lu votre livre "FAIRE" mais les quelques mesures que vous proposez et dont j'ai entendu parler dans les médias, me confortent dans l'idée que vous êtes sur la bonne voie, celle du redressement de notre pays...

Yves Leclercq 20/09/2015 17:20

Je suis entièrement d'accord avec votre philosophie politique, avec votre évaluation des hommes dont vous parlez, avec votre vision de l'affaire syrienne et de ses solutions incontournables. Le désir de s'engager exprimé par Vladimir Poutine éclaircit et simplifie la recherche de la solution de la guerre civile. Je n'ai jamais caché que je n'aimais pas ce dirigeant, mais en Syrie, ses intérêts coïncident avec les nôtres.

Kim éric 20/09/2015 16:21

J'ai cet article, j'ai écouté ce matin F. Fillon sur Europe1 et j'entends enfin un homme politique qui ne parle pas comme un politicien (des grandes phrases et des idées générales fourre-tout). ça m'a poussé à aller voir sur son blog. Surprise ! Voilà enfin quelqu'un qui a vraiment réfléchi sur un programme, non pas pour séduire des électeurs potentiels, mais pour "FAIRE". Ce qu'il propose apparaît comme indispensable pour changer notre France et arrêter notre déclin par rapport à tous nos voisins. (Nous sommes le SEUL pays européen à n'avoir pas inversé la courbe du chômage avec la ..Grèce !)

bertin jp 20/09/2015 13:09

C'est bien !
J'ai fait l'effort de vous regarder et écouter,ce matin
à une heure où je suis traditionnellement occupé à l'extérieur.
Pour la première fois depuis des décennies,un homme politique
français en mesure de devenir potentiellement président,
a tenu et maintenu des propos et propositions,en décalage
complet avec le " système ".
C'est bien,très bien. OUI ,çà fait du bien......,on se sent un peu moins seul...!

Bernard Maillard 20/09/2015 12:49

Un coin de ciel bleu sur un paysage politique en friche !

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