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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:13

Je vous invite à lire cet édito paru dans le quotidien Les Échos

 

 

Quand François Fillon a décidé d'intituler « Faire » son livre programme et témoignage, il prenait naturellement le risque qu'on lui dise « Pourquoi feriez-vous demain ce que vous n'avez pas fait hier ? ». Il en a bravement fait le titre même d'un chapitre qui s'en explique, avec quelques bonnes raisons et sans tomber dans le travers du « Ce n'est pas moi c'est l'autre ». Il résume : « Je ne m'approprie pas ce bilan : c'est le sien. Je ne renie pas ce bilan : c'est le nôtre. » Les amateurs de règlements de comptes en seront frustrés, ceux qui espèrent encore en la politique plutôt soulagés. Parmi les commentateurs, les uns relèveront la sincérité du propos, les autres en noteront l'habileté. Ces derniers seront plus nombreux parce qu'ils voudront paraître plus malins que les autres.

Le but n'est pas ici de faire la critique du livre (elle sera mieux faite ailleurs) mais d'en relever une forme d'originalité, méritoire dans ce pays d'incontinence éditoriale. Pour résumer : cet objet politique pas tout à fait comme les autres a été visiblement pensé et écrit par son auteur. Un professionnel y regrettera même parfois l'absence de clausules de « rewriter ». Justement : pour ce qui est de gouverner, mieux vaut un Premier ministre compétent et sincère qu'un vendeur roué. D'où sans doute la faveur de ce livre auprès des acheteurs dans les premiers jours de sa publication. Si elle se confirmait, elle montrerait que Fillon aura eu raison d'adopter au moins deux partis. Celui d'éclairer son engagement par un récit personnel de son propre itinéraire et de ses expériences, celui d'annoncer sans circonlocutions les principales mesures qu'il prendra s'il est élu. Il suffit d'en évoquer quelques-unes (suppression de l'ISF, allocation sociale unique, condensation du Code du travail et négociations sociales d'entreprises…) pour confirmer qu'à ses autres qualités, l'entreprise ajoute le courage.

Le courage, voilà qui fait s'esclaffer toute la classe politique. Aux yeux de ses représentants, ce programme libéral (l'économie délivrée) proposé par un gaulliste (le sens de l'Etat) est courageux donc im-po-pu-laire. Donc son auteur sera battu. Parce qu'ils en sont toujours là, justement, les électeurs les battent l'un après l'autre. 


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021359610952-dire-ecrire-faire-1160580.php?vcHx2oh011FztOLz.99

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Publié par François Fillon
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commentaires

jean noel 07/10/2015 19:19

sur france 5, vous parlez de la retraite à 65 ans, l'arret des 35 heures...
vous êtes juste en dehors du système:
un homme est senior à 42 ans, et si par malheur vous sortez du système, AUCUN espoir de retrouver un emploi...
quand la classe politique rejoindra la masse au niveau de la durée nécessaire pour la retraite?
et tant d'autres points qui font que vous ne pouvez pas être crédible.
Et je ne parle pas des malversations, domaine ou les politiques sont passé maîtres!

Robert 05/10/2015 16:44

Quel dommage que les français soient tellement attachés à leurs petites communes et leurs petits villages, si bien qu'il n'est politiquement possible de parler de fusion de communes. Sur 91 000 collectivités territoriales en Europe, 37 000 sont françaises... Voilà un filon d'économies d'échelle qu'il serait possible de creuser.

(Source pour les chiffres: www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/collectivites-territoriales-pays-union-europeenne.html)

BERTON 04/10/2015 11:35

Mr. FILLON, en lisant votre livre j'ai découvert un homme capable de gouverner la France, un homme qui est au fait des réalités a agir pour remettre la France au rang qu'elle mérite en prenant les mesures difficiles mais nécessaires voire indispensables. Une majorité de Français demandent ce changement drastique, vous avez les idées et la volonté nécessaire. Continuez a faire connaître vos points de vue
et votre programme, enfin un changement pour "Faire et Agir".

gilles 04/10/2015 08:33

Je vois beaucoup de commentaires élogieux. Les journalistes prudents se disent que peut être ils ont négligé une tête qui finalement monte.
Mais la réalité est dure et il faudra la digérer. Quand on voit le Portugal http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/10/03/20002-20151003ARTFIG00011-le-portugal-l-anti-grece-vote-dimanche.php, ou l'Italie, on voit bien que le chemin pour purger la récession passe par les moyens donnés aux acteurs économiques pour solder leurs déficits. Et à ce sujet, il n'y a pas 36 solutions.
C'est pour cela que les socialistes font finalement peu de réformes, espérant que le temps et l'inflation/croissance naturelle purgera à la longue les déficits de l'Etat et les emprunts des économies privées. Les candidats de droite classique sont peu différents quand on les écoute, se gardant d'ailleurs d'aborder les questions de fond. Rien chez NS, ni A Juppé n'est clair à ce sujet. Le flou est bien entretenu, chacun se disant qu'il y a un mécontentement majeur qui portera la droit eu pouvoir , donc qu'il faut être le meilleur surfeur de la vague. Grosse erreur !

La réalité, c'est que les pays comme le Portugal et l'Italie qui connaissent aujourd'hui la croissance sont passés par ce mouvement de solde de leurs déficits économiques. ce qui a pour effet notamment de mettre l'accent des rémunérations sur l'effort de ceux qui innovent et travaillent.
Oui, les premiers perdants sont ceux qui bénéficient d'une situation héritée d'un système ou d'une rente de situation. Mais est-ce injuste de miser ainsi sur ceux qui se créeront demain en risquant, innovant, une position, alors qu'ils n'ont rien aujourd'hui, que leur intelligence et leur effort dont tout le monde profite ?
Je pense que c'est là qu'est le gisement de richesses collectives à venir, donc les emplois de demain. Que les entreprises de France puissent réellement licencier et réellement réformer et que cessent les discours soporifiques de gauche et de droite classique.
Depuis 2008, la richesse crée par les économies occidentales a été diminuée par deux, de 40 % pour être précis. Mais les entreprises de France ont pour obligation tous les mois de payer la même masse salariale. Malheur à une entreprise qui n'a plus les moyens. Pour se séparer d'un salarié, elle doit payer jusqu'à 3 ans de salaire !!! Il ne faut pas s'étonner du rythme de disparition de 60 000 entreprises par an pour cette raison. Et il ne faut pas s'étonner non plus de l'esprit qui persiste dans les entreprises. "Je suis là dans les meubles, alors le patron, il dit ce qu'il veut mais je suis bien là" l'exemple d'une génération qui montre qu'elle ne fera rien ou ce que j'appelle l'esprit des 35 h "La vie n'est pas que le travail".

Certes, on peut à titre personnel être humainement d'accord à cette attitude, mais dans une économie qui par un mouvement mondial de solidarité - pourquoi pour un même travail, un travailleur occidental gagnerait deux fois plus qu'un travailleur asiatique ? est la question - a divisé presque par deux les revenus des entreprises, nous détruisons méthodiquement les entreprises, pas les très grosses, mais les petites, vous savez celles qui représentent 90 % des créations d'emplois... Parce que les très grosses, elles créent les emplois là où ils sont moins chers...
Bon courage

JPAM 02/10/2015 14:52

Le passé, c'est le passé. C'est entendu. Il ne sert à rien de se lamenter, ce qui a été fait, ou pas à un moment donné doit être analysé et, éventuellement corrigé. Il ne sert à rien de gesticuler si on ne tire pas des leçons des erreurs.
Monsieur Fillon vous avez, parfois, eut ce très rare parlé vrai vis à vis des français et de vos pairs. Votre seul vrai tort c'est de d'être resté premier ministre alors même que vous saviez que le cap choisi n'était pas le bon.
Fasse que cette expérience vous serve pour l'avenir.

kraft.Claude@free.fr 02/10/2015 09:01

Je suis entrain de lire l'excellent livre de François Fillon"faire bien entendu je partage ce qu'il dit c'est pour rien que je suis engagé d'abord France.9 bien sûr maintenant force républicaine pour une vraie alternative face aux socialos qui font tant mal pour le pays et soyons ensemble les militants de France avec François fillon le plus nombreux bien entendu l'alternance est en marche rien ne l'arrêtera grâce à François fillon!!

penda 02/10/2015 08:33

Sous le titre « Comme il est doux de se payer Nadine Morano » Philippe Bilger dénonce son abandon par les « Républicains »
Les lâches dit-il….. Oui Les lâches ! Pauvre est celui qui n‘a plus rien à défendre, ni race, ni culture, ni histoire, ni Patrie… Pauvre celui qui ne peut respecter l’autre, sans puiser dans la honte de soi. Faut-il aimer cette République qui, au nom de la bonne conscience, ourdit le meurtre de son âme ?
Cette honte de soi (je parle de l’homme blanc) Aimé Césaire n’a cessé de la distiller au « très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle » qui, dit-il, porte en lui un Hitler qui s’ignore. Je le cite : « Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation contre l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les arabes d'Algérie, les coolies de l'Inde et les nègres d'Afrique [...] »
Cette charge qui fait de mon père un Hitler qui s’ignore, je ne puis l’accepter, ne serait-ce qu’au nom de ceux qui se sont battus (et qui sont morts) en luttant contre cette barbarie.
Les mêmes qui encensent Aimé Césaire en tant que « Politique » (comme le fait Mme Taubira) et pensent comme lui que le bourgeois blanc du XXe siècle portait en lui un Hitler qui s’ignore, vont de même verser des larmes hypocrites sur leurs tombes.
Tout cela conduit, comme le disait Nietzche « Dans le sens d'une homogénéisation des sociétés humaines, d'une "médiocrisation" sociale et culturelle généralisée. Ceci équivaut à la création d'un citoyen moyen, sans qualité, formant un troupeau suivant des vertus d'obéissance à l'ordre social, quasi-esclaves, satisfaits toutefois de leur condition (qu'ils ont voulue). Cette socialisation de l'homme (le grégarisme planétaire) revient à bâtir une infrastructure d'où pourront surgir de nouvelles classes dominantes, et ce nivellement recèle donc une nouvelle possibilité de hiérarchie ».
Mais, comme le chantait Jacques Brel, « On a vu souvent, Rejaillir le feu, De l´ancien volcan, Qu'on croyait trop vieux » N’entend-on pas du côté de l’Espagne retentir les « Tomba, tomba, tomba » d’hymnes contestataires contre les ventres pleins et les fiertés à genoux ?

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