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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 08:47

Interview parue ce matin dans l'Union à l'occasion de mon déplacement à Reims.

 

Alain Juppé dénonce les «chantres du déclinisme», y compris dans son propre camp. Vous êtes-vous senti visé ?

Pas du tout. Le déclinisme consiste à penser que le décrochage de la France est inéluctable. Je propose au contraire un projet pour la redresser ! Nier les difficultés du pays, nier que le chômage augmente, que la dette nous coule, nier que la France perd du terrain, ce n’est ni honnête ni utile. Si on veut mettre en oeuvre une politique de redressement national, il faut d’abord faire un constat réaliste. Alain Juppé pense que le changement peut se faire dans la continuité. Je pense au contraire que notre pays a besoin d’un changement radical qu’on peut résumer en un mot : la liberté. Depuis trente ans, la France a choisi la voie de la surprotection de ses citoyens contre tous les risques. Nous sommes allés tellement loin dans ce sens que la créativité, l’intelligence, la capacité d’innover des Français ont fini par être totalement bridées. 

 

La France a 2000 milliards de dettes. Tous les gouvernements n’en sont-ils pas responsables, y compris celui que vous avez dirigé pendant cinq ans ?

Lorsque  j’étais à Matignon, nous avons affronté une crise majeure qui s’est traduite dans tous les pays d’Europe par une envolée de la dette. La France a encaissé comme les autres. La différence avec les Anglais ou les Allemands, c’est qu’une fois la crise passée, ces pays se sont engagés dans une stratégie drastique de réduction des dépenses et du déficit. A partir de 2012, la gauche a adopté une politique rigoureusement inverse. On voit où cela nous a mené. Ces élections régionales sont l’occasion de réagir. Ici, Philippe Richert a la rigueur et l’expérience pour servir cette grande région.

 

Pourquoi ne pas avoir mené entre 2007 et 2012 les réformes que vous préconisez aujourd’hui ?

Je peux avoir le regret de n’être pas allé assez loin sur la réforme des 35 heures ou la baisse des charges sociales, mais dans le feu de la bataille contre la crise financière, il nous a semblé qu’il était impossible de le faire. Je propose aujourd’hui un projet beaucoup plus percutant que celui de 2007. Ma bataille consiste à présenter aux Français le programme le plus efficace sans leur dissimuler la vérité, sans masquer la nécessité de l’effort.

 

Les Français y sont-ils prêts ?

Je viens de passer deux ans à rencontrer des salariés, des artisans, des chefs d’entreprises, des agriculteurs, des commerçants... Tous sont très conscients que les politiques menées depuis longtemps mènent à l’échec. Un nombre grandissant d’électeurs fait le choix de l’extrémisme qui serait catastrophique pour l’économie française. Mais cela démontre qu’il y a une colère et surtout une attente de mesures énergiques et pas simplement un retour en arrière ou une politique d’ajustements modestes qui ne répondraient pas à la gravité de la crise.

 

Les «voyous» d’Air France, comme vous les avez qualifiés, devaient-ils être arrêtés chez eux au petit matin ?

Leur violence est coupable. Contrairement à ce que prétend Jean-Luc Mélenchon, il n’y a pas que les salariés ou les syndicalistes qui soient traités de la sorte, il y a aussi parfois des responsables politiques. Mais il est vrai qu’on pourrait s’abstenir d’aller chercher les gens à 6 heures du matin chez eux dès lors qu’ils ne sont ni des criminels, ni des terroristes...

 

Qu’avez-vous pensé de la réponse du chef de l’Etat, interpellé par Marine le Pen devant le parlement européen ?

J’ai été scandalisé par l’attitude de Mme Le Pen. Quoiqu’on pense de la politique socialiste, on ne traite pas le président de la République de cette façon dans une enceinte internationale. C’était à la fois humiliant et grossier. François Hollande a répondu comme il devait le faire.

Interview à l'Union : "il y a une attente de mesures énergiques"

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Publié par François Fillon
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commentaires

Reiller 22/10/2015 17:58

J'ai lu "FAIRE". Déception à la fin : rien sur le rôle des élus; ni sur leur possible représentativité réelle; et rien sur l'indispensable contrôle de l'efficience des services publics via une cour des comptes appuyée enfin par l'assemblée nationale, ou autre dispositif moins don quichottesque que l'actuel. Dommage.

pore j.j. 21/10/2015 13:56

bravo pour votre intervention sur europe 1 ce matin completement d'accord avec vous.

bertin jp 17/10/2015 15:46

Juppé,Hollande, ....gérants satisfaits du déclin,
et de l'asservissement des français,ne comptent pas
demander d'effort aux français . Démagogie ou soumission à l'empire ?
Les dettes sont le socle de notre dépendance !
On peut compter sur Hollande et Juppé pour payer des impôts
dividendes de nos créanciers !
Faire le lit du déclin,et accuser les partisans de notre liberté
de déclinisme est insupportable !.

ROBERT 17/10/2015 09:55

Très bien analysé et proposition fort intéressante mais vous oubliez le mot clé , c'est celui de responsabilité :

Il faut que chaque Français devienne responsable !

RESPONSABLE

François Carmignola 16/10/2015 21:33

Ce qu'il y a de remarquable avec la question "pourquoi ne pas avoir déjà fait ce que vous voulez faire?" c'est qu'elle est un service rendu à la proposition de Fillon !
Merci messieurs de la poser encore pour qu'y réponde mieux. Vive Fillon !

p 16/10/2015 15:34

Bonjour Monsieur Fillon,

Une idée, qui, si elle était reprise par vous, pourrait fédérer les français sur un projet commun. Lancer une grande campagne, dans toutes les écoles de France, école de musique, Maison des arts et de la Culture, sur l'idée de changer l'Hymne National…..Allons enfants de la Patrie, le jour de gloire, qu'un sang impur, etc….ce texte ne parle plus à personne…..Je pense que lancer un concours et faire voter l'hymne qui serait précipiter par toute la nation, permettrait à tous de s'y reconnaitre, y compris les français de fraiche date, ou qui serait d'origine étrangère….ne pensez vous pas que cette idée, qui s'est déjà faite dans d'autres pays, pourrait fédérer les français pour un projet commun, quelque soit leur bord politique, ou leur religion. Un hymne où chacun se reconnaitrait et qui permettrait une grande réflexion, sur l'idée d'un pays, l'idée de notre pays et ce qui nous relie à lui.

Pesca 18/10/2015 08:35

Cher ami, ça ne me semble pas une idée souhaitable: il y a un attachement émotionnel à notre hymne. Un point d'accord très large, à mon avis. Et tant de sujets de division par ailleurs... Cordialement

Leclercq Yves 16/10/2015 15:30

Votre travail d'information des français des réalités d'aujourd'hui, et des décisions courageuses que vous prendrez, commence à porter ses fruits. Un sondage auprès de ses lecteurs du Point, vous donne 51% de chances de gagner la primaire des Républicains.

JPP 16/10/2015 10:11

Continuez vous êtes sur le bon chemin, merci §

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