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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 10:03

Vidéos et principales déclarations lors de mon interview ce matin au micro de Patrick Cohen

L'ancien Premier ministre publie Faire (Albin MIchel), un livre qui mêle confidences et programme politique dans la perspective de la primaire de la droite en 2016 à laquelle il est candidat.

 

 

Vous avez entendu Hollande hier : "Poutine, non pour le moment ce n’est pas notre allié"

Vous remarquez qu’il rajoute « pour l’instant ». C’est le résumé d’une politique menée depuis trois ans, qui ne décide pas.

Aujourd’hui, notre inaction, pas seulement la nôtre, celle des européens, des américaines, laisse le champ libre à poutine.

 

Mais il y a eu des dialogues avec les Russes...

Depuis François Hollande, il n’y a jamais eu de véritable dialogue avec la Russie sur ce sujet. J’en ai parlé avec le Président russe et  […] Le résultat est que la Russie est seule sur le terrain. Le Président de la République a beau parler sur Arte, il est quasiment hors-jeu sur le règlement de ce conflit.

 

Hollande a parlé à Poutine, il lui a demandé trois choses : que cesse les bombardements par explosif des civils, que les bombardements se portent uniquement sur Daech, qu’il y ait un plan de transition pour le départ d’Assad, apparemment poutine a répondu non à ces trois questions.

Aujourd’hui comme le dit Jean-Pierre Chevènement si l’Etat islamique tombe c’est Bachar-al-Assad qui prend le pouvoir. […] Que ce soit moral ou pas moral ce n’est pas le sujet.

Je dis que le régime syrien de Bachar al-Assad, depuis son père, est un régime criminel […] qu’il  a assassiné un ambassadeur de France.  C’est un régime insupportable. Je remarque que tous les régimes ont eu des relations avec les Syriens. […] La question est comment on met un terme à la situation sans que l'État islamique prenne le pouvoir.

 

"Je ne me résous pas à ce que la question morale soit absente de la diplomatie", dit Alain Juppé

C’est un désaccord que nous avons avec Juppé depuis le début. Il pense que c’est la révolte d’un peuple contre un dictateur. […] Je pense que c’est plus compliqué que ça. […] Quand on a des objectifs moraux il faut aussi se donner les moyens de les atteindre.

 

 

Dans votre livre, vous racontez que la confiance de Poutine dans les européens a été rompue à cause de l’épisode libyen.

J’essaie de dire que quand on veut être efficace en politique étrangère il faut comprendre l’attitude de ses voisins. […] L’explication de Poutine est dans le livre que je publie : l’inquiétude des Russes de voir la menace islamique monter à leurs frontières.

 

"Le septennat non-renouvelable est une très mauvaise idée

Est-ce que vous soutenez la proposition d’un député socialiste d’un impôt sur le revenu pour tous ?

Ce serait bien que tout le monde paie l’IR dans notre pays et pas seulement 40 ou 45% des Français.

Je propose une solution plus radicale pour les allocations sociales : les rassembler en une seule. Qu’elle soit liée à la situation de famille, aux revenus, qu’elle soit distribuée par un seul organisme. […] cela permettrait d’avoir un système social plus juste que celui d’aujourd’hui.

 

Vous n’êtes plus favorable au principe d’universalité ?

Je reste favorable l’universalité des allocations familiales, en regardant la situation des comptes du pays. Mais la réforme principale doit concerner l’ensemble des aides sociales. Elles sont injustes. Il y a surtout un système de seuils qui rend inefficace le retour au travail. IL y a un seuil au-delà duquel on gagne plus que si on ne travaille pas.

 

Le budget 2016 ?

Il consacre le mensonge de François Hollande. […] Quand vous regardez ce budget les dépenses de l’Etat augmentent de 1 milliard. Le nombre de fonctionnaires augmente. Cela signifie qu’on a arrêté toute les politiques structurelles d’économie en matière de dépense de l’Etat. […] Je suis prêt à revenir ici dans un an pour dire qu’on ne sera pas à notre objectif de 3,3% de déficit. […] L’objectif de 3% recule comme l’horizon comme quand vous marchez.

En 2016 on sera le seul grand pays européen qui ne sera pas à l’objectif des 3%. […] Même la Grèce s’est fixé un objectif de 3%.

 

Votre remède de cheval : 110 milliards d’euros sur l’ensemble des dépenses publiques. Mais vous ne vous interrogez pas sur l’effet sur notre économie ?

On a quasiment le record d’Europe de chômage des grands pays. […] Quand je regarde les pays qui ont réussi, les Anglais, les Allemands, les Canadiens, les pays d’Europe du nord ont réduit la dépense et relancer la croissance.

Je ne crois pas que ce soit récessif de supprimer quelques emplois dans les collectivités locales.

 

Vous feriez un référendum pour supprimer les communes ?

Je voudrais un regroupement des communes dans les collectivité de communes.

 

Si vous perdez le référendum que voulez faire après être élu en 2017, vous partez ?

Il y a peu de chance de le perdre. Il faut accélérer le mouvement.

Je voudrais aussi poser la question du nombre de parlementaires, la modification des régimes sociaux du public et du privé.

 

Pourquoi pas une gouvernance sur le modèle allemand ? Et quid du septennat non renouvelable ?

Je pense que le septennat non-renouvelable est une très mauvaise idée. Un Président qui n’a pas le soucis d’être élu, le peuple n’a plus aucun contrôle sur lui. Sur la deuxième question, on n’est pas dans un régime parlementaire comme en Allemagne, le Président est élu au suffrage universel, c’est difficile de lui demander d’inaugurer les chrysanthèmes.

 

Il faut que l’équilibre entre le Président et le Premier ministre soit rétabli.

Le Premier ministre est en ligne direct avec la majorité parlementaire […] Je pense qu’il y a eu une dérive ces dernières années dans le rapport entre les deux têtes de l’exécutif qui doit être rétablie. En fait, il s’agirait juste de respecter les institutions dans leur esprit.

 

Pourquoi vous êtes allé donner une conférence au Kazakhstan ?

Je n'ai jamais caché le fait que j’avais une activité de conseil à travers le monde. […] Le Kazakhstan est quasiment un des premiers fournisseurs en énergie.

On a cru qu’il suffisait de liquider un dictateur pour installer la démocratie dans le pays. En Irak ça  a été un désastre […] Dans le passé, on détruisait un Etat et on l’administrait, ça s’appelait la colonisation.

Lorsque Bush père a envahi la Syrie,  tout le monde s’était moqué de lui car il s’était arrêté avant Bagdad, mais il avait compris qu’on ne détruisait pas un pays pour l’administrer à sa place.

L'essentiel de la matinale de France inter

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Publié par François Fillon
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commentaires

Ar-Men 06/10/2015 19:42

De tous les hommes politiques vous êtes le seul à pouvoir nous tirer d'affaire. Le plus courageux et le plus intelligent. M. Fillon, il me tarde que vous soyez élu.

Jack 06/10/2015 09:28

Au moins avec Mr. Fillon on sait ou on va et a quoi s'en tenir, enfin quelqu'un qui écoute, voit et qui a le désir d'agir....qu'il continue surtout à distribuer la bonne parole.

François Carmignola 05/10/2015 21:53

Remarquable prestation. François Fillon semble déjà le président...
3 points:
- bravo pour la dénonciation de Assad, de son père et le rappel de leur méfaits (un ambassadeur et une centaine de soldats). Au moins les choses sont claires cet homme doit disparaitre, même si les modalités en sont indirectes.
- un pudique silence sur le sort réservé aux super régions pour lesquelles on va voter bientôt: elles disparaitront bien sur après le référendum qui décidera de la vraie réforme : département/régions, mais régions d'avant !
- ll faut continuer à expliquer encore et encore pourquoi vous n'avez pas fait "avant" ce que vous proposez. Cette explication est votre honneur d'homme politique à rebours de tout ce qui se fait: apprendre de ses erreurs et proposer avec l'expérience ce qu'on va bien sur tenir: il ne faut pas que la France se prive de vous !

FROGER Jean-Paul 05/10/2015 18:08

Quel courage et quelle maitrise d'accepter de venir au micro de COHEN, pendant tout ce temps, sans perdre le contrôle de ses nerfs. La pédanterie de COHEN est insuportable.

Dom DELANDRE 05/10/2015 18:05

Assez insupportables ces journalistes à l'air suffisant et désabusé!
Vos propos sont empreints de bon sens, sans langue de bois et reflètent parfaitement votre vérité, notre vérité.
Votre message clair et cohérent est de plus en plus audible.
Félicitations

ponant bleu 05/10/2015 14:05

bonjour.vous avez raison a chaque fois que vous le pouvez de denoncer les incompetences et les mensonges de hollande.ce type avec son sourire idiot n aurait jamais du devenir president ,d ailleurs personne meme mitterand n a voulu de lui comme ministre et on comprend quand on voit dans quel etat il a laisse la correze.salutations.

GIRAUD 05/10/2015 12:54

Une attitude de François Fillon, posée, réfléchie, pleine de bon sens, lucide, bref sans esbroufe, et comme à l'accoutumée. C'est ce qu'il nous manque aujourd'hui en politique, une connaissance des dossiers. un recul sur les évènements,et je rajouterai une position non atlantiste. Enfin une volonté d'agir intelligemment parce que plus consensuelle. Tout ce que ne fait pas le gouvernement actuel. François Fillon est sans aucun doute l'homme politique qui comprend mieux le monde d'aujourd'hui et la nécessité pour la France de s'y adapter sans perdre sa singularité et ce pour le bénéfice d'une place meilleure, davantage écoutée et respectée sur l’échiquier international.

JP 05/10/2015 12:43

Excellente analyse sur la Syrie que je connais un peu. J'ai eu l'occasion de constater (in situ en 1998) les inconvénients et les avantages de cette dictature. Je trouvais insupportable les aspects policiers ; j'avais eu la surprise d'entendre un Syrien dire en petit cercle "Nous avons besoin d'un dictateur car si non ce serait le grand bazar" . Il craignait déjà les radicaux islamistes. Je vois maintenant la justesse de votre raisonnement. Ennemi n°1 DAESCH; ce n'est qu'après que le traitement de la gouvernance syrienne pourra être traité.

Yve Leclercq 05/10/2015 11:50

Une très bonne interview, en tous points. À propos du septennat unique, idée de Xavier Bertrand, je lui ai objecté qu'à coup sûr, l'élu subirait une cohabitation les deux dernières années de son mandat. Il y aurait bien une sanction populaire, pas forcément méritée, mais hautement probable, si on se réfère à l'histoire de la Vème République. Ce n'est donc pas, en France, au moins, une vraie bonne idée.

MICHELIN Jean 05/10/2015 11:33

Voilà une analyse " non politicarde", sans langue de bois et une proposition politique parfaitement globale et réaliste. !
Félicitations cher François FILLON

Paul Tricoire 04/10/2015 18:45

Merci, François , mais je ne peux plus ni ne veux plus écouter cette radio beaucoup trop gauche , à la pensée unique inique et cynique faite pour bobos pharisiens !
Je vous souhaite bon courage, cependant, et vous dis bravo pour votre communication , forte et sans excès sur les 2 grands problèmes actuels du pays : islamisme invasif et obésité de ponctions publiques , castes politiques, syndicales régimées spéciales et médiatiques anti libertés.
Attention , je ne suis pas contre les musulmans (certains sont de mes amis) mais contre cette religion crée de toutes pièces par un calife de Bagdad pour dominer, posséder, asservir.
Au service du pays et non de vos congénères , je vous redis mon bravo !

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