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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 15:52

Intervention cet après-midi à l'Assemblée nationale, au nom du groupe Les Républicains, dans le cadre du débat sur la prolongation de l'engagement des nos forces aériennes au-dessus du territoire syrien.

 

Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, 

Mes chers collègues,

 

Le vendredi 13 novembre, une certaine idée de la vie française a été massacrée.

Cette vie où l’on déambule dans Paris, où l’on se retrouve au concert, à la table d’un bistrot, entre amis.

Cette vie où le débat et l’humour sont permis.

Cette vie où la beauté des femmes n’est pas recouverte de noir.

Cette vie où l’on peut croire en Dieu où ne pas y croire.

Cette vie où l’on s’exprime par son vote et non par les armes.

Cette vie où les mots de liberté, d’égalité et de fraternité ont encore un sens.

Oui, cette vie-là a été assassinée, et elle le fut par des djihadistes français qui préfèrent mourir pour un califat intégriste que de vivre dans le pays des droits de l’homme.

Pour ceux qui hésiteraient encore à mettre les mots sur les faits, nous sommes en guerre face à une organisation puissante et structurée, un Etat fanatique.

Contre cet ennemi, le groupe des Républicains n’a jamais esquivé ses responsabilités.

Pour l’engagement de nos forces armées en Irak, pour l’extension des opérations au-dessus de la Syrie, pour la prolongation de l’état d’urgence, nous avons fait notre devoir, et nous le ferons encore aujourd’hui.

Mais depuis plus d’un an aussi, nous avons lancé l’alerte : lorsqu’on fait la guerre, il faut se donner tous les moyens de la gagner !

 

Nous sommes loin du but.

Après des mois de bombardement, l’adversaire reste redoutable. Il s’attaque plus violemment encore qu’au mois de janvier à nos concitoyens ; il mène des opérations quasi simultanées contre les russes en Egypte, contre la démocratie tunisienne, contre le fragile Liban ; il tient ses positions en Irak ; il est aux portes de Damas.

Nous n’avons jamais cru à une victoire éclair…  Mais, monsieur le Premier ministre, il y a eu des erreurs, des retards, et votre stratégie est dans l’impasse.

Il y a un an, vous affirmiez que l’intervention de forces aériennes ne pouvait concerner que l’Irak et non la Syrie.

Pour le gouvernement, il fallait éviter à tout prix d’aider le régime de Bachar Al-Assad alors qu’en réalité il fallait à tout prix détruire l’Etat islamique.  

En septembre 2014, je vous avais pourtant alerté, avec d’autres, sur le fait que « le combat contre l’Etat islamique ne pouvait être victorieux que s’il était livré sur tous les fronts ».

Nous avons perdu du temps et l’ennemi a utilisé le sien en alignant les conquêtes et les massacres.

Les minorités chrétiennes ou yézidies ont été décimées et chassées de leur pays. Palmyre n’est plus. Quant à Damas, sa chute n’a pu être évitée que par l’intervention des Russes.

 

Cette impasse est le résultat d’une vision diplomatique erronée.

Le leitmotiv du « ni Assad ni Daech » fut une erreur.  

Nous n’avons aucune complaisance concernant Bachar el Assad, mais lorsqu’on fait la guerre et que l’on doit protéger les Français des représailles, on ne multiplie pas ses adversaires, et au surplus, on ne méprise pas ses éventuels alliés. Et parmi eux, la Russie.

Je n’ai pas attendu le 13 novembre pour dire que Moscou devait être intégré à une coalition internationale.

Au lieu de cela, nous avons préféré engager un bras de fer avec la Russie, lui imposer des sanctions, l’écarter du G8, lui refuser la vente de nos Mistral…

Bien sûr, la crise ukrainienne était là, mais à force de ne voir qu’elle, nous avons perdu de vue la menace principale !

Par manque de clairvoyance, la France s’est privée de marges de manœuvre et fut doublée par les évènements.

C’est sans nous que les Américains et les Russes ont engagé des discussions directes cet été. Et c’est sans nous qu’ils ont pris l’initiative de relancer le mois dernier à Vienne le processus diplomatique, auquel notre pays s’est raccroché.

 

Le président de la République semble décidé à changer de stratégie.

 

Après y avoir été hostile, il ordonne de frapper l’Etat islamique sur le territoire syrien, se rend au Kremlin, milite pour une vraie coalition internationale, renonce à faire du départ d’Assad le préalable du préalable…  Ce qui était impossible ou inadmissible l’année dernière est devenu nécessaire aujourd’hui.

Nous soutenons ce revirement, mais au fond de nous, il y a de la colère devant le temps perdu.

C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, nous vous disons - avec la franchise qu’autorise notre démocratie - que notre soutien ne sera pas sans critiques pour le passé, ni exigences pour l’avenir.

 

Nous attendons du président de la République qu’il ne ménage aucun effort pour constituer la coalition la plus large possible contre l’Etat islamique.

Qu’est ce que cela signifie ?

 

D’abord, fédérer dans un même cadre opérationnel tous ceux qui sont présents sur le terrain pour lutter contre l’Etat islamique. Comment croire, alors qu'un avion d'un pays de l'OTAN a abattu hier un appareil russe, qu'une simple coordination des efforts internationaux contre l'Etat islamique pourrait suffire ?

Ce dont nous avons besoin, c'est d'une coalition, d'une coalition unique, d'une bannière unique contre le drapeau noir, avec des objectifs militaires et politiques partagés.

Ne soyons pas naïfs. Nous ne vaincrons pas l'Etat islamique sans cela.

Churchill, de Gaulle, Roosevelt, Staline, qui avaient bien peu de choses en commun, n'en ont pas fait l'économie pour en finir avec le nazisme.

Il faut donc que nous fassions tout pour que soit organisée une conférence au sommet associant Obama, Poutine et les Etats de la région - Turquie, Iran et les pays du Golfe, compris.

Mais cela n’est pas tout.

Peut-on combattre côte à côte avec les Russes, alors que nous leur imposons dans le même temps des sanctions européennes ? La réponse est non !

La France doit prendre ses responsabilités et obtenir, lors du prochain conseil européen, qu’un terme soit mis à ces sanctions.

L’enjeu n’est pas de savoir si le Président Russe joue une partie d’échec diplomatique, parmi bien d’autres acteurs orientaux ou occidentaux. L’enjeu est de mettre tout le monde en ordre de bataille !

 

L’accord sur le nucléaire permet aussi d’envisager la réintégration de l’Iran dans les discussions.

Son influence sur le terrain et la présence de ses forces spéciales en font, qu’on le veuille ou non, un élément-clé de la victoire au sol.

 

Pour vaincre les terroristes, nous ne pourrons pas nous passer d’une liaison avec les autorités syriennes.

Comment abattre l’Etat islamique, dont les sanctuaires et les centres de décision sont en Syrie, comment bâtir une solution politique, sans a minima des échanges de renseignements avec le régime en place ?

Nous demandons l’ouverture d’un poste diplomatique à Damas et l’envoi dans un premier temps d’un chargé d’affaires pour ouvrir ce canal d’échange d’informations.

J’ajoute que ce serait un réconfort bienvenu pour la communauté française en Syrie qui se sent abandonnée.

 

Sur le terrain, il faut intensifier les bombardements des centres névralgiques de l’ennemi.

L’arrivée du porte-avions Charles-de-Gaulle permet de tripler notre capacité de frappe. Nous ne devons pas nous cantonner de cibler Raqqa mais étendre nos frappes aux zones qui permettent à l’Etat islamique de répandre sa gangrène jusqu’à l’Europe, et notamment à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

C’est indispensable pour mettre un terme à la porosité de la frontière, par laquelle transitent les combattants étrangers.

C’est indispensable aussi pour aider les Kurdes, dont la bravoure ne se dément pas.

 

Toujours sur le plan militaire, nous devons aussi avoir le courage d’anticiper l’étape d’après et les actions au sol. L’Etat islamique sera affaibli depuis les airs mais il sera vaincu au sol.

Ne répétons pas les erreurs de l’Irak ou d’Afghanistan en laissant planer l’hypothèse d’une opération occidentale, qui provoquerait une réaction de rejet sur laquelle misent tant nos ennemis.

En revanche, il faut penser les actions au sol avec ceux qui combattent effectivement l’Etat Islamique en Syrie et en Irak et avec les Etats de la région, qui sont les plus directement menacés.

C’est à eux qu’il revient d’éradiquer le mal qui menace désormais une immense région qui va du Pakistan au Nigéria et dont le Yémen et la Lybie constituent les cibles les plus fragiles.

 

Nos efforts doivent être autant militaires que diplomatiques.

Les réunions qui se sont tenues à Vienne ont conduit à l’adoption d’une feuille de route et d’un calendrier, qui ont été endossés par la Russie et l’Iran.

Ne multiplions pas les points de blocage quant au départ préalable du président syrien et sachons rester ouverts aux schémas qui permettraient de concrétiser l’horizon d’une transition politique.

 

Notre action devra s’inscrire dans le cadre du droit international.

Pour l’instant, la résolution 2249, votée à notre demande, n’est qu’un texte déclaratoire et symbolique. C’est un premier pas, utile mais insuffisant.

Nous devons obtenir du Conseil de sécurité l’adoption d’une résolution placée sous le chapitre VII de la charte des Nations Unies, le seul qui prévoie l’autorisation de l’usage de la force, le seul qui permettrait de mettre nos adversaires au ban de la communauté internationale.

 

Nous devrons aussi exiger de certains de nos alliés la clarification de leur engagement.

L’Arabie saoudite et certains Etats du Golfe restent flous à l’égard du financement des djihadistes. Le gouvernement nous dit qu’il ne dispose d’aucun élément de preuve de l’existence de tels financements, mais les mosquées de Molenbeek ont bien été financées par l’Arabie Saoudite. «Dons privés», nous dit-on, dons privés… Cessons de fermer les yeux !

 

Et que dire de la Turquie ?

C’est par elle que transitent les plus grands flux de combattants européens vers la Syrie.

C’est par elle que sort l’essentiel du pétrole produit dans les zones contrôlées par les terroristes.

C’est son armée qui vient d’abattre un avion allié et qui bombarde les kurdes.

Notre pays et ses alliés doivent exiger le maximum de solidarité du président Erdogan, qui ne saurait utiliser la question des réfugiés pour éluder ses responsabilités à l’égard de l’Alliance atlantique dont son Etat est membre.

Le gouvernement français ne doit pas accepter qu’un accord entre l’Union Européenne et la Turquie puisse être conclu sans une clarification de la politique d’Ankara à l’égard de la Syrie.

 

Monsieur le Premier Ministre, vous pouvez vous convaincre que votre revirement ne serait que la conséquence d’un changement de stratégie russe que vous êtes bien le seul à percevoir, vous pouvez une nouvelle fois ignorer nos avertissements…

Mais vous prendrez alors seul la responsabilité d’un enlisement qui aura de graves conséquences pour la sécurité des français.

Mes chers collègues,

Partout ces jours ci, la Marseillaise est chantée et je vois des drapeaux tricolores. Ce drapeau rassemble tous ceux, qui au-delà de leurs origines et de leurs religions, aiment la France.

Parmi nous, j’invite nos concitoyens musulmans à se dresser contre ceux qui instrumentalisent leur foi.

Dans aucune parcelle de notre territoire, les fanatiques ne doivent trouver le moindre repos.

Partout, sur le plan sécuritaire, culturel, spirituel, les fondamentalistes doivent se heurter à un mur.

Les terroristes pensaient que nous étions incapables de réagir.

J’ai lu le récit de ces Français, qui, sur les lieux des attentats, ont été braves. Au Bataclan, certains couvraient de leurs corps leurs voisins, d’autres protégeaient ou secouraient les victimes. Et puis, nous avons vu de quoi sont capables nos policiers, nos pompiers, nos médecins, nos soldats.

Nous sommes les héritiers d’un grand peuple qui est monté sur les barricades pour sa liberté, qui est sorti des tranchées pour sa souveraineté. Nous ne sommes pas des anonymes : nous sommes la France ! Pour elle, nous allons résister, nous allons nous battre, et nous devons vaincre.

Lorsqu’on fait la guerre, il faut se donner tous les moyens de la gagner !

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Publié par François Fillon
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commentaires

gilles 16/12/2015 19:40

http://www.liberation.fr/france/2015/12/16/ce-qu-il-s-est-dit-au-meeting-polemique-de-saint-denis-avec-tariq-ramadan_1421191
elle est pas mal celle-là.

JMP 04/12/2015 01:33

Je crains que les relations entre Russes et Turcs se dégradent au point que s 'engendre bientot l inévitable...
les implications terroristo-economiques des reseaux Erdogan ne laisssent ils pas a penser que bientot pour cacher leur honte ils entraînent l OTAN dans des cul-de-sacs guerriers???

BERLIN JM 30/11/2015 22:59

Devant la complexité des conflits et la menace qui règne dans cette région et dans nos démocratie, vous avez fait au premier ministre des propositions de bon sens et d'une grande lucidité. Saura-t-il les retenir, j'en doute fort malheureusement.Vous admettez que l'on doit choisir en la peste et choléra cependant la peste est à notre porte alors que le choléra n' est au bout de la rue. Le choix est vite fait
Merci pour ce discours de grand qualité digne d'un vrai gauliste
.

JMP 30/11/2015 01:38

j ai bien du mal a comprendre que l on finance la turquie... et qu on lui propose en bonus d'entrer dans l 'europe...
Lamentable...
pas etonnant que le FN monte...

FRANCK 29/11/2015 10:05

A François Fillon,

D'un pays qui est sorti de tranchés pour défendre sa souveraineté, comme vous le dits si bien, mais aussi un pays qui à lâchement lâché les Templiers et qui a vendu Jeanne aux anglais, tout comme elle a vendu Alstom et peut-être pour les mêmes raisons ? C'est la misère de la France, de notre beau pays et de ses nombreuses controverses.

Mais qui étaient ces Templiers ? Et pourquoi ont-ils été lâchés ? Par qui ? Vous avez la réponse à toute notre histoire, inscrite sur un beau tableau, dans une église parisienne qui doit être l'église Saint Louis. Un beau tableau avec Saint Louis. Si vous regardez ce beau tableau, situé sur les collatéraux de gauche de l'église, en entrant, vous en comprendrez la vraie raison .
Oui, ou était le trésor des Templiers ? Celui que l'on n'a jamais retrouvé et pour cause ...

Monsieur Fillon à travers notre histoire, vous retrouver tout ce que nous vivons encore actuellement et pour les même raisons. Patton, ce grand stratège guerrier voyait pour beaucoup ses batailles à travers celles de l'antiquité. Maurice Druon de l’académie française au travers des rois Maudits nous a montré beaucoup de choses aussi sur nous même.

Il faut enseigner à l'école les sciences et les mathématiques qui sont des valeurs essentielles pour le progrès de l'humanité, mais il faut aussi défendre notre histoire car c'est en cherchant à effacer la mémoire des hommes, qu'on les réduit dans ce qu'ils sont : des hommes. La mémoire, c'est l'âme. L'âme d'une nation et l’âme d’une nation est la force d'une nation.

Voilà pourquoi peut-être toutes les tyrannies (quelles qu’elles soient) ont toujours tenté de réduire (effacer) la mémoire des hommes et donc de ce qu’ils sont : des hommes. Car c’est dans la mémoire qu’une nation existent, que les hommes existent.

Les Français au travers de cet immense manifestation faite dans la dignité (je suis Charlie) mais aussi avec toutes ses lumières allumées autour de ce symbole de la liberté, la bastille, l’on fortement rappelé. La France veut vivre libre et ne veut pas être soumise à une dictature, pas plus qu’à tout autre doctrine qui lui serait imposée par un moyen ou un autre, qui ne sont là que pour culpabiliser les hommes, donc pour mieux les manipuler, les soumettre…

L’Amour est la plus grande liberté de l’homme et elle appartient aux hommes. C’est sa vraie consistance. Une nation souveraine est une nation qui prend son destin en main. Une nation souveraine est une nation qui défend ses frontières, sans pleurer sur l'Europe ou d'autres . C'est à nous de nous prendre en main.

Le monde autour de nous est ce qu'il est et la chômage, la précarité sociale, c'est à nous de nous prendre en main pour résoudre nos problèmes. Les banques ne sont que des banques et si nous avons emprunté sans réserve pour vivre au dessus de nos moyens, c'est sur nous que nous pouvons porter le plus de griefs. Un dicton chinois dit que si tu donnes un poisson à un homme il mangera un jour, si tu lui apprends à pêcher il mangera toute sa vie. Ce diction est l'antipode de l'assistanat. Apprenons aux hommes à vivre et n'on comme nous le faisons en permanence à priver l'effort de ceux qui travaillent parfois très dur pour aller le redistribuer bien trop facilement, rien que pour notre bonne conscience... C'est de cette manière que nous avons détruit notre économie.


Les signes de la France sont très forts. Puisse nos dirigeants politiques être à la hauteur.

penda 29/11/2015 08:02

L’histoire de la France est une histoire de guerres. En France, aux seuls critères historiques, la guerre relève presque de l’état normal. C’est ainsi que lorsque les autorités ont annoncé que la France était en guerre personne n’a paru surpris ou contrarié.
D’autant que si les guerres ont parfois créé plus de malheurs qu’on ne pourrait dire, elles ont l’avantage de rassembler. Lorsqu’un pays, malgré les promesses et les surcroits d’impôts, a trop de chômage et de dettes, le peuple a tendance à regimber, au moins dans les urnes, parfois dans la rue. La guerre fige les citoyens devant le drapeau de sorte que la France sera le premier pays de l’UE à renoncer aux libertés accordées de la convention européenne des droits de l’homme.

Après la guerre au Mali, le Président Hollande a décidé de la poursuivre en Irak et en Syrie. Il s’agit maintenant de détruire l’état Islamique, grâce à des bombes capables de viser une aiguille dans une botte de foin, tout en s’assurant de l’appui des combattants capables de combattre au sol. (Al-Nostra proche d’Al-Qaida, Front Islamiste, Armée syrienne libre, Armée Syrienne Bachar-el-Assad, Kurdes du YPG, Armée Irakienne…)

L’ennui c’est que la plupart de ses groupes se réclament eux aussi de l’Islam et se battent entre eux. Mais le vrai risque, le vrai danger, serait que Washington et Moscou profitent de la circonstance pour régler leurs comptes par Turquie interposée. Pour le moment le score revient aux Alliés : Soukhoï 1, F1 zéro.

François Hollande a reçu la France en Paix, va-t-il la rendre en Guerre ?

Dominique 28/11/2015 18:45

Le discours lucide d'un homme d'état

Yves Jourdan 28/11/2015 16:17

excellent discours, comme toujours. Tout y est, exprimé avec clarté et détermination. Il n'y a plus qu'à ..., comme on dit chez les militaires à la fin d'un briefing opérationnel !
Hélas les premiers échos du marathon diplomatique de notre Président sont peu encourageants ....!

Yves Jourdan 28/11/2015 16:10

Excellent discours, comme toujours ! Tout y est dit avec clarté et détermination. Il n'y a plus qu'à....comme on dit dans le monde militaire après un briefing opérationnel.
Hélas, les premiers échos du marathon diplomatique de notre président restent très décevants....!

bertin jp 28/11/2015 07:40

Le 13 Novembre et La réaction du journaliste Carl Meeus du Figaro...
Quelquefois un journaliste exprime le sentiment du peuple ,
Carl Meeus nous dit :
"le 11 janvier la classe politico-médiatique était unie mais pas le peuple
le 13 novemble la classe polico-médiatique est divisée et le peuple uni"
Remarque profonde qui montre l'ampleur de la déchirure entre un peuple
et ses prétendues élites...

Eliane 27/11/2015 21:47

J'approuve le discours de M. Fillon, mais remarque la fermeture de l'ambassade de France à Damais a été décidée par M. Sarkozy. Il défendait par dessus tout le départ de Barchar El Assad qui était le seul à se défendre contre Daech.

Eliane 27/11/2015 21:44

l'approuve le magnifique discours de M. Fillon, mais rappelle que l'ambassade de France a été fermée du temps de M. Sarkozy qui voulait le départ de Bachar El Assad

Eliane 27/11/2015 21:38

Félicitations pour votre très beau discours qui était un sursaut contre la politique floue en matière de politique étrangère suivie depuis plusieurs années sur la Syrie.
J'étais réconfortée de vous entendre.
Vous proposez entre autre de rouvrir une mission diplomatique à Damas. Bravo. cela paraît réaliste. Il faut quand même rappeler qu'elle a été fermée par Sarkozy dans les années 2012 ou 2013. Sarkozy ne cessait de demander le départ de Bachar El Assad et finançait les groupes rebelles (lesquels ?). Au même moment Bachar était le seul à combattre Daech qui envahissait son pays et conquérait son territoire. On a vu le résultat : un pays envahi ,des minorités chrétiennes yézidies décimées ou chassées de leur pays. Par la suite le site de Palmyre a été détruit malgré l'appel du directeur du site à la France qui est resté sans suite.
La France défendait une politique fondée sur : "Ni Bahar, ni Daech" ,exprimée par notre faux maître à penser BHL connu pour ses visions soi-disant humanitaires mais à courtes vues. On voit où elles nous ont conduits en Libye. Il continue à sévir dans le bloc-notes du Point. Il faut arrêter de l'écouter.
Les rapports entre la Syrie et la France sont rappelés par Christian Chesnot et Georges Malbrunot dans leur livre "sur les chemins de Damas" que nos politiques feraient bien de lire et de s'en inspirer.
Elles montrent que la France avait des liens très forts avec la Syrie. Il est temps de les rétablir comme le propose M. Fillon.
Il faudrait aussi parler du conflit Palestine/Israël qui, non réglé, alimente la fureur de Daech contre Israël et ceux qui le soutiennent notamment les Américains et aussi le France, inféodée à l'Amérique.
Les conflits s'additionnent. Il faut les régler.
La guerre et les bombardements ne réglementeront pas tout. Place à le diplomatie.
Celle-ci a été tenté par des parlementaires français se rendant en Syrie, qui ont rencontré Bachar El Assad. Mais ils ont été sanctionnés par notre gouvernement à courte vue.
Maintenez votre combat, M. Fillon

Eliane 27/11/2015 20:43

Félicitations pour votre très beau discours qui était un sursaut contre la politique floue en matière de politique étrangère suivie depuis plusieurs années.
Vous proposez de rouvrir une mission diplomatique à Damas. Il faut quand même rappeler qu'elle a été fermée par Sarkozy dans les années 2012 ou 2013. Sarkozy ne cessait de prôner le départ de Bachar El Assad et finançait les groupes rebelles (lesquels ?). Au même moment Bachar était le seul à combattre Daech qui envahissait son pays et conqu&e

reiller 27/11/2015 16:57

Qu'est que gagner la guerre? On ne va pas tuer un à un les membres de cette organisation; ni les empêcher de fuir ailleurs. L'exemple Lybien est là pour montrer que les armes ne résolvent pas grand chose. Sans doute un blocus économique serait plus efficace, mais le mieux serait un vrai pouvoir local, même pluriel. Ce dont ne veut pas la Turquie en particulier. .

bibi 27/11/2015 14:43

bon discours mais sera t il entendu ?

un fonctionnaire 27/11/2015 08:22

Le grand Charles aurait pas dit mieux.....

Jean-Marc 27/11/2015 01:00

cela fait un petit moment que je ne suis pas passé ici "vous voir" ...
A propos ... je vous invite à lire cet excellent edito
http://www.cf2r.org/fr/editorial-eric-denece-lst/bas-les-masques.php

Gérard 26/11/2015 22:03

très belle intervention.

FRANCK 26/11/2015 18:24

Le Figaro
Voir l'actu en direct
Le chômage bondit de plus de 40.000 demandeurs d'emploi. Et nous allons faire la guerre et de belle parades comme si nous allions cacher aux français que nous allons dans un gouffre. C'est indécent, ce gouvernement devrait immédiatement démissionner. Ce beau monde politique qui ose profiter de la misère de ses familles qui ont perdu l'un des leurs est une HONTE.

reiller 28/11/2015 17:54

Vous avez raison de rappeler que caché par les discours guerriers, le chômage continue son bonhomme de chemin. Mais cela fait 40 ans qu'il monte ,ce chômage; et dit que nos politiques publiques sont inadéquates.
La seule hypothèse qui me vient à l'idée est que ce pays n'est plus dirigé, et que nos politiques de tous bord font semblant de diriger un navire dont ils ne tiennent pas le gouvernail. C'est tellement vrai que celui ci claironne partout qu'il baisse la dépense publique....par rapport à une pente croissante qu'il s'est lui même fixée!

FRANCK 26/11/2015 17:03

Des politiques qui n'ont rien fait pour protéger nos frontières depuis les attentats de Charlie Hebdo et qui n'ont rien fait depuis qu'ils sont au pouvoir, vont prétendre rassembler les français ? Qu'ils donnent leur démission car ils sont en train d'emmener par leur errance et incompétence le pays dans le poteau. C'est inimaginable qu'une démocratie puisse fonctionner sans jamais se remettre en cause. C'est de cette manière que nous allons la détruire.

samehra 26/11/2015 14:26

Bonjour Monsieur Fillon,
Ils donnent l'eau au moulin à ceux qui banalisent la haine et l'envie des sectaires que vous réprouvés vous l'avez dit vous-même que vous défendez la liberté.

Franck 26/11/2015 11:34

Ce que pensent beaucoup de français : Que ce Président devrait démissionner immédiatement et que ce gouvernement n'a pas de leçon de moral à donner. On utilise la mort des gens pour gagner quelques points aux élections. Cette manière d'utiliser la peur des hommes et des femmes avec les armes chimiques est le comble de la démence et de la manipulation. Ce gouvernement nous emmène droit au mur. Mais où est le courage de l'opposition politique pour le dénoncer est exiger la démission immédiate de ce gouvernement ???

jacpour 26/11/2015 08:50

superbe discours!
Grande leçon de stratégie au Président "sortant"
vous êtes digne de lui succéder et de prendre la responsabilité suprême
Bon courage! vous avez tout mon soutien.

Vincent LECOINTRE 25/11/2015 21:49

Formidable discours, merci.

Vincent LECOINTRE 25/11/2015 21:48

Formidable discours, merci.

ponant bleu 25/11/2015 20:09

bonsoir.votre intervention a le ton juste.depuis un bon moment vous alertez le petit hollande sur ses erreurs .exemple avec la russie et l affaire des bpc et des sanctions economiques qui ont particulierement touches la bretagne dans ses exportations avec la russie.que de temps perdu.hollande comme d habitude fait de grands discours souvent creux,il enfonce des portes ouvertes,mais il attend que les choses s arrangent toutes seules.je ne le vois pas a la tete d une entreprise ou il faut etre un decideur.pour les drapeaux francais je n ai pas attendu hollande, j en ai un qui flotte dehors depuis longtemps et pas seulement pour voir la direction du vent,dans ma maison egalement,dans mon bureau de mon entreprise et j ai decide d en mettre un en permanence dans l entree de mon entreprise.pour l anecdote il y a quelques annees un voisin socialiste bobo m a traite je cite,de petit franchouillard borne,je vous laisse deviner ma reaction et mon action envers ce c.. .merci a vous.salutations.

JACQUOT François 25/11/2015 19:56

Discours très danse dans tout son contenu. Félicitation Monsieur Fillon

Laurent Tasseff Elenkoff 25/11/2015 19:34

Bonsoir Monsieur Fillon,

Je tiens à vous remercier d'avoir dit tout ce qu'il est nécessaire de dire lors de votre intervention à l'assemblée nationale en vu du vote sur l'intervenyion de notre pays au Moyen Orient.
Votre analyse est juste à tout point de vue et
j'espère que notre pays saura en profiter..

Cordialement

Laurent

Morin-Favrot Christiane 25/11/2015 18:53

Bravo M. Fillon

Morin-Favrot Christiane 25/11/2015 18:53

Bravo M. Fillon.

LIMOUSIN Guy 25/11/2015 18:16

Bravo, tout est dit !..

kieffer 25/11/2015 18:10

Bonjour
La lutte contre Daesh passe d'abord par la clarification de la politique française. Le président de la république part rencontrer Obama pour discuter d'une grande coalition intégrant la Syrie et la Russie, il revient avec le refrain d'Obama : la Russie doit d'abord accepter la guerre contre Bachar el Assad. Avec Hollande c'est le dernier qui a parlé qui a raison. Ce n'est pas avec cette versatilité que la France sera respectée. En outre ce n'est pas la position des Français qui voient que la guerre contre Daesh passe par une coopération militaire avec les Russes.

gbri 25/11/2015 18:04

Excellent discours, construit, clair qui présente une véritable synthèse de vision de politique étrangère qui manque cruellement à nos dirigeants : ce discours fera date.
Votre discours met en exergue l'absence totale de cap de la politique étrangère de Hollande, son attentisme pour ne pas parler de son cynisme, l'absence de réaction depuis trop longtemps explique l'enlisement et l'aggravation terrible de la situation: aucune des crises que nous connaissons n'a été anticipée, la guerre de l'EI, le terrorisme, les morts à Paris ou les réfugiés, rien n'a été vu...
On est très heureux que vous ayez prononcé ce discours aujourd'hui et que toute la droite républicaine de l'assemblée se soit levée pour vous applaudir. merci M. le premier Ministre.

kieffer 25/11/2015 18:03

La lutte contre l'etat islamique commence aussi en France par demander au Président de la république une position ferme sur l'attitude à adopter face à Assad et à la Russie. Il part à Washington pour convaincre Obama de participer à une grande coalition contre l'Etat islamique et il revient en entonnant la position Américaine : il faut abattre Assad en premier, que les Russes se rallient à cette proposition. Avec Hollande c'est le dernier qui a parlé qui a raison. Ce n'est pas avec cette attitude que les Français seront respectés.

brandenburg 25/11/2015 18:01

Cette "vie" n'a strictement aucun intérêt!Tout y est indifférent,relatif,changeant,illusoire,sans densité,avec ,de temps à autre,un peu d'intensité à coup de stupéfiants divers.Alors,certains préfèrent l'original à la copie et l'on s'en indigne:voyons,tout cela n'est pas sérieux,on est sur terre pour rigoler,boire,manger,faire la fête et dormir et se suicider par assistance dans l'indignité.Bref,cette "guerre" est perdue d'avance.

Rebiffé 25/11/2015 17:59

Voilà plusieurs mois que François Fillon vous énoncé les mesures à prendre. Ce grand discours les reprend remarquablement. Toujours avec vous.
Courage.

jean claude 25/11/2015 17:54

Erdogan a peut être déclenché la 3 éme guerre mondiale , en abattant un avion russe

bertin jp 25/11/2015 17:40

C'est clair ,net,à la hauteur de la situation...
Rien d'autre à dire !

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