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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 09:20

Interview parue ce matin dans le quotidien la République du centre.

 

L'ancien Premier ministre enchaine cette semaine, les meetings de soutien avant le second tour des régionales. Il sera ce soir à Olivet, près d'Orléans

On ne vous a pas vu sur les plateaux télé dimanche soir. C’était une volonté de votre part ?

Le soir des élections, j’étais au QG de campagne de Valérie Pécresse et le lendemain en Normandie pour soutenir nos candidats. L’heure n’est pas à l’introspection et aux commentaires. Je n’ai qu’un mot d’ordre : il faut foncer et redoubler d’efforts dans la campagne.

 

Tout autant qu’une victoire du FN, les résultats illustrent une défaite de l’union de la droite… Quelle est votre analyse ?

Depuis des mois, je parcours la France et je sens monter la colère du pays et sa radicalisation. Les Français ont le net sentiment que leur avenir est bloqué par la crise, la montée inexorable du chômage, les impôts… A leurs yeux, leur sécurité et leur identité sont menacées. Les attentats cristallisent les peurs. Il y a une volonté de sanctionner les pouvoirs en général. François Hollande ferait bien de ne pas jouer au monarque au-dessus de la tempête. Lui et son  gouvernement sont largement responsables de ce climat délétère. Quant à notre parti, il faudra le moment venu tirer les leçons. La situation est grave et l’opposition doit maintenant se battre deux fois plus pour regagner la confiance des Français. Je dis aux électeurs que le FN est une impasse. On ne gère pas sérieusement des régions et on ne redressera pas la France avec le programme lepéniste.

 

Vous avez adhéré à la prise de position de Nicolas Sarkozy "sur le ni retrait, ni fusion", quand Manuel Valls appelait fermement l'électorat de gauche à voter au second tour pour les listes d'union de la droite en NPDC/Picardie, PACA et Est. Un commentaire sur l'intervention du Premier ministre en place.

Le retrait ou la fusion de nos listes ne m’apparaissent pas le meilleur moyen de contrer le FN. Mieux vaut la clarté et le combat. Quant à Manuel Valls, il fait ce qu’il peut dans des régions où la gauche a été laminée. Je ne sais pas si c’est de la morale comme il le prétend ou du calcul électoral. C’est qui est sûr, c’est que l’électorat de gauche doit être tiraillé. Notre rôle est de le convaincre qu’il ne perdra pas son âme en soutenant les projets régionaux de la droite et du centre.    

 

Des voix se sont élevées dès lundi pour émettre des réserves sur l’action de Nicolas Sarkozy à la présidence des Républicains (Eric Woerth, Nadine Morano). Nicolas Sarkozy est-il toujours, à vos yeux, l’homme de la situation ?

L’heure n’est pas aux réserves et aux inventaires, mais au combat pour faire gagner nos candidats et nos valeurs. Nous ferons le bilan après le second tour. 

 

Dans votre livre "Faire", en plus de votre parcours personnel, vous partagez votre analyse de la situation de la France et votre programme pour la redresser. Votre discours, si l’on en croit les études sur les futures primaires des Républicains, n’est pas encore tout à fait entendu...

 

 

Mon diagnostic sur la France et mes propositions collent à l’état du pays et je ne doute pas que la primaire réservera des surprises à ceux qui pensent que les jeux sont faits. 2017 ne sera pas 2012. Nos concitoyens n’en peuvent plus des promesses, des postures, des ajustements à minima. Les Français attendent et espèrent des changements puissants et précis. On les dit conservateurs. C’est faux ! Tous ceux que je rencontre sont furieux du statu quo qui les enlise. Voilà pourquoi, je travaille à un projet très détaillé et très percutant pour redresser notre pays. La meilleure réponse au vote protestataire, c’est la crédibilité de nos propositions et l’assurance que nous passerons aux actes. 

 

Orléans est une ville de rumeurs comme l’a écrit Edgar Morin. Son ancien maire, Serge Grouard, a clamé haut et fort son soutien à votre égard. Il se murmure d’ailleurs qu’il pourrait être nommé directeur de votre campagne pour les primaires. Info ou intox ?

Serge est dès à présent au cœur de mes équipes. J’ai une grande confiance en lui. C’est un homme formidable qui a des vraies valeurs humaines et politiques.

 

Toujours dans votre livre Faire, vos évoquez un dejeuner avec le diable. Autrement dit, vos relations avec Vladimir Poutine quand vous étiez Premier ministre et votre analyse sur les relations franco-russes. Le passé récent post-attentats de Paris tend à valider votre prise de positon notamment sur la question syrienne…

 

Avec Vladimir Poutine, j’avais des échanges francs, parfois rudes, parfois amicaux. A entendre certains, Poutine, c’est le «diable». C’est stupide. L’homme défend ses intérêts et à sa logique, mais on peut discuter avec lui. La géopolitique à ses règles qui dépassent les relations personnelles. Depuis toujours, j’estime que la France et l’Europe doivent faire avec la Russie qui est une grande puissance. De gaulle l’avait compris : les régimes passent mais la Russie demeure une nation avec laquelle il faut dialoguer. Il a fallu du temps pour que François Hollande comprenne que Moscou pouvait être utile à la résolution du conflit en Syrie. Pour abattre l’Etat islamique, il faut rassembler toutes les forces en présence, sans angélisme.

 

La liste conduite par Philippe Vigier se retrouve en mauvaise posture dans la triangulaire du second tour en région Centre-Val de Loire. Quel message comptez-vous faire passer mercredi soir à Olivet ?

Philippe est un homme solide, expérimenté. C’est quelqu’un qui sait rassembler et qui sera impulser des changements dans la région. Entre un gouvernement qui échoue et une extrême droite démagogique, il incarne l’alternance et le bon sens. J’ai autrefois présidé la région des Pays de la Loire, et croyez-moi, ca n’est pas avec des idées simplistes qu’on fait progresser un territoire. Pour aller chercher des entrepreneurs, des investisseurs, pour créer des emplois, il faut des équipes sérieuses. 

Interview à la République du centre : "Regagner la confiance des Français"

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Publié par François Fillon
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Mathieu 18/12/2015 19:33

Je me suis éloigné de la politique suite à la férocité de certaines personnes qui sont capables de s'en prendre à ceux qu'on aime le plus mais j'ai toujours lu ce que F Fillon écrivait sur tel ou tel sujet. Je sais qu'il est un homme de convictions et qu'il aime la France! Mais pas comme d'autres le prétendent aussi... Cela ne veulent que vous contraindre à suivre un sillon qui n'est pas droit et dont les finalités sont depuis longtemps révélées. F Fillon maintient le cap à droite et il a raison! Se rapprocher de la gauche signerait la mort de l'opposition et provoquerait une fuite encore plus rapide et massive de personnes vers l'extrême droite française. Les mouvements radicaux ressurgissent à nouveau et pas seulement dans notre pays. A voire, les évènements en Allemagne, en Belgique et en Hollande...F Fillon ne suit pas les modes et c'est pour cela que je considère qu'il reste une valeur sûre pour la France mais certains l'ont tellement abîmée! Il a fallu aller très loin dans l'abandon de nos racines pour que des français "de souches" décident d'offrir leur vie à des mouvements terroristes... Je parle des racines du passé qui auraient dû avoir pour feuillage l'avenir comme le disait Hugo. L'oeil de certains n'a pas vu grand chose!

reiller 10/12/2015 17:56

Il me va falloir aller voter Dimanche, mais pour qui?

Le représentant du FN demande avec force un audit indépendant de la gestion de la région: elle est aux mains de la gauche depuis une éternité. Normal me semble-t-il pour qui veut faire des économies.
Le représentant des républicains s'y oppose, avec des arguments langue de bois typiques: les comptes publics sont suffisants. Quel argumentation avouable peut justifier cette attitude? Comment ne pas y voir une collusion de deux clans sensés être opposés? La violence des arguments contre le FN, n'est -t-elle que la défense d'un pouvoir chasse gardée de quelques uns, contre l'intrusion de nouveaux venus?

Bien entendu les deux s'engagent à protéger les faibles, les PME, les agriculteurs, la tradition....
et aucun n'a d'idée pour que la région se modernise dans une certaine harmonie: défense du passé oblige! Crédibilité nulle.

Et vous parlez de confiance?

GOSSET 10/12/2015 11:43

Madame, Monsieur,
Que Madame Pécresse soit assurée de mon admiration et de mon soutien moral même si je ne n'habite pas dans sa région.
Jean Gosset

Stéphanie 10/12/2015 09:58

Bonjour M. Fillon,

C'est le moment de ressortir les passages du chapitre de votre livre "l'impasse du front national". Ce serait très instructif pour les gens qui veulent voter FN. Il faut surtout citer des exemples concrets, notamment au niveau du programme économique (ce que vous faites déjà), de ce qui est nocif dans ce parti. Et surtout il faut citer les gens qui sont impliqués dans des histoires judiciaires ou autres. C'est de ça aussi dont les français ont marre. Un tract de Valérie Pécresse indique dans quoi est impliqué Wallerant De Saint Juste. C'est très bien pour ouvrir les yeux des gens. Il faut le faire pour Claude Bartolone également, c'est loin d'être un saint et je ne comprend pas comment des gens peuvent voter pour lui. Pour ma part, et peut-être pour certains autres français également je n'en peux plus des politiques véreux. Ce n'est pas parce que le FN n'a jamais été au pouvoir qu'il n'est pas impliqué dans des affaires ! Et les socialistes également !
En tout cas je soutiens Valérie Pécresse et je suis sure que par sa détermination et son honnêteté, elle emportera la région Ile-de-France !
Cordialement,
Stéphanie

marianne 09/12/2015 19:56

Je sens très mal le second tour des Régionales ... j'ai regardé attentivement les résultats et nous sommes en triangulaires quasiment partout sauf les 2 régions ou s'est retiré le PS ... dans ces triangulaires, le PS a des réserves de voix (EELV , FdG et DG) que nous n'avons pas ... Nous ne pouvons compter que sur les abstentionnistes du 1er tour qui se réveilleraient en masse et voteraient pour nous ... je suis pessimiste devant cette réalité !... rassurez-moi !!...

reiller 09/12/2015 19:00

Ce n'est pas avec cela que vous allez me faire croire que demain sera meilleur: comment faire baisser les déficits du budget et du commerce extérieur? Silence.
L'essentiel est pourtant là, si l'on veut un avenir meilleur.
Cela dit l'anathème sur le FN , pour lequel je n'ai jamais voté, n'a aucun sens, puisque les politiques en place n'ont que des faiseurs de discours à proposer. Il faudrait d'ailleurs réfléchir au pourquoi de cette situation .Mais à changer de ministres comme de chemise et à nommer les gens en fonction de critères qui n'ont rien à voir avec leurs capacités professionnelles, peut-il en être autrement?

Lem 09/12/2015 14:19

Monsieur Fillon, bonjour,
Vous intitulez votre article : " Regagner la confiance des Français ". Je, nous pourrions vous dire beaucoup de choses, nous les Français d'en bas. Mais est-ce utile ? ,Depuis plus de 30 ans nous vous les réclamons et personne, ni la droite, ni la gauche n'ont accédé aux demandes des citoyens. Ne trouvez pas drôle que le Peuple se détourne. D'ailleurs, nous ne subissons que des entraves à la Démocratie : élimination des Partis Centristes par le regroupement de tout le monde sous la même bannière. Nous avons besoin de choix. Où est-il aujourd'hui ? Ce sera encore le cas avec les primaires. Une copie socialiste qui ne sera pas bonne pour personne. D'ailleurs, est-elle constitutionnelle ? Le candidat à la Présidence de la République doit se présenter au Peuple et non à ses condescendants. Je ne vous l'apprends pas, je suis contre ces primaires car nous risquons encore d'avoir le plus mauvais comme candidat. Ensuite, comme le dit un proverbe campagnard : " Ce n'est pas celui qui gagne l'avoine qui la mange ". Et cela, depuis belle lurette. Vous voulez tout regrouper dans de grandes unités, et tous ces regroupements sont inhumains, inaccessibles, sont une perte d'identité et sont plus coûteux qu'économiques. Il faut que la classe politique remette les pieds sur terre. Il faut arrêter les promesses non tenues, les mensonges et la technocratie. Oui, Monsieur Fillon, le simple citoyen aurait beaucoup de choses à vous dire mais vous ne l'écouterez pas. Il continuera donc d'aller voir ailleurs. Si vous voulez regagner la confiance des Français, écoutez-nous. Merci.

FRANCK 09/12/2015 13:47

Dirigeant d'une PME je peux vous dire qu'il faut se lever de bonne heure pour pouvoir redistribuer un peu de travail et faire faire un travail dans notre pays.Je en sais pas si nos politiques qui n'ont qu'un mot à la bouche : la gauche, la droite ont bien la mesure de la situation et de notre condition, souvent associée à l'humiliation ... Patron, nous sommes tous des fraudeurs, des exploiteurs. Voilà ou est sans doute l'échec de notre pays "des droits de l'homme" et de son échec économique : Sa féodalité et à quelle point, mais on ne s'en rend pas bien compte et surtout on ne le reconnaîtra jamais ! La faute dans notre pays c'est toujours l'autre, les patrons, les banques, l'Europe, mais jamais nous. Autrement dit il n'y a que nous qui sommes bien .. Cela porte un nom l'égocentrisme des hommes (l'orgueil) . Voilà Monsieur Fillon ce qui nous a réduit et qui a réduit la France. Une France qui devrait valoriser un peu plus le travail des hommes et non pas continuellement niveler les hommes (c'est à dire les assister) . Assisté veut dire soumis et un monde soumis est l'opposer d'un monde libre... D'un monde un peu trop petit pour prendre son destin en main et se dire que c'est nous qui allons relever notre pays, nous tous. Autrement dit notre destin nous appartient... Ces politiques qui nous gavent de réformes (de belles paroles) qui ne servent plus à rien, les français en ont plus qu'assez. Ils n'y croient plus du tout !!!! Ca porte un nom : la faillite politique et économique d'un pays. Voilà ce qui a hissé le Front National , rien d'autre...

gilles 09/12/2015 13:11

Les conclusions, c'est dimanche soir. Pas avant. Car c'est déjà bien difficile de savoir ce qui se passe dans la tête d'un électeur en temps normal, alors entre deux tours...
La seule chose qu'on peut dire, c'est que seuls les candidats qui sont en connexion la plus proche avec le terrain, et le labourent loin de la nomenklatura ont une chance.

MICHELIN 09/12/2015 09:40

Complètement d'accord avec vous sur le fond, mais pourquoi avoir développé un discours, certes très fort, mais trop national alors que les Français qui se lèvent tôt et sont les plus nombreux à voter, attendent des propositions pour leur terrible quotidien.

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