Ce site n'est plus à jour

Découvrez Fillon2017.fr
8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 21:01























Dans le cadre des Entretiens de Royaumont, dont le thème était cette année "Structurer la croissance", François Fillon a prononcé, le 6 décembre 2008, le discours suivant.

 

Mesdames et Messieurs,


Je voudrais tout d’abord remercier Jérôme Chartier de m’avoir invité à m’exprimer devant vous. Je tiens à le féliciter d’avoir relancé ces entretiens de Royaumont qui ont toujours été un haut lieu du débat intellectuel français. Le fait de se trouver dans un endroit chargé d’histoire, construit il y a presque 800 ans, est une façon de mieux embrasser les fulgurances de l’Histoire.


La France ne s’est jamais vraiment remise des chocs pétroliers des années 1970.

Pourquoi ?

Parce qu’elle a adopté des politiques économiques inadaptées et à contre-courant des évolutions du monde.

Elle s’est réfugiée dans des solutions de court terme, marquées par le malthusianisme, le conservatisme intellectuel, la peur du changement. Avec pour conséquence un déclassement progressif sur la scène internationale, une perte de compétitivité, une dérive budgétaire, un chômage de masse, une paupérisation rampante et un délitement du lien social.


En 2007, les Français ont fait le choix de la rupture.

Une politique volontariste a été engagée pour répondre enfin aux maux qui minaient notre pays.

Ce sursaut national était destiné à nous arracher du passé, et voilà que nous sommes brutalement projetés au cœur de la première crise financière et économique du 21ème siècle.


Cette crise constitue, à bien des égards, une césure historique.

Elle marque les limites d’un capitalisme financier jusque là triomphant ; elle témoigne d’une mondialisation en quête d’une régulation enfin adaptée aux nouvelles puissances émergentes ; elle pousse l’Europe à se ressaisir ; elle réconcilie l’Etat et le marché ; elle réhabilite la légitimité du Politique.

Bref, cette crise annonce un monde nouveau.


Notre défi, notre devoir, c’est de penser ce monde nouveau.

Ce n’est pas de le regarder s’installer, faisant fi de nos choix et de nos valeurs.

C’est de le préparer et de le construire dès maintenant, tout en répondant jour après jour au déchaînement de la crise.

La violence de cette crise, son ampleur, sa complexité, nous ont placés dans l’urgence.


Nous avons mis en place une garantie de l’Etat pour assurer la continuité du financement interbancaire à hauteur de 265 Mds€ et nous renforçons les fonds propres des principales banques françaises afin que, dans le contexte actuel où la perception du risque est accrue, elles continuent à financer l’économie.

L’accord de la commission européenne sur ce plan ne devrait plus tarder.

Les hésitations de Bruxelles sont significatives des difficultés que rencontrent nos institutions à comprendre que nous sommes en face d’une rupture historique.


Je comprends parfaitement que dans le cas du sauvetage d’une entreprise, on prenne des mesures concurrentielles pour éviter qu’elle ne prenne des parts de marché à ses concurrentes qui ne sont pas aidées.

Mais lorsque la recapitalisation est ouverte à tous et qu’elle a pour objet même la progression du financement de l’économie, il serait absurde de vouloir encadrer cette progression; voire comme cela a été envisagé de demander une baisse des encours de prêts !


Ce que nous voulons éviter, c’est le scénario de la crise bancaire japonaise des années 90, avec des recapitalisations trop tardives, qui ont conduit les banques à différer les purges et à faire le gros dos. Il s’en est ensuivi une stagnation interminable.

Vous savons faire la part des choses : en témoignent les conditions imposées à Dexia, qui a fait l’objet d’un sauvetage, dans laquelle l’Etat a pris une participation directe au capital.

 
Nous avons ainsi évité un effondrement du système de crédit qui est la première condition pour maintenir l’activité.


Parallèlement, nous avons mis en place de premières actions pour garantir le financement des entreprises et pour doper le secteur du logement.

Soutien aux PME, fonds stratégique d’investissement, exonération de taxe professionnelle des nouveaux investissements, rachat par l’Etat de 30 000 logements neufs: là encore, il a fallu agir vite et sans dogmatisme.


Je n’ai pas manqué de relever qu’après le consensus initial, ce soutien au secteur financier fait l’objet de critiques de l’opposition.

Je les regrette, mais c’est d’une certaine manière le signe que nous avons sécurisé le système, que nous avons passé le cap où chacun craignait le crash.

Je préfère le génie de l’esprit critique français à des citoyens tétanisés par l’angoisse de perdre leur épargne !


Mesdames et Messieurs,


Cette crise confirme la nécessité pour la France de rattraper son retard, qui ne date pas du mois de septembre dernier.

Un retard d’investissement, qui limite la croissance, en dehors même de la période de crise exceptionnelle que nous traversons.

Un retard de compétitivité, qui se traduit par un déficit commercial record et l’affaiblissement de nombreuses industries.

Un retard dans l’adaptation de notre mode de développement, qui nous expose à la dépendance énergétique.

Bref, cette crise doit nous conduire à accélérer la transformation de notre pays.

Elle nous force à reconstruire les piliers de la croissance autour de la recherche, de l’innovation, du développement durable.

Le plan de relance que vient d’annoncer le Président de la République, c’est un plan d’investissement, non seulement pour tenir le choc de la crise, mais aussi pour préparer la France de demain.

Nous avons choisi de conforter les entreprises, d’accélérer la réalisation des infrastructures publiques, d’accroitre l’effort de formation, d’innovation et de recherche.

Y avait il une autre option ?

Je ne le crois pas !


A court terme, si nous ne faisions rien, nous prenions le risque d’accumuler des dommages irrémédiables et de compromettre la croissance structurelle.

Si nous laissons le chômage augmenter trop - et trop longtemps -, un nombre croissant de personnes perdraient leur employabilité. Le chômage structurel, le chômage de longue durée reprendraient. Tout serait alors à recommencer pour abaisser le taux de chômage, et cela nous coûterait beaucoup plus cher.

De la même manière, la disparition de trop nombreuses entreprises à cause d’une récession brutale, cela n’est pas une « destruction créatrice », c’est une destruction tout cours. Quand les entreprises disparaissent non parce que leurs projets sont inadaptés, ou leurs dirigeants incompétents, mais à cause de la pénurie de financement et de débouchés, c’est la valeur, l’innovation, la compétitivité de demain qui sont détruits.


C’est cela que nous avons voulu éviter.

Nous avons pesé le pour et le contre, et nous avons pris nos responsabilités.

Nous avons estimé que le risque de ne pas agir était plus important que celui d’agir.

Et nous avons estimé que la France ne pouvait pas, ne devait pas avoir un comportement de « passager clandestin » de la relance de ses voisins.

Ce n’est pas l’idée que nous nous faisons de la coordination de la politique économique européenne. Et cela n’aurait pas été à la hauteur de la situation.


Bien sûr, la solution de facilité aurait été de relancer la consommation.

Nous avons un précédent dont il n’est pas superflu de tirer les leçons : c’est la relance de 1981.

Elle a consisté à créer des dizaines de milliers d’emplois publics, à tenter de relancer l’activité en revalorisant les salaires et les prestations sociales, à réduire le temps de travail et l’âge de la retraite, à nationaliser une partie de l’économie du pays.

Résultat, le chômage a augmenté, le déficit extérieur s’est creusé, le déficit public a plongé, l’inflation n’a pas diminué et le franc s’est effondré.

En réalité, ce plan était en décalage avec les politiques menées par nos partenaires commerciaux. Le coût de ces mesures était trop élevé. Il a pénalisé l’emploi et écrasé la compétitivité des entreprises.

Deux ans plus tard, une politique inverse est alors intervenue, la rigueur, là aussi à contretemps par rapport à nos partenaires, avec à la clé un gel des salaires, une hausse du chômage et des années de taux d’intérêt élevé pour soutenir la monnaie et contenir l’inflation.


 

Bref, cet épisode fut un égarement historique, qui a fait prendre à la France plusieurs années de retard, tandis qu’au même moment, nos principaux partenaires réformaient et modernisaient leur pays avec audace et efficacité.


Pour éviter les erreurs du passé, nous avons construit notre plan de relance autour de principes clairs.

D’abord, les mesures doivent avoir un impact très rapide.

Ensuite, aucune mesure ne doit compromettre l’avenir.

Pas d’augmentation du SMIC qui plomberait l’emploi, pas de pseudo partage du travail, pas de créations massives d’emplois publics. Mais des mesures favorables à l’investissement, qui améliorent la compétitivité des entreprises sans déséquilibrer les finances publiques à terme.

Par ailleurs, nous veillons à rester en phase avec les autres pays européens. Nous agissons ensemble. Nous n’avons plus de problème de change, l’euro s’est déprécié, et les politiques monétaires de la BCE et de la FED vont dans le même sens.

En un mot, nous évitons tous les travers de l’épisode de 1981.


Ce sont 26 milliards d’euros qui vont être injectés par l’Etat et les entreprises publiques, dans l’économie en 2009.

Toutes les mesures de ce plan sont soit temporaires et réversibles, soit des accélérations de dépenses programmées.


C’est pour cette raison que nous pouvons assumer le retour sur la trajectoire prévue des dépenses publiques en 2012.

Maintenir l’objectif d’assainissement des finances publiques est pour nous une nécessité absolue. Procéder autrement reviendrait à renoncer à tout rétablissement durable de la confiance.

Ces investissements exceptionnels vont certes créer une augmentation de la dette à court terme, mais ils ne remettent pas en cause le retour à l’équilibre.

Plus on relance, plus l’effort engagé depuis 18 mois pour réduire les frais de fonctionnement de l’Etat afin de dégager des moyens d’investissements doit être amplifié.


Désormais, notre priorité est de mettre œuvre ce plan très rapidement.

Les procédures qui allongent les délais d’exécution des programmes publics seront simplifiées pour accélérer les investissements.

75% des montants qui seront injectés dans l’économie auront un effet dès 2009.

Nous avons désigné hier un ministre, Patrick Devedjian, chargé de la mise en œuvre du plan de relance.

Il disposera d’un budget spécifique qui sera voté dans une loi de finances rectificative début 2009.



« Structurer la croissance », c’est exécuter ce plan de manière exemplaire.

« Structurer la croissance », c’est poursuivre nos réformes structurelles. Le mot d’ordre du gouvernement, c’est « la relance et la réforme » !


 

En 18 mois, nous avons réhabilité le travail, à la fois comme valeur morale et comme facteur de croissance et de prospérité.

Après la défiscalisation des heures supplémentaires, la réforme du contrat de travail, la fusion ANPE ASSEDIC, l’édification de la flex-sécurité à la française, nous préparons pour 2009 une profonde réforme de la formation professionnelle.


Nous allons continuer à muscler notre économie, en la débarrassant des multiples freins réglementaires qui la paralysent.

Nous avons commencé avec la loi de modernisation de l’économie. Mais la réglementation économique française recèle encore des gisements inépuisables de simplifications et d’allègements, au service de la concurrence, de la croissance et de l’emploi.


Nous avons entamé une véritable refondation de notre démocratie sociale, qui était à bout de souffle.

Avec la loi du 20 août dernier, nous avons franchi une étape historique.

Dans la crise, je considère les forces sociales comme des partenaires du changement et non des adversaires. Il n’y a pas d’un côté le combat pour l’économie et de l’autre le combat pour la solidarité. Ces deux combats sont liés, ils doivent être menés de front.


Nous allons continuer à agir pour remettre la France en tête de la bataille mondiale de l’intelligence.

Un milliard d’euros de crédits budgétaires supplémentaires par an d’ici 2012 pour la Recherche et l’Enseignement supérieur; l’autonomie des universités; plus de 5 milliards de crédits exceptionnels à travers l’Opération Campus; la relance de la politique des pôles de compétivité; une réforme du crédit impôt recherche qui fait de la France le pays le plus attractif des pays de l’OCDE pour les activités de recherche et développement: nous avons déjà beaucoup progressé.


La prochaine étape, c’est la réforme de notre système de recherche, et celle du lycée pour continuer à moderniser notre système éducatif.


Enfin, nous allons poursuivre la réforme de l’Etat et des structures de collectivités publiques.

Nous voulons confirmer le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la réforme de la fonction publique, la révision générale des politiques publiques. Nous voulons ouvrir le grand chantier de la réforme des niveaux de collectivités locales dont l’enchevêtrement constitue un frein cent fois décrit mais pourtant renforcé à chaque étape de la décentralisation.


Mesdames et Messieurs,


La crise globale du capitalisme que nous vivons en ce moment nous invite à tout repenser, sans dogme, sans frilosité, et c’est tout le mérite de ces entretiens de Royaumont.


Nous ne vivons pas une crise du « laisser faire » mais plutôt une crise du « laisser faire n’importe quoi ».

Le laisser faire, ce n’est pas la loi de la jungle:

C’est le refus du protectionnisme, ce qui n’est pas la même chose.

C’est la dénonciation des barrières réglementaires arbitraires, injustes, inefficaces et contreproductives.

L’économiste, Vincent de Gournay, recommandait, en 1752, de libérer le commerce du blé entre les provinces, à une époque où les freins au commerce augmentaient les prix et affamaient les populations.

Le protectionnisme, le repli sur soi, c’est justement une tentation que le monde doit éviter aujourd’hui.

C’est ce qui, dans les années 1930, a transformé la crise de 1929 en une dépression mondiale d’une décennie.

C’est ce que condamnent aujourd’hui tous les économistes sérieux, à commencer par le dernier prix Nobel d’économie, Paul Krugman – par ailleurs keynésien et partisan de la relance de l’activité par l’Etat – quand il dénonce ce qu’il appelle la « pop economy », cette version relookée de la vieille doctrine mercantiliste.


En revanche, le « laisser faire n’importe quoi », lui, n’est plus de mise.

Cela pose la question des modes de régulation à réinventer, au niveau national comme au niveau international.

A l’évidence, certaines réglementations et autorités de régulation se sont révélées défaillantes. Normes juridiques et comptables, réglementations du système bancaire et des marchés financiers : tout cela est à revoir.

Des dérives profondes du capitalisme sont aussi à corriger.

La dilution des responsabilités, le déséquilibre des contre-pouvoirs dans le gouvernement d’entreprise, l’obsession du court terme, l’oubli de ce qui fait l’éthique du capitalisme: tout cela, nous devons aussi le corriger.

C’est un travail de longue haleine. Mais, à l’initiative de la France, les premiers principes ont été posés à Washington, lors du G20 du 15 novembre dernier.

Il faut maintenant que le plan d’action adopté par les chefs d’Etat soit mis en œuvre sans délais. Aucun acteur, aucun segment de marché, aucune juridiction ne doivent échapper à la régulation ou à la surveillance internationales.


Nous vivons la première grande crise de la mondialisation.

Les précédents chocs, celui par exemple de la crise asiatique en 1997, ont toujours eu des répercussions mondiales mais celle-ci est la première qui se révèle réellement systémique.

Ce constat doit nous amener à réfléchir sur la gouvernance mondiale de l’économie.

Sur le rôle du FMI, de la Banque mondiale, du G8, de la place qu’il faut accorder aux superpuissances du Sud.

Sur la nécessaire coordination des politiques économiques.

Sur le rôle de l’Union européenne.

D’un côté, il faut éviter de reproduire au niveau mondial des méthodes et des organisations qui ont fait la preuve de leur échec au niveau des nations, parce qu’elles niaient les nécessités fondamentales de l’économie de marché.

Mais de l’autre, il faut plus de coordination et de réciprocité. Une économie mondialisée, où les mouvements de capitaux sont libres, ne peut pas fonctionner en acceptant le dumping réglementaire et social.


La liberté de circulation des capitaux a été revendiquée dans un monde où le capitalisme était associé à la démocratie, et faisait face à une seule alternative, le sous-développement ou le communisme. 

Il était fondé sur des valeurs, et associé à un contrat social.

On ne reviendra pas sur la circulation des capitaux, sur la mondialisation, sur la sophistication de nos économies. Mais il nous revient de refonder une gouvernance économique et une régulation internationale.

Pas pour brimer les initiatives et les progrès, mais pour leur permettre de s’épanouir de manière soutenable.


Cette crise n’est pas seulement celle des économies avancées, elle frappe aussi le monde en développement de plein fouet.

Cela soulève des problèmes géopolitiques majeurs pour les années qui viennent.

Nous ne pouvons pas laisser se volatiliser plusieurs décennies de progrès économique en Afrique, en Amérique du Sud ou en Asie.

La question du développement doit rester au cœur de nos agendas politiques.

A cet égard, je me réjouis de la présence parmi nous de Muhammad Yunus, qui a si puissamment contribué à développer le microcrédit dans le monde, outil concret, pragmatique, simple, indispensable pour lutter contre la pauvreté.

L’action de M. Yunus prouve qu’il y a de nouveaux chemins à emprunter pour surmonter la fatalité de la pauvreté.

 

En France, la loi de modernisation votée cet été va permettre, par l’une de ses dispositions qui n’a pas été la plus commentée, de débrider l’intervention des organismes de microcrédit habilitées en permettant son refinancement par des acteurs bancaires.

L’Etat continuera à soutenir les initiatives qui se développent, au travers du fonds de cohésion sociale dont l’intervention se poursuivra en 2009.

D’une manière plus générale, je souhaite que le microcrédit soit l’un des éléments de la réflexion que nous allons mener sur l’accès au crédit à la consommation.

Notre système n’est pas satisfaisant. Il prétend protéger les emprunteurs mais il aboutit à exclure une large population du crédit tout en n’évitant pas le surendettement.

Nous devons pouvoir trouver un meilleur équilibre – c’est l’objet des travaux que mèneront en commun Christine Lagarde et Martin Hirsh.


Je pense aussi à la pensée et à l’action du péruvien Hernando de Soto, dont la renommée est mondiale, et qui a démontré que les pays pauvres détenaient un immense potentiel économique à travers ce qu’il appelle le « capital mort », toutes ces possessions des plus démunis qui ne font pas l’objet de titres de propriétés officiels alors que leur reconnaissance institutionnelle permettrait d’activer des mécanismes vertueux d’entreprenariat, d’épargne, d’investissement et de croissance.


L’époque actuelle nous prouve, mesdames et messieurs, que le Politique a plus que jamais un rôle majeur à jouer, que l’économie n’est pas un monde autonome, que les sociétés humaines ont un besoin vital d’instances légitimes chargées du long terme et de l’intérêt général.

Le 21ème siècle sera politique !


La politique, c’est répondre de manière urgente et pragmatique aux crises qui menacent la survie même des nations et des peuples, en se libérant des a priori idéologiques qui deviennent hors sujet dans des circonstances exceptionnelles.

La politique, c’est bâtir une gouvernance mondiale.

La politique, c’est donner à l’Europe le pouvoir d’agir.

La politique, c’est avoir le courage d’investir sur l’avenir plutôt que de sanctuariser le passé.

La politique, c’est concilier le développement durable et la croissance.

La politique, c’est encourager les salariés à se saisir de leur propre destin économique.

C’est ce que nous faisons en rénovant notre démocratie sociale et en la décentralisant au niveau des entreprises, là où les entrepreneurs et les salariés doivent nouer des consensus.

C’est ce que nous faisons aussi avec la participation.

Avec la loi du 3 décembre 2008, parue au Journal officiel avant-hier, nous élargissons les mécanismes d'intéressement, de participation et d'épargne salariale.

Il faut replacer l’économie au service du social et le social au service de l’économie !


Mesdames et Messieurs,


La politique ne doit pas se réduire à la gestion quotidienne des crises.

La politique doit répondre à la question de la condition humaine !

Imaginer la condition humaine au 21° siècle, c’est le défi que nous lance cette crise.


Nous avons choisi d’y répondre en affirmant notre exigence d’une mondialisation maitrisée, d’un progrès économique au service du progrès social, d’un ordre international plus juste et plus efficace.

Bref, nous avons choisir de faire et d’agir plutôt que de subir.

Partager cet article

Publié par Francois Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
commenter cet article

commentaires

mayeul db 21/12/2008 15:16

Merci monsieur le Premier Ministre pour ce discours. Il est temps d'arreter de se lamenter sur la crise et d'envisager maintenant la reprise de la croissance. Cette reprise passe notament par l'accpetation par le citoyen du role positif des banques.Mayeul

Gerard WOLF 09/12/2008 09:56

Ou est le bon SENS ?   Quand une municipalité agit!! Voila des faits. Il y a quelques années Mme Fort Député UMP, Maire de Sens, charmante petite cité situé à une centaine de kilomètres de la capitale, décide de faire au sud de la ville, une zone commerciale et de loisirs regroupant une soixantaine d'enseignes et permettant de créer 350 emplois. Mais aux dernières municipales; la gauche est arrivée et a tout remis en question.Ce projet a été bloqué par tous les moyens administratifs possibles; bien que quelques millions est déja été engloutis par les entreprises. Chacun sait qu'une zone d'activité ne crée pas d'emploi et ne rapporte rien à une ville.. Le PS a réclamé des conseils de quartiers pour que les militants puissent débattre en toute sérénité et savoir quoi faire du terrain vague.  Résultat le 16 décembre prochain le Maire PRG de la ville proposera au conseil municipal de relever le taux d'imposition de 15% taxe professionnelle taxe d'habitation taxe foncière bati et non bati. En raison  bien évidement du fait des erreurs de l'ancienne municipalité on croit rêver!! Citoyens attention aux urnes elles sont parfois funéraires Gérard WOLF

Mes vidéos

Fil Twitter

Recherche