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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 17:47
Réponse du Premier ministre François FILLON
à une question de J. Cahuzac (SRC), le Mardi 3 février 2009
lors des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale



‑ "Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les députés,

Je voudrais d'abord dire à Monsieur Cahuzac combien je trouve déplacés les commentaires qu'il vient de faire à propos de la présidence de l'Assemblée nationale. Les seuls reproches, au fond, qui sont légitimes, ce sont ceux qui s'adressent à ceux qui ont cru qu'on pouvait bloquer indéfiniment les travaux de l'Assemblée nationale, qui, je le rappelle, est le résultat du choix des Français. Vous vouliez parler tout à l'heure au nom de ceux qui manifestaient, les parlementaires qui sont ici parlent au nom du peuple français dans son ensemble.

Vous nous dites que vous ne pouvez pas répondre à l'appel à l'unité nationale que nous avons, à plusieurs reprises, lancé face à la gravité de la crise que notre pays affronte, comme tous les autres pays développés. Mais cet appel à l'unité nationale, il ne date pas d'aujourd'hui, il ne date pas même d'hier. Depuis la crise financière, nous vous avons à maintes reprises proposé ensemble, sans renoncer à aucune des convictions qui sont les vôtres, sans naturellement approuver la politique qui est conduite par le Gouvernement et la majorité, mais simplement faire ce que font toutes les oppositions dans les pays européens, c'est-à-dire accompagner l'effort qui est mené par le Gouvernement pour sauver le système financier, et appuyer l'effort de relance qui passe pour une large part par l'engagement de vos collectivités locales.

Quelle est la réponse que vous nous avez apportée ? Cette réponse ça a été l'obstruction et ça a été la censure. Comment voulez-vous que nous puissions tendre la main à ceux qui, il y a quatre jours, voulaient simplement censurer le Gouvernement. Est-ce qu'il y a un autre pays en Europe où, en ce moment, au cœur de la crise, l'opposition cherche à déclencher une crise politique en censurant le Gouvernement ? Il n'y en a pas d'autre ! Alors, moi je veux considérer que votre retour dans cet Hémicycle, c'est la fin de cet épisode et que nous allons pouvoir ensemble discuter des conditions dans lesquelles il faut mettre en œuvre le plan de relance qui a été voté il y a quatre jours par le Parlement, c'est-à-dire par le représentant du peuple français.

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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