Ce site n'est plus à jour

Découvrez Fillon2017.fr
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 16:29

François Fillon, Premier ministre, reçoit les parlementaires de la majorité (version vidéo et version écrite intégrale) à Matignon le mardi 7 avril 09


Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Monsieur le Président du Sénat,
Messieurs les Présidents de Groupe,
Mes chers amis,

Je voudrais vous dire que je suis très heureux de vous recevoir ici à Matignon, vous qui me recevez si souvent et gentiment au Parlement.
Dans beaucoup de pays, la crise économique se double d’un affaiblissement politique qui paralyse l’action gouvernementale.

En France, nous conservons une capacité d’initiative qui vous doit beaucoup.

C’est vrai que, nous avons des débats entre nous, qu’il  y a des sensibilités diverses qui s’expriment, mais la cohérence de la majorité n’a jamais été mise en défaut quand celle-ci était nécessaire à l’avenir de notre pays.
Roger Karoutchi a parfois quelques sueurs froides, mais nous savons toujours nous rassembler sur l’essentiel et je voudrais vous en remercier personnellement et je voudrais d’abord remercier Jean-François Copé, remercier François Sauvadet, remercier Henri de Raincourt et Michel Mercier qui assurent la cohérence de cette majorité.
 
Cette cohérence politique, mes chers amis, c’est une force qui nous distingue de la fébrilité de la gauche.
Dans la tourmente, personne n’a intérêt à jouer sa carte personnelle et personne ne doit jouer contre son camp. 
Devant les Français, nous devons plus que jamais nous montrer concentrés sur le service du pays.
Nous devons aussi nous montrer fermes dans nos convictions sans être enfermés dans nos certitudes.
Et à cet égard, je mesure parfaitement les difficultés que vous rencontrez chacun d’entre vous sur le terrain.
Vous êtes en première ligne, et contrairement à l’opposition vous n’avez pas le droit à l’esquive, nous n’avez pas droit à la démagogie et vous n’avez pas droit au mensonge.

Face à une extrême gauche qui souffle sur les braises de l’affrontement social, nous devons en appeler à l’unité nationale.
Face à une extrême droite qui ressuscite le protectionnisme le plus étroit, nous devons incarner la coopération européenne.
Et face aux socialistes qui tentent par tous les moyens de dévitaliser notre victoire de 2007 nous devons faire bloc autour du Président de la République.

Et à cet égard, j’invite Madame Royal à faire preuve d’un peu plus de retenue et d’un peu plus de dignité lorsqu’elle évoque la France et ses autorités hors de nos frontières.

Toute crise est malheureusement propice aux idées simplistes et aux postures caricaturales.
Certains rêvent d’attirer les Français dans les filets de la démagogie et de l’idéologie.
D’autres nous enjoignent à changer de cap au gré des circonstances du jour.
Nous ne céderons pas à ce penchant délétère qui ruinerait notre projet et notre crédibilité.


Notre projet politique est fondé sur la modernisation de nos structures, sur la valorisation du travail et sur la libération des talents et des initiatives. La crise ne le remet en rien en cause bien au contraire.

Nous restons fidèles à ce que nous sommes et à ce que nous voulons!

Il y a quelques mois, la gauche nous sommait de procéder à la nationalisation de notre système bancaire.
Nous avons repoussé cette proposition qui était démagogique et inutile.
Avec le Président de la République, nous avons agi vite et de manière ciblée.
Le sang froid l’a emporté sur l’idéologie et on voit aujourd’hui que nous avons le système bancaire dans les grands pays développés qui résiste le mieux à cette crise.
Puis ensuite, l’opposition a réclamé à cors et à cris une relance massive par la consommation, la même opposition d’ailleurs qui nous accuse de creuser le déficit.
Là encore, nous avons choisi l’efficacité et la raison en soutenant l’investissement, l’emploi des Français, et en même temps en ne ménageant pas notre soutien aux plus défavorisés de nos concitoyens les plus durement frappés par la crise.
Puis ce fut les attaques répétées contre le bouclier fiscal.

Là encore, nous avons refusé d’être les otages de cette démagogie parce que notre pays – qui reste l’un des plus imposés d’Europe – n’a aucune chance de trouver son salut dans des prélèvements supplémentaires!
Puis, ce fut, au nom de l’emploi, l’appel à la suppression des heures supplémentaires et au retour des embauches massives dans la fonction publique. Là encore, nous avons refusé de nous plier aux canons du socialisme qui voient toujours dans le partage du travail et dans la sur- administration de l’Etat une réponse au chômage.

Et voici maintenant que l’opposition nous demande de légiférer sur tous les hauts revenus.
Je n’ai aucune complaisance à l’égard de ceux qui ignorent leurs responsabilités éthiques et je n’ai jamais pensé que la politique de la France se faisait dans les salles de marché, mais je refuse d’entrer dans une logique qui tend à stigmatiser tous ceux qui réussissent en France.
Ce n’est pas en courant derrière les idées de l’extrême gauche que l’on sortira notre pays de la crise !  
J’ajoute que nous n’avons aucune leçon de morale à recevoir du parti socialiste, parce que nous avons fait beaucoup plus que lui pour moraliser le système et davantage que la plupart de nos partenaires européens.

Contre la démagogie contre la facilité, il faut donc, mes chers amis, tenir le cap de la raison économique, de la solidarité nationale mais aussi de la légalité républicaine.

D’un côté, nous mettons le paquet sur l’investissement sur l’innovation et nous continuerons à moderniser notre pays.
Je suis convaincu que cette stratégie sera payante.
L’essentiel des projets d’investissement que nous avons lancé sur l’ensemble du territoire va trouver son rythme de croisière dans les prochains mois.


Par ailleurs, vous voyez que certains de nos choix sont déjà récompensés, je pense à la prime à la casse et au bonus écologique.

Si le secteur automobile a connu une hausse des ventes de 8%, c’est évidemment pour une large part en raison des décisions que nous avons prises, que vous avez prises.
Et dans le secteur du logement, on assiste à une reprise certes récente et pour l’instant timide mais qui répond à la politique de soutien sans précédent que nous avons mis en oeuvre.

De l’autre côté, nous nous efforçons de protéger nos concitoyens face à la crise. Nous allons connaître des mois difficiles, ce serait irresponsable de laisser entendre le contraire. C’est pour cela que nous avons mis en place un dispositif sans précédent de soutien aux plus défavorisés.

Je pense à l’extension du Contrat de Transition Professionnel, à la convention de reclassement personnalisé (qui prévoit 100% du salaire net pendant 8 mois), à la prime de 500 euros qui va bénéficier à 240.000 personnes dont un très grand nombre de jeunes, à la prime de solidarité active, dans l’attente du RSA pour juillet, pour 4 millions de ménages, à la suppression des deux acomptes de l’impôt sur le revenu pour 6 millions de foyers.
Qui peut dire que nous n’avons pas renforcé dans cette crise notre pacte social ?
 
Bref nous tenons l’équilibre entre l’investissement et la solidarité.

Le FMI évoque une reprise progressive de la croissance en 2010.
Je ne fais pas de  pronostic.
Mais je note que plusieurs paramètres positifs se mettent en place:
Le secteur bancaire est globalement stabilisé.
Les taux d’intérêts européens sont de plus en plus bas. Ils vont d’ailleurs atteindre des niveaux historiquement bas.
L’inflation est devenue quasi inexistante.
Le prix des matières premières a reflué.
Et d’ici l’automne, l’ensemble des plans de relance européens et américains devrait commencer à peser sur la crise.
 
Et puis, il y a eu le G20.
Pour la première fois, la politique s’est véritablement invitée dans la mondialisation.
Au-delà des réponses à la crise, c’est une véritable réorganisation du système qui s’est engagée.
Pendant plusieurs décennies, ce sujet de la régulation de la mondialisation a fait l’objet de colloques et de rapports, de discours et de gémissements. Mais c’est la première fois qu’on agit vraiment pour changer le cours de l’Histoire.
Faut-il rappeler que le sommet de Londres n’aurait jamais eu lieu s’il n’y avait pas eu avant le sommet de Washington, faut-il rappeler que le sommet de Washington n’aurait jamais eu lieu si le Président de la République ne s’était pas battu avec l’énergie qu’on lui connaît pour que ce sommet ait lieu et que soit enclenché ce processus vertueux des réformes du système international.

Je veux vous dire que je suis fier de voir la France au cœur de ces initiatives, et que je suis fier avec vous de servir le Président de la République qui en est à l’origine.

Ce rayonnement national, nous devons le faire vivre dans l’Europe et pour l’Europe.
Dans la foulée de la présidence française de l’Union européenne et à quelques mois des élections européennes, nous devons porter le projet d’une Europe politique. C’est-à-dire une Europe qui, à nos yeux, a un destin singulier et a une culture propre.

Si nous ne sommes pas favorables à l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne et si nous militons par ailleurs pour qu’un partenariat privilégié lui soit proposé, comme à la Russie, c’est justement au nom de ce destin singulier et de cette culture propre.

Je m’engagerai avec vous et avec toute la force de mes convictions dans cette élection européenne.

Naturellement, la gauche voudra en faire un rendez-vous franco-français…
C’est à nous d’éviter ce piège en parlant sans détour de l’Europe que nous voulons et de cette Europe qui doit protéger notre mode de vie, nos valeurs, notre sécurité.

Je crois que dans l’opinion, la cause européenne a repris du sens au regard du monde actuel.
Je crois que le temps de l’euroscepticisme et des débats entre souverainistes et fédéralistes est dépassé.
Il existe donc, à mes yeux, une voie politique pour ceux qui ont foi dans l’aventure européenne qui prolonge notre ambition nationale. 
Je sais, cher Xavier, que l’UMP prépare avec ses partenaires de la majorité cette bataille électorale. Tu sais que tu peux compter sur mon appui comme tu peux compter sur celui de l’ensemble de nos groupes parlementaires.
 
Mes chers amis,

Au cours des derniers mois, j’ai insisté sur la nécessité de rassembler les Français parce que je pense que la crise mérite bien que nous mettions entre parenthèses nos différences partisanes.

Aujourd’hui, j’invite nos concitoyens, malgré leurs inquiétudes, à refuser la logique de la violence.

Et je dis à ceux qui instrumentalisent ces inquiétudes pour justifier cette violence que la légalité républicaine s’exercera pleinement et fermement.

Nous sommes dans une Démocratie qui fournit des moyens légaux à l'expression des opinions et des critiques.

Il existe dans notre pays des instances pour faire respecter le droit du travail et la grève est reconnue par la Constitution.

Je dis la grève et non pas les actions brutales organisées par certains qui sont décidées à contester tout compromis, aux dépens de l’intérêt même des salariés.

Le respect de l'intégrité des personnes, le respect de leur liberté d'aller et venir n’est pas négociable dans un Etat de droit. Il s'impose à tous.

Nous avons des lois, nous avons des règles, nous sommes dans un dialogue permanent avec les partenaires sociaux qui ont justement pour charge d’encadrer les revendications.

Je veux dire qu’on ne gagne rien à prendre en otage un chef d’entreprise dont le carnet de commande est vide.

Chacun doit savoir que l’Etat est là pour aider tous ceux qui sont victimes de cette crise, pour les protéger et pour leur remettre le pied à l’étrier. La meilleure façon de le faire c’est de respecter la légalité républicaine.

Quant à ceux qui de Strasbourg à Bastia se comportent en voyous, ils seront traités comme tel.
Je ne vois aucune justification à leurs actes et je n’accepte aucune confusion dans la désignation des responsables.
Ce n’est pas le procès des forces de l’ordre qui ont travaillé avec professionnalisme et souvent en risquant leur propre existence dans des conditions extrêmement difficiles qu’il faut faire, c’est d’abord et avant tout celui des casseurs !
Ces gens là sont responsables.
Ils sont responsables de bafouer les règles de notre démocratie.
Ils sont responsables et coupables d’utiliser la violence comme moyen d’expression.
L’Etat et la justice seront sans complaisance à leur égard.
Plus que jamais le civisme, le dialogue social et la légalité républicaine doivent prendre le pas sur la fuite en avant et sur la violence.

Mes chers amis,

Au cours des prochains mois, nous allons continuer ensemble à moderniser notre pays.
Vendredi nous installerons avec le Président de la République le fonds d’investissement social.
Il y aura la loi sur la formation professionnelle.
Il y a la loi sur l’hôpital, que vous avez commencé d’examiner.
Il y aura la Loi de Programmation Militaire.
Il y aura le Grenelle I en attendant le Grenelle II.
Il y a aura la Loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure.
Et puis il y aura la réforme territoriale.
Parce que tous ensemble nous voulons que la France reste une grande puissance industrielle, nous avons décidé de réformer notre fiscalité locale.
Et parce que nous refusons d’opérer une énième réforme technique de la taxe professionnelle, nous allons inscrire cette réforme de la fiscalité locale dans une réforme plus vaste des collectivités.

A partir des propositions du comité Balladur et en concertation étroite avec vous, nous allons construire une nouvelle architecture locale.

Et puis il y aura le projet de loi de finances…
Il est encore tôt pour en parler mais je vous dis simplement ceci: notre crédibilité repose sur notre capacité à concevoir, à côté du plan de relance, qui est d’une nature exceptionnelle, un budget pour 2010 qui ne marque aucun relâchement dans notre volonté de maîtriser les dépenses publiques.

Mes chers amis,

Depuis le début de la législature, vous êtes du côté de l’innovation face à une opposition qui n’est jamais en retard d’un conservatisme.
N’en déplaise aux hérauts du printemps des libertés, c’est nous qui avons engagé la modernisation de notre démocratie à travers la révision constitutionnelle la plus importante depuis 1962.
Aujourd’hui, il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que  je reçoive un courrier des responsables de l’opposition, exigeant que soient mis en œuvre dans les meilleurs délais des dispositions comme le contrôle du parlement sur les nominations.
Non seulement personne ne conteste plus la réforme, mais même ceux qui ont voté contre elle sont impatients de la voir mise en œuvre !

Cette réforme porte dès à présent ses fruits.


Le dialogue entre le Gouvernement et la majorité est renforcé et modernisé.
Les règles du jeu sont claires.
Le Parlement est en initiative. Le Parlement est plus maître de son organisation et de ses priorités que par le passé.
Cette liberté s’exerce au profit du projet présidentiel et législatif qui nous lie tous ensemble.

Nous construisons, mes amis, dans la crise et pour l’avenir, pas pour l’écume des jours.
Nous réussirons en parlant vrai et en agissant avec sang froid et avec cohérence.
Avec le Président de la République, je vous demande de rester rassemblés et de rester confiants dans notre cause parce qu’elle est juste.
C’est votre devoir, c’est notre devoir.
Et c’est notre chance de relancer la France.

Je vous souhaite de terminer brillamment cette dernière semaine parlementaire, de rentrer reprendre des forces dans nos provinces et de revenir avec l’énergie qui sera nécessaire pour affronter tous les défis que je viens d’évoquer devant vous.

Partager cet article

Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
commenter cet article

commentaires

Raoul 28/07/2009 08:38

Mr le premier ministre,Je reviens sur le petit passage sur la prime à la casse, il ne faut pas enlever la réussite de ce plan pour les ménages plutôt que pour les constructeurs. La hausse reste limité et quid lors de la fin de cette prime?

Laura Conti 01/05/2009 06:59

Monsieur le Premier Ministre,Cher François Fillon,EDDY MARNAY était parolier. U auteur de 4500 chansons d’Edith PIAf à Céline DION dont il avait été le découvreur et Vice-Président de la Sacem, hélas décédé en 2003. Et j'étais son épouse.Par ailleurs journaliste, je prends la liberté de vous écrire aujourd'hui à propos de la loi sur les téléchargements pirates.En premier lieu, il est intéressant à préciser que dans notre pays, chaque discipline artistique dispose de son propre outil de répartitions, la Sacem pour ce qui concerne la musique faisant office de modèle dans notre pays non seulement mais également à l'étranger. Car dans tous les pays du monde, la chanson ne permet pas obligatoirement à leurs créateurs de vivre, tant s'en faut.La philosophie de la Sacem consiste à réguler les répartitions à partir du succès public, ceci sans exception. Rappelons également que le droit d'auteur est une rémunération d'une moralité irréprochable, peut-être même la seule. De fait, et précisément, LE DROIT D'AUTEUR FRANÇAIS EST AVANT TOUT UN DROIT MORAL, la partie patrimoniale de ce droit n'étant pas constitutive. Parce droit moral il y a, le droit d’auteur est inaliénable, ce qui eût été inimaginable s’il ne s’agissait du business et rien que du business ! Inaliénable : rappelons que le terme « aliéné » signifie « sans lien » (a -privatif)… Et ici sans lien avec le fondement du droit d'auteur.Qu'une chanson rapporte 2 euros ou 2 millions d'euros ne change rien à l'affaire, le droit moral est pareillement exigent. Un seul mot ou une seule mesure qui ne soient pas celles de l'auteur ou du compositeur, et le délit est le même. À partir de ces fondamentaux du droit moral à la Française, toute loi le concernant devrait pouvoir en tenir compte. L'auteur, le compositeur CÈDENT leurs droits d'Exploitation À UN ÉDITEUR lequel s'engage à défendre ce droit moral, les revenus étant seulement la conséquence d'une bonne ou d'une mauvaise gestion. Où de l'intérêt ou non du public pour une Œuvre.Le droit d'auteur n'est pas, dans l'absolu un business, tant s'en faut. C'est le show qui est business comme chacun sait.Et lorsque M. Lang était venu à la SACEM pour la nationaliser, quelques jours seulement après l'élection de François MITTERRAND, le parolier  ÉTIENNE RODA-GIL (Julien Clerc, Vanessa Paradis notamment) avait lancé ..."M. le Ministre, on ne nationalise pas Victor Hugo, on ne nationalise pas l'esprit ! ". Une phrase restée célèbre dans le métier, pour son évidence.Lorsque j'étais enfant, mon beau-père le parolier et chanteur Georges ULMER, LORSQU'ON LUI DEMANDAIT UNE PETITE CHANSON AU DESSERT, DANS LES DÎNERS, RÉPONDAIT : QUE FAITES-VOUS DANS LA VIE, CHER MONSIEUR ? VOUS ÊTES ÉBÉNISTE ? FAITES-MOI DONC UNE TABLE AU DESSERT !Nous pourrions offrir à peu près la même réponse à ceux qui téléchargent gratuitement : vous êtes ébéniste ?Laissez-moi partir gratuitement de votre boutique avec une table, et je vous laisserai utiliser gratuitement mes oeuvres. Car artiste ou artisan ne sont pas si éloignés.Mais alors, quelle doit être la loi sur le téléchargement musical, puisque le droit d'auteur est avant tout un droit moral ? Nous avons dit que la propriété de la chanson a été cédée à l'éditeur par l'auteur et le compositeur (pour ce qui concerne le business) tandis qu'ils conservent le droit moral. Il semble donc évident que seuls les auteurs, les compositeurs et les éditeurs, via leurs représentants à la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) sont qualifiés, avec leurs juristes, pour autoriser le téléchargement gratuit ou non de leurs oeuvres et d'en déterminer les modalités ou les sanctions s'il y a lieu. La Sacem étant un organisme privé, il n'y a aucune raison de mettre le gouvernement en difficulté sur cette question.Les problèmes rencontrés par les majors et les maisons de disques par rapport à la vente de disques sont d’ordre commerciaux, ce qui n'a rien à voir avec ce qui est constitutif du droit d'auteur, j'entends par là, l'acte créatif. Ces questions doivent être traitées séparément, et je regrette que la SACEM se montre à ce point détachée du droit moral, ces temps-ci, ALORS QU'ELLE N'A AUCUN PROBLÈME FINANCIER POUR L'INSTANT contrairement aux majors ce qui n'est pas sans conséquence bien entendu.Que la chanson soit diffusée dans les médias, ou par internet ou par quelque autre tuyau n'atteint en rien la diffusion des oeuvres qui s'est toujours adaptée au progrès techniques : le phonographe de la voix de son maître est aujourd'hui au musée des curiosités et nos enfants quand ils se retrouvent de l'un de ces appareils nous demandent à quoi on les utilisait. Pourtant la musique n'a jamais cessé d'être diffusée..Par la présente, j'espère, Monsieur le Ministre, Cher François Fillon,  avoir su apporter quelques éléments de la réalité du droit d'auteur français à votre réflexion.Je vous remerie de vouloir bien recevoir, Monsieur le Ministre, Cher François Fillon, l'expression de ma plus haute consiération.Laura Conti16, rue du pot de fer75005 Paris01 43 31 16 4906 65 75 06 43laura.conti1@mac.com

JM 20/04/2009 08:13

Bonjour, il  serait de bon ton que Devillepin modère ses propos, lui qui a beneficié "pour son aura" de l'avis  de jeunes experts déterminés qui nagent habituellement en eaux chlorées sans quoi il serait passé inaperçu à l'ONU...

Jean-Marc 13/04/2009 16:11

il faudrait que vous disiez a vos parlementaires qu'il serait souhaitable qu'ils aillent a leurs frais dans les commerces moyens" pour faire vivre l'economie" qu'ils soient citoyens , apres tout c'est nous qui les payons la vie est de plus en plus dure je gagne 2200 euros en moyenne je ne suis donc pas à plaindre , heureusement je n'ai besoin de ne faire aucune course sinon je ne m'en sortirai pas et déjà c'est limite ! trop d'imposition franchement c'est foutu !il n'y a plus d'espoir!il faut que vos parlementaires travaillent plus et plus vite ! sans majoration de salaire.

Gaetan 09/04/2009 19:14

Le coup du vote de la loi Hadopi, une pantalonnade. Cela va couter combien cette histoire de revoter ?Vous ne croyez pas qu'ici en bas, on a pas autre chose à faire ?Bataille de bac à sable dans une école maternelle. Grotesque et dérisoire à l'échelle de la représentation nationale.On se croirait en Iltalie.

valentin10 09/04/2009 13:37

C’est un vrai plaisir que de l'actualité de ce blog et de notre Premier Ministre monsieur François Fillon, à très bientôt !

valentin10 09/04/2009 13:36

Salut je passe sur votre blog et je trouve qu'il y a plein de bonnes choses dessus !! Continuez comme ça surtout !
Faites tous un tour sur mon blog principal : valentin10.blogspot.com
Vous êtes tous les bienvenus quand vous le voulez ;-)

Caroline Morard 08/04/2009 20:27



Il me semble essentiel d’observer que dans ce discours, empreint de discernement, formidablement moralisateur et fédérateur, 2 des mots les plus fréquemment employés sont « démagogie » et « légalité républicaine ».
Ce simple constat suffit à figurer la dérive actuelle de notre société.La décadence de nos valeurs premières est flagrante et attise la montée d’une violence de masse insidieuse, explosive et imprévisible à travers le pays. Elle tend à  mettre en oeuvre des applications totales intolérables à notre niveau de démocratie. Certains de ces mouvements sonnent aujourd'hui comme des anachronismes, des survivances d’une époque politique révolue que nous ne pouvons plus tolérer dans notre marche vers le progrès.Contester est un droit établi, mais l’anarchie n’est dans l’intérêt de personne. Il faut lui opposer l’affirmation de nos valeurs, nos règles de droit, la démonstration de notre unité nationale. Lorsque le pays entier est victime d'une crise mondiale aussi ravageuse, deux mots doivent s'imposer : unité et responsabilité.
Chaque jour, l’opposition, les fauteurs de troubles, les émeutiers, les grévistes tentent de briser ce contrat moral entre le peuple et l'Etat. Cette radicalisation ambiante monopolise les réseaux d’information mais jamais un seul mot des 95% de la population qui respectent naturellement l’ordre public. N’oublions pas que l’Etat incarne avant tout ces majorités silencieuses, respectueuses des fondements républicains et tournées vers la France de demain.Une somme de communautés ne fait pas une nation et l’apologie fanatique des conservatismes ne fait pas un projet pour la France.

Mes vidéos

Fil Twitter

Recherche