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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 09:12

François Fillon fait campagne pour les élections européennes à Nantes le mardi 19 mai 09. (version écrite et vidéo intégrale).

Discours de François Fillon pour la campagne des européennes à Nantes le mardi 19 mai.
Mes chers amis,

Je vous retrouve avec émotion, dans cette région que j’aime, pour laquelle je me suis beaucoup battu et qui m’a tant donnée.
J’adresse à tous les sympathisants et militants UMP qui sont aujourd’hui mobilisés autour de Philippe Boennec et François Pinte mon estime.
Je veux remercier Serge Poignant et Laurent Dejoie qui nous accueillent chez eux à Vertou.
Il y aussi, autour de Michel Hunault, ceux qui se reconnaissent dans le Nouveau Centre, et d’autres qui s’attachent à Gauche moderne ou aux progressistes.
Et puis, il y a  tous ceux qui n’appartiennent à aucun camp politique, si ce n’est celui de la France que nous servons au milieu de la tempête économique.
Dans cette épreuve, je n’ai rien d’autre à leur offrir que le sens de l’effort et le service de l’intérêt national.  

Je ne vous remercierai jamais assez, mes chers amis, pour votre fidélité et votre confiance.
Là où je suis, je n’oublie pas les terres de l’Ouest d’où je viens.
Je n’oublie pas les Pays de la Loire dont nous avons su faire l’une des régions les plus entreprenantes et les plus solidaires de France.
Cette région qui est connue pour son goût de l’initiative et son ouverture d’esprit n’a pas vocation à demeurer le pré carré de la gauche ! 

Je vois parmi vous beaucoup de visages qui me sont chers, que je ne puis tous citer… Alors qu’ils me pardonnent si je réserve vos applaudissements à Christophe Béchu, Elizabeth Morin et Alain Cadec ainsi qu’à tous ceux qui avec eux porteront nos couleurs dans cette élection européenne.
Leur liste, c’est le symbole du rassemblement de la majorité présidentielle.

Si nous sommes rassemblés, ça n’est pas seulement parce que l’Europe est notre cause commune, c’est aussi parce qu’avec le Président de la République, nous tenons nos engagements.
Ce respect des engagements, c’est une force pour gouverner face aux vents contraires.
C’est le gage de la crédibilité politique.
C’est une exigence pour rétablir la confiance entre les responsables politiques et les citoyens.

Nous avions dit que allions réformer les régimes spéciaux de retraites au nom de l’équité. Dans la foulée de la réforme des retraites de 2003, cher Jean-Pierre.
Cela a été fait.
Nous avions dit, cher xavier, que nous allions nous libérer des 35 heures obligatoires, en défiscalisant les heures supplémentaires et autorisant les entreprises à négocier avec leurs salariés le temps de travail.
Cela a été fait. Plus de 4 millions de salariés ont réalisé des heures supplémentaires, avec en moyenne une augmentation de leur salaire de 10%.
Nous avions dit que nous supprimerions les droits de donation et de succession pour 95 % des ménages.
C’est désormais une réalité.

Nous avions promis d’en finir avec la logique de l’assistanat.
Nous avons créé le Revenu de Solidarité Active qui sera opérationnel au premier Juillet et qui permettra à plus de 6 millions de Français de bénéficier d’un complément de revenu de 130 euros mensuels en moyenne tout en incitant à la reprise d’un travail.
Nous avions dit que nous mettrions en place des peines plancher pour lutter contre les multirécidivistes, c’est fait.
Depuis 7 ans, sous l’autorité de Nicolas Sarkozy, la délinquance n’a cessé de reculer.
Mais la culture de la violence est encore là.
Ce qui s’est passé récemment à la Courneuve, où les forces de l’ordre ont fait l’objet d’une véritable embuscade armée, ne restera pas sans suite.
Et qu’on ne me parle pas de circonstances atténuantes et de police de proximité face à des voyous qui jouent avec la vie de nos policiers et qui ne méritent rien d’autre que de passer de longues années en prison !

Mes chers amis,
Nous avons réformé même lorsque les résistances étaient fortes.
Ce fut le cas pour l’instauration du service minimum dans les transports et à l’Ecole.
Malgré les oppositions, nous avons tenu bon, et dans quelques années plus personne n’osera opposer le droit de grève au droit des usagers !
Ce fut le cas avec l’autonomie des universités, dont le statut n’avait pas évolué depuis 25 ans.
Chaque fois qu’un Président d’Université nous a demandé de faire intervenir les forces de l’ordre pour rétablir la sécurité dans son établissement, nous avons répondu présent.
Ce fut le cas à trente reprises.
N’en déplaise à quelques extrémistes qui prennent en otage l’avenir de milliers d’étudiants sans que le parti socialiste ne trouve le courage de les condamner, la réforme de l’autonomie ira à son terme.

Tous les étudiants pourront se présenter aux examens dont les dates seront adaptées pour que leurs diplômes ne soient pas bradés.
Sur ce sujet comme sur d’autres, nous avons agi avec autorité car le mandat de nos électeurs nous semble plus légitime que celui des contestataires.

Tenir nos engagements c’est réhabiliter la politique, c’est redonner du crédit à l’action publique.
Si nous avons déployé tant d’énergie pour honorer la promesse faite par Jacques Chirac de baisser la TVA sur la restauration, c’est d’abord pour restaurer la confiance dans la parole donnée.

Cette volonté de respecter le pacte que nous avons passé avec les Français ne nous a pas conduits à ignorer le dialogue social. Bien au contraire !
Depuis deux ans, nous travaillons de façon étroite avec les partenaires sociaux qui ont le plus souvent fait preuve de responsabilité en négociant des accords majeurs sur le contrat de travail, sur l’indemnisation du chômage ou sur la formation professionnelle.
C’est à leur demande que nous avons créé le Fonds  d’investissement social doté de 3 milliards d’euros destiné à prendre en charge la formation et la reconversion des salariés les plus touchés par la crise économique mondiale.

Si, en pleine crise, le fil du dialogue n’est pas rompu, c’est parce que nous avons respecté la démocratie sociale, bien davantage que ne le faisait Martine Aubry lorsqu’elle imposa sans discussion et sans concertation les 35 heures.

La crise économique mondiale que nous affrontons ne brisera pas cet élan !
Dans quelques semaines, le Parlement débattra de la réforme de la formation professionnelle qui viendra compléter celle du service public de l’emploi et notre plan en faveur des jeunes.
Il y aura la réforme de la procédure pénale qui doit renforcer la protection des libertés individuelles dans notre pays.
Il y aura la réforme territoriale car il faut que les régions, les départements et les communes rationalisent leurs politiques. Moins de complexité, moins de dépenses publiques, plus de proximité avec les citoyens, voilà l’objectif!

Et puis, il y aura la remise en ordre de nos finances publiques.
Pour répondre à l’endettement de notre pays auquel la crise économique nous oblige, nous allons parallèlement moderniser l’Etat, tenir ses dépenses de fonctionnement, améliorer la compétitivité de notre économie.
S’endetter sans reformer, c’est condamner la France à porter un terrible boulet qui gâcherait toute perspective de rebond.

Tout ce que nous avons fait depuis deux ans nous permet de tenir le choc de la crise dans des conditions moins défavorables que celles de la plupart de nos voisins européens.
Je ne me satisfais pas de ce moindre mal car je sais que la vie de nos concitoyens est difficile…
Mais, ceci étant dit, je n’ose imaginer où en serait notre pays si c’était l’opposition qui était aux responsabilités et non Nicolas Sarkozy.

Rassemblés autour d’un projet pour la France, nous sommes aujourd’hui rassemblés autour d’un projet pour l’Europe.
Parmi nous, l’Europe fut souvent une source de divisions.
Eh bien pour la première fois depuis un demi siècle, le débat a changé de nature.

Il ne s’agit plus d’être pour ou contre l’Europe.
Qui aujourd’hui oserait prétendre que la France seule pourrait répondre à la crise économique internationale ?
Qui oserait dire que notre nation doit être protectionniste alors même qu’elle est l’une des premières puissances exportatrices de l’Union européenne ?
Qui oserait soutenir que la lutte contre le réchauffement climatique et les délocalisations, réclame moins d’Europe ?
La France a besoin de l’Europe pour défendre ses intérêts et l’Europe a besoin de la France pour promouvoir les siens, voilà la réalité.

Il ne s’agit plus également de se prononcer pour une Europe fédérale, confédérale ou souverainiste.
Le débat institutionnel est derrière nous !
Grâce au Président de la République, nous avons bâti un nouveau traité : le traité de Lisbonne, dont 26 nations ont quasiment achevé le processus de ratification, et qui régira pour les prochaines années le fonctionnement de l’Europe.
Avec ce traité, nous avons conjugué les exigences d’une Europe plus efficace et les espoirs d’une France plus influente.

Et enfin, il ne s’agit pas de se prononcer pour une Europe libérale ou une Europe sociale comme certains à gauche voudraient le faire croire.
De fait, l’Europe offre la singularité d’être à la fois libérale et sociale.
Elle se distingue par un marché ouvert mais aussi par le plus haut niveau de protection sociale du monde.
Et ce haut niveau de protection, c’est en France qu’il est le plus élevé !

Fédéralisme ou souverainisme, libéralisme ou socialisme, là n’est donc pas le sujet de cette élection.

Pour nous, le seul sujet qui vaille, c’est l’Europe politique.
L’Europe politique, c’est la capacité et la volonté d’agir.
L’Europe politique, c’est une Europe où le conseil européen n’est pas paralysé par l’obsession du consensus. Lorsqu’il y a des Etats qui veulent avancer, ils ne doivent pas être bloqués par tous ceux qui préfèrent le statu quo.
L’Europe politique, c’est une Europe qui agit sur l’essentiel et qui pour le reste respecte la liberté des nations de procéder selon leurs aspirations ou leurs traditions.
L’Europe a bien d’autres choses à faire que de se prononcer sur notre vin rosé ! Elle a d’autres priorités que de nous dire comment et sous quelles conditions lutter contre le piratage sur internet !

Cette Europe politique, elle est possible !
La présidence française en a fait la démonstration.

Nous n’avons pas attendu de nouvelles institutions ou l’unanimité des Etats membres pour agir vite et fort pour stopper les faillites bancaires en chaine qui auraient plongé le monde dans une dépression pire que celle de 1929.
Nous avons exigé que le G20 s’engage dans une réforme profonde du capitalisme financier dont les excès ne peuvent plus être tolérés.
Les paradis fiscaux vont devoir choisir entre la transparence ou la mise à l’index, et les marchés financiers ne pourront plus échapper aux contrôles et à la régulation.
Dans la foulée de notre Grenelle de l’environnement, l’Europe a réussi à élaborer la législation la plus ambitieuse au monde en matière de lutte contre le changement climatique.
Dans la lignée de notre politique d’immigration choisie, l’Europe s’est engagée autour d’un pacte européen sur l’immigration.

En septembre 2008, alors que la guerre entre la Russie et la Géorgie faisait rage,  l’Union européenne s’est interposée pour stopper la crise.

Dans toutes les capitales européennes, la présidence française de l’Union a été saluée pour son audace et sa capacité d’entraînement.

Cette audace répond à notre conviction: l’Europe a besoin d’être entraînée par des nations décidées.
Et elle a également besoin du couple franco-allemand. Lorsque Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avancent ensemble, l’Europe est rassurée et stimulée.

Avec l’Allemagne, nous avons fait l’Europe de la paix et je vous demande d’être fier de ce résultat qui offre à notre jeunesse le privilège de traverser librement les frontières et non plus de combattre pour les défendre.

Aujourd’hui, notre défi, c’est de répondre à la mondialisation.

Les européens ont le pouvoir et le devoir de se protéger contre les effets d’une mondialisation sans repères et sans éthique.
Qu’on ne me dise pas que nous n’en avons pas les moyens !
L’Europe, c’est un PNB supérieur a celui des Etats-Unis et très largement au dessus de celui de la Chine.
C’est la seconde monnaie mondiale.
L’Europe, c’est le plus grand nombre d’entreprises, de chercheurs, de technologies, de salariés qualifiés.
L’Europe, cher Michel, grâce à son agriculture, est maître de son indépendance alimentaire.

Consciente de ses atouts, l’Europe ne doit pas être sur la défensive mais à l’offensive.
Nous ne sommes pas condamnés au déclin de nos industries.

Mais pour les défendre et promouvoir l’emploi nous devons bâtir des grands champions industriels européens, comme nous l’avons fait à l’époque pour Airbus ou Ariane.
Les règles de la concurrence doivent être faites pour donner à nos entreprises les moyens d’affronter à armes égales celles du reste du monde et non pas les entraver et les handicaper dans la compétition internationale.
Il faut concentrer les moyens sur des secteurs d’excellence : les transports, les télécommunications, le spatial, l’énergie, la santé et les biotechnologies.
Il faut favoriser par tous les moyens, réglementaires et financiers, les secteurs porteurs de la croissance de demain: les véhicules électriques, les biens et services environnementaux, l’énergie, les biotechnologies…
L’Europe doit définir un plan continental de soutien et de développement pour les secteurs en difficulté.
C’est le cas du secteur automobile. Nous avons pris des mesures au niveau national, mais l’absence d’un plan automobile européen n’est pas compréhensible !

L’Europe doit exiger la réciprocité dans ses négociations commerciales avec les grands partenaires mondiaux. Dans la période que nous vivons, les concessions sans contreparties relèvent de la naïveté. L’Europe doit être ouverte, mais elle ne doit pas être candide !
L’Europe doit se donner pour objectif d’être le continent réunissant les plus grandes universités du monde, en multipliant les passerelles entre les scientifiques et les étudiants.
L’Europe doit enfin avoir la capacité de se défendre par elle-même et pour elle-même.
Elle doit avoir la capacité de projeter des forces armées là ou il y a des crises. Si la France a pleinement réintégré l’OTAN, ca n’est pas pour voir l’Union européenne rester passivement sous le parapluie américain, mais pour l’amener à prendre ses responsabilités diplomatiques et militaires !

Tout ceci, mes chers amis, converge vers un objectif: repenser la mondialisation plutôt que d’être repensés par elle !
Cela est nécessaire et cela est possible.

En pleine crise financière, l'Europe a adopté des mesures internes de contrôle des agences de notation financière, qui ont eu une grande part de responsabilité dans le déclenchement de la crise.
Désormais, ces agences de notation devront se plier aux règles européennes pour exercer une activité en Europe.
En pleine crise financière, l'Europe a exigé et obtenu un effort mondial de lutte contre les paradis fiscaux, où qu'ils se trouvent.
Grâce à l'Europe, on a ainsi fait en quelques mois plus de progrès pour combattre ces paradis infernaux qu'en dix ans.
L’Europe ne veut pas, ne veut plus, que l’économie mondiale ait les allures d’un vaste casino financier où le sort des nations et des peuples peut basculer sur un coup de dés.

Avec l'Europe, nous voulons convaincre l’ensemble de la communauté internationale d’adopter l'accord mondial de lutte contre le réchauffement climatique qui est prévu à Copenhague pour la fin de cette année.

Si cet accord n’était pas validé ou respecté, nous voulons mettre en place une taxe carbone européenne sur les produits des pays qui refuseraient de s'associer à nos efforts pour sauver la planète de la catastrophe.
Cette taxe ne sera pas seulement un filtre pour réguler les importations qui ne respectent pas l’environnement, ce sera aussi une façon de modifier les pratiques de tous ceux qui dans le monde misent sur le moins disant écologique.

Oui, l’Europe a son mot à dire pour défendre une certaine idée de l’homme et du progrès.
Grâce à l'Europe, les poulets chlorés ne peuvent plus entrer sur le territoire européen, malgré les fortes pressions des éleveurs américains.
Les automobiles importées doivent respecter des normes très élevées en matière de pollution et de sécurité.
Les jouets qui représentent un danger pour nos enfants sont bloqués à la frontière. Les produits contrefaits sont pourchassés.
 
Grâce à l'Europe, les leçons des marées noires ont été apprises et, suite aux efforts de la Présidence française de 2008, de nouvelles règles crédibles viennent enfin d'être adoptées à l'égard des pétroliers du monde entier: les navires ne respectant pas nos normes élevées de sécurité vont être bannis des ports de l'Union européenne.
Une liste noire va interdire aux bateaux "poubelle" de s'approcher des côtes européennes. Les inspections vont être renforcées. Les contrôles vont se multiplier.

Mes chers amis,
Au cœur de notre projet européen il y a notre identité !
Si nous voulons échapper à une Europe désincarnée, technocratisée, nous devons défendre notre vision d’une Europe charnelle.
L’Europe n’est pas qu’une monnaie, elle n’est pas qu’un marché économique, c’est une culture, c’est une histoire, ce doit être une âme partagée.

L’Europe, c’est Madrid, Prague, Londres, Rome, Varsovie, Berlin, Vienne, Athènes: au seul énoncé de ces villes, je sens nos héritages et nos cultures entremêlés circuler dans mes veines de Français.
Par-delà ses aspects politiques et administratifs, je vois l’Europe comme une rencontre charnelle entre des nations millénaires, brillantes et démocratiques.

Ce qui se joue, c’est notre capacité à promouvoir une identité européenne.
Oui une société européenne existe - qu’on peut nommer culture, héritage, ou civilisation, qu’importe ! L’essentiel à mes yeux est d’en sentir la force et le prix.
Elle donne à nos parentés européennes leur évidence.
Elle s’enracine dans un passé d’expériences et de lectures communes.
Elle se nourrit des contacts permanents de nos patrimoines artistiques, philosophiques et moraux. 
Oui, moraux, car il y a dans la civilisation européenne un répertoire de valeurs qui, aux frontières de l’Union, signent notre différence.

L’humanisme. La tolérance. La liberté de conscience. La solidarité.
L’individu pris comme référence de toute justice.
L’Etat de droit, seul fondement légitime du pouvoir.
La considération accordée à la force du savoir et aux transmissions familiales et spirituelles.
L’attachement à la libre concurrence, pour susciter l’initiative et les talents.
La confiance placée dans la science, l’innovation industrielle et le progrès.
Tous ces traits disent où commence et s’épanouit l’Europe.
Ils disent où l’expérience européenne rencontre les modèles concurrents, où elle s’en distingue.

L’élargissement sans fin de l’Europe ne peut être un objectif en soi, au risque de diluer l’aventure européenne.
Notre refus non négociable d’accepter l’adhésion de la Turquie n’est pas une hostilité vis-à-vis de cette grande et prestigieuse nation, qui doit être étroitement associée à l’Union européenne.

Mais il faut des frontières à l’Europe, il faut des frontières stables, qui permettent de faire émerger une conscience européenne.
Nous sommes clairs sur ce sujet parce que nous devons cette franchise aux français mais aussi au peuple turc que l’Europe n’a pas le droit de tromper.
Quelle est la position du parti socialiste sur cette question stratégique pour l’avenir de l’Europe ?
Martine Aubry nous dit : discutons, et on verra bien si la Turquie a fait assez de progrès pour entrer dans l’Europe. C’est se moquer du monde, c’est refuser de choisir, c’est le contraire de la volonté politique, c’est l’absence de principe érigée en méthode de gouvernement !

Il faut dire que le parti socialiste qui cherche encore son axe de campagne, en change au gré du vent, en essayant de faire croire que le vent changerait de sens !

Cette élection, mes chers amis, doit être l’occasion d’offrir à l’Europe, une part de notre coeur.
L’Europe a besoin de la France et la France a besoin de l’Europe.
Voilà pourquoi j’appelle chacun d’entre-vous à se mobiliser.
Je vous demande de le faire plus fortement que d’autres.
Parce qu’autour de nous rares sont ceux qui nourrissent de grandes ambitions pour l’Europe.
Pour la plupart de nos concurrents, l’Europe n’est qu’un alibi. Dans leur course à l’opposition systématique, l’enjeu européen est un enjeu politicien.
Le 21 août 1849, Victor Hugo interpellait les européens : « Un jour viendra – leur disait-il - où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples».

Cette prophétie est devenue réalité.
Le Parlement européen consacre l’unité et la fraternité de nos 27 nations.

J’ai besoin de vous, mes chers amis, pour faire de la cause européenne une cause nationale !
Nous qui aimons passionnément la France, engageons-nous sans réserve, engageons-nous avec ferveur, engageons-nous avec dans une main le drapeau tricolore et dans l’autre le drapeau étoilé, engageons-nous ensemble et maintenant pour mettre au coeur de l’Europe, l’âme française.

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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commentaires

Jean-Marc 05/06/2009 16:22

je preconise un grand verre de lait chaud +miel pour le defenseur de l'europe qui a fait son discours devant + de 4000 personnes je dirai 4500 parce que c'etait la folie....a l'abbaye de solesme " doivent" bien avoir ça !deux causes européeennes:le lait ( sans commentaire)le miel rendre obligatoire les traitements phytosanitaires juste apres le coucher du soleil, la nuit jusqu'a deux heures avant le lever du soleil. c'est tout de meme pas compliqué... vous n'allez qu en meme pas me dire que vos administrations scléroseés (comme pour le recul de l'age de la retraite de medecin pompiers.. vont trouver une loi pour empecher ça....

Caroline+Morard 31/05/2009 22:19


Monsieur le Premier Ministre,
Votre légitimité à défendre les actions et les propositions de la majorité présidentielle est naturelle et essentielle dans cette campagne européenne. Votre place est au avant poste de notre mouvement pour porter l'audace et la volonté politique qui ont conditionné l'élan et les succès de la Présidence française de l'Union.Mais au-delà de votre investissement partisan, je vois en cet engagement l'accomplissement d'une mission d'intérêt général.Par votre prise de position solidaire, vous mettez votre autorité, votre notoriété et vos idéaux au service de la mobilisation de la nation en faveur de l'impulsion décisive offerte par cette élection. En effet, le scrutin du 7 juin pèsera à l'évidence lourd sur le destin de la France, n'en déplaise à certains. C'est pourquoi il faut lutter avec ferveur, avec constance, avec exigence contre la tentation de l'abstention et les manipulations politiques dans le sens d'une lecture exclusive de cette élection a l'aune de nos querelles domestiques. Bien au contraire ce vote est un acte citoyen fondamental qui détermine notre potentiel européen a un moment ou le Parlement n'a jamais été dote d'autant de pouvoirs acquis et promis. À cette opportunité, cette nécessite et cette volonté collective, il n'y a aucune raison d'imposer de délais supplémentaires !

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