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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 18:45

François Fillon, Premier ministre, a reçu le Premier ministre du Québec Jean Charest le mercredi 1er juillet 09 à Matignon.


Mesdames et messieurs,

Nous venons, avec Jean CHAREST, avoir un entretien qui est le symbole du dynamisme des relations franco-québécoises. Nous avons eu l'occasion de nous rencontrer dans le cadre du 400ème anniversaire de la ville de Québec, tout au long de l'année 2008. La rencontre alternée de juillet 2008 entre la France et le Québec a été un très grand succès. Il y a eu ensuite le sommet de la Francophonie, puis le sommet Union européenne-Canada, à Québec en octobre 2008. Et enfin, la dernière visite à Paris de monsieur CHAREST, au début 2009, qui montre à quel point les relations entre la France et le Québec sont denses, à quel point elles sont amicales, à quel point elles sont productives.

Nous avons évoqué au cours de cet entretien, d'abord l'attitude et la réponse que le Québec et la France apportent à la crise économique mondiale. Nous avons constaté en particulier beaucoup de similitude entre la situation au Québec et la situation en France. En effet, nous avons, tous les deux, des stabilisateurs économiques et sociaux très importants qui ont aidé à atténuer l'impact destructeur de la crise. Et on a mis en œuvre au Québec comme en France des plans de relance ambitieux, centrés sur l'investissement, sur l'innovation, sur l'emploi, sur le financement des entreprises et en particulier sur celui des PME qui, aujourd'hui, donnent leurs fruits, si on compare les résultats respectifs de nos économies avec celles d'autres grands pays développés.

Enfin, nous nous sommes fixés, au Québec comme au Canada, des situations de départ très différentes, un objectif de redressement des finances publiques.

Nous avons évoqué les négociations en cours entre l'Union européenne et le Canada pour un accord d'intégration économique renforcé. Nous avons évoqué la négociation sur le climat de Copenhague. Le Québec a une très grande expérience en matière environnementale, en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Et nous pensons que cette expérience du Québec doit être utile à la communauté internationale et qu'elle doit pouvoir se faire entendre dans le cadre de la négociation de Copenhague.

Enfin, nous avons évoqué la régulation financière et la mise en œuvre des conclusions du G20. Nous souhaitons, naturellement que le Canada montre une grande détermination dans la mise en œuvre de ces conclusions du G20.

Et puis, bien sûr, nous avons débattu des sujets liés à la coopération franco-québécoise, et d'abord de l'accord sur l'entente franco-québécoise sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles. Cet accord est remarquable en tout point, c'est la première fois que la France négocie un accord de cette ampleur. Je veux redire que cet accord doit tout à l'engagement personnel de Monsieur CHAREST qui a mis toute son énergie et toute sa foi dans cette coopération pour le rendre possible. L'accord a été signé avec le président de la République en octobre 2008, il progresse très rapidement, puisque 18 arrangements ont déjà été signés par de nombreux ordres professionnels – le bâtiment, les travailleurs sociaux, les experts comptables, le secteur paramédical, les ingénieurs, les architectes, les avocats… C'est un projet moderne qui va venir appuyer le développement des échanges économiques, notamment entre les filiales, qui permettra à de nombreux Français installés au Québec et aux Québécois vivant en France, de pouvoir exercer la profession pour laquelle ils ont été formés. Nous nous sommes engagés tous les deux à ce que ces arrangements entrent en vigueur au début de l'année 2010. Et d'ailleurs, nous avons fixé au début de l'année 2010 la rencontre France-Québec en retour de celle qui avait eu lieu à Québec en 2008.

Voilà, enfin, j'ai évoqué avec Jean CHAREST la tenue en France du deuxième symposium des pôles de compétitivité français avec les créneaux d'excellence québécois. La première édition avait eu lieu en 2008 au Québec et avait été un grand succès.

Voilà, mesdames et messieurs, comme vous pouvez le constater, les relations franco-québécoises sont chaleureuses, à l'image de la température qui règne à Paris aujourd'hui. Elles sont sans nuage, et elles ne cessent de se densifier.

Je suis à votre disposition pour répondre à quelques questions. Et juste auparavant, je voudrais dire aux journalistes français, j'espère qu'ils ont écouté, qu'ils ont entendu, qu'ils ont noté. Le Premier ministre québécois a dit qu'il était allé à Bruxelles, qu'il était allé en Allemagne, qu'il avait noté que la France tirait plutôt mieux son épingle du jeu dans la crise. Voilà. Au cas où vous ne l'auriez pas entendu, je me permets de le répéter.

Journaliste : Monsieur FILLON, si je vous ai bien compris tout à l'heure, vous avez dit que vous seriez d'accord. Est-ce que le Québec a une place au côté du Canada lors du sommet de Copenhague ?

François FILLON : Je ne veux pas du tout composer la délégation canadienne à Copenhague, mais ce que nous avons évoqué avec Jean CHAREST, c'est la reconnaissance des Etats fédérés dans cette discussion. Il ne serait pas anormal que des grands Etats comme le Québec et comme beaucoup d'autres, puissent faire entendre leur voix, être pris en compte, que leurs expériences soient prises en compte dans cette discussion. On voit par exemple que la Californie joue déjà un rôle sur cette scène, sur les questions de négociations, sur le carbone. Voilà. Donc, c'est dans cet état d'esprit-là qu'on va essayer d'agir ensemble pour que cette voix soit entendue. Pour le reste, c'est au Canada, naturellement, de décider de sa délégation.

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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André Guidi 03/07/2009 09:49

M. le Premier ministre, cette rencontre à Matignon avec Jean Charest, Premier ministre du Québec est positive.Notamment, et vous le soulignez dans votre réponse aux journalistes, notreéconomie avec ses amortisseurs sociaux ne traverse pas si mal cette crisede grande ampleur. salutations dévouées et respectueuses

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