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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 16:07

François Fillon, Premier ministre, lance "France volontaires" le jeudi 1er octobre 09 à Matignon.
 

Monsieur le Ministre, Cher Alain Joyandet,

Monsieur le Haut Commissaire, Cher Martin Hirsch,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs,

 

Ce qui nous réunit aujourd’hui, c’est ce qui nous rend fiers de la France : sa vocation d’humanisme, de générosité, de solidarité internationale.

Plus le monde est global, plus je crois à l’universalité de nos valeurs, plus je crois aussi à la force de ce sentiment qui unit, de par le monde, les hommes de bien.

La crise actuelle, n’est pas qu’une crise du capitalisme. C’est aussi une crise du sens ! Plus que jamais, nous avons besoin de désintéressement, de conviction, d’éthique, en un mot, de morale.

Vous incarnez, mesdames et messieurs les volontaires, cet esprit de solidarité qui refuse un monde dominé par l’indifférence et l’égoïsme.

 

Je suis heureux de saluer votre engagement et celui des organisations non gouvernementales.

Avec Alain Joyandet, nous sommes ici pour renforcer le Volontariat international d’échange et de solidarité, qui constitue le troisième grand volet de notre dispositif.

A côté du Volontariat international en entreprise et du Volontariat international en administration, qui restent directement à la charge de l’Etat, le Volontariat international d’échange et de solidarité repose sur des associations privées non gouvernementales qui sont à l’œuvre dans les pays en voie de développement.

Nous voulons lui donner toute la place qui lui revient.

 

Notre objectif est de multiplier par trois, d’ici à 2012, les engagements dans cette forme de volontariat, pour que leur nombre s’élève à 15.000 chaque année.

Nous nous en donnons les moyens financiers : un redéploiement budgétaire permettra d’augmenter de 10 millions d’euros, d’ici à 2012, les financements dédiés aux associations d’envoi de volontaires.

Nous nous fixons des règles : nous signons aujourd’hui avec les ONG une «Charte commune» et une «Convention de partenariat», deux documents qui définiront les engagements de l’Etat et des associations d’envoi de volontaires.

 

 

Nous nous dotons enfin d’une nouvelle structure : nous lançons «France Volontaires», une plateforme qui regroupera toutes les informations jusqu’à présent dispersées entre les diverses associations.

Cette structure unifiée rendra le volontariat international d’échange et de solidarité plus simple et plus attractif.

Elle facilitera la mise en relation des organismes concernés avec tous ceux qui veulent s’engager.

Elle disposera d’un site Internet et d’un numéro Azur.

Elle portera les valeurs qui sont inscrites dans la charte :

  • le respect des droits, des cultures, des besoins, en un mot le respect de la dignité humaine, égale et inaliénable, des peuples à la rencontre desquels les volontaires vont partir;

  • la nécessité du partenariat et de la réciprocité entre les acteurs du Sud et les acteurs du Nord dans la mise en place des projets de développement;

  • et enfin la valorisation de l’engagement libre et responsable des volontaires, qui doivent trouver, à leur retour en France, la reconnaissance de leur engagement.

 

 

 

Avec «France Volontaires», le volontariat international continuera de reposer avant tout sur l’engagement des jeunes. Mais l’une de ses grandes ambitions, c’est aussi d’inclure des associations qui travaillent avec des seniors.

Partout en France, il existe des retraités dont l’énergie est intacte !

Ces femmes et ces hommes sont prêts à partager l’expérience qu’ils ont accumulée dans des entreprises, dans des administrations, ou tout simplement dans leur vie.

A tout âge, que l’on soit jeune, actif, ou retraité, chacun doit pouvoir être volontaire !

 

Tous les témoignages l’attestent : cet engagement pour les autres est une expérience qui a changé ceux qui l’ont assumé.

Il faut écouter ces volontaires raconter comment ils ont enrichi leur parcours, comment ils se sont reconvertis, et comment ils ont fait bénéficier leur entreprise des compétences et des qualités morales que leur engagement a développées.

Le volontariat, ce sont des histoires souvent lumineuses d’hommes et de femmes partis à la rencontre du monde et de leur propre destin.

 

 

 

A l’heure où avec Martin Hirsh, le Gouvernement veut donner une nouvelle impulsion au service civique – le Président de la république ayant fixé un objectif de 10 % d’une classe d’âge - je veux dire combien je crois à cette volonté intime de servir qui habite certains de nos concitoyens, et non au caractère obligatoire de ce service. L’obligation ne peut être vécue que comme une contrainte et non un don de soi.

 

Le volontariat, Mesdames et Messieurs, se confond avec une part de notre Histoire. Jacques Godfrain, le sait bien, lui qui préside l’Association Française des Volontaires du Progrès, créée sous l’impulsion du général de Gaulle.

Le Général pressentait que le pari des indépendances africaines ne serait pas complètement gagné si, par-delà les décisions politiques, on oubliait de consolider le développement par des liens d’échange et de fraternité entre les individus.

A l’époque, l’idée était d’abord d’aider les nouveaux Etats à garantir leur auto-suffisance alimentaire. Les volontaires du progrès étaient surtout des jeunes gens issus du monde rural. Depuis, les choses ont changé.

 

 

 

Le recrutement s’est élargi, les missions se sont diversifiées; mais cette tradition rurale s’est maintenue si j’en juge au parcours de cette jeune femme titulaire d’un DESS d’agronomie qui est partie en Guinée en tant que volontaire, et qui est maintenant directrice de l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique à Paris.

 

Artisans, enseignants, ingénieurs, commerciaux, agronomes, vous qui partez pour servir une certaine idée de l’Homme, vous allez aussi représenter la France.

En juin, lors du Comité interministériel de la coopération et du développement, j’ai réaffirmé que la France devra être exemplaire dans la mise en œuvre des décisions que le G20 a prises en faveur des pays en développement touchés par la crise.

J’ai posé pour principe que notre effort d’aide publique au développement serait maintenu, malgré un contexte budgétaire difficile.

Nous sommes le 4ème donateur le plus important au monde.

La France n’esquive pas ses responsabilités !

Parmi les efforts déployés, elle a notamment décider de consacrer 10 % des doses de vaccins contre la grippe A H1N1 pour les pays pauvres.

 

Ce comité interministériel a aussi rappelé l’objectif de doubler la part de notre aide publique au développement transitant par les ONG.

 

2011 sera l’année européenne du volontariat international…

Avec la charte et la convention que nous signerons dans un instant, nous apporterons pleinement notre contribution à cet événement.

 

Mesdames et messieurs,

Le rayonnement de la France ne dépend pas des pions que nous avançons froidement sur l’échiquier international.

Il dépend de notre capacité à partager nos atouts, là où règnent la souffrance et la pauvreté.

Au côté de la puissance publique, c’est aussi et maintenant à vous, les volontaires, de prendre les choses en main.

A vous de faire que, nulle part au monde, malgré l’adversité des circonstances, personne ne soit privé de l’éducation, de la culture, de la santé.

A vous de donner l’exemple, aux yeux de tous ceux qui baissent les bras.

A vous de montrer que les Français ont du cœur, parce que leur horizon est vaste, parce que l’humanité, au-delà des frontières et des cultures, est une et unique.

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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J.Revert 31/03/2010 15:52



C'est très bien de parler dans le discours des premiers volontaires du progrès partis a compter de 1963. Je fais parti de ceux la (1966 a1970) et nous avons payé très cher notre engagement
désintéressé car arrivés a l'age de le retraite, pour certains, il n'a pas été possible de valider ces années passées au nom de la France et pour d'autres, il a fallu racheter très cher ces
trimestres de cotisations.     Je sais que beaucoup d'élus ont été informés de cette situation et ce depuis plusieurs années, mais a ce jour, rien n'a été fait pour mettre fin
a cette situation inacceptable.



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