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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 13:53

 

 

 

Notre politique éducative est au cœur de notre avenir. Rôle de l’État et des établissements scolaires, participation des parents, aide aux enseignants, formation professionnelle, organisation de la scolarité, contenu des savoirs… Force républicaine ouvre le débat et fait des propositions pour l’École de demain.

Retrouvez le discours prononcé ce matin à l'UNESCO devant des membres et des représentants de la communauté éducative, des élus et des jeunes.


 

<br> <a target="_blank" href="http://www.dailymotion.com/video/x1o3dwr_f-fillon-presente-ses-propositions-sur-l-education_news" _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/x1o3dwr_f-fillon-presente-ses-propositions-sur-l-education_news">F.Fillon présente ses propositions sur l'Éducation</a> <em>par <a target="_blank" href="http://www.dailymotion.com/FrancoisFillon" _mce_href="http://www.dailymotion.com/FrancoisFillon">FrancoisFillo</a></em>

 



Mesdames et messieurs,

 

 

La Franceest en crise, et face à cela, le rôle de l’opposition n’est pas seulement de critiquer le pouvoir mais d’apporter des idées nouvelles et des propositions.

J’ai assigné à Force Républicaine la mission de préparer un projet radical pour notre pays. 

Des groupes de travail réunissant des experts, des élus, des citoyens engagés sont à l’œuvre, et chaque mois je ferai connaitre nos propositions : aujourd’hui c’est l’éducation, puis il y aura l’Europe, l’emploi, la réduction des dépenses publiques.

L’objectif, c’est de susciter le débat et d’attirer l’intérêt de tous les Français qui veulent contribuer à une rupture intellectuelle et politique qui est seule en mesurer de transformer notre pays.

 

J’ai souhaité commencer par l’éducation parce que c’est le cœur de la République qui rassemble et instruit ses enfants.

Il s’agit d’une question vitale pour les valeurs que nous voulons transmettre, vitale pour l’avenir professionnel des jeunes, vitale pour la performance de notre pays et son rayonnement dans le monde.

Vitale enfin pour la droite républicaine qui ne doit pas craindre d’investir cette question de l’éducation sur laquelle elle peut parfaitement être entendue des enseignants et des familles qui savent que le système éducatif doit être amélioré.

 

Je salue les acteurs de l’éducation qui ont répondu à notre invitation, et je veux leur dire que quels que soient nos différences politiques, la France a besoin de débattre de son Ecole.

 

 

Je sais que telle ou telle de nos propositions bousculera les habitudes et sera sans doute critiquée, mais on ne peut se contenter de lire sans réagir les rapports de hautes autorités qui tirent le signal d’alarme :

 

-         dans son rapport de mai 2013, la Cour des comptes observe  que les «résultats insatisfaisants de notre enseignement ne proviennent ni d’un excès ni d’un manque de moyens budgétaires ou d’enseignants, mais d’une utilisation défaillante des moyens existants»;

-         l’enquête PIRLS de 2011 sur le niveau de lecture des enfants de CM1 fait apparaître que la France occupe, parmi les 23 pays européens présentés, le 19ème rang pour la lecture de textes narratifs ;

-         le rapport PISA publié en décembre 2013 montre que, comparé aux autres pays de l’OCDE, le score obtenu en mathématiques par les élèves français âgés de 15 ans a diminué de 16 points entre 2003 et 2012 alors que dans le même temps plus d’un tiers des autres pays ont fait des progrès significatifs ; ce rapport montre aussi que nous avons deux fois plus de redoublants dans nos établissements que les autres pays.

 

Je sais bien qu’on peut critiquer tel ou tel aspect de la méthodologie des classements internationaux mais je sais aussi que si les résultats étaient bons, nous serions les premiers à nous en féliciter ! 

Alors, il faut s’attaquer au fond : il y a 20 % d’élèves qui sortent de l’école primaire sans les bases et presque autant qui sortent du système scolaire sans diplôme ni qualification.

Ne serait-ce pas corrélé ? Si oui, il faut donc regarder le problème sérieusement.

 

Les pays qui ont les meilleurs résultats scolaires se concentrent sur les enseignements fondamentaux. Chez nous, la dispersion des enseignements et des activités a émietté nos priorités éducatives.

Les pays qui ont les meilleurs résultats scolaires sont ceux qui conjuguent les objectifs d’accès aux études supérieures et d’entrée dans la vie professionnelle.  Chez nous, il y a des voies royales et des voies secondaires, et l’objectif d’une forte liaison entre le monde éducatif et le monde économique est encore suspecté.

Les pays qui ont les meilleurs résultats scolaires ont une organisation différente, qui donne plus de libertés aux établissements scolaires et plus de cohérence aux équipes pédagogiques. Chez nous, la centralisation et la verticalité restent dominantes.

 

Devant toutes ces études qui nous alertent sur l’état de notre système éducatif, il faut nous décider à surmonter les obstacles et les rigidités internes en nous inspirant des démarches qui à l’étranger comme en France ont porté leurs fruits.

Je le dis avec force : vouloir changer l’école, ce n’est ni critiquer ni stigmatiser les enseignants qui représentent des trésors de dévouement. Ce n’est pas non plus mettre en cause les ministres successifs et les responsables administratifs qui ont essayé de faire bouger les lignes mais se sont heurtés à l’inertie ou à la rigidité.

C’est en revanche appeler les responsables politiques à faire des choix et à ne pas céder à la première pression.

C’est appeler les parents à s’investir davantage dans l’école et les enseignants à s’engager autrement dans leur mission.

C’est appeler les chefs d’établissement à ne pas craindre d’exercer de nouvelles compétences.

C’est appeler les responsables économiques à travailler au succès de l’école.

Vous trouverez nos propositions dans le document qui vous est distribué. Je n’en présenterai que les principales. Elles portent sur les questions du contenu de la scolarité et les questions d’organisation de l’éducation.

 

Puisque tout commence par l’Education, commençons par les questions du contenu de la scolarité, et commençons donc par le commencement, c’est-à-dire l’école primaire.

 

A l’école, 20% des élèves sortent de CM2 sans les bases, et ce sont les enfants issus des milieux modestes qui sont les premières victimes.

La Francepeut-elle se maintenir demain parmi les pays leaders de l’Europe et du monde si ses enfants ont des difficultés à lire un conte de trois pages ? Un enfant qui ne sait pas lire en quittant l’école primaire est un enfant qui est condamné à être marginalisé.

 

La priorité, c’est l’acquisition par les élèves du socle commun des fondamentaux : l’apprentissage de la langue française, de la lecture, de la grammaire et de l’orthographe.

Le socle commun de connaissances et de compétences dont tout élève doit disposer en fin de scolarité obligatoire (comme l’a dit la loi de 2005) doit être la référence absolue : une première partie de ce socle doit être effectivement acquise à l’école primaire, avec la maîtrise de la lecture, priorité des priorités.

 

Nous faisons des propositions :

 

·        D’abord, commencer la scolarité obligatoire à cinq ans (au lieu de six) de sorte que l’apprentissage de la lecture débute plus tôt, pendant l’année de grande section de l’école maternelle, et se consolide au cours préparatoire.

Je sais que cette proposition fera débat, mais je suis convaincu que donner aux élèves de l’école primaire une année supplémentaire d’apprentissage de la lecture est une nécessité absolue, surtout pour les enfants vivant dans les secteurs les plus difficiles.

·        2ème proposition : concentrer l’enseignement élémentaire sur le socle de connaissances (lecture, calcul, écriture, grandes dates et grands personnages de l’histoire, géographie de la France et de la région) auquel les maîtres devront consacrer les 3/4 du temps d’enseignement. Et puis, il faut vérifier l’acquisition des fondamentaux régulièrement par des tests appropriés à l’âge de l’enfant ; dès qu’un enseignant relève une difficulté d’apprentissage, l’école doit aider les élèves concernés par un soutien organisé par l’enseignant sur son temps de présence dans l’établissement.

·        3ème proposition : consacrer le quart du temps restant à l’ouverture sur le monde et aux enjeux contemporains : découverte des sciences et des arts, culture numérique, éducation à l’environnement, sport. 

·        4ème proposition : choisir dès le primaire d’apprendre l’anglais, l’apprentissage d’une deuxième langue commençant dès le début du collège.

 

Ensuite, il faut faciliter le passage de l’école au collège.

Aujourd’hui, la rupture est brutale pour l’enfant qui est habitué à un enseignement personnalisé. 

Il faut faire en sorteque les élèves de 6ème et 5ème n’aient pas plus de cinq enseignants : par exemple, en 6ème, un seul professeur de sciences pourrait enseigner mathématiques, sciences de la vie et de la terre et technologie.

Nous sommes là au cœur de la question de la bivalence des enseignants qui constitue un enjeu majeur pour notre organisation éducative.

C’est un enjeu pédagogique qui doit permettre aux enseignants d’élargir leurs compétences et leurs contacts avec leurs élèves ; c’est un enjeu budgétaire pour la Nation qui ne peut plus promettre d’engager plus de professeurs au regard de ses déficits ; mais c’est aussi un enjeu financier pour les enseignants eux-mêmes qui sont aujourd’hui mal payés au regard de leurs compétences et de leur importance dans notre société.

Si nous leur demandons davantage en termes de bivalence dans l’enseignement ou de présence dans l’établissement, nous devrons les payer davantage.

 

Au collège, je propose d’organiser en quatre ans, pour les disciplines stratégiques, une montée méthodique du niveau des connaissances en musclant et en revoyant les programmes structurés autour de deux volets pédagogiques :

1)     approfondissement des fondamentaux acquis en primaire (maîtriser complètement la lecture, l’écriture et le calcul) ;

2)     ouverture au monde et à l’environnement économique (deux langues, économie, numérique, environnement). J’insiste sur la continuité de l’apprentissage de l’anglais, et notamment de sa pratique orale.

 

Notre éducation va être transformée complètement par le numérique.

Je ne crains pas cette révolution, mais il faut l’organiser car la technologie n’est pas une fin en soi.

Le défi est culturel car il faut  apprendre à maîtriser et à hiérarchiser le flot des informations qui est à portée d’un clic. Et le défi est pédagogique car on ne fera pas la classe de la même façon lorsqu’élèves et professeurs auront en permanence accès aux ressources numériques.

Je propose que des spécialistes de l’utilisation pédagogique des outils numériques soient appelés à travailler par vacation dans les établissements pour aider les professeurs à utiliser le numérique, en commençant par l’enseignement des langues vivantes.

 

·        C’est aussi au collège qu’il faut apprendre à l’élève le sens de l’effort qui ne va pas sans discipline. L’enquête PISA 2012 explique les résultats très moyens de la France par le fait que les élèves y sont plus dissipés qu’ailleurs.

Dans chaque établissement, les règles disciplinaires doivent être claires, connues et accompagnées d’un système de sanctions adaptées et effectivement prises dès que ces règles ont été enfreintes.

Il faut permettre aux chefs d’établissement d’exclure les élèves les plus perturbateurs et de les confier à des établissements chargés de rectifier leur comportement et de les remettre sur la voie des apprentissages scolaires fondamentaux.

Je propose de rétablir la note de vie scolaire - supprimée en janvier 2014 par le gouvernement socialiste – afin de prendre en compte l’assiduité en classe, la politesse, la prise de responsabilité, le respect des autres et d’abord des professeurs et éducateurs.

 

·        J’ai vu en Allemagne un dispositif qui me semble intéressant dans la démarche d’orientation : les élèves de 3ème y font trois stages d’une semaine où leur sont présentés des métiers accessibles par des formations en apprentissage.

Ce système permet ensuite de choisir l’enseignement «dual» et d’optimiser le parcours des jeunes face à l’emploi. Je suggère que nous l’expérimentions en France.

 

·        Enfin je laisse le débat sur les grandes vacances – il ne me semble pas prioritaire, mais on peut en discuter – mais je veux en revanche que les élèves aient effectivement cours jusqu’à fin juin.

Cela signifie que l’organisation du brevet ne vient pas perturber la vie du collège pendant le mois de juin. Il est donc placé en juillet.

Un mot sur l’objet de ce brevet : il doit attester le socle acquis dans toute la scolarité obligatoire. Il comprend trois épreuves dont une épreuve de français qui comporte notamment une dictée de trente lignes destinée à vérifier la maîtrise de l’orthographe. Et il faut lui donner un sens !

La situation actuelle où des élèves qui n’ont pas eu le diplôme national du brevet sont cependant admis en seconde est incompréhensible. C’est pourquoi, même si je sais que cela sera discuté, je propose de poser une règle claire : le brevet est nécessaire pour entrer au lycée.

 

 

Pour le lycée, la question est de préparer vraiment les jeunes à leur avenir, que celui-ci soit professionnel ou qu’il se déroule dans l’enseignement supérieur.

Il faut une vraie revalorisation de la voie professionnelle.

En France la dispersion de l’organisation des voies de formation professionnelle nuit à leur lisibilité par les familles et à leur attractivité pour les élèves : nous avons des lycées professionnels, des lycées agricoles, des lycées maritimes et des centres d’apprentissage, chacun avec ses spécificités mais sans aucune vue d’ensemble.

Il est nécessaire d’organiser une plus grande cohérence entre les voies de formation mais aussi entre les lieux de formation et les bassins d’emploi.  

C’est pourquoi, comme dans la plupart des pays voisins, la responsabilité de la totalité de l’enseignement professionnel scolaire devrait être confiée aux régions et non plus aux rectorats.

C’est une rupture, mais l’enjeu c’est l’emploi des jeunes ! L’organisation simplifiée et cohérente de toute la formation professionnelle sous l’autorité des régions permettra de proposer des formations en alternance en meilleure adéquation avec les besoins économiques locaux et les offres d’emploi. Les régions les connaissent mieux que les rectorats !

Les régions pourront définir, pour les diplômes nationaux menant à une insertion directe dans l’emploi, des adaptations régionales en corrélation avec les besoins économiques comptant pour 20% du diplôme.

Les régions pourront choisir leur dispositif  et seront mieux à même de rapprocher lycée professionnel et apprentissage. 

J’ajoute ceci : nous n’avons pas réussi jusqu’à présent à tenir nos objectifs successifs en matière d’apprentissage ; nous tournons autour de 300.000 apprentis dans l’enseignement scolaire, alors qu’en Allemagne les deux tiers des jeunes de plus de seize ans choisissent  aujourd’hui une formation duale « école-entreprise ».

Avec ce «système dual», l’Allemagne connaît un taux de chômage des jeunes de 8% environ alors que le nôtre atteint près de 24%.

·        Il faut donc engager une mobilisation des régions, des parents, des entreprises et des enseignants pour revaloriser et développer l’apprentissage dès l’âge de 15 ans.

L’apprentissage n’exclut en rien l’objectif de donner à chaque apprenti le socle de connaissances car l’acquisition du socle est garantie dans le temps ; l’apprentissage contribue à une meilleure insertion scolaire et évite les sorties précoces grâce à l’alternance entre le temps scolaire et le temps en entreprise. Nous pourrions d’ailleurs redéployer les fonds destinés actuellement aux emplois aidés vers des aides aux entreprises afin qu’elles augmentent le nombre de leurs apprentis, notamment sur des secteurs en recherche de main d’œuvre ou à fort potentiel de développement. 

L’apprentissage devra aussi être renforcé dans les IUT, les BTS,  les universités et les grandes écoles. Il doit aussi constituer le mode de formation initiale de nos enseignants.

 

·        Pour les lycées généraux et technologiques, l’objectif est de mieux préparer les lycéens à l’enseignement supérieur pour éviter l’échec massif des étudiants en première année. Comme c’est le cas dans de nombreux pays, un élève de première et de terminale doit pouvoir se concentrer davantage sur les matières dominantes de sa série (littéraire, économique, scientifique, technologique) qui lui permettront de préparer la prochaine étape de son parcours : il doit être capable de parler correctement une langue étrangère en fin de lycée.

L’élève de terminale doit acquérir plus d’autonomie dans la gestion de l’apprentissage des savoirs : on pourrait organiser le programme de terminale autour de travaux dirigés, les cours magistraux regroupant plusieurs classes.

Les professeurs agrégés doivent enseigner en lycée et recevoir la responsabilité d’assurer le lien lycée/université afin de mieux préparer les lycéens à l’enseignement supérieur.

 

·        Au lycée aussi, il faut allonger le temps scolaire en programmant les examens du baccalauréat en juillet.

Cette organisation permettra de mettre fin au système où les cours des lycées (et de nombreux collèges) s’arrêtent dès le mois de juin afin de laisser les salles de classes disponibles pour les examens.

 

·        Et puis il y a le baccalauréat. En 2005, j’ai voulu, mais je n’ai pas pu, traiter cette question. Je persiste et signe. Je propose de réduire à 4 le nombre d’épreuves en renforçant les exigences de chacune d’entre elles  pour permettre la réussite dans l’enseignement supérieur.

Chacun sait que le baccalauréat actuel est marqué par une dispersion des savoirs exigés ; au fil des années, le nombre d’épreuves a augmenté parallèlement à un déclin des exigences attachées à chacune d’entre elles.

Le baccalauréat doit comprendreune épreuve de français passée à la fin de la première début juillet et trois épreuves en terminale portant sur les matières dominantes de la série passées début juillet, afin de rendre au baccalauréat une valeur qu’il n’a plus et de mieux préparer aux études supérieures.

Les disciplines ne faisant pas l’objet d’épreuve pourront être notées dans le cadre du contrôle continu.

 

 

J’en viens maintenant à l’organisation de notre système scolaire, au rôle des parents, des enseignants et des chefs d’établissement.

Notre mode d’organisation est à bout de souffle, les ministres passent et les décisions ministérielles se diluent avant d’avoir franchi le seuil de la classe.

 

Il faut une autre gouvernance du système scolaire, donnant à chaque acteur un réel pouvoir d’initiative à chaque niveau du système.

 

·        Je refuse l’idée selon laquelle l’Education nationale se ferait sans l’Etat.

L’Etat fixe les principes et les programmes, détermine le niveau des professeurs, certifie les examens nationaux, assure la conduite et la cohérence des évaluations de l’ensemble du système éducatif, tire vraiment les conséquences des évaluations internationales.

L’Etat garantit dans le temps l’acquisition du socle à tous les jeunes, quelle que soit la voie de formation, et notamment à ceux qui choisissent l’apprentissage.

Oui, le rôle de l’Etat n’est pas contestable.

 

·        Mais nous devons oser changer notre organisation.

Les systèmes éducatifs étrangers qui ont les meilleurs taux de réussite sont généralement ceux qui laissent aux établissements une importante capacité d’autonomie dans la mise en œuvre de la politique éducative.

Et dans cet esprit de responsabilité, je récuse la méthode uniforme et directive prise par le gouvernement précédent sur la question des rythmes scolaires, et j’attends que nouveau Premier ministre soit moins ambigu sur le sujet.  

La situation n’est pas la même à Paris et les métropoles régionales que dans les territoires ruraux. Il faut laisser aux acteurs de terrain la possibilité de bâtir des solutions pragmatiques.

Je le dis, même si cela doit provoquer des réactions diverses : l’Etat doit libérer les initiatives locales.  Il faut que les écoles primaires aient de vrais directeurs et que les directeurs d’école et les chefs d’établissement disposent de réels pouvoirs de décision dans l’établissement et la promotion des enseignants.

 

·        Il faut que le chef d’établissement du second degré puisse choisir les personnels enseignants et non enseignants  qui viennent travailler avec lui en partageant le projet de l’établissement. Auparavant, il établit et publie un profil des postes.

Naturellement, le choix des enseignants ne peut se porter que sur des personnes ayant réussi les concours ou possédant les titres fixés par le ministre de l’Education nationale.

 

·        Chaque établissement public d’enseignement a un projet annuel d’action adapté à la situation locale associant l’ensemble de la communauté éducative – notamment les enseignants et les parents d’élèves. Ce projet peut comporter une part d’expérimentation à laquelle l’autorité académique ne pourrait s’opposer que pour un motif sérieux.

Le projet est inscrit dans un contrat qui lie l’établissement à l’éducation nationale ; le respect de ses objectifs est évalué.

Par exemple, tous les moyens dont dispose l’établissement peuvent être globalisés afin de créer les conditions d’une vraie autonomie de gestion pédagogique ; chaque établissement choisit son dispositif d’accompagnement des élèves (programmes d’aides, travaux interdisciplinaires, etc.).

Un  mode d’évaluation de la performance scolaire est mis en place au sein de chaque école, dans chaque collège et dans chaque lycée, et les résultats en sont présentés tous les ans au conseil d’administration de l’établissement.

 

·        Dans ce nouveau schéma d’organisation, la présidence du conseil d’administration devrait être dissociée de la fonction de principal ou de proviseur et confiée à une personnalité extérieure à l’établissement, de façon à renforcer l’ancrage des établissements dans leur territoire et dans la vie économique locale.

Un parent d’élève, élu au suffrage universel direct de tous les parents, deviendrait vice-président du conseil d’administration.

 

 

Il faut aussi rendre confiance à nos enseignants et les accompagner dans les évolutions de leur métier en développant une formation continue de qualité et un soutien quotidien de la part des chefs d’établissement et des inspecteurs : tout enseignant se disant en difficulté doit recevoir une aide dans les huit jours.

Dans les misions du professeur doivent être inscrits l’accompagnement personnalisé des élèves et la formation des jeunes enseignants.

C’est pourquoi, il faudra augmenter progressivement le temps de présence des enseignants du second degré dans l’établissement – comme d’ailleurs le temps de travail de tous les fonctionnaires : dans les collèges et lycées, le temps de présence passerait de 648 à 800 heures par an ;  mais le temps de cours serait inchangé.

Je propose d’accroître les possibilités de promotion accélérée et de revalorisation des salaires pour les professeurs qui après cinq ans de métier seront aptes à enseigner une seconde discipline ou à enseigner leur discipline dans une langue étrangère ainsi qu’à ceux qui auront enseigné pendant cinq ans dans un établissement difficile.

De même on pourrait imaginer de moduler la charge d’enseignement en fonction de l’ancienneté : un peu moindre dans les trois premières années pour permettre à l’enseignant débutant de bien préparer ses cours, et également dans les trois dernières années de carrière pour aider les jeunes enseignants, les enseignants en difficulté ou pour accomplir des tâches pédagogiques confiées par le chef d’établissement.

 

Et puis je voudrais traiter deux questions importantes souvent soulevées par les enseignants :

·        La première, c’est leur sentiment d’être mal préparés à transmettre un savoir aux élèves en difficulté. J’ai fait inscrire dans la loi de 2005 le principe de la liberté pédagogique des enseignants et j’y suis très attaché.

Mais pour que cette liberté soit entière, il faut que les inspecteurs et les enseignants soient sensibilisés sur les approches scientifiques du comportement et du fonctionnement de l’enfant lorsqu’il apprend.

Dans les pays du monde où les enseignants savent tirer profit des sciences cognitives, les résultats des élèves s’améliorent nettement. Le renouvellement de la pédagogie passe par cette voie, de même qu’il passe par une utilisation intelligente du numérique.

·        La seconde question soulevée par les enseignants, c’est leur incompréhension sur le système d’inspection. Pour répondre à cela, tous les inspecteurs – y compris les inspecteurs généraux – devraient rester en contact avec l’enseignement en assurant quelques heures d’enseignement.

Et leur mission doit devenir une mission d’aide concentrée sur trois priorités : aider l’enseignant à traiter les difficultés scolaires, à asseoir son autorité, à respecter les programmes.

La mission d’inspection doit davantage évaluer l’atteinte des objectifs de l’établissement et la part du maître dans cette réussite. De plus, lors de toute évaluation, l’inspecteur doit recueillir l’avis du chef d’établissement.

 

Enfin, il y a les parents. Les parents sont en France peu impliqués dans le fonctionnement et les décisions scolaires alors que l’éducation commence par eux !

Je suis convaincu que la réussite des jeunes dépend beaucoup de la présence des parents aux côtés des enseignants pour mener des actions communes ou complémentaires ; de plus, les parents sont des usagers de l’école, ils portent sur elle un regard, formulent des suggestions, ils ont des souhaits.

Il faut donc renforcer leur contribution au fonctionnement des établissements. C’est un changement de culture qu’il faut oser sur ce sujet.

Je ne citerai que trois propositions en ce sens :

 

·         La première, j’en ai déjà parlé, c’est de donner à tous les parents d’élèves de l’établissement le droit d’élire au suffrage universel direct un parent vice-président du conseil d’administration de l’établissement.

 

·         La deuxième, c’est de prévoir que certaines questions ne peuvent être traitées qu’avec les parents et leurs représentants dans les établissements : le suivi des résultats des élèves (les parents doivent connaître les efforts que l’élève doit faire en cas de résultats insuffisants), l’organisation de la vie scolaire (j’ai parlé du calendrier des contrôles en classe pour éviter des semaines trop chargées par des contrôles multipliés), ainsi que des sorties scolaires.

L’établissement doit présenter aux parents les résultats de l’évaluation des résultats pédagogiques de l’établissement. De même, avant de publier le profil des postes d’enseignant qu’il souhaite recruter dans son établissement, le chef d’établissement devra recueillir l’avis des délégués des parents. J’ajoute qu’avant de faire une évaluation de l’établissement, les inspecteurs devront recueillir l’avis des parents sur le fonctionnement de l’organisation scolaire.

·          La troisième proposition, c’est de rendre obligatoire la consultation de tous les parents sur les grandes décisions concernant l’organisation de l’établissement, notamment sur le projet d’établissement. Le referendum peut être un moyen de fédérer la communauté scolaire !

 

 

Voilà, Mesdames et Messieurs, nos propositions pour l’Education, et si j’ai été si précis c’est que nos concitoyens connaissent leur Ecole et ne se satisfont pas de considérations générales.   

Ces propositions ont pour but d’être mises en débat, amendées, enrichies…

Nous les soumettrons à nos adhérents de Force républicaine et nous les transmettrons aux acteurs de l’éducation afin d’avoir leurs réactions.

Nous sommes au début d’un processus qui n’est pas partisan, et toutes les critiques et suggestions novatrices sont les bienvenues.

 

L’éducation est un sujet majeur pour le redressement de notre pays : je l’aborde avec mon expérience et des convictions, mais aussi avec la volonté de fédérer les énergies et les idées de tous.

 

 

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Publié par François Fillon
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Tony 02/07/2014 16:35


Lire la critique faite par Le Point :


www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-programmes-pour-l-education-3-a-boire-a-manger-et-surtout-a-jeter-01-07-2014-1842232_1886.php

Dominique 22/05/2014 09:13


Bonjour Monsieur Fillon.Mes deux jeunes sont maintenant bien insérés dans la vie active, après avoir obtenu chacun un bac et un permis de conduire puis l'un un DUT, l'autre un BTS.Ils vivent
maintenant à Paris et nous restons juste en surveillance pour les problèmes de financements immobiliers.Beaucoup plus recemment, j'ai eu l'occasion d'intervenir dans une association de lutte
contre l'illétrisme et j'ai été frappée de découvrir le nombre d'adultes ne sachant ni lire ni écrire à causes de désordres vécus dans leur petite enfance (difficultées familiales, gaucherie
contrariée, dislexie non repérée, rejet de l'école, accidents de santé etc..) Ils sont souvent chargés de famille et se battent pour occuper des travaux irréguliers et peu rémunérés:agents
d'entretien, travaux saisonniers, espaces verts, manutentionnaires en grande surface etc.. Certains ont pu décrocher leur permis de conduire. Ils sont en général courageux et travailleurs et
cachent ce qu'ils vivent comme un handicap.Il existait autrefois un examen qui s'appelait Certificat d'Etude Primaire,je crois, et que l'on pouvait passer avant l'entrée en 6iem. Cet examen
existe-t-il toujours? Car voilà celui qu'il faudrait rendre O-BLI-GA-TOIRE pour tout les francais et non pas le Bac!!! Lire, écrire, compter, avoir des rudiments en arithmétique et en
géometrie,  systèmes de poids et de mesure, et technologie oblige, savoir utiliser un ordinateur.Avec cela, pratiquement tout le monde peut s'en sortir. L'Education Nationale conserve cette
colonne vertébrale CEP, BEPC, BAC, Licence, Maitrise, Doctorat mais permet et organise des sorties vers la vie professionnelle à chaque niveau. Avec le CEP, possibilité d'apprentissage chez des
patrons (artisants,commerçants, collectivités),puis avec le BEPC formations plus élaborées(hotesses d'acceuil, écoles hotelières,soins pour animaux, les banques  ) puis bac et études
supérieures pour ceux qui le peuvent.Il faut être plus souple dans l'accès aux écoles. Je connais des personnes n'ayant pas eu leur bac, entrées en études supérieures avec un certificat de fin de
terminale et ayant obtenu un diplome post bac sans problème et mené une vie professionnelle normale.Il faut utiliser beaucoup plus les validations d'acquis de l'expérience. Bref, il faut être
moins rigide et élitiste pour tout ce qui concerne l'accès au travail.Le seul problème reste l'acceuil et le transport.La plupart des écoles devraient posséder des strctures d'internat, surtout
en province et toutes les villes de 3000 hab devraient avoir un foyer de jeunes travailleurs. C'est sur ce plan que l'Etat pourrait jouer un rôle utile et salutaire plutôt que de prèvoir une
Nieme réforme des programme  en tentant de priver les familles de la gestion du temps libre de leur enfant. Il faut reprendre l'enseignement par le bas, puis stabiliser les programmes en
évitant les réformes permanentes, et réhabiliter les formations professionnelles concrètes comme l'apprentissage, organiser l'hebergement des jeunes. C'est tout le contraire que fait le
gouvernement actuel.


Dominique

Dominique 15/05/2014 00:23


Voici les conditions qui me semblent idéales et que j'ai vécu lorsque mes enfants étaient au collège.Petite ville, à taille humaine,d'un peu plus que 3000 hab (le double si l'on compte les
communes périphériques), avec un enseignement public et un enseignement privé (maternelles, primaires et collèges), donc une liberté de choix pour tous.Je crois me souvenir que le collège
comptait environ 500 enfants à cette époque de 1995 et suivantes.Les rencontres sont régulières avec les enseignants. Une réunion générale, en début d'année pour présenter le projet de la classe
et les professeurs et pour élire le bureau des parents d'élèves.des réunions individuelles chaque trimestre pour rencontrer les professeurs de notre choix, d'autres pour organiser une sortie ou
un voyage scolaire, des rencontres pour une fête ou un spectacle de fin d'année... Des entretiens pouvant être sollicités en cours d'année pour résoudre tel ou tel difficultées
éventuelles.Contacts toujours sereins et agréables avec les professeurs. Enfants autonomes, allant en classe en vélo.(écoles situées à quelques centaines de mètres de la maison). Pas de problèmes
particuliers d'horaire qui laisse aux jeunes la possibilité de faire des activités extra scolaires au choix de chacun.  Soutien important des enseignants sur la question de l'orientation avec transmission aux parents de questionnaires, de thèmes de reflexion et d'observation des enfants, de renseignements sur les filières.
Invitations par le collège de proviseurs de lycées pour venir présenter leurs établissements.Bref, les conditions normales et sans histoires qui devraient être celles de tous les enfants de
France.

PILLARD 13/05/2014 15:15


Pourquoi dans le cadre de la formation supérieure vous ne parlez jamais des écoles d'ingénieurs ?


Pourquoi aussi bien la droite que la gauche n'a qu'un seul désir par jalousie de les asservir à l'Université plutôt que de les concurrencer ?

Bénédicte Fort 26/04/2014 17:26


Vos propositions de réforme s'avèrent à la fois courageuses, pertinentes et audacieuses. La restauration des bases fondamentales ainsi que l'apprentissage du goût du travail et de l'effort, de la
curiosité intellectuelle et culturelle, de l'excellence, s'avère indispensable. Le système scolaire français se délite depuis trop nombreuses années et les gouvernements de droite successifs,
redoutant le face à face avec un corps enseignant en majorité attentiste, réfractaire au changement, encore imprégné de la doctrine "soixante-huitarde", et politiquement orienté à gauche, n'ont
pas osé proposer ou n'ont pas su imposer une réforme drastique, pourtant urgente.


Que pensez-vous du taux de réussite actuel au Baccalauréat ? Doit-on le maintenir à son niveau actuel très élevé ou peut-on envisager un retour à un taux d'échec plus marqué ? Le Baccalauréat ne
doit pas être considéré comme une simple formalité de passage vers les études supérieures mais doit jouer un rôle efficace de filtre, bloquant réellement l'accès aux élèves ne maîtrisant pas les
acquis nécessaires pour s'orienter vers le supérieur et assurant ainsi une revalorisation des études universitaires, plombées par l'image d'étudiants en situation d'échec, d'abandon précoce, car
aveuglés par le mirage de l'obtention du bac...

bertin jp 23/04/2014 09:22


 


   L'ECOLE,LE VILLAGE,LE QUARTIER


 


       L'école ne pourrait-elle pas ètre l'occasion d'aborder le cadre


       général de la vie des familles.


       Transport au petit matin sur des routes dangereuses,perte de temps,


       dangers divers,dispersion géographique professionnelle,vie compliquée...


        Relocaliser l'école des enfants semble une nécessité qui favoriserait


       l'épanouissement intellectuel.


       Mais n'est-ce pas ringard à l'époque de l'éclatement généralisé


       des structures et des valeurs...!

jjcs 22/04/2014 19:26


nous sommes trés fort pour aller au Mali et en RCA ,avions ,helico ,vehicules blindés contre quelques groupes plus ou moins bien armés,mais que devient on devant la Russie ;notre force
d'intervention qui doit etre l'equivalent de 2 de leurs divisions,.doit faire rire à moscou,quant à l'europe n'en parlons pas.Alors il est grand temps que nous soyons indépendant de ce
manoeuvrier russe et que nous prospection pour savoir si nous avons du gaz et de petrole sur notre territoire afin de ne plus dépendre de ce personnage. le gouvernement vient de s'apercevoir
qu'il y avait un pb de djihadistes français ,mais que faisait l'ancien ministre de l'intérieur pendant les 2 années precedentes.

alice 20/04/2014 08:20


…Ô Divin
Socialisme………tout auréolé de ton « Impériale Manuel-itude »….…accepteras-tu qu’une très modeste citoyenne….souhaite au Président de Force Républicaine…de
« Joyeuses Fêtes de Pâques » et non point « Fêtes de Printemps »…. ???.......dans ton « Impériale » mansuétude….pardonne …. Ô Divin
Socialisme….à notre « minorité dissidente »…..de célébrer…le « Renouveau »……auquel  elle  « ose » aspirer……mais…..il est vrai que nous ne sommes que  de  piteux « renégats »………à côté de ton « éclaboussante  Lumière »….. !!!!!!………..


VIVE……. et…..VITE……FRANCOIS FILLON………………………………… !!!!....alice

Dominique 17/04/2014 13:12


Je me permets de continuer à vous faire part de mon ressenti sur l'Education Nationale en me basant sur de mon expérience personnelle qui date quand même d'une vingtaine d'année donc qui n'est
peut-être plus trop d'actualité. J'habitais à l'époque en pleine campagne et l'école du village était une petite école privée comme il y en a (avait?) tant en France, possédant deux classes d'une
vingtaine d'élèves chacune et constituée chacune de quatre sections. Classe de 'petits", avec petite, moyenne grande section et CP, tenue par une instit et une aide maternelle. Une classe de
"grands", constituée des CE1,CE2,CM1,CM2,tenue par une deuxième instit assurant en même temps la charge de directrice et renforcée par une intervenante en musique et une intervenante en anglais.(
Il y avait donc un enseignement d'anglais dès le primaire dans les années 1990).Puis les parents devaient se chercher une autre école pour la rentrée en sixième. Chez les petits, la methode de
lecture était semi syllabique, l'enseignement très ludique et attractif, avec beaucoup de bricolages, de manipulations, de couleurs, de sensoriel, permettant aux enfants de travailler leur
motricité fine et leur orientation spaciale et temporelle. J'admirais beaucoup l'autonomie dont faisaient preuve des enfants si jeunes, souvent obligés de travailler seuls lorsque l'institutrice
intervenait sur une autre section. La variété des niveaux était facteur de stimulation pour les plus jeunes qui s'imprégnaient du travail des grands et d'ente aide pour plus grands vis à vis des
petits. Bien que n'étant pas de la région, j'ai été très vite sollicitée pour renter dans le bureau des parents d'élève ou j'ai occupé les fonctions de secrétaire puis de trésorière.Les relations
avec les enseignantes étaient excellentes et les enfants m'ont donc beaucoup vue sillonner l'école avec d'autres parents à toute heure de la journée sans que cela ne les perturbe le moins du
monde. Il m'est même arrivé de faire les comptes de l'école, assise au fond de la classe de la directrice, pendant qu'elle faisait un cours. C'était donc très ouvert, les enfants étaient bien
cadrés et habitués à se concentrer et à se respecter les uns les autres. Aujourd'hui, je tire vraiment mon chapeau à ces enseignantes pour leur douceur, leur savoir faire et leur compétence.Mes
enfants rentraient déjeuner à la maison, j'y tenais. L'école était située sur le trajet entre mon domicile et mon travail. Je les déposais en voiture le matin, le midi et le soir. J'ai voulu leur
éviter les trajets fatiguants en car, les attentes au bord de la route par tous les temps ou les séjours trop longs seuls dans ma maison isolée.Et je me dis souvent que cette réforme des rythmes
scolaires actuelle doit compliquer considérablement l'organisation de familles dejà handicapées par l'isolement et l'éloignement et doit surcharger de façon innaceptable la vie des enfants des
populations rurales. Je suis contente de ne plus avoir d'enfants scolarisés aujourd'hui. Nous avons pris la décision de déménager lorsque mon aîné est rentré en sixième pour me rapprocher de mon
travail, de l'école (privée, elle aussi) ou nous comptions mettre nos enfants et sommes venus nous installer là ou je vis toujours aujourd'hui. Nous avons appris l'an dernier, que notre petite
école de village venait de fermer ses portes. Pas assez d'effectif et grosse concurrence de l'école publique voisine (la guerre public-privé est encore très vivace dans certaine campagnes). J'en
ai été attristée car j'ai conscience que j'ai eu la chance de bénéficier, même dans un si petit village d'un enseignement de qualité, et c'est toujours avec plaisir et nostalgie que je salue
d'anciens parents lorsque je les rencontre.


En conclusion de cette période, j'ai envie de dire que l'enseignement de l'anglais se fait déjà depuis longtemps en primaire, que l' enseignements pour les petits doit être le plus concrèt et
sensoriel possible, diversifié et laissé à l'appréciation des enseignants qui doivent être formés à plusieurs méthodes. Que la participation des parents à la vie de l'école doit être stimulée le
plus possible. Le point plus négatif est certainement lié à tout ce qui est périphérique à l'enseignement (trajet, cantine, activites diverses etc) et qui peut arriver à troubler la sérénité des
enfants,  et à charger considérablement leur emploi du temps au détriment de leur vie de famille.


Dominique


 


 

alice 16/04/2014 13:02


....à vouloir
trop "bien faire"....à savoir  prendre en charge "quasi intégralement" un enfant…..pour qu’il réussisse à tout prix…...et à offrir une liberté d’action à  « chaque Région »  …au fil du temps….ne pourrait-on craindre une ….éventuelle…… dérive vers un système
style   "Kolkhoze ou Kibboutz"..???....sait-on  jamais……... !!!!.....alice..

Dominique 16/04/2014 11:22


Bonjour Monsieur Fillon


La scolarité de mes enfants s'est passée sans problèmes majeurs avec cependant un enfant pas trop bien latéralisé et un autre carrément gaucher. Mais quelques souvenirs de primaire me reviennent
cependant. D'abord, l'apprentissage de la lecture s'est fait sur l'année de grande section de maternelle et celle de cours préparatoire donc tout à fait d'accord pour rendre la scolarité
obligatoire pour ces deux années.Le premier couac est venu quand mon fils m'a déclaré un soir, au moment de faire ses devoirs, que la maitresse avait dit qu'il ne fallait pas apprendre. Non, il
fallait comprendre. Inutile de vous dire que ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Donc on n'a plus appris. Encore plus tard, mon gamin m'a dit qu'il n'y aurait plus de devoirs à faire
chez soi mais que tout se ferait en classe. Bon, du coup j'avoue que j'ai un peu perdu le fil des opérations. J'ai quand même soulevé le problème au cours d'une réunion avec les enseignants et
l'on m'a répondu, avec le plus grand naturel, que les enfants ne devaient plus effectivement apprendre par coeur, ce en quoi je les rejoins complètement, mais qu'il fallait quand même qu'ils
retiennent.Retenir sans apprendre, bon courage aux enseignants!!! et toutes ces subtilités de language et de méthodes aident-elles vraiment les enfants? j'en doute. Autrefois, j'ai appris les
lettres les chiffres, les opérations, la grammaire, je n'en suis pas morte et cela ne m'a pas empêchée de comprendre. Donc réhabiliter peut-être le travail de mémorisation et même (oh sacrilège!)
de par coeur, à coté de la compréhension ne me parait pas aberrant mais au contraire de nature à mieux enraciner les acquis de base.Poésies, récitations, comptines sont des auxilliaires précieux
pour entrainer sa mémoire avant les apprentissages plus fastidieux du primaire.


Dominique

gilles 15/04/2014 17:35


http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/15/01003-20140415LIVWWW00281-ukraine-russie-en-direct.php#171840


Les russes sont prêts à envoyer leurs troupes pour "libérer" leurs compatriotes russophones.


Et nous Europe, nous allons envoyer ??? des émissaires pour discuter avec les russes.


Prochainement 2-0 pour les russes.


Je pense que les russes sont entrain de rendre un grand service à l'Europe. Sans force militaire et chef commun, elle n'est rien.


Elle va donc se doter d'une force militaire pour défendre elle même ses intérêts.


Et je propose que demain, la France envahisse la Belgique pour défendre les wallons injustement opprimés par les flamands et annexe la wallonie.


Ensuite, je propose qu'après demain, la France envahisse la Suisse pour défendre les suisses romands injustement opprimés par les suisses de l'Est à dominante allemande.


Et pour terminer, envoyons le Charles de Gaulle reprendre possession de Montreal et de notre Belle Province injustement perdue sur les plaines d'Abraham à Quebec en 1759.


Et comme cela, la démogrpahie française s'enrichiera qe quelques millions de plus d'habitants.


Alors, il est où notre Poutine à nous pour aller récupérer les Sudètes ?

gilles 15/04/2014 12:36


http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/15/le-jeu-russe-pour-briser-l-ukraine_4401331_3214.html


Il y a un truc que je ne comprends pas.


Vous connaissez bien Poutine pour l'avoir fréquenté. Pourquoi ne vous entend on pas clairement sur le sujet ?


Ce que fait Poutine avec la Crimée, l'Est de L'Ukraine, ce qu'il a fait avec la Géorgie, ce dépeçage en règle de pays, selon le même principe que 70 ans plus tôt, les Sudètes avec la rép tchèque
parce qu'ils étaient allemands, le couloir de Dantzig, avec la Prusse orientale - devenue aujourd'hui ironie du sort enclave russe de Kaliningrad...


Aujourd'hui (hier) Sébastopol, Simféropol, Donetsk parce qu'elle est constituée de russophones


Demain, la Transnistrie, ensuite, la lettonie peuplée de 40 % de russophones empêchant l'accès à l'enclave de Kaliningrad.


L'Europe sans batiment de guerre entrain de croiser dans la Mer Noire comme le fait l'US Navy, nous sommes des nains. Et Poutine ne reconnait que la force.


On ne peut pas dire que nous n'avons pas été avertis. Il suffit d'écouter les médias russes, de lire ce torchon sur Internet qu'est "La voix de la russie" http://french.ruvr.ru/ un site de proagande russe directement dans chaque langue de l'union européenne avec des articles au vitriol diffamants sur Angela Merkel
et le fascime en Grèce, idem sur la France avec des articles sur les SDF et l'économie. Ce site internet est digne de la "Propagandastafel" des années 30. En plein vint et unième siècle, c'est
assez stupéfiant.


Violation de frontières, propagande et déformation des médias, potentat politique, je croyais que tout cela appartenait au passé en Europe. Quelle erreur !


Je ne comprends pas pourquoi personne ne semble réagir.


peut être que le prix à payer est il trop élevé ? Mais combien faudra t il payer plus tard si on laisse ce politique en voie de tsarification - quand je pense qu'il s'est fait faire des spots de
jeune filles qui chantaient " c'est Poutine qu'il me faut comme mari !!!"


En tout état de cause, je vois mal comment la France va pouvoir envoyer ces batiments de surface avec transfert de technologie s'il vous plait, entrer triomphalement dans le port de Sébastopol !


 

gilles 15/04/2014 11:30


http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/04/14/31001-20140414ARTFIG00287-rencontre-avec-nigel-farage-le-britannique-qui-veut-faire-sauter-l-europe.php


Beaucoup de jalousie dans tout cela, mais nos revenus sont surévalués de 20% sinon d'au moins 10 à15 %. Le danger est là.


Avec l'Euro, nous avons un formidable outil de stabilité, que nos politiques ont dévoyé depuis 2002. Grâce à l'Euro, nous avons une stabilité dans le prix de nos achats, de nos matières
premières, de nos énergies, et de surcroit, comme l'euro est la monnaie de 400 millions d'habitants, cela nous donne quelques pourcents de moins lors des négociations dans la valeur de nos
achats. En clair, comme le marchand de fruits au marché vous donne quelques pommes de plus si vous achetez une grande quantité, c'est la même chose pour les tenants de l'euro ou du dollar.


Mais avec l'euro, il aurait fallu renégocier en France les indexations automatiques des minimas et des tous les systèmes privés ou publics (énergie, autoroute etcx...) indexés automatiquement sur
l'inflation. Un véritable scandale au niveau national. et personne membre d'un parti au pouvoir au cours des 15 denrières années ne peut échapper à ce jugement sévère.


Si vous augmentez tous les salaires - et c'est ce qui se passe en France avec les conventions collectives qui négocient systématiquement en suivant la hausse du SMIC qui est lui est indexé sur
l'inflation, alors avec des prix d'achat stables, vous demandez à toutes les entreprises de France de faire de la productivité, et si elles ne le peuvent pas par les investissement, alors elles
ne peuvent le faire que par le licenciement.


Pour pouvoir augmenter les salaires, c'est la solidarité qui compte. S'il y a de la richesse créée, alors vous pouvez, S'il n'y en a pas, vous détruisez de l'emploi.


L'Angleterre hors de l'Euro, a choisi un chemin classique mais simple, dévaluer de 30 %. Ce faisant, elle a fait payer le prix fort à ses classes moyennes et pauvres. 30 % de pouvoir d'achat
en moins du jour au lendemain. Discrètement et pernicieusement ....


Mais 30 % de plus de marge export du jour au lendemain pour ses entreprises. Résultat aujourd'hui, l'économie au Royaume Uni se régule automatiquement et fonctionne correctement.


On connait le prix de la dévaluation, cette morphine qui anésthésie et dispense les entreprises d'innover pour un temps.


Mais nous, avec la surévaluation, c'est l"effet inverse. Nous détruisons de l'emploi à chaque augmentation du SMIC et des index associés.


La grande responsabilité des politiques français lorsqu'ils ont accepté l'Euro, c'est de ne pas imaginer des mécanismes de régulation. En 1983, F Miterrand bloquait les prix et les salaires. En
2014, il serait nécessaire de basculer l'indexation automatique des salaires et des prix sur l'augmentation du PIB.


Je demeure d'ailleurs persuadé que cela diminuerait l'inflation car dans notre inflation, il y a celle du SMIC. Sinon, pourquoi un kg de pommes couterait 15% de plus en France qu'en Allemagne et
50% de plus qu'à Malte. Terrible l'Euro, cela permet de comparer instantanément d'un pays à l'autre. Pour rien au monde, en tant que citoyen, je ne voudrais me passer de cet instrument qui oblige
à une clarté et une transparence des politiques sans pareil.


 

Hermia Egée 15/04/2014 09:52


Monsieur


Je ne souhaite pas que mes enfants ne fassent que du calcul de l'anglais et de l'orthographe à l'école. Ils s'intéressent aux sciences, à l'histoire, au dessin, à la musique. Ce sont ces matières
et la bonne ambiance d'une école qui donnent un sens aux apprentissages nécessaires mais fastidieux. Je crois que l'enquête PISA a vanté la réussite de la Finlande en lecture, où les enseignants
sont formés à la qualité de la relation depuis 20 ans. D'autant qu'on pourrait envisager de déléguer à des ordinateurs les entrainements de calcul et d'orthographe. Ce serait plus efficace.

Bellenger Pierre 14/04/2014 14:53


Cher ami,


Je retrouve avec beaucoup de plaisir, le Gaulliste Fillon. Alors que tout est fait pour désinstruire le citoyen et luyi faire perdre le sens de la logique pour lui faire gober la
Pensée-Unique, je salue ton retour à cet esprit très Gaullien.


Je travaille localement avec l'UMP, et je sais par son chef de file combien votre parti politique évolue et débat. Si Copé tient encore à la Pensée-Unique, je compte sur toi pour en sortir.
Ce n'est pas par hasard si le Général avait rétabli nos institutions telles quelles étaient avant la débâcle. Le Keynésisme était compatible avec la Démocratie, et cela à formé un couple qui a
permis les 30  glorieuses et reconstruit la France anéantie.  J'espère que dans ce débat, tu te démarqueras par le retour à ces valeurs que le traité de Maastricht interdit. Tel est le
choix actuel pour sortit de la crise.
Très cordialement.

bertin jp 13/04/2014 09:45


 


        LA DEFENESTRATION DES ENSEIGNANTS,


 


   En mai 1968, les enseignants ont perdu le controle de leur bureau


   et de l'accès à l"estrade.


   Intoxiqués par l'idéologie gauchiste,"maladie infantile du communisme",


   les enseignants se sont autodévalorisés !


   En 2014,les derniers troskystes,maladie sénile du communisme,


   sous le masque des verts,et avec l'appui d'ong internationnales,tentent


   de conserver leur joug sur une catégorie sociale qui ouvre enfin les yeux!!!


   C'est effectivement le moment de contribuer à la refondation de l'école,


   avec la participation de terrain des enseignants et des parents .


 

alice 13/04/2014 09:17


« Si tous les sympathisants de Force Républicaine
Décidaient d'être copains
Et partageaient  sur ce Blog
Leurs Espoirs et leurs Chagrins
Si tous les sympathisants de Force Républicaine
Devenaient de solides  copains
Et marchaient la main dans la main
La Victoire de François Fillon serait pour demain »


En
m’excusant auprès de Paul Fort …….et dans l’Espoir  que ce  Blog devienne l’un des outils « forts »  de votre  « Machine à gagner »……. !!!!!........vive La Technologie…vive La Lumière…vive Le Progrès……vive François
Fillon……. !!!!!..


……alice

HENAUT 12/04/2014 15:16


 


Monsieur FILLON,


 


Dans le Figaro du vendredi 11 avril 2014, vous dévoilez votre « première brique de votre projet présidentiel pour 2017 ».Vous « réformez » en 3 phases.


 


-Apprentissage précoce de la lecture


 


-Refonte du BAC


 


-Lycée à la carte.


 


N'ayant que les compétences pour la lecture, je me garderai de donner un avis pour les 2 autres.


 


Enseignant durant 40 ans (enseignement privé), j'ai « fait mes classes » en CE1, CE2, CM1 durant 8 ans. Puis mes 32 années suivantes au CP avec les 4 dernières en classe double :
15 élèves CP et 15 élèves grande section.


 


J'ai enseigné à LENS dans une école maternelle et primaire de 36 classes et de 1000 élèves, puis 5 ans dans une petite école de 4 classes doubles de 120 élèves.


 


Vous dire que je connais l'apprentissage de la lecture va de soi.


 


Vous dire que vous avez tout faux va aussi de soi.


 


Vouloir faire un CP en 2 ans à partir de la grande section est déjà la « coutume ».


 


C'est une erreur !


 


Pour moi, et j'insiste, IL FAUT APPRENDRE à LIRE AUX ENFANTS QUI SONT PRETS …


 


Il faut supprimer l'âge légal, et instaurer une batterie de tests qui donneront l'aval pour l'apprentissage...de 5 à 7 ans !


 


Exemples :


 


-regardez monter un escalier par un enfant ( s'il monte comme vous et moi et non pas un pied en avant et toujours le même, c'est bon signe)


 


-rassemblez les chaussures de 4 à 5 enfants et faites les se rechausser ( s'il ne retrouve pas ses chaussures et qu'il mélange le pied gauche et le droit...c'est mauvais signe)


 


-Faites le regarder par le trou de la serrure pour découvrir un objet, puis shooter dans un ballon et enfin écrire son prénom...si les 3 actions ne sont pas de la même orientation spatiale
...c'est mauvais signe.


 


Il existe toute une batterie de tests simples ( bannis des psychologues, car pas assez fumeux) qui vous donneront une orientation fiable de l'apprentissage de la lecture.


 


Et pour finir, la méthode de lecture.


 


J'en ai pratiqué 3 en 32 ans :


 


La méthode Borel Maisonny, les aventures de Benoît et RATUS.


 


Je plébiscite RATUS que certaines de mes collègues ne voulaient pas car elles avaient peur des souris !!! On y apprend 50 mots et tout le reste est syllabique... avec compréhension du texte.


 


Dernière information, j'ai fait redoubler en moyenne 4 enfants par tranche de 30.


 


Ils n'ont pas été traumatisés et il m'arrive chaque année de déjeuner avec quelques redoublants.


 


Veuillez agréer, Monsieur FILLON, l'expression de mes sentiments distingués.


 

bibi 11/04/2014 14:07


BONJOUR M FIllon


quel programme certain vont dire que vous reprennez les idées de n sarkozy


mais dans l ensemble exellentes propositions mais je suis d accord avec le commentaire numero 3


se n est pas aux enseignents d éduquer les enfants mais aux parents alors sa proposition ministere de l enseignement me parrait judisieuse respectueusement

Jeanne Minguet 11/04/2014 10:03


Le contenu de votre réforme de l'Education est intéressant, mais je n'ai pas encore vu de précisons à propos de tout ce qui s'est installé avec la présence de Mr Peillon; ABCD de l'égalité,
théorie du genre, venue dans les écoles de personnes dont la personnalité et le style de vie heurtent un certain nombre de parents...je vois cependant que vous voudriez que les parents
interviennent davantage à l'école. Ce serait une très bonne chose pour équilibrer les positions de certains professeurs dont les projets (cinéma, venue de témoins..) créent souvent des quiproquos
dommageables pour les enfants et leurs familles. La venue de personnes extérieures aux établissements, les sorties théâtre, cinéma, tout cela devrait être clairement établi à l'avance et non pas
propulsé en catimini, comme cela se fait en ce moment...J'ai hâte de connaître votre avis.

Jean-François Chaussier 11/04/2014 09:58






Bien qu’ayant été invité à participer à une commission pédagogique nationale sur la mise en place d’une formation spécifique pour IUT, je ne connais pas cette grande maison qu’est l’éducation
nationale. Mon appréciation objective résulte de la proximité c’est-à-dire l’école de mon village. Un élément de préoccupation que je voudrais apporter à l’ensemble des contributions de Force
Républicaine concerne la motivation des enseignants à partir d’un fait concret. Un professeur des écoles refuse le poste de directeur d’école, mais accepte le poste d’adjoint au maire qui est
plus lucratif tout en améliorant sa retraite puisqu’il cotise indifféremment à l’Ircantec. Une revalorisation attractive de la responsabilité par la rémunération devrait être un sujet de
réflexion.

gbri 11/04/2014 09:21


Beaucoup d'excellentes propositions, le sens global doit être plus de liberté et donc plus de responsabilité.


 Remarque : Les enseignants d'enseignement général dans les lycées professionnels ont déjà 2 matières à enseigner, ce qui est très enrichissant pour eux et très bénéfique pour les élèves...


 

PAPI 10/04/2014 21:41


Bon discour,mais pourquoi avec 12 millions d'élèves et 1 millions d'enseignement,il y a 30 élèves par classe ???

Valdemar De SOUSA 10/04/2014 17:44


Monsieur, 
Nous devrions commencer par renommer le 'Ministère de l'Éducation nationale' en 'Ministère de l'Enseignement'. 
Cela évitera à certains de faire la confusion grandissante sur le fait que l'enseignant n'est pas là pour éduquer les enfants, mais bien pour leur apporter un
enseignement.
L'ÉDUCATION, c'est aux parents de la faire.

alice 10/04/2014 17:38


Force Républicaine a fait de l'Excellent travail, c'est ainsi que l'on avance...!!!!......ENSEMBLE  analysons
 scrupuleusement CHACUN de nos problèmes et  en cherchons les  solutions les plus  fiables et raisonnables pour les résoudre....avançons dans La Lumière et vers
plus de Progrès ....chassons tous les obscurantismes qui entravent notre route .........et .....ne nous abandonnons jamais  au négativisme de  la "pure
critique"..............!!!!................Merci François Fillon....nous sommes fiers de vous....!!!!...........alice


 

de Vendeuvre 10/04/2014 15:21


Monsieur,


permettez moi d´ajputer qu´il serait bon de faciliter l´enseignement à distance, par internet notamment, qui, grâce à la diffusion de cours de qualité et à la suppression des coûts liés au
transports (financier, physique, nerveux) et aussi des coûts de main d´oeuvre (professeurs) permettrait de réaliser des économies substantielles.


Salutations cordiales.


Arnaud de Vendeuvre

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