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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 10:56

 

Le Général de Gaulle est depuis longtemps entré dans notre histoire. Mais on aurait tort de réduire le Gaullisme à un héritage ! Les temps difficiles que nous vivons font ressurgir ce besoin de dépassement qui irrigua le combat de la résistance puis de la reconstruction nationale. Deux fois, en 1940 et en 1958, le Général de Gaulle a été l’acteur d’un redressement spectaculaire de notre pays. Deux fois, la méthode a été la même : rassembler les Français, prendre les décisions qui s’imposent, arracher la France à ses obsessions pour relever les défis du monde.


Le Gaullisme est un art de l’union. Dans une France bien plus divisée qu’aujourd’hui, le Général de Gaulle n’a jamais cherché à opposer entrepreneurs et salariés, revenus du travail et revenus du capital – ce qu’il appelait « utiliser les vieilles recettes de la démagogie ». Rien de plus contraire non plus au Gaullisme que de distinguer les Français selon leurs votes, leurs origines ou leur religion. Pour le Général de Gaulle, « il n’y a que deux catégories de Français : ceux qui font leur devoir et ceux qui ne le font pas ».

 

Cette exigence d’unité est intemporelle. Par-delà nos différences, une seule chose compte : l’amour de la France et le respect des valeurs républicaines. Je crois à la fraternité du patriotisme qui transcende ces deux maux qui trahissent notre pacte national : le repli communautariste et le populisme. Il est plus que temps de rappeler que dans un monde concurrentiel de 7 milliards d’habitants, les 65 millions de français doivent faire bloc.

 

Aujourd’hui, les clivages et les postures devraient s’effacer devant le risque de déclin de la France. Et les réponses que nous devrions y apporter ne devraient pas s’embourber dans ces compromis électoralistes qui masquent la gravité de la situation.

 

Il est désolant de voir le pouvoir actuel traiter avec si peu de courage et d’urgence la question vitale de la compétitivité française. Il est dommageable de le voir s’entêter sur des sujets de société qui divisent notre pays en le détournant de l’effort de redressement économique que nous devons fournir pour ne pas déchoir.      

 

S’il y a une constante du gaullisme, c’est de prendre à bras le corps les difficultés. Rappelons-nous la terrible crise de compétitivité de 1958, lorsque confrontée au déficit extérieur et budgétaire, la France se demandait comment «boucler les fins de mois» et respecter sa promesse de mettre en œuvre le marché commun. A ceux qui demandaient des ajustements progressifs pour ne pas casser la croissance, à ceux qui voulaient enterrer le rapport Pinay-Rueff, le Général de Gaulle a opposé la voix implacable du courage politique. Dès la première semaine de son mandat, il prend parti pour une « remise en ordre » sans laquelle, ce sont ses mots, « nous resterons un pays à la traîne, oscillant perpétuellement entre le drame et la médiocrité ».

 

Pour l’homme du 18 juin, il ne pouvait y avoir de souveraineté française sans indépendance financière, ni de justice sociale sans vérité des comptes. Le reste de l’histoire est connue : réduction drastique des dépenses, rétablissement spectaculaire de l’équilibre budgétaire, expansion sans précédent, âge d’or de l’industrie française.

 

La Vème République est conçue pour l’action. Elle donne au chef de l’Etat les pouvoirs les plus larges avec une seule corde de rappel, le vote populaire, et une seule exigence : décider. Notre Constitution permet au président de se comporter en homme d’Etat. A contrario, elle est impitoyable pour les hommes d’appareil. François Hollande s’élèvera-t-il un jour aux dessus de sa majorité ? J’attends et j’espère pour notre pays qu’il ait le cran de dire aux Français que l’intérêt général ne se confond pas avec le dogme socialiste. 


On nous dit que la mondialisation chamboule tous nos repères. Est-ce vraiment nouveau ?


Le gaullisme fut toujours une manière de refuser l’enfermement hexagonal pour affronter le monde tel qu’il est. Tout le génie de l’homme du 18 juin est d’avoir compris que la campagne de France s’inscrivait dans une guerre mondiale. Toute la grandeur du gaullisme de 1958 est d’avoir replacé la France dans l’actualité du jeu mondial : refus des blocs, fin de l’empire, modernité industrielle,  convertibilité du franc, adoption sans restriction du marché commun...


Regarder le monde en face, c’était pour le Général de Gaulle plus qu’un principe politique : une règle d’hygiène indispensable à la santé de la France – convaincu qu’il était que notre pays, coupé de son ancrage international, «se désintéresserait de lui-même et irait à la dislocation».


Face aux grands vents de la mondialisation, le gaullisme ne saurait prêcher le repli, ni la renonciation à nos valeurs. Il ne nous incite certainement pas à nous défendre en nous retranchant derrière la ligne Maginot de nos intérêts catégoriels ou de nos archaïsmes. Sachons faire le pari gaullien de la remise en mouvement. Sachons secouer nos conservatismes. Sachons travailler plus, innover plus, dépenser moins. Sachons élever le combat de la souveraineté nationale au niveau de la souveraineté européenne.


Aujourd’hui, le gaullisme appartient à tous les Français, mais il s’incarne dans l’une des sensibilités majeures de l’UMP. Au moment où notre mouvement s’apprête à renouveler ses instances dirigeantes, rappelons-nous ce que signifiait, pour le Général de Gaulle, cet engagement, ce « vaste et ardent concours d’adhésions et de dévouements ».


Etre gaulliste, ce n’est pas adhérer à une idéologie mais se battre pour des idéaux. C’est placer l’intérêt de la France au-dessus de toutes les doctrines. C’est rassembler notre peuple en tirant vers le haut le meilleur de son âme et non en flattant ses sombres penchants. C’est vouloir servir son pays et pas tout attendre de lui. C’est comprendre qu’il n’y a pas de redressement collectif sans engagement individuel. C’est être un militant de la France.

 


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Publié par François Fillon
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DELCLOS Marc 22/11/2012 14:14


ASTRAMGRAM, votre commentaire a été envoyé, il est en cours de modération. 

Copé est responsable du mauvais déroulement des élections comme Sec. Général, normalement on démissionne lorsque l'on est candidat, c'est la moindre des choses. Ensuite se promulguer soit même
vainqueur d'une élection avant la fin du dépouillement, dans quel régime du soviet sommes nous ? Pauvre UMP

BUZZOLINI Pierre 22/11/2012 08:52


Monsieur le Premier Ministre


Monsieur  "Le Président"


Félicitations pour le combat mené jusqu'à ce jour


Pour 2012 et les années à suivre devenez le "nouveau Général de GAULLE" et réaliser le REDRESSEMENT SPECTACULAIRE de la France qui attends d'avoir des dirigeants de votre envergure et faites un
peu de ménage de tous les incapables


Un RPR de la première heure suivi d'un UMP déçu et ne sachant pas que faire


Heureusement sur notre département des Hommes Politiques comme Messieurs ACCOYER - HERISSON - TARDY ont su faire le bon choix

Yaël Florence GAZMURI-GUTTMANN 22/11/2012 06:54


Monsieur le Premier Ministre,


J'ai été inscrite au Parti pendant des années, MAIS, par "le contre pouvoir" d'une canaille, haut fonctionnaire de Colmar où je suis de manière provisoire depuis 2008, j'ai  du
déchirer ma carte et quitter le parti, car je ne pardonne pas les trahisons et j'ai  dit à l'UMP: "je ne peux  pas rester au sein d'un parti qui se permet d'abriter une telle
canaille."


Je voudrais vous exprimer toute ma solidarité et vous apporter mon soutien sans faille.


En politique tout comme ans la vie, le sens de l'honneur est capital, résistez et allez jusqu'au au bout jusqu'à ce que les imposteurs soient écartés et que vos droits, qui vous reviennent en
toute justice vous soient restitués.


Le temps vous accordera la justice et la vérité prendra le  rayonnement qui élèvera dans sa juste valeur, votre figure et votre travail, les imposteurs resteront dans l'ombre de la
honte et je ne peux pas en douter désavoués à tout jamais.


 Permettez -moi de vous exprimer ma fidèle adhésion  et toute mon admiration.


Yaël F. Gazmuri-Guttmann


 


P.S. Sachez que je suis allez en justice, et le canaille a été désavoué! !j'ai gangné le procèes en justice,  en décembre 2011, moi qui ne suis qu'une citoyenne  anonyme alors...que ma
petite histoire serve d'exemple pour donner du courage!


 

moujeotte 13/11/2012 16:38


De Gaulle était général, c'était la guerre... mais il n'a pas su ou pas pu ou pas eu le courage de se coltiner le parti majoritaire sur le long terme. La démocratie a des contraintes fortes pour
les élus qui soient les surpassent soit en jouissent en les dévoyant. Ton courage et ta force, c'est d'affronter le suffrage des électeurs depuis 32 ans et à tous niveaux. C'est d'accepter de te
soumettre à ce jugement même imparfait pour servir ta patrie !

marie claire Micouleau 10/11/2012 23:35


Bonjour monssieur Fillon


Je suis de tout coeur (et de tout vote) avec vous. Cependant, je ne crois pas que le Général de Gaulle eût apprécié la visionqu'offrent aujour d'hui les rues de Marseille. Que ferait-il et
surtout que ferez vous?

vauvillier georges 10/11/2012 20:08


merci Mr Filloon de ce rappel ,je suis et j'ai toujours été Gauliste; servir voila le message qu'il nous à laissé, et aussi: En toutes citconstances il n'y à jamais de situation désespéré; il y a
toujours une solution méme le 18 juin 40

Laporte Brigitte 10/11/2012 10:27


Un beau souvenir pour moi:votre discours à Puyricard-Aix en Provence lundi 05 mars.Bon rétablissement Monsieur le Premier Ministre et tous mes remerciements pour votre engagement profond et
sincère.Bien fidèlement.Brigitte Laporte

yves HAJOS 10/11/2012 09:23


Heureusement, il existe encore des De Gaulle.


Lisez : SOYEZ TENACE ! Vaincre l'injustice.

yves HAJOS 10/11/2012 09:18


Bonjour,


Le général de Gaulle ne fut pas très épaulé en 1939.


Si vous lisez : SOYEZ TENACE ! Vaincre l'injustice.


                     Les Editions du Net.


Vous découvrirez qu'il existe encore des hommes fiers et libres.


Cette histoire véridique raconte d'une manière humoristique comment deux citoyens tenaces ont réussi à déjouer une manoeuvre destinée à les broyer.


Une mairie de la Côte d'Azur découvre dans son arsenal un couperet juridique pour détruire deux ''sous-citoyens'', en leur refusant un permis de construire auquel ils avaient pourtant
juridiquement droit.


Leur avocat s'étant montré défaillant, nos deux désespérés, mais tenaces, ont trouvé eux-mêmes les éléments prouvant leur bon droit et ont réussi à vaincre l'injustice, la partialité d'une
municipalité et l'attitude pour le moins surprenante de leur juriste.


                

rouchet 09/11/2012 23:40


Bonsoir,


Il est urgent de se rassembler et unir toutes les forces de ce pays qui comme un paquebot est en train de sombrer, réveillons-nous avant qu'il ne coule le commandant a malheureusement perdu le
nord, les mousses sont déboussolés,


Repondez à l'appel du 18 novembre , votez pour un chef courageux et expérimenté  pour qu'il nous rassemble pour le redressement du paquebot FRANCE , celui-là ne le laissons pas tomber


PR

Elisabeth Demolliens 09/11/2012 16:09


Bon rétablissement,bon courage et à lundi

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