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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 16:24

 


 

François FILLON s'est rendu à Beauvais sur le thème de l’emploi des jeunes, il a visité l’entreprise Telecoise, accompagné de Xavier BERTRAND, de Luc CHATEL, de Laurent WAUQUIEZ, de Nadine MORANO, de Jeannette BOUGRAB, le Vendredi 26 août 2011 à 11h00

 

 

Madame le Maire,

Mesdames et messieurs,

Je voudrais vous dire que c’est un immense plaisir pour moi, accompagné de presque le quart du Gouvernement, celui qui est plus spécialement en charge des questions de l’Emploi, de la Formation, de la Jeunesse, c’est un immense plaisir pour nous de retrouver la ville de Beauvais et de saluer Caroline CAYEUX qui agit ici avec autant de ténacité et autant de cœur.

Nous sommes avec Caroline amis depuis très longtemps, et elle sait toute l’estime et toute l’admiration que je porte au travail qui est le sien. Je voudrais la féliciter en particulier d’avoir su mobiliser en cette fin de mois d’août autant de monde dans cette mairie de Beauvais. Je voudrais vous saluer tous en vous disant que votre présence me va droit au cœur, mais vous me permettrez de dire un mot particulier pour élèves de l’EPIDE, je suis particulièrement heureux de les voir ici au premier rang.

Nous avons connu un été difficile avec cette crise des dettes souveraines, c'est-à-dire des dettes des Etats, qui est entrée dans une nouvelle phase. Personne n’aurait imaginé, il y a quelques mois, que la signature financière des Etats-Unis, la première puissance économique du monde, allait être remise en cause. On peut d’ailleurs contester, beaucoup l’ont fait, le bienfondé de cette dégradation. Mais il reste qu’elle a frappé les esprits et qu’elle a eu des effets bien réels puisque c’est notamment cette décision qui a plongé cet été les marchés dans une inquiétude plus ou moins rationnelle.

En tout cas c’est un signe de plus de ce que j’appellerai le vacillement de la prédominance occidentale, et c’est un signe de plus du basculement croissant vers l’Asie, du centre de gravité de l’économie mondiale.

Alors il y a des débats sur le rôle des agences de notation, il y a des débats sur la compétence des experts. On peut, à juste titre, s’interroger sur le sens que cela a d’évaluer un Etat selon les critères qu’utilisent les agences de notation. Mais je voudrais dire que dans le contexte actuel, quels que soient ces débats, il serait irresponsable de gouverner un pays en prétendant faire cavalier seul, en prétendant ignorer les avertissements, en ignorant les conséquences dramatiques pour certaines nations de la perte de leur crédibilité financière, en ignorant les risques qui sont encourus par les Etats qui remettent à plus tard la question des déficits et la question du remboursement de leur dette.

Nous avons la chance dans notre pays d’avoir une signature financière qui est créditée de la meilleure évaluation qui soit. C’est un atout, c’est un atout qui récompense les efforts budgétaires et les réformes que nous avons engagés, notamment depuis quatre ans sous la présidence de Nicolas SARKOZY, et c’est une force que nous devons aujourd’hui à tout prix consolider.

Nous ne sommes pas menacés, comme peuvent l’être certains Etats européens. Nous ne sommes pas contraints à des mesures d’austérité drastiques comme le sont aujourd’hui certains de nos partenaires. Mais ce que nous devons faire c’est veiller à maintenir et à renforcer la position solide qui est la nôtre.

Alors, dire cela ça n’est pas se soumettre, comme je le dis si souvent à je ne sais quel diktat des marchés. Dire cela c’est chercher à garantir notre capacité d’agir, c’est chercher à garantir notre indépendance nationale, c’est chercher tout simplement ce que le Général de GAULLE appelait « Le maintien du rang de la France ». C’est la raison pour laquelle nous avons pris des décisions pour tenir nos objectifs de réduction de déficits. J’en ai annoncé avant-hier la teneur. La question des déficits est une question qui n’est ni de droite, ni de gauche, parce que depuis un peu plus de trente cinq ans tous les gouvernements qui se sont succédés ont participé à alimenter la dette et à creuser les déficits. La vérité, c’est que tous les Français qui ont moins de trente cinq ans pensent que ça fonctionne comme ça. Et tous les Français qui ont plus de trente cinq ans se disent que si ça a duré trente cinq ans, ça va bien durer encore un peu.

Malheureusement nous sommes arrivés au bout d’une période qui a consisté pour les Etats industrialisés, pour les Etats occidentaux, concurrencés par les pays émergents, qui perdaient des parts de marché, qui perdaient de la compétitivité, à maintenir leur mode de vie, à maintenir leur train de vie en le finançant simplement par l’endettement. Eh bien nous sommes arrivés au bout de ce processus. Réduire les déficits c’est une priorité, c’est une obligation, c’est une ambition républicaine, c’est une ambition qui doit être partagée par tous ceux qui veulent le meilleur pour notre pays.

C’est un effort qui doit être assumé par toute la nation et en particulier par les plus aisés. Et je constate que dans leur majorité les Français sont désormais conscients des enjeux auxquels nous sommes confrontés.

Dans cette période de bouleversement économique, il y a d’un côté la dette, mais il y a aussi le front de la croissance et l’emploi. Et il ne faut pas opposer, comme on le fait si souvent de manière schématique, la vertu budgétaire et la croissance.

La vérité c’est qu’il est impossible de créer de la croissance, si l’on n’est pas crédible sur le plan budgétaire et financier. La vérité c’est que pour investir il faut que l’Etat dispose d’un budget qui inspire confiance. La vérité c’est que le prix d’un endettement public excessif, ce sont à terme des taux d’intérêt trop élevés qui viennent pénaliser le secteur privé.

Alors j’ai bien entendu les critiques suscitées par le plan que nous avons présenté hier. Je trouve surtout qu’elles manquent de cohérence ces critiques. Certains ont estimé que ce plan avait des allures d’une cure d’austérité, quand d’autres considèrent qu’il n’est pas assez sévère. Et parfois ce sont d’ailleurs les mêmes, qui nous reprochaient avant l’annonce de ces mesures, de compromettre la croissance en soumettant la France à ce qu’ils appellent « la dictature des marchés » et qui nous reprochent aujourd’hui de ne pas en faire assez.

Ce n’est pas le rôle le plus agréable que celui qui consiste à présenter des mesures d’économie comme j’ai eu l’occasion de le faire. Mais je veux dire que je préfère être dans ce rôle que dans celui de ceux qui prétendent résoudre les problèmes économiques et financiers de notre pays, mais qui ont combattu la réforme des retraites ou qui aujourd’hui nous expliquent qu’il n’est pas nécessaire d’introduire – comme le font tous les autres pays européens - dans notre constitution des règles qui feraient qu’à l’avenir les majorités quelles qu’elles soient seraient contraintes de respecter l’équilibre budgétaire.

Il ne faut pas être laxiste, il ne faut pas non plus être jusqu’au boutiste. Il faut simplement être rigoureux, il faut être discipliné, sans pour autant étrangler la reprise économique. Et les mesures que nous avons proposées sont des mesures qui ont été choisies parce qu’elles ne pèseront pas sur la consommation, parce qu’elles ne pèseront pas sur l’investissement, parce qu’elles ont été choisies avec le souci de ne pas brider les moteurs de la croissance. Notre ligne politique c’est la conciliation de la responsabilité budgétaire et en même temps de l’action pour la croissance et pour l’emploi.

Nous avons enregistré hier des chiffres du chômage qui sont mauvais. Le chômage augmente pour le troisième mois consécutif dans notre pays, il augmente essentiellement parce que la croissance s’est ralentie à la suite de difficultés qui sont liées à l’économie mondiale. Nous avions prévu, il y a encore quelques semaines, une prévision de croissance à 2 % pour cette année, à 2,2 % pour l’année prochaine. Nous avons été contraints de revoir à la baisse ces prévisions à 1,75 %. Cette baisse, elle a des raisons. Nous sommes touchés par les difficultés de l’économie américaine, nous sommes touchés pas la conséquence du séisme au Japon, et nous sommes touchés par la hausse du prix du pétrole qui a notamment des conséquences sur le pouvoir d’achat des ménages.

Certains de ces phénomènes, je pense à la situation japonaise ou à la hausse du prix du pétrole, ou en tout cas à ses conséquences, vont progressivement se résorber. Mais il faut rester prudent et il faut ajuster notre politique en tenant compte de prévisions qui sont moins favorables pour 2011 et pour 2012.

C’est ce que nous faisons avec les mesures d’économie budgétaire, et c’est ce que nous faisons en cherchant en permanence des solutions au problème du chômage. J’ai commencé à en débattre avec les partenaires sociaux que je reçois en ce moment même. La hausse du chômage que nous venons d’enregistrer ne doit pas d’abord nous faire oublier d’où nous partons et tout le chemin qui a été parcouru depuis 2009. Il faut se souvenir du choc considérable sur l’emploi qu’a représenté la crise en 2009. Un choc qui aurait d’ailleurs été beaucoup plus fort que ce que nous avons connu sans les mesures exceptionnelles que nous avons prises.

En 2010, grâce à ces mesures et grâce à la reprise, l’économie française a recommencé à créer des emplois. Nous avons 140 000 emplois en 2010 et 120 000 pour le seul premier semestre de l’année 2011. Et pour la première fois depuis très longtemps dans notre histoire le secteur des emplois industriels est de nouveau en croissance.

Alors vous me direz : « Dans ces conditions pourquoi le chômage augmente ? » Eh bien le chômage augmente parce que la France a - et c’est plutôt une chance pour nous – une population active qui est en forte croissance. Et avec une démographie qui est une démographie très dynamique, il faut que nous mettions en place de nouveaux outils plus performants pour aller vers la réduction du chômage. Nous avons décidé de mettre à contribution tous les leviers d’actions. Le déploiement du contrat de sécurisation professionnelle qui avait été annoncé au début de l’année va se mettre en œuvre effectivement au 1er septembre, et nous avons élargi ses conditions d’éligibilité. La programmation des contrats aidés sur l’année 2011 intègre les évolutions à venir de l’emploi. Et pour les jeunes qui sont en première ligne face aux fluctuations du marché de l’emploi, nous avons décidé de miser à fond sur l’alternance parce que c’est une solution d’insertion durable et parce que c’est une solution d’insertion qui a prouvé son efficacité.

Je viens de visiter l’entreprise TELECOISE et ce que j’y ai vu illustre la pertinence du choix que nous avons fait. Chez TELECOISE il y a une vingtaine d’apprentis, soit près de 10 % des effectifs, avec une proportion de 95 % des apprentis qui restent dans l’entreprise à l’issue de leur formation. On peut faire un calcul rapide, si toutes les entreprises de France avaient 10 % d’apprentis, la question de l’insertion des jeunes serait résolue depuis longtemps.

Nous avons donc lancé un grand plan d’action avec l’objectif d’avoir 800 000 jeunes en alternance. Ce plan est dans sa phase de mise en œuvre sous l’impulsion de Xavier BERTRAND et de Nadine MORANO. Avec ce plan nous agissons dans trois directions.

La première direction consiste à inciter les entreprises à se lancer dans l’apprentissage, c’est évidemment la base de tout. Nous avons mis en place une aide à l’embauche des jeunes dans les entreprises de moins de 250 salariés équivalent à une exonération totale de charges sur douze mois. Et pour les grandes entreprises nous avons instauré un système de bonus-malus pour porter le nombre de jeunes en alternance au-delà des 4 % des effectifs de ces entreprises.

La deuxième direction consiste à développer les capacités de formation et d’hébergement. Ce sont souvent des freins au développement de l’apprentissage. Avec la nouvelle génération des contrats d’objectif et de moyens que nous négocions avec les régions, l’Etat consacre 1 milliard 750 millions d’euros au développement de l’appareil de formation.

A ce jour onze régions se sont d’ores et déjà engagées en faveur de l’apprentissage en contractualisant avec l’Etat. J’invite naturellement celles qui ne l’ont pas encore fait à se joindre à cet effort qui est fondamental pour l’avenir de la jeunesse française.

Cela passe aussi par le programme d’investissement d’avenir. Nous avons réservé, dans ce programme d’investissement d’avenir qui se met en œuvre, 500 millions d’euros pour créer des solutions d’hébergement et pour créer des places de CFA. En Mai dernier nous avions déjà retenu quatre projets pour 19 millions d’euros. Je vous en annonce trois nouveaux pour 21 millions d’euros : Le campus des métiers de Brest, le projet Prémica à Reims et la Résidence d’Illkirch. Au total ces trois projets représentent plus de 2500 places en CFA et plus de 400 places supplémentaires d’hébergement.

Enfin la troisième direction consiste à revaloriser les formations en alternance. Je pense notamment à l’institution de la carte « étudiant des métiers » qui permettra de donner aux jeunes qui sont en alternance exactement les mêmes avantages que la carte étudiant.

Mesdames et messieurs la France a proposé de mettre le thème de l’emploi des jeunes au premier rang de l’agenda du G20 social, et je suis heureux de saluer Gilles De ROBIEN pour son engagement dans cette direction. En cette période de crise économique, de contrainte budgétaire, en cette période de bouleversement des équilibres mondiaux, il est normal que notre jeunesse s’interroge sur cet avenir, sur son avenir.

Nous n’avons pas le droit de mentir à la jeunesse. Nous n’avons pas le droit de lui promettre tout et n’importe quoi comme le font certains. Mais nous avons le devoir de lui donner les moyens de réaliser ses aspirations. Et nous devons faire en sorte qu’elle ait en main les clés de son entrée dans la vie active. Et c’est tout le sens du plan jeunesse que le président de la République a lancé à Avignon et que Luc CHATEL, Xavier BERTRAND, Nadine MORANO et Jeannette BOUGRAB mettent en place.

Nous avons lancé le Revenu de Solidarité Active Jeunes pour aider financièrement les jeunes actifs qui s’engagent très tôt dans la vie active. Nous avons choisi de lutter avec force contre le décrochage scolaire. Il y a chaque année près de 180 000 jeunes qui quittent le système de formation initiale sans aucun diplôme et qui connaissent naturellement de très grandes difficultés d’insertion. Pour répondre à cette situation nous avons mis en place des plateformes d’appui afin de repérer ceux qui décrochent et de leur proposer des solutions en lien avec tous les acteurs de la politique de l’emploi. Nous avons créé un service public de l’orientation tout au long de la vie qui est en train de se mettre en place et qui sera entièrement finalisé pour la rentrée de 2012. Nous avons lancé une réforme des bourses sur critères sociaux. Le nombre des boursiers est passé de 478 000 en 2007 à 595 000 en 2011. Et je voudrais tout de suite dissiper les fausses polémiques sur la question du dixième mois de bourse. Nous avons pris l’engagement de mettre en œuvre le dixième mois de bourse et dès cette année universitaire cet engagement sera tenu.

Nous avons agi pour améliorer et développer les stages. Je veux rappeler l’effort sans précédent qui a été mené en lien avec les partenaires sociaux. Nous avons veillé à prévenir les abus conduisant à assimiler stage et contrat de travail. Nous avons aussi voulu que les stages comme outil d’insertion ne soient plus cantonnés aux écoles de commerce ou aux seules écoles d’ingénieurs. Il faut que tous les établissements d’enseignement supérieur s’investissent, qu’ils s’investissent pour proposer aux étudiants des stages de qualité. Cela passe par un renforcement de la contractualisation entre ces établissements d’enseignement supérieur et les entreprises. Et j’ai demandé à Laurent WAUQUIEZ de me faire des propositions pour favoriser cette contractualisation d’ici le mois de novembre.

Enfin nous avons crée le Service Civique Volontaire. Ce service civique va concerner 15 000 jeunes à la fin de cette année. Notre objectif c’est de faire en sorte qu’à terme le service civique concerne au moins 10 % d’une classe d’âge. Deux décisions vont permettre d’atteindre cet objectif. D’abord la valorisation du Service Civique Volontaire dans les cursus post Baccalauréat ; un décret a été publié ce matin au Journal Officiel qui permet cette valorisation. Et d’autre part la création de 5000 places supplémentaires qui vont permettre à 25 000 jeunes d’être engagés dans le Service Civique Volontaire en 2012.

Toutes ces mesures, mesdames et messieurs, nous les prenons pour permettre aux jeunes de s’insérer dans la vie professionnelle et pour qu’ils puissent être réellement les acteurs de leur destin. Ce sont des mesures concrètes. Ce ne sont pas des idées démagogiques. Ce ne sont pas des allocations financées par l’endettement. Ce ne sont pas des faux espoirs, parce qu’il faut que les promesses que nous faisons à la jeunesse soient tenues.

Je le répète, nous sommes dans une période difficile, et dans cette période difficile on attend des responsables politiques qu’ils apportent des perspectives crédibles et responsables. Notre objectif c’est de créer les conditions d’une France qui soit plus compétitive, qui soit plus solidaire, et d’une France qui continue en même temps à peser sur le cours du monde.

Cette perspective exige des efforts, et je veux dire que tout autre discours est mensonger. La France ne réussira pas cette transition, dans ce XXIème siècle qui a complètement bouleversé les cartes, sans effort. La question à laquelle nous devons répondre c’est celle-ci : quel est pays que nous allons laisser à ceux qui ont aujourd’hui quinze ou vingt ans ? Est-ce que c’est un pays qui vit à crédit sur les générations futures ? Est-ce que c’est un pays qui, faute d’avoir pris à temps les décisions courageuses qui étaient nécessaires, sera dépassé dans la compétition mondiale ? Est-ce que c’est, en résumé, un pays qui sera sorti de l’histoire ? Eh bien nous agissons ensemble pour qu’il n’en soit pas ainsi. Nous agissons pour que la France préserve le dynamisme, l’influence, la stature qui sont dignes de son héritage. Nous agissons pour que ceux qui feront la France de demain ne puissent pas venir un jour nous reprocher de n’avoir rien fait, de n’avoir pas pris à temps les décisions qui s’imposaient, d’avoir laissé filer les conditions de notre souveraineté, de notre rayonnement.

Agir pour la jeunesse c’est donc d’abord agir pour l’avenir de la France. Et c’est ce que nous avons cherché à faire tout au long de ce quinquennat en réformant notre pays, en renouvelant ses structures, en adaptant son système économique et social.

Je veux à ce sujet saluer le travail des Parlementaires, de tous les Parlementaires naturellement mais plus particulièrement de ceux de la majorité qui ont soutenu la politique du Gouvernement. Je pense ici dans l’Oise à Philippe MARINI et Alain VASSEL, je pense à Lucien DEGAUCHY qui pour une fois a une veste d’une couleur normale, à François-Michel GONNOT, à Olivier DASSAULT, à Jean-François MANCEL, à Edouard COURTIAL.

Je pense aussi aux élus locaux qui assument la crise avec responsabilité, et qui savent que la maitrise des dépenses publiques les concerne également. Nous avons tous en charge le redressement financier de notre pays, les responsables des collectivités locales comme les responsables de l’Etat.

Enfin, rassurez-vous je ne l’avais pas oublié, je pense – et je l’avais gardé pour la fin – à Eric WOERTH qui a été l’artisan de cette réforme si essentielle des retraites.

J’en profite pour redire une nouvelle fois que tant que l’opposition n’aura pas reconnu la nécessité de cette réforme des retraites tout son discours sur la réduction des déficits n’aura aucune espèce de crédibilité.

Mesdames et messieurs notre action a pu être contestée, mais je pense que personne ne pourra nous reprocher d’avoir choisi la facilité. Réformer la France n’a jamais été facile. Et la réformer en pleine récession internationale c’est encore plus difficile. La critique fait partie du débat républicain, et naturellement je l’accepte comme telle et je la considère comme constructive. Mais je veux dire que je suis certain qu’à moyen terme notre action produira des effets bénéfiques pour l’ensemble de nos concitoyens et pour ceux qui vivront dans la France de demain. Et je suis sûr que la plupart des réformes que nous avons accomplies et qui ont été contestées parfois avec tellement de vigueur feront un jour consensus. En tout cas c’est ce message de responsabilité et c’est ce message de confiance et d’unité républicaine que je suis heureux de partager avec vous aujourd’hui, dans cette mairie de Beauvais au côté de Caroline CAYEUX.

 

 

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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Didier 23/09/2011 15:51



Bonjour,


Au sujet des retraites, je suis déçu.


Nous n'avons pas les mêmes contraintes que les allemands : ils ont une natalité déplorable, d'où leurs difficultés pour payer les retraites.


Nous, notre problème, c'est le chômage et en particulier celui des jeunes. Et une des causes est un héritage des socialistes : le collège unique et la seconde unique. C'est là que l'effort doit
porter. C'est aussi là qu'il faut imiter les allemands. Il font le courage de démonter le collège unique!!!


Cordialement


Didier



SEDZE 22/09/2011 21:11



Pour moderniser la france, il faudrait  reduire vosindemnités à 3000 euros avant de vouloir faire travailler les français juqu'à 65 ans. Et si vous voulais tout faire comme les allemands,
brûlons le drapeau français de devenons allemand!!!



Malibran Lucette 10/09/2011 20:06



je suis désolée et déçue de vous entendre dire que pour règler un déficit aussi important , faire un prélèvement de 3%sur les revenus au dessus de 500000euros, comme si c'était le miracle du
siècle, je ne suis pas surprise que la bourse ne vous considère pas sérieusement. Le smig est à 1400 euros à peu près, je pense qu'une personne qui gagne 10 fois le smig peut prétendre participer
au remboursement de la dette et ça va paraitre un effort plus crédible, car c'est très beau d'augmenter la tva mais avec parcimonie car les prix grimpent et les salaires non, j'ai écouté
l'alliance, ils sont plus pertinent et ont de vrais idées heureusepment que c'est la droite. bien respectueusement et bon courage à vous, car votre tache n'est pas simple.



geneviève 04/09/2011 11:04



la rentrée  et ses grèves qui seront cette année beaucoup plus dures que les autres car le peuple français a les mêmes revandications que tous ces peuples :pouvoir d'achat ,logement
,défiscalisation mal répartie etc...


comment allez-vous gérer?


j'ai écouté les journèes UMP hier et j 'ai entendu de bonnes choses mais je note une abscence de prise de conscience collective sur la réalité .SVP mieux que de mentir ne dites rien mesdames et
messieurs les ministres



vidal colette 31/08/2011 07:24



que faites vous vraient pour la FRANCE et pour les FRANCAIS ?????? a part reduire "gentiment" et "tres" regulierement" leur pouvoir d'achat.... arretez donc de DONNER  a ceux qui ne font
RIEN et de PRENDRE ENCORE ET TOUJOURS  a ceux qui tous les matins se levent pour BOSSER ..... pour ce qui est des economies a faire que FAITES VOUS  tous  dans les HAUTEURS  a
votre niveau ????? vous savez j'ecris ce que j'entends TOUS les dire tous les jours  .......... il y a des choses a voir et a REVOIR SERIEUSEMENT mais!!!!!!!!!!!!!!



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