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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 18:42

Mesdames et Messieurs, hier l’agence de notation STANDARD AND POOR’S a pris des décisions qui concernent 16 pays de la zone euro. Avec le président de la République, je n’ai pas attendu le jugement d’une agence de notation pour savoir quels sont nos devoirs : réduire nos déficits, améliorer notre compétitivité, donner à la zone euro la gouvernance qui lui manque. Cette décision était une décision attendue, même si on peut la juger à contretemps au regard des efforts engagés par la zone euro, des efforts que d’ailleurs les investisseurs commencent à reconnaître. Les marchés financiers ont d’ailleurs assez peu réagi vendredi aux rumeurs qui ont précédé l’annonce officielle par STANDARD AND POOR’S.

Cette décision constitue une alerte qui ne doit pas être dramatisée, pas plus qu’elle ne doit être sous-estimée. Parce que la dérive de nos finances publiques depuis 30 est un handicap majeur pour la croissance, pour l’emploi comme pour notre souveraineté nationale. Mais aussi parce que les insuffisances de la gouvernance européenne doivent être corrigées. S’agissant de la France, notre note est dégradée d’un cran, elle passe de AAA à AA+. Je rappelle qu’il y a 21 crans de notation chez STANDARD AND POOR’S, la France était notée 21/21, elle est désormais notée 20/21. La note de la France reste donc parmi les meilleures du monde avec – je le rappelle – s’agissant de cette agence, celle des Etats-Unis.

Cette agence motive sa décision d’abord par la situation de la zone euro et par son impact sur nous. Pour autant, elle confirme que notre économie est solide, diversifiée et résistante. Elle souligne que le Gouvernement a mis en œuvre les réformes nécessaires, et qu’il applique une stratégie de réduction du déficit et de la dette qui est crédible.

François HOLLANDE a donc particulièrement tort de prétendre que c’est notre politique qui est sanctionnée. La France est un pays sûr, un pays dans lequel les investisseurs ont confiance et peuvent avoir confiance. Les agences de notation sont des baromètres utiles mais ce ne sont pas elles qui font la politique de la France. Les décisions prises lors du sommet européen du 9 décembre dernier, les mesures mises en œuvre par la Banque Centrale Européenne, les réformes engagées par le Gouvernement prouvent que la France n’a pas attendu la décision de STANDARD AND POOR’S pour agir avec détermination en faveur d’une solution durable à la crise de la zone euro. Chacun doit donc se garder de réactions excessives, cette décision est le fait d’une agence de notation, et il serait paradoxal de lui faire jouer un rôle qui n’est pas le sien en la transformant en un instrument politique.

Ceux qui dramatisent la situation devraient y réfléchir à deux fois. Ce sont en effet les mêmes qui ont refusé de voter les réformes destinées à renforcer notre compétitivité et à réduire les déficits, que ce soit la réduction des effectifs dans la Fonction Publique ou la réforme des retraites. Ce sont eux qui ont bloqué l’instauration de la règle d’or, qui aurait pourtant renforcé notre crédibilité au regard des investisseurs. Bref ! Chacun doit conserver son sang-froid et assumer ses responsabilités.

Je veux vous dire que le Gouvernement, lui, assumera les siennes. Il est déterminé à poursuivre la stratégie qu’il a définie sous l’autorité du président de la République, il garantira le respect de la trajectoire de nos finances publiques sur laquelle nous nous sommes engagés, avec un retour sous les 3 % dès 2013 et un retour à l’équilibre en 2016.

Cet objectif de déficit, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de le dire devant vous, est un objectif intangible, et d’ailleurs les résultats de 2011 montrent que la France respecte ses engagements. Comme vous le savez nous aurons – s’agissant de 2011 – un résultat en matière de déficit qui sera nettement inférieur aux prévisions qui étaient de 5,7 %. Les mesures budgétaires que nous avons prises sont donc suffisantes à ce stade. Lorsque nous aurons une meilleure visibilité sur notre croissance, nous pourrons procéder à des ajustements. J’ai déjà indiqué que nous avions des marges de précaution dans le budget 2012, nous procéderons si nécessaire à des ajustements mais au regard de la croissance constatée.

Je précise que notre financement moyen et long-terme se fait depuis le début de l’année à des taux qui sont nettement inférieurs à ceux prévus dans le budget 2012, et qui par ailleurs sont nettement inférieurs à ceux auxquels nous empruntions il y a quelques années. Par exemple hier soir, la dette française à 10 ans s’échangeait sur le marché au taux de 3,08 %, alors que nous avons inscrit un taux moyen de 3,7 % dans le budget 2012. Nous avons donc une marge de manœuvre en cas de hausse de notre taux d’endettement, pour l’année 2012 je ne vois pas de coût significatif qui mettrait en cause notre trajectoire budgétaire.

Le Gouvernement, sans attendre les observations de STANDARD AND POOR’S, a engagé une stratégie pour améliorer notre compétitivité au service de la croissance. Depuis le début du Quinquennat, la réforme du crédit impôt recherche, la réforme de la taxe professionnelle, le développement des investissements d’avenir vont dans ce sens.

Nous allons, avec le sommet sur la crise de mercredi, engager une nouvelle étape au service de la compétitivité de l’économie française et de la croissance. Une nouvelle étape avec la formation des demandeurs d’emploi, avec une discussion autour des accords de compétitivité dans les entreprises, autour de la réforme du financement de la protection sociale pour abaisser le coût du travail. Et enfin, comme vous le savez, le président de la République a invité les représentants des associations des collectivités locales à un débat dans les prochains jours, pour voir comment les collectivités locales elles-mêmes doivent pouvoir s’engager dans cet effort de réduction des déficits.

Qui pourrait encore prétendre que ces décisions peuvent attendre ? Et qui fait preuve de responsabilité ? Ceux qui veulent des décisions maintenant avec ce sommet de crise, ou ceux qui continuent de caricaturer tous les projets de réforme comme cela a encore été le cas de façon spectaculaire ces derniers jours avec les débats autour de la TVA anti-délocalisation.

Enfin STANDARD AND POOR’S souligne – à juste titre – l’urgence de mettre en place une gouvernance de la zone euro qui la prémunisse contre les crises comme celle que nous sommes en train de vivre. C’est précisément ce qui a été décidé par les chefs d’Etat et de gouvernement le 9 décembre, il nous revient d’appliquer ces décisions sans délai, cela passera par la signature d’un traité sur la zone euro en ce début d’année.

Voilà Mesdames et Messieurs, avec le président de la République nous n’avons jamais caché la gravité de la crise aux Français. Après le sommet social,  nous prendrons des décisions fortes, des décisions fortes qui conduiront à des réformes structurelles, pour poursuivre dans la voie du renforcement de la croissance et de la compétitivité de la France.
 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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catherine chardot beaumont 03/02/2012 14:22


Bonjour monsieur Fillon, j'aime beaucoup votre façon de présenter tous les problèmes des français, vous êtes à la hauteur, monsieur Sarkosi a beaucoup de chance de vous avoir à ses côtes.
Cependant il y a quand même une chose qui ne cadre pas pas avec votre personnalité; la corrida!! Comment un homme de votre rang peut aimer cette barbarie?

John Toland 03/02/2012 00:22


13 janv. 2012 : dégradation par Standard's and Poors.


- "Au secours, la France s'effondre !"


16 janv. 2012 : perspective stable par Moody's.


- "Ouf, quand-même quelqu'un de sympa... Merci mec. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?"


18 janv. 2012 : "Sommet de l'emploi".


Flexibilité = compétitivité.


- "Si c'est tout ce que tu veux, on peut le faire... On est de l'UMP, tu sais... Même si on pense fort aux élections, avec la frousse que S&P leur a fouttu, c'est du tout cuit."


Manque de peau, les blaireaux de gauche, ils ont une sale habitude : ils voient le mal partout.


Pas un seul élève de terminale Economique et Sociale qui n'ait compris l'arnaque.  


 

ley 17/01/2012 13:13


comme le président de la république, je constate que nos amis socialistes se répandent en critiques faciles et arrogantes sur notre dégradation, mais se taisent quand Moody's laisse le 3A


Je me demande vraiment s'ils veulent vraiment que la France s'en sorte, car, à force de critiquer, sans faire aucune proposition concrète et évaluable, ils prennent un grand risque, ou plutôt,
ils renforcent la démoralisation des nos compatriotes


Insister sur les échecs et la peur, renforcer l'angoisse sans rien proposer me semble une méthode totalitaire pour asseoir son pouvoir sur les foules, les empêcher de penser et de chercher des
moyens dde s'en sortir


Les socialistes alimentent la peur, mais, plus grave encore, ils font de la haine un argument électoral : haine du président de la république et, de fait, haine de ceux qui ont voté pour lui et
qui pensent que ses mesures courageuses pour sortir de la crise sont plus que nécessaires, elles ont vitales.


je n'en peux plus de ces gens-là, conduits par un Merlin l'enchanteur mâtiné de Raminagrobis qui sera peut-être le suel candidat à dévoiler son programme après les élections, un homme sans
charisme, sans idée, sauf celle d'arriver au pouvoir, qui se teint les cheveux et améliore son apparence, en pensant, peut-être que cela suffira à séduire les français


Continuez, je vous en prie, j'ai besoin comme beaucoup, de politique courageuse et vraie


Sylvie Ley, le Pecq (78)

BERROD François 17/01/2012 12:02


Monsieur le premier ministre,


J'ai été humilié l'autre soir de vous entendre parler de la perte du AAA. Vous citiez l'agence de notation comme si c'était elle qui dirigeait la FRANCE.


   Je ne peux m'empêcher de penser à Charles de GAULLE dont vous avez peut être entendu parler. Aurait il accepter cette perte d'indépendance? Sans parler de notre perte d'influence en
EUROPE face à l'ALLEMAGNE


   Vous avez été un des seuls à parler de FRANCE en faillite. Il vous reste 3 mois pour prendre des mesures courageuses pour pousser la barre du bon côté. Cette dernière action serait
tout à votre honneur.


   Recevez, Monsieur le premier ministre, l'expression de mes sentiments distingués.


François BERROD


 

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