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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 13:15

 


François Fillon rappelle que la sécurité routière est une grande cause nationale, pour sauver des vies, lors d'un déplacement à Linas-Montlhéry le vendredi 20 mai 2011. 

Mesdames et Messieurs,

 

 

La sécurité routière, c’est une Grande cause nationale. Quand on parle de sécurité routière, on parle de morts, on parle de blessés, on parle de vies sauvées. C’est donc un sujet sur lequel il n’y a pas de clivage. C’est un sujet sur lequel la volonté de tous les responsables publics doit être de tout mettre en œuvre pour sauver des vies. D’ailleurs, quand on a, une fois dans son existence, rencontré un jeune homme ou une jeune fille handicapé à vie, après un accident de voiture, après un accident de deux-roues, ce qui est encore plus fréquent, on ne peut pas regarder ces questions de sécurité routière de la même manière.

 

La France était un pays pendant longtemps où cette question n’était pas prise en compte. En 1976, il y a eu 20.000 morts dans notre pays. 20.000 morts ! Une ville moyenne entière rayée de la carte en une année. Depuis dix ans, nous avons entrepris des efforts considérables. Sous l’autorité du Président CHIRAC, Nicolas SARKOZY étant ministre de l’Intérieur, des radars ont été mis en place, des politiques de sécurité draconiennes ont été mises en œuvre, qui ont d’ailleurs bousculé beaucoup de nos concitoyens. Ces politiques ont eu des résultats spectaculaires puisque il y avait 8.000 morts en 2002, nous sommes descendus en 2010 en-dessous de 4.000. On a fait plus que diviser par deux le nombre de morts dans notre pays et je n’évoque pas le nombre de blessés qui a connu la même diminution.

 

Cette politique doit être poursuivie, et non seulement elle doit être poursuivie mais elle doit être amplifiée parce que, depuis quelques mois, nous constatons un relâchement dans le respect des règles de la sécurité routière et nous constatons une augmentation du nombre des tués et du nombre des blessés.

 

Je veux rappeler que 50% des hommes et des femmes, des enfants qui meurent sur la route, n'y sont strictement pour rien. Ce sont des hommes et des femmes, qui sont dans leur voiture, qui ne commettent aucune infraction, qui n'ont commis aucune faute et sur lesquels, tout d'un coup, la mort tombe, parce que quelqu'un, en face, a commis une faute. C'est une situation qui doit conduire, et qui a conduit le Gouvernement à réagir, à réagir avec force et avec rapidité, parce que nous sommes sur des sujets où nos concitoyens doivent comprendre, à travers la force des messages qui sont délivrés, qu'il y a de nouveau des efforts à faire.

 

Nous avons pris toute une série de décisions, lors du dernier comité interministériel. Il y a des décisions qui sont liées à la sécurité des véhicules, et nous voyons bien que c'est une voie très, très importante pour l'avenir. Il y a des décisions qui sont liées à la réglementation et à des peines plus sévères pour tous ceux qui, en particulier, utilisent des téléphones portables pendant la conduite automobile. Il y a des mesures qui concernent l'usage de l'alcool et des stupéfiants. Et puis il y a des mesures pour, de nouveau, renforcer la vigilance en matière de vitesse.

 

Parmi ces mesures, il y en a une qui fait beaucoup débat : c'est celle qui consiste à supprimer les panneaux qui avertissaient de la présence d'un radar. Je veux dire que c'est une mesure qui est importante. Lorsqu'on a commencé à mettre des radars sur nos routes, lorsqu'on a commencé à mettre en place une vraie politique pour faire ralentir nos concitoyens, politique qui a fonctionnée, ces panneaux avaient une valeur éducative, une valeur pédagogique. Aujourd'hui nous savons bien qu'il n'en est plus rien, et il ne faut pas être hypocrite, nous savons comment fonctionnent ces panneaux : on freine avant le panneau et on ré-accélère juste après le radar. Personne ne me dira que les choses ne se produisent pas de cette façon. Et donc nous avons décidé que ces panneaux seraient supprimés. Naturellement, nous travaillons à mettre en œuvre des instruments d’information, de pédagogie, sur le bord des routes. Nous travaillons aussi à l’amélioration de la sécurité du réseau routier lui-même, mais il n’y a pas de débat possible sur la nécessité de respecter les limitations de vitesse.

 

Je veux dire d’ailleurs que nos concitoyens dans leur immense majorité le font. Et le résultat ou les bons résultats de la sécurité routière, toutes ces dernières années, sont dus à la prise de conscience des Français, sont dus aux efforts que les Français ont faits. Je sais combien c’est difficile lorsque l’on roule beaucoup, de respecter les règlementations, je sais les désagréments que cela cause, et d’ailleurs, à chaque fois qu’il y a eu de nouvelles règlementations, et notamment lorsque les radars ont été mis en place ou lorsqu’ils ont été multipliés, tout le monde a été heurté par ces mesures, beaucoup d’entre nous ont, comment dirais-je, rouspété, et puis, finalement, les résultats sont là, et il faut le reconnaître.

 

Le rôle du Gouvernement c’est de mobiliser tous les citoyens autour d’une cause qui est une cause sacrée, parce que c’est une cause qui concerne la vie, qui concerne les familles, qui concerne tous nos enfants, qui concerne nos amis. Il n’y a pas d’un côté, le Gouvernement et de l’autre côté les usagers de la route. On est ensemble pour sauver des vies et on est ensemble pour user de cette liberté qui est de pouvoir conduire en confiance. Nous sommes tous concernés, nous sommes tous des acteurs de notre sécurité, et c’est donc un pacte pour la sécurité routière que nous devons ensemble renouveler. Merci beaucoup.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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Cécile Müller 19/06/2011 08:21



Monsieur le Premier Ministre, n'ayant pas eu de réponse de la sécurité routière de ma région, je me permets de vous envoyer ce texte dans lequel je leur proposais mon aide pour toute action
possible. Merci de votre lecture. Bien respectueusement.


"Face à l'absence grandissante de civisme sur la route et à une certaine et dangereuse "louange" de l'irrespect du code de la route qui transparaît dans les réactions, actions, et pétitions en
tout genre en ce moment, je m'inquiète très fort.


Je pense qu'il est nécessaire de multiplier les actions pédagogiques.


La route, en plus d'être "tueuse" devient lieu d'insultes, d'intimidations, d'humiliations pour les conducteurs qui persistent à respecter les règles! Va-t-on bientôt se faire "massacrer" si on
souhaite encore suivre le code de la route? C'est ce que je crains si rien n'est réalisé pour contrer cette nouvelle vogue.


Je rêve d'une route conviviale, paisible, non meurtrière. Et cela serait réalisable simplement si tout un chacun en comprenait les règles.


Si en plus de ne pas renseigner du tout les radars, on verbalisait systématiquement le non respect des distances de sécurité, et aussi, si en plus du retrait du permis de conduire, on confisquait
les véhicules, à mon avis, on verrait le nombre d' accidents nettement diminuer."


Bien cordialement.


Cécile Müller



dousse 18/06/2011 23:37



Monsieur le premier Ministre,


les dernières mesures concernant la "sécurité routière" sont la goutte d'eau.


j'ai revu recemment notre président de la république juste avant la présidentielle de 2007 qualifer de "scandaleux" le fait d'enlever les panneaux indiquant les radars fixes.


comme disait Jacques Myard, député UMP des Yvelines : "arretez d'emmerder les Francais". Je me sens de plus en plus oppressé par toutes ces mesures ne servant qu'une fois de plus à gagner de
l'argent facilement. Prenez le volant sans votre chauffeur et votre escorte et ne dépassez jamais, jamais, 50 km en ville.


Je vais donc faire également des actions scandaleuses :


je ne voterai plus pour le candidat UMP pour la présidentielle de 2012.


je ne voterai plus pour un député UMP,  vu qu'il n'y a pas eu de vote du parlement pour ces dernières mesures, j'estime donc qu'il ne sert à rien d'élire des députés et donc je voterai le
pire.


je voterai donc dorénevant CONTRE mes convictions, c'est scandaleux mais c'est mon seul pouvoir de citoyen usé.


Domage que je n'ai pas pris la carte du parti toutes ces années ou j'ai voté à droite, je l'aurais déchirée.


Au revoir Mr le premier Ministre



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