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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 17:06

 


François FILLON déclare qu'il est fier que la France ait participé à la défense de la démocratie en Afrique en réponse à une question de Jean-Marc AYRAULT président du groupe socialiste lors des questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale le Mardi 12 avril 2011. 

 

 

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les députés,

Monsieur le Président Ayrault,

 

Je vous remercie de l’occasion que vous me donnez de saluer devant l’Assemblée nationale la victoire du droit, la victoire de la démocratie et la victoire des Nations Unies en Côte d’Ivoire.

 

Depuis un peu plus de quatre mois, monsieur Gbagbo refusait le résultat des urnes. Depuis quelques jours, les choses se sont accélérées. En effet, depuis le début du mois d’avril, les forces fidèles à monsieur Gbagbo se sont livrées à une série de provocations et d’exactions : attaques contre des ambassades, prise en otage de l’ambassadeur du Japon, attaque à l’arme lourde contre la résidence de l’ambassadeur de France, contre l’Hôtel du Golfe où résidait monsieur Ouattara et son gouvernement, contre les forces de l’ONUCI, contre les hélicoptères français qui, il y a quelques jours, cherchaient à faire évacuer, à sa demande, le Consul général de Grande-Bretagne.

 

Devant cette situation, devant les massacres qui sont intervenus et en particulier les tirs à l’arme lourde sur des civils dans des quartiers d’Abidjan, le Secrétaire général des Nations Unies a demandé de la façon la plus claire qui soit, à l’ONUCI et à la France, d’aller jusqu’au bout de la mission qui leur était confiée par la résolution 1975, c’est-à-dire la destruction totale de toutes les armes lourdes encore entre les mains des forces fidèles à monsieur Gbagbo. C’est ce que nous avons fait dans la nuit de dimanche à lundi. Les forces de l’ONUCI et les hélicoptères français, pendant pratiquement toute la nuit de dimanche à lundi ont détruit les blindés, les canons, l’ensemble des armes lourdes des forces fidèles à monsieur Gbagbo.

 

Lundi matin, les forces françaises ont pris position pour sécuriser la presqu'île de Cocody et pour permettre aux forces républicaines d'entrer dans le palais présidentiel, dans la résidence de monsieur Gbagbo, et de se saisir de monsieur Gbagbo qui a été fait prisonnier, qui est aujourd'hui retenu sous la garde des soldats de l'ONU et pour lequel le Président Ouattara a annoncé hier qu'il serait jugé en Côte d'Ivoire. Voilà les faits, voilà ce que nous avons réalisé sous l'autorité de l'ONU.

 

Je voudrais en tirer trois leçons. La première, monsieur Ayrault, c'est que nous avons envoyé avec l'ONU un message symbolique extrêmement fort à tous les dictateurs. Nous leur avons indiqué que la légalité, la démocratie, devaient être respectées, et qu'il y avait des risques pour ceux qui ne le faisaient pas.

Je dois dire de ce point de vue que je suis extrêmement choqué - mais ce n'est pas ce que vous avez fait - mais je suis extrêmement choqué d'entendre un certain nombre de commentateurs mettre sur le même pied monsieur Gbagbo et le Président Ouattara. Comme si en Afrique on ne pouvait avoir d'élections et de démocratie. La vérité c'est que ceux qui présentent les évènements de cette manière laissent entendre que l'Afrique n'est pas apte à mettre en œuvre la démocratie.

 

La deuxième chose que je voudrais souligner, c'est le comportement exemplaire des soldats français auxquels le Président de la République avait fixé une mission très difficile, puisque il leur était interdit d'entrer dans la résidence de monsieur Gbagbo. Il leur était évidemment interdit de prendre toute initiative qui aurait pu conduire à blesser ou tuer des personnes civiles à l’intérieur d’Abidjan. Les soldats français ont accompli leur mission sans qu’il y ait eu de perte du côté des Français, sans qu’il y ait eu de blessé. C’est un hommage que je veux leur rendre en vous disant tout de suite, monsieur Ayrault, que la force Licorne qui est présente en Côte d’Ivoire depuis 2002, n’a pas vocation à rester en Côte d’Ivoire maintenant que la démocratie va s’installer et que le résultat des urnes est respecté. Et donc je vous le dis, les forces françaises devront quitter la Côte d’Ivoire, le dispositif Licorne, dès que la sécurité sera suffisante en particulier pour nos ressortissants à Abidjan.

 

Enfin, la dernière chose que je voudrais dire, c’est que maintenant la priorité c’est la reconstruction de la Côte d’Ivoire. Et, s’agissant de la reconstruction de la Côte d’Ivoire, le gouvernement français a déjà annoncé que 400 millions d’euros allaient être mis immédiatement à la disposition du gouvernement ivoirien pour cette reconstruction. Nous avons agi auprès de l’Union européenne pour que soient levées toutes les sanctions qui frappaient la Côte d’Ivoire. Et enfin, nous avons entrepris de convaincre les entreprises françaises qui sont installées en Côte d’Ivoire d’y retourner, de refaire fonctionner leurs activités.

 

Voilà, mesdames et messieurs les députés, certains voudraient par des insinuations qui sont blessantes pour les forces françaises jeter un discrédit sur l’action de la France. Moi, je dis devant l’Assemblée nationale, aujourd’hui, que je suis fier que la France ait participé à la défense de la démocratie en Afrique.

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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