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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:05

 

François Fillon transmet les condoléances du Gouvernement à toutes les familles des victimes des intempéries du Var, le 17 juin 2010 à l'occasion des questions d'actualité au Sénat.
 

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les députés,

Monsieur le Premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN,

 

Je voudrais avant de vous répondre, transmettre les condoléances du Gouvernement à toutes les familles des victimes des intempéries du Var. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu hier sur place et tous les moyens de l'Etat sont mobilisés pour venir en aide aux sinistrés. J'aurai l'occasion de présider demain une réunion de ministres pour prendre les décisions nécessaires pour leur venir en aide, et le Président de la République se rendra sur place en début de semaine prochaine.

 

Monsieur le Premier ministre RAFFARIN, la France et l'Allemagne depuis le début de cette crise économique et financière, ont agi en coordination étroite. Cela a été le cas pour mettre en œuvre le plan de sauvetage des banques, que nous avons conçu et annoncé ensemble. Cela a été le cas pour concevoir - même si cela a été plus difficile - le plan de soutien à la Grèce. Et cela a été le cas encore récemment avec le plan permettant de mobiliser 750 milliards d'euros, que vous avez approuvé, et qui peut, le cas échéant, venir en garantie pour des Etats de la zone euro qui connaîtraient des difficultés.

 

Alors, c'est vrai, monsieur le Premier ministre, que la France et l'Allemagne ne sont pas toujours spontanément d'accord. Mais ce que je constate c'est que nous parvenons toujours après une négociation avec des compromis, à nous mettre d'accord. Au fond, le temps qui est parfois nécessaire à l'élaboration de ces compromis n'est pas du temps perdu et il n'est pas inutile, car lorsqu’à l'issue de ce processus, la France et l'Allemagne parviennent à un accord, l'accord européen n'est plus très loin derrière. Je crois qu'on peut dire que le Président de la République et la Chancelière allemande savent bien que sans accord franco-allemand le projet européen ne peut pas fonctionner. L'accord franco-allemand n'est pas suffisant, mais il est absolument nécessaire à la poursuite du projet européen

 

Et je voudrais à ce sujet, rendre hommage à madame MERKEL, qui a su mettre au-dessus des contingences politiques intérieures, l'intérêt général de l'Union européenne et l'intérêt de l'euro, dans un contexte dont on sait qu'il est particulièrement difficile.

 

Lundi dernier, le Président de la République et la Chancelière allemande sont parvenus à des accords, à des compromis sur plusieurs sujets très importants. D'abord, il y aura un gouvernement économique européen ; il sera exercé par les chefs d'Etat et de gouvernement du Conseil des 27, et il pourra en cas de besoin être mobilisé au niveau de la zone euro. Je veux dire que, nous partions de positions qui étaient très éloignées, puisque au fond, l'Allemagne ne voulait pas entendre parler de gouvernement économique européen, et nous, nous aurions voulu que ce gouvernement économique européen soit d'abord un instrument de pilotage de l'euro, et donc dans la zone euro avec un secrétariat permanent. On a fait chacun un pas l'un vers l'autre, et je crois que c'est très important pour le Conseil européen qui se tient en ce moment même, parce que ce Conseil va permettre d'enclencher le processus mettant en œuvre ce gouvernement économique européen, et son mode de travail.

 

Mais le Président SARKOZY et madame MERKEL sont également parvenus à un accord sur la nécessité d'introduire de nouveaux éléments au-delà des critères de Maastricht, en terme de croissance et en terme de compétitivité ; ils sont parvenus à un accord sur une meilleure coordination des politiques budgétaires dans la zone euro et sur des sanctions plus crédibles pour les Etats qui ne les respecteraient pas. Enfin, ils sont parvenus à un accord sur des objectifs de régulation financière très ambitieux. Et dans cet esprit, le Président français et la Chancelière allemande ont écrit au Premier ministre canadien qui préside le G20, pour lui demander d'inscrire à l'ordre du jour du G20, ce qui n'était pas une évidence pour lui, des objectifs ambitieux en matière de régulation financière et la mise en place d'une taxation des banques, en particulier des banques qui prennent des risques et qui font courir des risques au système financier.

 

Voilà, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les sénateurs. Je pense que cette crise sonne une sorte d'heure de vérité pour l'Union européenne et pour l'euro. Cette crise, comme toutes les crises, pousse à des comportements de repli sur soi, et à des comportements forcément un peu égoïstes. Je pense que madame MERKEL et monsieur SARKOZY ont su éviter ces travers à la position franco-allemande et ils ont su grâce à leur sagesse préserver la cohésion et l'intégrité de l'euro.

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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