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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 11:32

François Fillon s'exprime devant le Conseil National de l’UMP le Samedi 28 mai – 2011

 

Hier les yeux du Monde étaient tournés vers la France. À Deauville, le Président de la République a montré ce que notre pays a de meilleur : sa capacité d’innover, sa capacité d’entraîner ses partenaires sur la voie qu’il sait juste. Hier, la France a donné le « la ».

Oui, les pays développés doivent soutenir les « printemps arabes », parce que la démocratie en Tunisie ou en Egypte est un progrès pour le Monde entier. Oui, aider la rébellion en Libye est un devoir. Et qui mieux que la France pouvait permettre que tout le monde, des Etats-Unis à la Russie, apporte sa pierre à ce combat commun. C’est l’honneur de la France que d’avoir rassemblé ainsi ces deux grands pays autour de l’objectif le plus noble qui soit, celui de la liberté, celui de l’épanouissement des peuples et de leur développement économique. Ce message c’est aussi celui que nous avons porté en Côte d’Ivoire, en soutenant le Président Ouattara démocratiquement  élu. C’est celui que nous envoyons à la Syrie, qui doit elle aussi prendre sa place dans le mouvement de démocratisation. C’est celui que nous envoyons aux Palestiniens et aux Israéliens.

La France, par le passé, a toujours tenu son rang, mais elle l’a parfois fait en soliste.
Aujourd’hui, avec Nicolas Sarkozy, elle ne parle pas seulement pour elle-même, elle fait partager ses convictions, elle est au cœur du concert des Nations qui est devenu l’indispensable contrepoint de la mondialisation.
Aujourd’hui, parce que nous vivons tous au rythme des images du monde, plus rien ne nous est étranger. Alors soyons fiers que la France soit à l’avant-garde, soyons fiers de l’action de Nicolas Sarkozy. Il le mérite. Et en ce qui me concerne, j’ai une conviction chevillée au corps et je sais que c’est aussi la vôtre : le moment venu, les Français lui en sauront gré.

Après le temps des calomnies, des campagnes malveillantes et parfois haineuses, viendra celui de la vérité. Le Président de la République que je connais, celui que j’ai choisi de soutenir en 2005, celui dont je mets en œuvre depuis quatre ans les engagements, je veux vous dire qu’il n’    a rien à voir avec les caricatures honteuses qu’on fait de lui.

Alors mes chers amis, nous venons d’entrer dans la cinquième année du quinquennat. C’est l’heure des premiers bilans. Ça  n’est pas le moment de relâcher nos efforts. Et c’est maintenant qu’il faut préparer le projet qui permettra à Nicolas Sarkozy et à notre majorité de poursuivre son œuvre de modernisation et de rassemblement de notre pays.

La première chose que je veux vous dire cet après-midi, c’est que vous n’avez pas à rougir du bilan qui est le nôtre. Nous avons tenu la quasi-totalité des engagements que nous avions pris devant les français, et cela malgré une crise économique et financière imprévue. Mais surtout, nous avons fait évoluer en profondeur la société française. La     force de Nicolas Sarkozy et de la majorité qui le soutient est d’avoir osé bousculer des tabous qui étaient autant d’obstacles sur la route du progrès, de la croissance et de la cohésion nationale.

Oui, nous avons fait des réformes, mais nous sommes surtout fiers d’avoir initié une révolution culturelle. Je voudrais prendre quatre exemples de cette révolution culturelle. Quatre exemples qui vous montreront que l’action que nous avons conduite pendant quatre ans a changé la France en profondeur, et ceci pour des décennies et des décennies.

Le premier exemple est celui de l’université.
Depuis 1984, à la suite d’un funeste accord entre le parti communiste et le parti socialiste, l’université française était dotée d’un statut qui la conduisait vers le déclin. L’uniformité, la bureaucratie, l’absence de compétition, l’université française tournait le dos à ce qui avait fait son succès pendant des décennies et des décennies, à ce qui fait le succès des universités dans le monde entier : la liberté, l’autonomie, la compétition, l’excellence.

Il y eu bien, en 1986, un acte courageux, initié par Jacques Chirac et son gouvernement, pour réformer l’université française. Cet acte s’est brisé sur la manifestation des conservatismes et sur un accident malheureux dont vous vous souvenez. Puis ensuite, pendant des années et des années, l’ensemble des responsables politiques, de droite comme de gauche, ont renoncé à faire évoluer l’université, alors même qu’ils savaient que cette université était sur le déclin.

Or, mes amis, l’université, la recherche, c’est l’avenir d’un pays, c’est la moitié de sa croissance. L’université et la recherche dans le monde de compétition dans lequel nous sommes, c’est la croissance, ce sont les produits nouveaux, ce sont les innovations, c’est la qualité des process, c’est la qualité de la main d’œuvre. Sous l’autorité du Président de la République, avec Valérie Pécresse, nous avons eu le courage de donner à l’université la liberté, l’autonomie, qui lui permet aujourd’hui de choisir ses enseignants, d’adapter sa pédagogie, de gérer son immobilier, de contracter les alliances qu’elle veut contracter, avec les entreprises, avec les laboratoires de recherche, en France et à l’étranger. Nous avons sauvé l’université française du déclin.

Bien sûr, il faut du temps pour que ces résultats se manifestent. Le temps que les universités mettent en œuvre ce nouveau statut. Le temps qu’elles profitent de cette autonomie. Puis ensuite, le temps que les étudiants soient formés. Oui, bien sûr, on ne voit pas les résultats aujourd’hui. Mais c’est un changement profond. Un changement qui pendant des décennies et des décennies va diffuser dans la société française.

Le deuxième exemple que je voudrais prendre est celui du dialogue social et de la représentativité syndicale.

Pendant près de vingt ans, pratiquement à chaque conseil national comme celui d’aujourd’hui, j’ai entendu des militants, des responsables politiques se dresser en disant : La représentativité syndicale, il faut réformer ce système. Ça n’est pas normal que les syndicats ne soient pas représentatifs, que leur mode de représentativité ne soit pas démocratique. Nous n’avons pas le dialogue social que nous méritons dans un grand pays moderne.
Puis à chaque fois, on a renoncé. Renoncé par peur. Renoncé par peur des manifestations. Renoncé par peur des grèves. Renoncé par peur des oppositions.

Avec le Président de la République, et avec Xavier Bertrand, nous avons réformé le système de représentativité syndicale. Et désormais, la représentativité des syndicats, elle repose, démocratiquement, sur les élections professionnelles dans les entreprises.
Alors, oui mes amis, il va falloir du temps pour que cette réforme donne des résultats, pour qu’elle change les comportements, pour que les organisations syndicales françaises deviennent comme dans tous les grands pays développés : des organisations syndicales puissantes, des organisations syndicales démocratiques, des organisations syndicales qui pratiquent un dialogue apaisé et un dialogue responsable. Mais nous avons mis en place les instruments qui vont permettre ce changement profond dans la société française.

Le troisième exemple que je voudrais citer, c’est celui du service minimum. Spécificité française : pendant des décennies et des décennies, à chaque fois qu’un gouvernement voulait faire une réforme importante, notamment dans le champ social, ou dans le champ de l’organisation du travail, il suffisait qu’une petite minorité bloque les transports en commun pour que le pays soit paralysé et que le gouvernement et sa majorité issus démocratiquement des urnes soient obligés de renoncer et de retirer la réforme. C’était une situation qui empêchait le développement d’un dialogue social apaisé dans notre pays.

Nous avons eu, avec Nicolas Sarkozy, le courage de mettre en place le service minimum. Et nous avons vu à la dernière crise sociale, en région parisienne, que cinquante pour cent des transports fonctionnaient. Qu’est ce que cela veut dire ? Ça veut dire que désormais dans notre pays, quoi qu’il arrive, les usagers ne seront plus pris en otage dans des conflits qui ne les concernent pas. Et cela veut dire surtout que la démocratie sera mieux respectée car une minorité ne pourra plus mettre en échec une majorité et un gouvernement.

Enfin, dernier exemple, la retraite.

C’était un sujet tellement tabou, que je dois confesser qu’avec Nicolas Sarkozy, lorsque nous avons préparé son projet en 2007, nous n’avons pas osé mettre dans le programme la fin de la retraite à soixante ans.

Et puis, devant les difficultés financières de nos régimes de retraite, devant le choc de la crise économique et financière, devant les mouvements qui étaient en cours dans les autres pays européens qui sont tous passés à soixante cinq, à soixante sept ans, nous avons eu le courage - alors qu’il aurait été plus facile de laisser ce sujet pour après les élections présidentielles - de demander, au Parlement, à la majorité, de réformer nos régimes de retraites, et de passer l’âge de la retraite de soixante à soixante deux ans. C’était difficile. Ça a choqué beaucoup de Français. Il y a encore des Français qui nous en veulent pour avoir fait cela.
Mais je veux leur dire que, parce que nous avons eu ce courage, nous avons sauvé l’équilibre des régimes de retraite. Et qui peut me dire aujourd’hui que la France aurait pu continuer longtemps à être le seul pays en Europe à avoir un âge de départ à la retraite à soixante ans quand les autres avaient choisi soixante cinq ou soixante sept ans. A quoi cela sert-il de parler d’espace économique européen, de parler de monnaie commune, de parler de compétitivité de l’économie européenne, si dans ce même espace avec cette même monnaie, il y a des pays où l’on part à la retraite à soixante ans et d’autres à soixante sept ans, s’il y a des pays où l’on travaille trente cinq heures et d’autres où l’on travaille quarante deux heures ? Nous avons besoin d’harmoniser notre organisation sociale pour être plus compétitifs et plus forts.

Alors, je veux vous dire mes chers amis que personne ne reviendra jamais sur ces réformes. Ce sont des réformes structurelles. Ce sont des réformes profondes. Ce sont des réformes qui ne génèrent pas des résultats immédiats mais qui changent la société française. Au fond, nous avons mis en place un socle de changement qui permet de regarder l’avenir avec plus d’optimisme.

Alors, les français attendent les résultats économiques, immédiats, financiers, des réformes que nous avons faites. Et c’est vrai que certain de ces résultats se font attendre. Ils se font notamment attendre parce que, comme l’a dit tout à l’heure excellemment Jean-François Copé, nous avons du faire face à une crise économique et financière sans précédent qui a bousculé nos prévisions.
Mais cette crise économique et financière, que nous avons surmontée, a permis de révéler une chose. Elle a permis de révéler le sang froid, la volonté, la réactivité, la crédibilité du Président de la République et du gouvernement.

Oui, grâce aux mesures que nous avons prises, nous avons connu une récession moindre que les autres, un retour plus rapide de la croissance et un pouvoir d’achat tant bien que mal préservé par rapport aux autres pays européens.

Souvenez-vous du sauvetage du système financier ! A vingt quatre heures près, si Nicolas Sarkozy n’avait pas convoqué, à l’Elysée, un sommet de la zone euro, avec la participation du Premier Ministre britannique, alors, les banques du monde entier seraient rentrées dans une crise systémique, et nous aurions vu s’effondrer le système financier international. C’est la décision du Président de la République française qui a permis de sauver le système financier international.

Nous avons choisi de relancer notre économie en soutenant l’investissement et en protégeant l’emploi et nos capacités de production. Et c’est ce qui aujourd’hui nous permet d’être parmi les premiers à renouer avec la croissance.

Qui peut penser un seul instant que madame Aubry, monsieur Hollande ou madame Royal, auraient fait mieux que ce que nous avons fait pour gérer la crise financière ? La vérité est qu’aucune des critiques qu’ils ont formulées, mais surtout aucune des rares propositions qu’ils ont faites, ne se sont révélées pertinentes.
Madame Aubry et monsieur Hollande voulaient que nous nationalisions les banques. Nous avons préféré leur prêter de l’argent à huit pourcent, ce qui a rapporté au contribuable français deux milliards et demi d’euros.
Madame Aubry et monsieur Hollande voulaient que nous baissions la TVA. C’est ce qu’ont fait les Britanniques. Regardez la situation dans laquelle ils sont aujourd’hui. Ils ont moins de croissance que nous, et ils ont plus d’endettement.
Madame Aubry et monsieur Hollande voulaient que nous augmentions massivement la dépense publique pour soutenir la consommation. Cela aurait été un désastre.

Eh bien, mes chers amis, en 2012, lorsque l’heure des comparaisons va sonner, entre les candidats à l’élection présidentielle, je vous le dis, la crédibilité de Nicolas Sarkozy dans la gestion de la crise par rapport aux propositions irresponsables des socialistes pèsera lourd dans le choix des Français.

Un bilan, ce sont évidemment des résultats, et je veux dire que nous les avons même si la crise en a réduit les impacts.

La croissance de l’économie française se confirme mois après mois. Elle a été de 1,10 % en 2010. Elle est déjà de 1% au premier trimestre 2011. La prévision du gouvernement est de 2% pour 2011, mais, l’OCDE à l’instant vient de faire pour la France une prévision à 2,2%, c’est plus du double de la croissance des Etats-Unis, c’est plus du double de la croissance de la Grande Bretagne, c’est beaucoup plus que la croissance de la zone euro en moyenne.

Et le chômage, - Cher Xavier – baisse dans notre pays depuis quatre mois consécutifs. Nous avons créé des emplois au premier trimestre 2011 à un rythme qui est de 56% supérieur au premier trimestre précédent.

Alors bien sûr, ces résultats n’effacent pas, en tout cas pas encore, les cicatrices de la crise. Même si nous avons réussi à maintenir le pouvoir d’achat, même si nous avons fait reculer la pauvreté puisque 120 000 familles dans notre pays, grâce au revenu de solidarité active, sont passées au dessus du seuil de pauvreté, le chômage, la pauvreté, la flambée des prix de l’énergie et de certain produits alimentaires, rendent difficile la vie de beaucoup de nos concitoyens.

Et je veux dire que souligner les réussites du quinquennat, évaluer de façon objective les résultats, ne signifie pas pour autant ignorer les souffrances, les sacrifices, les injustices que doivent affronter beaucoup de nos concitoyens et contre lesquels il nous faut encore lutter. Mais nier ces résultats n’améliorera la vie de personne. Et nier ces résultats conduira à une chose : à changer de cap au moment même où les efforts des Français commencent à produire leurs effets, et cela nous fera retomber dans la crise.

Mes amis, ce n’est pas le moment de relâcher nos efforts. Ça n’est pas le moment de changer de stratégie. Nous devons faire preuve de sang froid. Nous devons faire preuve de détermination. Nous devons garder le cap qui a été fixé par le Président de la République.

Ce cap nous allons le garder, avec le gouvernement et avec la majorité pendant les prochains mois.

Cela veut dire que nous allons investir trente cinq milliards d’euros dans les investissements d’avenir. Trente cinq milliards d’euros au service de l’excellence, de l’innovation, de la recherche, des filières d’avenir. Je veux d’ailleurs dire à ce sujet qu’il s’agit là aussi d’une nouvelle révolution culturelle. Pour la première fois depuis bien longtemps dans notre pays, les crédits publics vont aller aux laboratoires de recherche pour une raison : parce qu’ils sont les meilleurs, pas parce que le Ministre aura reçu plus de courrier pour soutenir l’un plutôt que l’autre. Parce qu’ils sont les meilleurs. Quand on est en situation de pénurie d’argent public, on concentre les moyens sur les équipes qui sont capables de gagner dans la compétition mondiale.

Nous allons poursuivre notre cap en maintenant une gestion rigoureuse des dépenses publiques parce que cette gestion rigoureuse  des dépenses publiques nous préserve d’une hausse des taux d’intérêts de notre dette. Et je voudrais à ce sujet rendre hommage à François Baroin qui accomplit une mission difficile, une mission qui n’est pas toujours populaire, avec beaucoup de talent et beaucoup d’organisation.

Nous allons engager un effort sans précédent en faveur de l’apprentissage des jeunes sous l’autorité de Xavier Bertrand et de Nadine Morano, parce que l’apprentissage des jeunes est une des meilleures solutions pour lutter contre le chômage.

Nous allons dans quelques jours, débattre au Parlement d’un effort de justice sociale, avec un nouveau partage de la valeur dans l’entreprise. Je veux m’arrêter un instant sur cette question.
Il y a deux ans, le Président de la République a demandé aux partenaires sociaux, au patronat et aux syndicats, de réfléchir à une répartition plus juste de la valeur produite par l’entreprise.
Nous sommes des libéraux. Nous trouvons naturel que le capital soit rémunéré lorsque l’entreprise fait des bénéfices. Mais nous ne trouvons pas normal que l’on rémunère le capital au-delà du raisonnable. Nous n’acceptons pas des taux de rentabilité à 15% dans une économie qui connaît une croissance de 2% parce que ce sont des politiques de court terme, ce sont des politiques qui à terme ruinent l’appareil économique de notre pays. Nous voulons que la répartition de la valeur dans l’entreprise soit plus juste. Nous voulons que les actionnaires soient rémunérés. Nous voulons que les entreprises investissent. Et nous voulons que les salariés aient leur part des bénéfices qu’ils contribuent à produire.
Alors, les partenaires sociaux pendant deux ans n’ont rien fait ; le patronat parce qu’il n’avait pas très envie, et les syndicats de salariés parce qu’au fond, ils n’aiment pas qu’on les fasse rentrer dans une logique libérale et capitaliste, qui est une logique de partage de la valeur et qui est une logique de participation chère aux gaullistes.
Nous, après deux ans, nous avons décidé de prendre nos responsabilités, et dans les prochains jours, le Parlement débattra de la répartition de la valeur dans l’entreprise.

Nous allons engager une réforme de la prise en charge de la dépendance.
Nous allons mettre en place des patrouilleurs – Claude – dans les quartiers pour lutter contre l’insécurité, comme nous allons accroitre nos efforts dans la lutte contre l’immigration illégale et l’adaptation de nos objectifs d’accueil d’étrangers en situation régulière aux capacités de l’économie française.
Je veux à cette occasion, saluer le travail de Claude Guéant qui incarne aujourd’hui l’autorité calme et juste de la République, et qui a droit à notre soutien plein et entier dans la mission difficile qui est la sienne.

Nous allons introduire des jurés populaires dans les tribunaux correctionnels parce que nous voulons rapprocher la justice du peuple.

Et enfin, nous allons poursuivre cet engagement résolu qu’a voulu le Président de la République, aux côtés des peuples qui luttent pour leur liberté. Et vous me permettrez à cet instant de rendre solennellement hommage, avec vous, à tous les soldats français qui se battent pour la démocratie et qui se battent pour la liberté, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye. Ils sont la fierté de notre pays.

Voilà notre stratégie. Cette stratégie, nous ne devons pas en dévier. Nous ne devons pas nous laisser distraire par l’immobilisme, par le laxisme, par la démagogie, qui sont naturellement de plus en plus séduisants à l’approche des élections. Le quinquennat n’est pas terminé. Le Gouvernement doit faire son devoir jusqu’au dernier jour. Et la majorité parlementaire doit faire preuve de cette même discipline. Mes amis, trop d’efforts ont été accomplis, trop de résultats positifs ont commencé à poindre, trop d’incertitudes demeurent pour que le gouvernement fasse autre chose que travailler et continuer à réformer.

C’est sur ce socle de réforme, de crédibilité, de courage que nous allons pouvoir construire le projet de notre candidat à l’élection présidentielle. A un an de cette élection, tous nos efforts doivent être tournés vers la victoire de nos valeurs, de nos convictions, de nos projets pour la France. Cette victoire est nécessaire pour que notre pays poursuive son redressement. Et cette victoire, vous savez, avec moi, qu’elle est possible. Mais elle est possible à plusieurs conditions.

D’abord elle est possible à condition que nous soyons tous capables de nous rassembler derrière le Président de la République qui est le seul qui puisse faire gagner les valeurs, les convictions et les idées qui sont les nôtres.
Nous ne devons pas céder aux sirènes de la division. Notre unité est la clé de notre succès. D’ailleurs la seule chance de nos adversaires de l’emporter ce serait justement notre division. Je veux dire que le morcellement de la majorité n’a aucun sens. Ni électoral, ni idéologique. Je le dis à ceux de nos amis, radicaux ou centristes, qui sont tentés par les délices de la division. C’est une stratégie perdante. Et c’est une stratégie perdante parce qu’en réalité, aujourd’hui, il y a trois courants qui s’affrontent et seulement trois courants.

Il y a le conservatisme, bien incarné par le Parti Socialiste dépassé par les bouleversements du monde, qui avance un projet qui  anesthésierait notre pays.
C’est l’impôt plutôt que la réforme. C’est l’allocation plutôt que la responsabilité. C’est le nivellement plutôt que le mérite. Voilà la philosophie du projet socialiste. Le projet du parti socialiste, c’est : «Il ne faut rien changer pour que rien ne change».

Il y a ensuite, les populistes qui font souffler un mauvais vent de démagogie sur l’Europe. La peur de la mondialisation, la peur de l’Europe, la peur de l’étranger, la peur du déclin, la peur du déclassement : extrême droite et extrême gauche jouent et misent sur nos angoisses et sur nos penchants les plus sombres.
Et il n’est pas anormal, après trois années de crise économique et devant les bouleversements du monde, beaucoup de nos concitoyens soient sensibles à leur discours. Nous devons les écouter. Nous devons les sécuriser. Nous devons les entraîner à choisir l’espoir, le rassemblement, la responsabilité, plutôt que le «sabordage» politique et moral.
Le vote protestataire est un cri qui ne mérite pas le mépris.
Mais les partis extrémistes, eux, ne méritent rien d’autre que notre implacable fermeté.

Entre le conservatisme socialiste et l’extrémisme populiste, il y a la majorité présidentielle, progressiste, fière de ses valeurs : la Nation, le travail, le mérite, l’ordre républicain, le civisme, la justice…

La majorité présidentielle – Jean-François -, avec en son coeur l’UMP. L’UMP est le seul et véritable parti de la réforme, le seul et véritable parti qui ne cache pas la vérité aux Français sur les efforts qu’exigent le progrès, la cohésion sociale et le maintien de notre indépendance nationale.

A l’heure où les socialistes se mobilisent fébrilement sur l’organisation de leurs primaires, à l’heure où les socialistes se trouvent dans l’obligation de ravaler toutes les leçons de morale qu’ils n’ont cessé de nous adresser, l’UMP débat, l’UMP réfléchit, l’UMP concentre ses forces pour faire de ces quatre années de changement le socle d’une transformation durable et solide du modèle français.

Mes chers amis, voilà la vérité. Vous savez que cette vérité compte beaucoup pour moi. J’ai toujours essayé de vous la dire, au risque parfois de choquer.
Je vous ai dit la vérité quand j’ai parlé des risques de faillite pour nos économies européennes.
Je vous ai dit la vérité quand j’ai affirmé qu’on ne peut pas durablement avoir la même monnaie quand on n’a pas la même durée de travail, des âges de départ à la retraite compatibles et une fiscalité comparable.
Je vous ai dit la vérité quand j’ai alerté sur les dangers de la banalisation de l’extrême droite qui n’a jamais conduit qu’à des malheurs et à des souffrances pour notre pays.
Je vous dis aujourd’hui la vérité en affirmant que seule notre victoire en 2012 permettra de protéger nos concitoyens et de poursuivre l’œuvre de modernisation de notre pays qui conditionne la prospérité et le bonheur des Français.

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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commentaires

Perthuis Jean 17/01/2012 16:57


Effectivement, plûtot que de se préoccuper des fuites du bac il faudrait mieux s'ateler à condamner les vrai criminels. Leurs peines de prison sont de plus en plus courtes et bientôt le vol d'une
baguette de pain coûtera plus cher qu'un meurtre...

Almeras 25/06/2011 14:57



Fuites au bac: le parquet réclame la mise en détention des trois suspects
Bravo la France il faut les condamner a la potence remettons la peine de mort ..nous sommes vraiment tombes sur la tète ...que fait notre président.. il faut retrouver les assassins de la petite
Marie-Jeanne plutôt que polémiquer sur un bac qui sert à quoi....



gaetan 22/06/2011 11:39



Après Borloo, Boutin, De Villepin .....Dites, ils ont envie de refaire 1981.


Quelquefois, je me dis que Nicolas Sarkozy a voulu trop jouer la carte de la proximité avec pour conséquence que tous les grenouilleurs de droite se croient en position de se faire un
nom et rejouent "CHirac 1981 2e"



cohadon Paul 14/06/2011 19:09



Monsieur le Premier Ministre, je crains qu'en 2012 la victoire de la droite soit difficile car voila plusiers années le Président SARKOSY a promis  de promulguer un décret pour les orphelins
de guerre et celui-ci relève maintenant de votre responsabilité et nous ne voyons toujours rien venir. Nous sommes plus de VINGT CINQ MILLE dont les dossiers sont en attente de ce
décret et je pense que nos voix risquent de manquer aux prochaines élections vu le manque de réponses apportées à nos courriers à ce jour Nous avons pour la plupart entre 70 et 80 ans et nos
jours sont comptés.



JM 10/06/2011 02:41



mouais ...ben c'est pas gagné! vous disiez que les hommes politiques sont des hommes comme les autres de DSK à TRON en passant par EMMANUELLI on en doute!!!


lamentable!!!!


le discrédit de la classe politique est evident... fort possible que peu d'electeur se déplacent sauf les extrèmes...


le PS peut garder ses billes pour la prochaine campagne!


quant aux autres...a part fragmenter le fromage rien de pire ne pourrait arriver que le FN soit loin loin loin devant voir le seul devant... le fameux vote utile...


Quand a JF Copé... sans commentaire...



thizy 04/06/2011 05:34



bonjour


je pense  que vous avez raison!!!!


la gauche  et ses doctrines   c est  la deroute  le choix  negatif


 


cordialement



M. Le Tollec 02/06/2011 15:02



Soit,mais il faut gagner et commencer des deals.


Je viens de lire quelques documents de "l'institut pour la justice",extrêmement édifiant sur notre justice et sa structure de juges gauchistesen passant par les procureurs (je refuse à mettre
dans le même sac la police qui elle fait son travail).


Monsieur ,là est un des travaux d'hercule de la France:Nettoyer les écuries de la Justice,pour le bien du pays.


Monsieur, nous ne sommes plus que des jouets,le peuple de France n'a plus foi dans sa justice,trop c'est trop!


Vous devez redonner confiance à cette société.Des mesures simples s'imposent ,elles sont dans la loi,elles permettent de sortir du laxisme généralisé!


 



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