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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 19:01

François Fillon s'exprime devant le congrès du Parti Populaire Européen à Bonn le jeudi 10 décembre 09.

 

Mes chers collègues,

Mes chers amis,

 

Je voudrais d'abord dire que c'est une très grande émotion que de se retrouver grâce à l'invitation d'Angela MERKEL dans ce lieu qui, d'une certaine façon, symbolise cet évènement extraordinaire qui a changé la face de l'Europe et la face du monde, qui est la réunification de l'Allemagne et la fin de l'oppression des pays d'Europe de l'Est. Je voudrais profiter de l'occasion qui m'est donnée pour renouveler mes félicitations à Angela MERKEL pour sa brillante victoire aux élections d'octobre. Cette victoire, c'est le fruit de la solidité de la politique qu'Angela mène avec la formation politique qu'elle préside. Je veux aussi féliciter le président MARTENS pour sa réélection, et vous me permettrez d'avoir un mot pour Joseph DAUL, notre infatigable président du groupe PPE.

 

Le PPE, aujourd'hui, c'est plus que jamais le premier parti d'Europe. Nous avons gagné les élections européennes ; notre ami Jerzy BUZEK a été triomphalement élu à la présidence du Parlement ; il est le premier président provenant d'un nouvel Etat membre. C'est un magnifique symbole pour le Parti populaire européen, qui a toujours lutté pour la liberté et pour la réunification de l'Europe. Notre candidat José Manuel BARROSO a été reconduit à la tête de la Commission avec l'unanimité des Etats membres et une très forte majorité du Parlement, et notre collègue Herman Van ROMPUY vient d'être porté à la présidence du Conseil européen. Nous sommes le premier parti d'Europe, et parce que nous sommes le premier parti d'Europe, nous avons des responsabilités immenses.

 

Et la première de nos responsabilités, c'est avant tout notre capacité à faire face à la situation économique et sociale dans nos pays. La sortie de la crise est en vue. La croissance, en 2010, sera meilleure que prévue il y a encore quelques mois, dans beaucoup d'Etats membres, mais nous savons tous que cette sortie de crise va être dangereuse. Le chômage risque de continuer à augmenter au cours des prochains mois ; la situation budgétaire de plusieurs Etats membres est préoccupante.

 

Le retard de production, le retard d'investissement, le retard de croissance du à la crise va être long à rattraper en Europe, alors que pendant le même temps, l'Asie est en train de creuser l'écart. Je pense donc que l'Europe ne peut pas se contenter de perspectives de croissance molle, comme celles que l'on nous promet. Cette perspective de croissance molle n'est pas compatible avec la préservation de notre modèle social et des valeurs que nous défendons. L’économie sociale de marché, qui est l’un des objectifs centraux du Parti populaire européen, nécessite une croissance économique vigoureuse. Et si nous avons été capables, ensemble, de juguler la crise financière, il faut que nous soyons capables, ensemble, maintenant d'être à la hauteur de la reprise économique.

 

Que peut faire l’Union européenne pour aider les Etats membres à retrouver un niveau de croissance aussi fort et aussi durable que possible ?

José Manuel BARROSO a commencé à y répondre. Il a proposé au Parlement et au Conseil une stratégie économique intégrée, incluant notamment une nouvelle approche de la politique industrielle. C’est son initiative Union européenne 2020.

 

Il faut maintenant construire ensemble cette stratégie, et d'une certaine façon, le rôle du Parti populaire européen, c'est d'être en amont de l'action, c'est de proposer les orientations et la doctrine.

.

Pour être efficace, je pense que cette stratégie doit reposer sur deux piliers : une meilleure coordination des politiques économiques nationales et une meilleure contribution des politiques européennes à la croissance et à l’emploi.

 

Dans la foulée d’un accord à Copenhague, qui semble à portée de main, l’Europe doit, et c'est la première de ses priorités, aider les Etats à accélérer leurs mutations vers une «croissance verte». Par exemple, si nous voulons gagner cette bataille si importante pour nos économies, du véhicule du futur, eh bien, l'Europe a naturellement un rôle très important à jouer pour coordonner les efforts des Etats européens. Aucun Etat européen ne pourra gagner seul cette bataille.

 

L’Europe doit encourager les secteurs porteurs de la croissance de demain et elle doit développer une politique industrielle qui soit à la mesure des défis mondiaux. Pour cela, l'Europe doit revoir ses multiples programmes en faveur de la recherche et de l’innovation, pour les améliorer, pour les rendre moins bureaucratiques, pour les rendre plus tournés vers les chercheurs et les industriels.

 

Les programmes européens de recherche peuvent avoir un rôle absolument majeur d’entraînement sur les programmes des Etats membres s’ils sont plus concentrés et s'ils sont mieux gérés.

 

L’Europe doit également approfondir son marché intérieur, tout en répondant aux craintes d’harmonisation sociale par le bas qui, vous le savez, restent présentes dans beaucoup d’Etats membres, et à juste titre. Elle doit orienter sa politique commerciale vers une véritable ouverture des marchés, sans craindre de promouvoir la réciprocité avec les pays tiers.

L’Europe doit assurer une politique saine de concurrence au sein du marché intérieur, mais elle doit aussi tenir compte de la vigueur de la concurrence internationale. La politique de concurrence en Europe ne doit pas conduire à rendre plus difficile la vie des entreprises européennes dans la compétition avec les autres continents, et en particulier le continent asiatique.

 

L’Europe doit construire une régulation financière pour éviter la répétition des erreurs du passé.

L’Europe doit mettre en place une stratégie de sortie de crise pour les finances publiques, et cette stratégie de sortie de crise, elle doit respecter le pacte de stabilité et elle doit préserver le potentiel de croissance, qui est celui des Etats européens.

 

L’Europe doit enfin mieux utiliser ses fonds structurels en faveur de la croissance et de l’emploi.

 

Mes chers collègues, cette réorientation des politiques européennes, qui doit aller de pair avec une meilleure coordination des politiques économiques des Etats membres, je pense que c’est l’enjeu principal des politiques que nous allons conduire pour les prochaines années.

Nos institutions sont, grâce au Traité de Lisbonne, maintenant en ordre de bataille pour affronter le défi de la sortie de crise. Eh bien, il faut que nous démontrions à nos concitoyens qu'avec des institutions qui fonctionnent, nous pouvons obtenir, dans un délai rapide, des résultats tangibles.

 

Et naturellement, le Parti populaire européen est en première ligne ; parce que nous sommes le premier parti d'Europe, c’est nous qui détenons, entre nos mains, le pouvoir de replacer l’Europe sur le chemin de la croissance économique et de l’emploi.

Je pense que plus que jamais, c’est à nous, membres du PPE, de donner aux Européens la fierté d’être unis et la force d’agir ensemble.

 

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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NC 14/12/2009 23:34


Bonjour,

Effectivement l'industrie européenne passe par une stratégie commune industrielle dédiée à l'ensemble de l'Europe. Le coeur de marché est ouvert mais l'organisation manque. Une politique
industrielle commune sur des cibles marchés permettrons de combattre avant d'esperer pouvoir ganger ou de laisser le moins de terrain possible.

Donnez l'index à l'Asie elle vous prendra le bras

Quelles sont nos frontières industrielles communes ? Comment mieux distribuer le savoir faire ?

Les frontières sont grandes et nous avons je crois 450 millions de personnes, avons nous deja imaginer fabriquer en masse 100 000 000 de téléviseurs à bas prix ? pour préserver notre production à
l'intérieure de nos frontières ?

Dois je prférer laisser partir la commande vers l'Asie ou partager mon gain avec un Polonais, via un intgrateur Italien qui dispose lui même d'un réseau de partenaires allemand prsent sur le lieu
d'installation final (sydney par exemple)

Les grands projets industriels combleront notre position à 2030.

L'union de 2020 s'inscrivant déja maintenant

 Merci pour votre présence

Cordialement








Gilles 14/12/2009 12:18


http://www.lefigaro.fr/politique/2009/12/14/01002-20091214ARTFIG00315-et-si-fillon-restait-cinq-ans-a-matignon-.php

Ils ne font que commencer à s'en apercevoir !
Je ris sous cape.


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