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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 14:37

 

  François Fillon assiste à la Soudure du dernier rail de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône qui va être mise en service dès la fin de cette année, le 31 janvier 2011.
 

Madame et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs,

 

Souder le dernier rail de la ligne à grande vitesse qui va être mise en service dès la fin de cette année c’est un geste exceptionnel et c’est un geste qui nous a tous réjouis.

Au sein deRéseau Ferré de Franceet de la SNCF, comme des entreprises de travaux publics et d’équipements ferroviaires, je pense que nous avons tous été frappés par l’enthousiasme de tous ceux qui ont contribué à réaliser ce projet.

Notre pays aime se mobiliser autour de grands défis industriels et technologiques. Il aime se projeter vers l’avenir.

Il y a toujours en nous cette part de rêve et de fierté qui est à la source du progrès.

 

Pour la première fois, une ligne à grande vitesse va relier plusieurs régions françaises, sans viser d’abord à une connexion directe à Paris.

Pour les habitants d’Alsace, de Franche Comté, de Bourgogne, de la région Rhône-Alpes, cette ligne transversale constitue une avancée formidable, qui va considérablement les rapprocher.

 

C’est un progrès pour tous les usagers : Strasbourg ne sera plus qu’à 2h00 de Dijon, Besançon à 2h05 de Paris et 45mn de Mulhouse, et la nouvelle gare de Belfort-Montbéliard à 2h15 de Paris.

Cette ligne a, comme cela vient d’être souligné, une très forte vocation européenne. La participation de l’Union européenne et de la Suisse au financement de ce projet le démontre.

Elle va permettre à plusieurs grandes régions françaises d’être mieux reliées à l’Allemagne et la Suisse.

 

La mise en place de réseaux efficaces de transport transeuropéen est un enjeu essentiel.

Elle fait d’ailleurs actuellement l’objet de discussions à Bruxelles, afin de définir les priorités du réseau transeuropéen de transport après 2013.

Et je peux vous dire que la France est totalement mobilisée sur ce sujet.

 

A bien des égards, cette nouvelle ligne est exemplaire.

Elle l’est d’abord en termes d’insertion environnementale.

Le Grenelle de l’environnement a beaucoup contribué à faire évoluer notre approche des grands projets, et la démarche participative adoptée ici sur cette ligne est emblématique de la politique que nous voulons mener par ailleurs, sur tous les grands investissements de transport que nous réalisons dans notre pays.

Associer l’ensemble des acteurs de terrain à la définition des projets à forte valeur environnementale, au-delà même des obligations réglementaires, c’est la meilleure façon d’éviter ce qu’on pourrait appeler une vision punitive de l’écologie.

 

Au plan social également, ce projet est exemplaire.

C’est le premier projet de cette nature pour lequel une clause d’insertion figure dans les appels d’offres.

Nous avons pu tout à l’heure rencontrer plusieurs des personnes qui ont bénéficié de ces dispositions, et je suis confiant dans le fait que cette insertion leur permettra, au-delà de ce chantier, de retrouver leur place dans le marché du travail.

Je veux saluer l’engagement de Réseau Ferré de Francesur ce point et la mobilisation de toutes les entreprises qui ont su répondre présent. Je pense que nous allons pouvoir nous inspirer de cette expérience pour la généraliser à beaucoup d’autres grands projets et à beaucoup d’autres appels d’offres que nous sommes en train de préparer.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Le développement des lignes à grande vitesse a été et demeure un formidable moyen de développement et d’aménagement du territoire.

Cette vitrine technologique unique pour la France est née de la volonté des pouvoirs publics et elle a pu s’appuyer sur un engagement sans faille de nos entreprises. Cette année, nous fêterons le 30° anniversaire de la mise en service du premier TGV.

 

En lançant le programme TGV, le Général de GAULLE et le Président POMPIDOU nous ont légué un atout majeur dans la compétition internationale.

Et je me souviens des premiers essais auxquels j’avais eu la joie de participer en Alsace, alors que Joël LE THEULE était ministre des Transports du Président GISCARD d’ESTAING, quand on essayait les premières rames de TGV au-delà de 300 kilomètres.

 

A notre tour, avec les investissements d’avenir, nous construisons nos positions dans l’économie de demain, comme l’ont fait nos prédécesseurs.

Cette année, entre 15 et 20 milliards d’euros seront engagés.

Au cours du mois de janvier, une cinquantaine de laboratoires français ont été sélectionnés pour recevoir 340 millions d’euros. Ils vont pouvoir acquérir les équipements scientifiques de pointe qui les aideront à faire la course en tête dans la compétition mondiale.

L’industrie bénéficiera elle aussi des investissements d’avenir, en particulier les matériels de transport, qui est un domaine dans lequel la France a une longue et très forte tradition d’excellence.

2 milliards et demi d’euros seront consacrés au total au développement des avions, des automobiles, des trains et des navires du futur.

 

Préparer l’avenir, c’est aussi saisir les opportunités ouvertes par le Grenelle de l’environnement.

Le développement durable nous offre de nouvelles perspectives dans tous les domaines : celui de l’énergie, les bâtiments, le véhicule électrique.

Là encore, c’est une écologie créatrice de richesses au service de la croissance, de l’emploi, du développement des territoires que nous devons mettre en œuvre.

 

Dans le domaine ferroviaire, le Grenelle de l’environnement a été à l’origine d’un effort sans précédent dans la création de nouvelles lignes à grande vitesse.

 

La LGV Rhin Rhône, vous le savez bien, ne se limite pas à la première phase de la branche Est.

Dans le cadre du plan de relance, un effort singulier a été fait pour financer les études et les acquisitions foncières de la deuxième phase, conformément aux engagements qui avaient été pris par le Président de la République à Ornans le 17 mars 2009.

Une mission sur le financement des travaux a été confiée à Claude LIEBERMANN, avec l’appui de Marie-Anne BACOT.

Je suis sûr que, comme il l’a fait avec succès sur d’autres lignes, et comme il continue de le faire pour le contournement de Nîmes et de Montpellier, il saura réunir efficacement les partenaires pour permettre la réalisation de ce projet.

 

Je sais combien vous tenez au développement des branches Ouest et Sud.

Elles sont dans des phases moins avancées et certains ont crû pouvoir en tirer un argument pour dire qu’elles ne se feraient pas.

Ces deux lignes sont inscrites dans la loi Grenelle I et je vous le dis clairement : nous restons déterminés à faire avancer ces projets.

Dès cette année, d’importantes étapes seront franchies.

Pour la branche Ouest, je souhaite que la commission nationale du débat public soit saisie avant la fin de l’année. Un financement de 36M€ est prévu au CPER pour les études de cette branche Ouest et de la branche Sud.

 

Pour cette branche Sud, qui donnera au projet toute sa dimension européenne, le bilan, tiré en 2010, de la concertation qui a été conduite fin 2009 a conduit à demander des études complémentaires sur quelques points.

Ces dernières études complémentaires devront être finalisées avant l’été, pour déterminer la feuille de route en concertation étroite avec les élus des territoires traversés.

 

Outre la ligne Rhin-Rhône, aujourd’hui, la LGV Est est entrée dans sa deuxième phase de construction : dans cinq ans, elle mettra Paris à 1h50 de Strasbourg.

 

Je veux saluer l’implication considérable des collectivités qui, depuis le début, ont porté ce projet, aux côtés de l’Etat et avec le soutien de l’Union européenne.

Philippe RICHERT le sait bien, l’engagement des collectivités est décisif dans la réalisation de ces infrastructures. Et seule la concrétisation effective de ces engagements permet le lancement de ces lignes.

 

En ce moment, les collectivités des Régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Centre, Limousin et Poitou-Charentes délibèrent pour le financement de la ligne Tours - Bordeaux.

Elles doivent le faire le plus rapidement possible pour que le projet soit lancé, comme par ailleurs tout le monde le souhaite, dans les meilleurs délais.

Dans l’état actuel des finances publiques, il est impératif que tous s’engagent pour mettre en œuvre des projets de cette envergure. Je veux dire que l’Etat ne palliera pas les défauts de financement, tout simplement parce qu’il ne le peut pas.

 

Le conseil d’administration de Réseau Ferré de France vient de désigner l’attributaire pressenti pour réaliser la ligne Bretagne-Pays de la Loire, et je m’en voudrais de ne pas la citer.

Je suis convaincu qu’elle sera un atout majeur pour la Bretagne et pour le Grand Ouest.

Si l’on ajoute, à la ligne Bretagne - Pays de la Loire, la ligne Tours-Bordeaux, la deuxième phase de la LGV Est et le contournement de Nîmes-Montpellier, cela va nous faire quatre lignes en construction dans les années à venir, ce qui ne s’est jamais produit dans l’histoire de notre pays, en tout cas s’agissant de la grande vitesse, pour une mise en service entre 2016 et 2017.

 

C’est un effort sans précédent, qui dit bien l’importance que le Gouvernement attache au domaine ferroviaire.

 

Certains ont crû bon de critiquer la démarche et les résultats du Grenelle de l’environnement. Eh bien je les renvoie aux exemples que je viens de citer, qui prouvent que le Grenelle de l’environnement contribue de façon tout à fait quotidienne à améliorer les déplacements de nos concitoyens.

 

Le Grenelle prévoit bien d’autres projets que nous aurons à réaliser.

Mais avant, il faudra conduire des études sérieuses et trouver des financements.

Il n’est pas question de se lancer dans une politique inconsidérée de dépenses que nos finances ne nous permettent pas d’assumer.

Nous devrons hiérarchiser les projets. Et nous devrons impérativement évaluer chacun d’entre eux avant de l’engager.

 

Le Grenelle de l’environnement nous a laissé un acquis majeur, qui doit servir, monsieur le président, de boussole à Réseau Ferré de France.

Je veux parler de l’impératif d’entretien et de renouvellement du réseau existant.

Cet acquis est peut-être moins spectaculaire que ce que nous venons de faire à l’instant, mais au fond, je veux le dire solennellement c’est le plus fondamental.

Qui serions-nous en effet si nous laissions aux générations futures quelques milliers de kilomètres de ligne à grande vitesse, et, à côté, 30 000 km de voies non entretenues à reconstruire ?

 

Pour réussir ce renouvellement, tous les acteurs du système ferroviaire doivent faire des efforts de productivité.

Chaque année, plus de dix milliards d’euros sont injectés dans le système ferroviaire par l’Etat et les collectivités locales.

Cela crée des obligations pour tout le monde.

 

Bien sûr, l’engagement de qualité ne se limite pas à la question de la gestion des infrastructures.

Nos concitoyens attendent légitimement d’avoir un service qui soit à la hauteur des efforts de la collectivité nationale.

Les dernières semaines ont été difficiles.

Et en dépit de la mobilisation des cheminots, beaucoup de nos concitoyens ont été confrontés à des situations qui n’étaient pas acceptables.

Des mesures ont été prises et des programmes d’amélioration vont être mis en œuvre.

Avec Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET et Thierry MARIANI, je veux vous dire que le Gouvernement y sera très attentif.

 

L’action de tous doit d’abord être guidée par l’attente des usagers.

Leur quotidien ne doit pas être négligé ! Il ne doit pas être considéré comme un problème parmi d’autres, mais comme un devoir de service public. La régularité, la sécurité, l’information doivent être assurées.

Que ce soit pour les TGV, pour les TER, pour les trains d’équilibre du territoire ou pour le Transilien, je demande à la SNCF et à RFF de mobiliser, de concert, leurs efforts pour y répondre.

La première de ces attentes, c’est souvent d’ailleurs d’être simplement informés et écoutés.

Je sais que le Président PEPY a entendu ce message et que la SNCF a placé ses clients au cœur de ses priorités.

 

Depuis 2007, le Gouvernement a engagé de profondes réformes dans le secteur des transports.

Dans le seul secteur ferroviaire, il y a eu deux avancées importantes au cours des derniers mois.

Premièrement, l’autorité de régulation des activités ferroviaires a été mise en place. Sous la présidence de Pierre CARDO, elle va favoriser l’émergence d’une concurrence, qui doit être une concurrence saine et une concurrence régulée et offrir à tous les acteurs une meilleure visibilité.

 

Ensuite, la convention sur les trains d’équilibre du territoire a été signée entre l’Etat et la SNCF, conformément à la demande du Président de la République.

C’est une étape essentielle.

En garantissant un financement durable basé sur la contribution des sociétés d’autoroute et du TGV, elle va permettre de pérenniser les lignes.

Elle va aussi améliorer la qualité de service, en modernisant notamment le matériel roulant à hauteur de 300 millions d’euros.

Des indicateurs de qualité de service public conditionneront le niveau des subventions.

 

D’autres réformes sont en cours, parfois difficiles, je pense à celle du fret ferroviaire.

Mais je veux vous dire que le Gouvernement les poursuivra, parce que ce sont des réformes qui sont absolument indispensables pour affronter l’avenir.

Sur les TER, la mission que conduit Francis GRIGNON pour préparer leurs évolutions avec sérénité et détermination doit aboutir en 2011.

 

Au-delà du secteur ferroviaire, la question des transports en commun nous mobilise pleinement.

En Ile de France, la semaine dernière, Maurice LEROY et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET ont conclu un accord essentiel avec la Région pour mettre en œuvre le projet du Grand Paris et moderniser le réseau existant.

Dans les autres régions, le résultat du deuxième appel à projets sur les transports en commun en site propre sera très bientôt connu.

 

Le domaine routier reste un enjeu économique majeur pour notre pays. Là aussi, nous préparons l’avenir.

Pour maintenir la compétitivité de nos entreprises tout en mettant en place l’éco taxe qui a été décidée dans le cadre du Grenelle de l’environnement, nous allons porter la capacité de transport à 44 tonnes, comme c’est déjà le cas pour les secteurs agricoles et agro-alimentaires depuis le 18 janvier.

 

Parallèlement, dans les mois qui viennent, nous allons finaliser la réforme des ports.

Dans un contexte toujours plus concurrentiel, cette réforme est indispensable, indispensable pour assurer leur compétitivité et, au-delà, indispensable pour assurer la compétitivité de tout le secteur logistique.

Je veux dire à ce sujet que je regrette vivement les mouvements sociaux en cours, qui détournent armateurs et clients vers Anvers ou vers Barcelone.

 

Thierry MARIANI a déjà eu l’occasion de le dire : le Gouvernement n’est pas opposé à un accord de branche entre les organisations syndicales et les organisations patronales; il veut simplement que cet accord se place dans le cadre de la loi, ce qui me semble assez évident, et qu’il ne repose pas sur des financements publics.

C’est une question d’équité vis-à-vis des autres secteurs.

Sur ces bases, je ne doute pas que les partenaires retrouveront rapidement le chemin de la négociation.

 

Voilà, Mesdames et Messieurs.

 

L’ouvrage que nous venons de visiter aujourd’hui, qui m’a permis d’acquérir une nouvelle compétence, celle de la soudure de rails, enfin si on peut vraiment dire que j’ai soudé un rail, est le fruit d’un savoir-faire dont je voudrais que chacun mesure que le monde entier nous l’envie.

C’est le fruit de notre engagement collectif auprès des Français de tous les territoires.

C’est le fruit de notre détermination à rester à la pointe d’une technologie qui a vu naître des aventures industrielles extraordinaires.

Nous avons toutes les raisons d’être fiers de notre industrie ferroviaire. Nous avons toutes les raisons d’être fiers d’avoir été les premiers à avoir cru dans la grande vitesse, et nous devons tout faire aujourd’hui pour faire en sorte que cette industrie ferroviaire continue de se développer, qu’elle apporte naturellement à nos concitoyens le service amélioré qu’ils en attendent, mais qu’elle soit aussi l’occasion de créer de la richesse et de l’emploi, et de faire briller la technologie française dans le monde entier.

 

Mais cette réussite nous met aussi devant nos responsabilités, en rappelant que des efforts sont indispensables pour rester compétitifs. Nous étions les premiers, voire presque les seuls dans ce domaine de la grande vitesse. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et il faut continuer à nous battre pour rester au premier rang, et je pense que chacun ici a conscience de l’effort que nous devons conduire. Et pour ma part, je veux dire que l’Etat sait pouvoir compter sur l’engagement de chacun d’entre vous.

 

Je vous remercie.

 

 

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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commentaires

Fourastié Jean-Pierre 03/02/2011 11:46



Bonjour Mr Fillon


C'est bien !


Mais pensez vous aux 7000 Orléanais qui travaillent à Paris ?


Pensez vous à la gare de la ville d'Orléans aux accès glauque ?


 


Cordialement



Le Tollec eugène 01/02/2011 19:15



Monsieur le premier Ministre


Soit,


Mais dans les schémas ,il ne faut pas oublier les grands axes transversaux dont l'un doit relier tout l'Ouest aux pays de centre Europe.Le noeud de transfert principal se ferait au niveau de
Lyon,ou au dessus.


Cela permettrait de relier des zones économiques françaises (dont certains espaces seraient dédiés à tel ou tel pays central "europe") en véritable cordon ombilical.


Je pense au pôle nantais au pôle brestois(surface économique de premier niveau)


Sur ce cordon se grefferait des pôles secondaires,tout au long de la ligne.


Monsieur je vous présente toutes mes salutations


M.Le Tollec


 



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