Ce site n'est plus à jour

Découvrez Fillon2017.fr
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 16:37

 


 

François FILLON prononce un discours lors de la remise du Prix de l’Audace créatrice 2011 à l'Hôtel de Matignon, jeudi 22 septembre 2011.

 

 

Mesdames et Messieurs,

Permettez moi d’abord de remercier Marc De LACHARRIERE d’avoir voulu à nouveau que la remise de ce prix se déroule ici à Matignon. Chacun connaît les liens qui nous unissent, simplement il n’a qu’un seul défaut, il n’a jamais réussi à comprendre la différence entre la Formule 1 et l’endurance. L’endurance c’est l’avenir, la Formule 1 c’est bien, mais c’est déjà un peu le passé.

Pour la quatrième fois, le prix de l’Audace créatrice est remis ici, à Matignon.
C’est devenu en quelque sorte un rituel que je suis fier d’avoir perpétué, parce qu’il récompense des valeurs sans lesquelles notre pays ne pourrait pas se dépasser. Et tout ce quinquennat, qui a été marqué au fer par des crises successives, pendant tout ce quinquennat, à aucun moment je n’ai eu le loisir de vous promettre des lendemains plus faciles.
Depuis un an, nous vivons sous la pression de la crise des dettes souveraines. Cette crise, j’ai déjà eu l’occasion de le dire et je veux le répéter devant vous, ça n’est pas seulement une crise financière. C’est une crise politique qui défie notre souveraineté nationale et qui menace notre conception de l’Europe. L’affaire est donc politique au sens le plus grave du terme !
De jour en jour, cette crise connaît de nouveaux développements et cette situation nous oblige à des prises de décision responsables, face aux raisonnements illusoires que l’on entend ici ou là.

Certains considèrent en effet qu’il suffirait d’effacer la dette grecque pour rétablir la stabilité financière et relancer la croissance dans la zone euro.
Je veux le redire à nouveau c’est une idée irresponsable.
Que se passerait-il si la Grèce faisait massivement défaut sur sa dette ?
L’ensemble du secteur financier grec, qui est un gros détenteur de dette publique grecque, ferait faillite. Le financement extérieur tant du secteur public que privé cesserait. Les capitaux fuiraient la Grèce, les entreprises et les ménages grecs se verraient imposer des taux d’intérêt insupportables. Le système économique grec ne pouvant plus se financer, le pays s’arrêterait net. Bref, on ne ferait qu’aggraver et diffuser la crise.
La crise se diffusant, ce serait alors toute une partie de l’Europe qui serait à son tour touchée. Ne pouvant effacer toutes les pertes, nous pourrions assister à un démembrement de la solidarité européenne, de l’euro et donc de l’Union européenne.
Eh bien moi je refuse ce sabordage.
Je refuse de sacrifier l’avenir du continent européen à un problème financier réel mais qui est un problème financier de court terme qui doit être résolu par la solidarité et par l’effort. Et j’invite chacun à bien évaluer ces recommandations.

Dans cette affaire, ce qui est en jeu c’est l’Europe, et sa réponse doit être une réponse calme, cohérente et en même temps sans ambiguïté.
Le pacte de stabilité a été renforcé et les déséquilibres macroéconomiques feront désormais l’objet d’une surveillance étroite. L’institutionnalisation des sommets de la zone euro est une étape vers un véritable gouvernement économique de la zone euro.
Ce gouvernement, c’est la réponse la plus crédible pour mettre de l’ordre dans le désordre européen.

Quant à l’accord du 21 juillet dernier, il a posé les termes d’une solution pour la Grèce en partageant équitablement le fardeau entre les efforts demandés à la Grèce, ceux demandés au secteur financier et à la communauté internationale.
Eh bien c’est cet accord qu’il faut défendre, c’est cet accord qu’il faut appliquer rigoureusement avant de se lancer dans des spéculations dangereuses.
 
Avec la réforme du Fonds Européen de Stabilisation Financière, la zone euro sortira mieux armée de cette crise.
Ce fonds sera très bientôt doté de prérogatives lui permettant d’intervenir pour contrer les réactions irrationnelles des marchés. Il pourra ainsi soutenir un pays en amont par la mise en œuvre de programmes préventifs, ou bien participer à la recapitalisation bancaire des établissements financiers par des prêts aux gouvernements. Il sera aussi en mesure d’intervenir directement sur les marchés secondaires de dette souveraine, afin d’éviter le risque de contagion.

On objecte parfois que les nouvelles compétences du Fonds ne sont toujours pas opérationnelles, et c’est vrai. C’est vrai que le temps des marchés n’est pas exactement celui de la démocratie. Ce temps est plus long, mais je veux dire aussi qu’il est plus fort, et c’est pour cela que la spéculation d’aujourd’hui est vaine.
La construction de la zone euro, ce n’est pas un «produit financier structuré», la construction de la zone euro c’est un projet politique pour le siècle qui s’appuie sur la volonté des peuples européens, et cette volonté elle ne doit pas être arrêtée par des spéculations de court terme !

Pour la France, quel est le défi ?
D’abord, s’assurer que le tandem franco-allemand, quel que soit le scénario, soit indéfectible. Et pour que ce tandem soit indéfectible, notre pays doit se mettre au niveau de son partenaire, tant en terme de compétitivité, qu’en terme de maîtrise budgétaire.
Il nous faut réduire sérieusement nos déficits et aucun relâchement n’est possible. La cible des 3% du PIB en 2013 est une cible qui n’est pas négociable, et je veux dire que ça n’est qu’une première étape.
Parallèlement, nous devons créer les conditions d’une reprise économique aussi solide que possible.

Discipline, croissance : pour répondre à ce double enjeu, je veux dire que rien ne sera possible sans vous !
C’est votre engagement, c’est votre capacité à créer des richesses et des emplois, c’est votre goût de conquérir des marchés qui peuvent nous permettre d’accélérer la réduction des déficits et la reprise économique.
Dans notre histoire, les idéologies dominantes ont longtemps tourné le dos à l’esprit d’entreprise, alors même qu’en réalité il y a toujours eu de grands entrepreneurs en France. Le poids de cet héritage fait de la réconciliation entre les Français et l’esprit d’entreprise un combat politique, un combat qui est le vôtre, et qui est celui de Marc qui a donné lieu à la création de ce prix, et qui est aussi le mien.

Depuis 2007, nous avons livré ce combat avec résolution.

Nous avons créé le régime de l’auto-entrepreneur pour permettre à tous les Français de tenter l’aventure – et au total, plus de 2 millions d’entreprises ont été créées depuis le début du quinquennat.
Nous avons créé le statut d’entrepreneur à responsabilité limitée pour que la peur de l’échec ne soit plus un frein à l’initiative.
Nous avons décidé de simplifier la vie des entrepreneurs et 80 mesures de simplification ont été annoncées au mois d’avril par Frédéric LEFEBVRE à partir des propositions des chefs d’entreprise. 
Je veux dire qu’elles seront toutes mises en œuvre.

Nous avons entrepris la réforme de notre fiscalité qui depuis trop longtemps décourageait l’esprit d’entreprise. Nous avons ainsi réformé la taxe professionnelle. Cette taxe qui envoyait un message particulièrement négatif aux entreprises, en leur disant «plus vous investirez en France, plus vous serez taxées» !
Nous avons supprimé l’impôt forfaitaire annuel pour les PME.
Et nous avons réformé notre fiscalité du patrimoine pour atténuer les effets néfastes de l’ISF sur leur développement. L’ISF a dissuadé toute une génération d’entrepreneurs de créer ou de développer leur activité en France. Et l’ISF a rendu plus difficile la transmission des PME françaises, ce qui a contribué à les fragiliser. En le réformant nous avons veillé à y insérer des dispositions spécifiques au profit des entrepreneurs.

Auparavant, notre fiscalité rationnait en quelque sorte l’esprit d’entreprise, en ne permettant d’exonérer d’ISF qu’une seule entreprise à la fois. C’était ignorer que beaucoup d’entrepreneurs sont capables de mener plusieurs projets en parallèle, et qu’il est absurde de faire reposer la fiscalité sur le principe qu’une seule bonne idée cela suffit. Et si les entrepreneurs en ont une deuxième, une troisième ou une quatrième ? Il n’est pas indispensable de les envoyer la réaliser ailleurs que sur le territoire national.

Le régime des biens professionnels tel qu’il existait pouvait dissuader certains chefs d’entreprise de procéder à une augmentation de capital. Désormais, ces augmentations de capital seront possibles sans perte du bénéfice de l’exonération au titre des biens professionnels.
Alors à l’approche des élections, le thème de l’alignement de la fiscalité du capital et de la fiscalité du travail va être abondamment évoqué.
Personne ne nie que sur le plan des principes une telle convergence soit souhaitable, et dans les efforts que nous demandons aujourd’hui aux Français, c’est vrai qu’une grande partie porte sur la fiscalité du capital, ce qui est une question d’équité.
Mais en même temps il faut agir de façon responsable parce que la France est entourée de pays dont certains ne taxent pas les plus-values que les entrepreneurs réalisent lorsqu’ils revendent leur société, et parce que beaucoup de nos créateurs de start-up - parmi les plus talentueux - se sont installés à l’étranger pour pouvoir mieux revendre leur entreprise.
Nous avons apporté un début de réponse à cet état de fait en instaurant une «exit tax», parce qu’il n’est évidemment pas normal que l’on échappe à l’impôt en allant s’installer de l’autre côté de la frontière. Et d’ailleurs la plupart de nos voisins européens ont une telle taxe.


Mais la vérité c’est que si notre fiscalité diverge trop de celle de nos voisins, alors quelque soient les discours des uns et des autres les talents iront s’exprimer ailleurs.
On ne peut pas se contenter des réponses toutes faites, des réponses qui ne seraient bonnes que dans un pays coupé du monde et qui affaibliraient le dynamisme de notre économie. Il faut travailler à la convergence des fiscalités en Europe et c’est dans cette logique que s’inscrit l’annonce qui a été faite au mois d’août par le président de la République et la Chancelière allemande d’un impôt sur les sociétés commun entre la France et l’Allemagne à partir de 2013.

C’est un objectif que je défends depuis longtemps : il faudra aller vers une fiscalité des entreprises communes à la France et à l’Allemagne. Il faudra aller vers un temps de travail commun, il faudra aller vers un âge de retraite commun, il faudra aller vers une convergence progressive de l’organisation économique et sociale de nos deux pays parce que c’est la clé de la survie et du développement de la zone euro et du continent européen.

Au fond, Mesdames et Messieurs, les liens entre le pouvoir politique et cette audace créatrice qui caractérise les entrepreneurs sont de deux ordres.
D’un côté, l’Etat doit veiller à réduire les contraintes qui empêchent l’esprit d’entreprise de s’exercer.
Et de l’autre côté, il doit être auprès des entrepreneurs pour les soutenir face aux difficultés de la conjoncture, pour améliorer les structures qui organisent leur activité, pour tracer des perspectives.


Et je voudrais prendre quatre exemples qui illustrent ce rôle stratégique qui doit être celui de l’action gouvernementale : le financement, l’organisation des filières, l’export, l’innovation.

Le financement tout d’abord.
Lors de la crise de 2008, nous avons – et je crois que chacun l’a reconnu - tout fait pour que les difficultés des banques ne se traduisent pas par un assèchement du crédit au PME. Avec la médiation du crédit - une idée originale, qui d’ailleurs ne suscitait pas l’enthousiasme des banques à l’origine, mais qui a montré son efficacité au point d’ailleurs qu’elle a été reprise dans plusieurs autres pays européens - avec la mobilisation exceptionnelle d’OSEO, avec les engagements que nous avons exigés des banques, nous avons évité un « crédit crunch » qui aurait été désastreux pour l’activité et pour l’emploi.
Aujourd’hui la situation sur les marchés financiers et les tensions autour des banques suscitent des inquiétudes nouvelles. Alors je constate que les derniers chiffres de la Banque de France montrent que pour le moment les crédits accordés aux PME indépendantes restent dynamiques, en croissance d’environ 5 % sur un an. Par ailleurs le nombre d’entreprises qui font appel à la médiation du crédit, et qui a significativement baissé depuis 2009, reste à un niveau stable. Je veux dire que le Gouvernement restera quoi qu’il arrive mobilisé pour que le robinet du crédit ne se tarisse pas.
En particulier, les plus petites entreprises, les TPE, doivent pouvoir elles aussi emprunter pour se développer. J’avais indiqué en juin dernier que la Banque de France mettrait en place dès l’été un suivi statistique des crédits accordés aux TPE, de façon à ce que nous puissions établir un diagnostic.
Les premiers résultats qui ont été publiés avant-hier, montrent que la dynamique d’octroi de crédits aux TPE est exactement la même que celle observée pour les PME dans leur ensemble.
Par ailleurs, les taux des prêts aux entreprises sont significativement plus faibles en France que dans la moyenne de la zone euro et même en Allemagne.

L’autre défi à relever en matière de financement, c’est celui des fonds propres. Avec la mesure ISF-PME, nous avons incité les particuliers à investir, et vous savez plus d’un milliard d’euros sont venus ainsi renforcer le capital des PME l’an dernier. Ce dispositif a été préservé dans la réforme de l’ISF. Mais je sais que ça ne suffit pas. Il faut que les entrepreneurs trouvent dans notre pays les capitaux propres dont ils ont besoin à tous les stades de leur croissance.
Le maillon faible de cette chaîne du financement, c’est le stade de l’amorçage. Ce stade très risqué où l’entreprise n’a pas encore mis ses produits ou ses services sur le marché, tout en ayant besoin de financements importants. Pour aider les start-up à franchir ces étapes critiques de leur développement, nous avons déjà fléché 400 millions d’euros vers le financement de l’amorçage dans le cadre du programme d’investissements d’avenir, à travers un fonds qui est désormais opérationnel et qui fera ses premiers investissements dans les prochaines semaines.
Au-delà de l’amorçage, les moyens du Fonds stratégique d’investissement vont permettre, à compter de 2012, de lancer une nouvelle phase du programme France investissement, au cours de laquelle 5 milliards d’euros seront investis dans les fonds propres de PME, pour un objectif total de 20 milliards d’euros, si l’on compte les apports des co-investisseurs privés. Cela représente une augmentation de 50 % des moyens consacrés à France investissement.
Enfin, j’avais indiqué le 16 juin qu’un fonds d’investissement de 200 millions d’euros dans les PME et dans les établissements de taille intermédiaire côtés serait créé afin d’accroître la liquidité et donc l’attractivité des marchés financiers pour ces entreprises. Ce projet progresse rapidement malgré les tensions économiques et financières actuelles, et le calendrier sera tenu : le fonds sera opérationnel pour investir dans les PME et dans les ETI cotés avant la fin de l’année.
Avec OSEO pour le financement, avec le FSI - dont je rappelle que la CAISSE DES DEPÔTS est l’actionnaire majoritaire - pour l’investissement en fonds propres, nous disposons désormais de deux outils complémentaires, qui remplissent chacun leur rôle et dont les moyens d’action ont été renforcés par le programme d’investissements d’avenir.
Je souhaite que ce dispositif évolue pour qu’il travaille au plus près des entreprises. Et pour cela, nous mettrons en place – et j’ai demandé à chacun et en particulier à la CAISSE DES DEPÔTS d’y réfléchir – nous allons mettre en place d’ici à la fin de l’année, un guichet unique pour l’investissement en fonds propres en région, qui coordonnera son action avec celle des collectivités territoriales. Ce guichet offrira l’ensemble des financements octroyés au titre du FSI-France investissement et du programme d’investissements d’avenir. Il travaillera en étroite liaison avec OSEO. Les entreprises soutenues par OSEO seront systématiquement aiguillées vers ce guichet unique lorsqu’elles auront besoin de fonds propres pour se développer.
Alors j’ai entendu que l’opposition prétendait qu’il faut aller plus loin et qu’il fallait tout fusionner dans un seul ensemble qui regrouperait le FSI, OSEO, la CAISSE DES DEPÔTS. La vérité c’est que La gauche semble bien mal connaître le fonctionnement de nos PME. Prêter aux entreprises et leur apporter des fonds propres, ce sont deux métiers différents. Ce sont deux métiers qu’il ne faut pas mélanger sauf à recréer les anciennes Sociétés de Développement Régional dont chacun se souvient de l’échec retentissant que le contribuable avait dû éponger.

Mesdames et Messieurs,
Nous accordons beaucoup d’importance au renforcement des filières, parce que nos entreprises ne peuvent pas se développer, elles ne peuvent pas investir, elles ne peuvent pas être compétitives si elles n’ont pas des perspectives de long terme. Et pour avoir ces perspectives de long terme, il est essentiel qu’elles appartiennent à des filières performantes, à des filières conquérantes à l’export, et à des filières qui soient organisées autour des grands groupes français.
Cela me permet de dire d’ailleurs une nouvelle fois que cette façon qu’on a en France de vilipender les grands groupes en les opposant aux PME est absurde. On a besoin des deux, on a besoin des locomotives qui tirent l’économie française au niveau mondial, et sans ces locomotives il n’y a pas de PME derrière. Et à l’inverse, on a besoin que les grands groupes aient, vis-à-vis des PME une attitude d’ouverture et de construction, d’une relation de long terme.
Cela suppose évidemment que ces grands groupes soient exemplaires en tant qu’acheteurs et en tant que donneurs d’ordres. Pour améliorer les relations clients-fournisseurs, nous avons créé une médiation de la sous-traitance. Au bout d’un an d’existence, plus de 200 dossiers représentants 13 000 entreprises ont été reçus et 85 % des médiations ce sont soldées par un succès. Je crois que les mentalités évoluent. De nombreuses grandes entreprises se sont engagées à améliorer durablement leurs relations avec leurs sous-traitants. D’autres je l’espère vont bientôt les rejoindre.
Mais ce que nous demandons aux autres, nous devons nous-mêmes le mettre en œuvre. Et j’ai demandé à François BAROIN de conduire une réflexion sur les moyens d’améliorer, dans le cadre de la commande publique, les relations de l’État avec ses fournisseurs, et notamment les PME.

Enfin je vais dire un mot de l’exportation qui reste l’un de nos points faibles. L’Etat a un rôle stratégique à jouer pour soutenir les PME à l’export. Pierre LELLOUCHE vient de signer la semaine dernière un contrat d’objectifs ambitieux avec UBIFRANCE. Nous voulons que les efforts d’UBIFRANCE débouchent sur la signature de plus de contrats et nous voulons que plus d’une entreprise cliente sur trois génèrent un véritable courant d’affaires sur les marchés où elle aura été accompagnée.

Enfin, c’est l’innovation qui est au cœur des perspectives que nous traçons pour notre économie. La France est désormais, grâce au crédit impôt recherche, le premier pays européen choisi pour l’implantation des centres de R&D par des entreprises étrangères. Vous savez que nous avons triplé ce crédit impôt recherche en 2008, c’est un dispositif qui joue un rôle majeur et qu’il convient de protéger, de préserver, d’inscrire dans la durée. Mais les entreprises ont également besoin de s’appuyer sur une recherche publique performante, et depuis 2007 nous avons renforcé considérablement les moyens de la recherche publique comme aucun gouvernement ne l’avait fait auparavant.
Le programme d’investissements d’avenir de 35 milliards d’euros nous permet aujourd’hui de passer à une vitesse supérieure, sur la base d’une stratégie complète qui intègre la création de campus d’excellence de niveau mondial, le resserrement des liens entre les universités. Nous avons déjà assisté à des fusions ou à des projets de fusions spectaculaires qui vont donner à notre système d’enseignement supérieur et de recherche la dimension internationale dont il a besoin, avec les organismes de recherche et les entreprises.
Avec la création de France Brevets en mars dernier, avec la création des sociétés d’accélération du transfert de technologie, nous sommes en train de conjuguer les forces de nos laboratoires et de nos entreprises, pour exploiter toutes les avancées obtenues par nos chercheurs.
Voilà mon cher Marc, Mesdames et messieurs, comme vous, je voudrais convaincre les Français, que leurs PME, que leurs entrepreneurs sont au centre de tous les défis les plus décisifs que nous devons actuellement relever.
Je voudrais les convaincre que ces femmes et ces hommes qui créent et qui gèrent leurs entreprises ne sont pas des privilégiés. Ce sont des passionnés, ce sont des combattants, ce sont des hommes et des femmes qui ne comptent pas leurs heures, et au moment où toutes les formations politiques travaillent sur leur programme en vue des prochaines échéances électorales, il faut dire avec force que la prospérité de notre pays est largement entre les mains de ces entrepreneurs. Ceux qui pensent que c’est en sur-réglementant notre économie et en surtaxant les entreprises que nous sortirons de l’épreuve, font fausse route.
Il ne faut pas se tromper de combat. Nous devons choisir l’esprit de conquête plutôt que le souci des positions acquises ; nous devons choisir l’innovation plutôt que la méfiance envers le progrès ; nous devons choisir le rayonnement hors de nos frontières plutôt que la chimère d’une démondialisation derrière une nouvelle ligne Maginot.
Soutenir la valeur du travail, soutenir l’innovation, soutenir le risque, valoriser, encourager, défendre les PME : voilà ce qui devra être au cœur de la campagne électorale.

L’audace créatrice, mon cher Marc, est à la source du progrès économique et social. C’est ma conviction profonde et je voulais ce matin la partager avec vous, mais c’est surtout la conviction que nous devons faire partager avec tous nos concitoyens.

Partager cet article

Publié par François Fillon
commenter cet article

commentaires

CHARLOT 22/10/2011 18:55



L'innovation et l'audace créatrice sont sans doute les cles de notre avenir, à condition que la protection soit plus efficiente sur les brevets, à condition que l'on traque les auteurs de
mauvaises copies dont l'apparence proche de l'original n'a d'autre but que de tromper le consommateur.


A condition encore que chacun se batte à armes égales en particulier avec la monnaie, les conditions de travail, etc..


Il est assez incomprenhensible de voir l'industrie des pays européens (notamment )pillée par les chinois sans que leur monnaie ne se revalorise en fonction de leur enrichissement ( cf les 4000
milliards de reserves). Les pays industrialisés, OCDE, OMC sont ils donc incapables d'imposer une cotation de la devise chinoise ?


 



hotel le mans 13/10/2011 15:36



Bonjour Monsieur Fillon, merci pour ce message.


Par ailleurs, j'ai entendu dire que vous alliez pas vous représenter à Sablé-sur-Sarthe ? Dommage !



Marianne 05/10/2011 08:41



Que penser de ce projet ? Va-t-il rapporter à la France ou coûter aux contribuables comme les "affaires" du passé ! "Tawaïn"


Pouvez-vous expliquer ce qu'il est en est exactement ?


Un don de 75 millions d’euros de la France au Maroc et un prêt à long terme de 200 millions d’euros de l’Association française du développement (AFD) s’ajoutent à ceux du Fonds arabe pour le
développement économique et social.»


http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5158586



svari 27/09/2011 20:19



Monsieur FILLION,


Merci d'avoir parlé de l'affaire DSK au sénat, cette manipulation médiatique est insupportable, avant de savoir la vérité, les médias ont tout de suite été de son côté sans chercher à connaître
la version de cette pauvre femme. Quoiqu'il soit arrivé, il reste une victime, et cette femme personne ne l'écoute, c'est injuste. Monsieur STRAUSS-KHAN reste un homme comme les autres, il n'est
pas intouchable, quoi qu'il est fait il doit être jugé comme tout le monde. Merci encore


anne



JM 24/09/2011 19:40



Tout est pourri...


nous sommes dégoutés...


 



Mes vidéos

Fil Twitter

Recherche