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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 11:16

 


 

François Fillon a conclu le Conseil national de l'UMP et rappelle que l’élection présidentielle récompensera le candidat le plus solide, l’homme que les circonstances exigent, et cet homme c’est le chef de l’Etat, c’est Nicolas SARKOZY.

 

 

Mes chers amis,

 

Je suis heureux d'être avec vous et parmi vous parce que le compagnonnage et la loyauté sont pour moi des valeurs essentielles de la politique.

Je suis heureux d'être avec vous parce que nous avons fait ensemble de grandes réformes, parce que nous avons fait passer la France au travers de violentes tempêtes, parce que nous avons toujours choisi l'audace contre la prudence, les routes de crêtes contre les chemins de ronde.

Maintenant, nous sommes aux avant-postes d'un combat électoral qui va déterminer les lignes de forces françaises de ce début de siècle.

 

Mes amis, les mois que nous allons vivre vont être décisifs et ils vont être passionnants !

Ce sera, pour nous, d’abord une période de rassemblement, une période où le service de l’intérêt commun devra transcender toute les ambitions personnelles. Ce sera une période de dévouement qui devra nous conduire à redevenir des militants parmi les militants.

 

L’UMP est désormais prête pour livrer la bataille.

Le projet est là, les candidats sont désignés, les militants sont mobilisés.

Avec l’appui de Jean-Pierre Raffarin, de Jean Claude Gaudin, de Brice Hortefeux, de Bruno Le Maire et de toute l’équipe dirigeante de notre mouvement, Jean-François Copé peut être satisfait du travail accompli, et Nicolas Sarkozy sait qu’il peut compter sur le mouvement, dont il a été le formidable animateur.

 

L’élection présidentielle récompensera le candidat le plus solide, et dans mon esprit, il n’y a pas de doute, l’homme que les circonstances exigent, c’est le chef de l’Etat, c’est Nicolas SARKOZY.

Mais l’élection récompensera aussi le parti le plus décidé à aller chercher la victoire.

A gauche on croit que la partie est gagnée mais on méconnait la force de votre engagement, et on sous-estime les interrogations et les doutes qui agitent la société française.

Ces interrogations, elles se portent naturellement d’abord sur nous qui avons dirigé notre pays dans la pire situation économique qui soit.

Crise financière, crise économique, crise de l’Europe : tout ce quinquennat aura été un quinquennat de combat face à un monde en rupture.

Nous devons nous en expliquer avec les Français qui ont parfois vu leurs espoirs abimés par l’épreuve.

 

Mais ces interrogations et ces doutes, ils sont aussi tournés vers une gauche qui ne s’est jamais montrée à la hauteur des évènements qui ont bousculé l’économie mondiale.

 

A cette heure, l’élection reste imprévisible.

Aucun scénario n’est écrit d’avance, parce que ce scénario, c’est vous qui allez l’écrire, c’est vous qui allez l’écrire avec le peuple français.

Alors répondez fermement aux donneurs de leçons qui durant cinq ans ont commenté tranquillement la crise du haut des tribunes sans jamais chercher à aider leur pays en soutenant les mesures de redressement qui étaient prises par tous les peuples européens.

 

Balayez, balayez la mauvaise foi, armez-vous d'un moral de fer.

L'essentiel c’est de vaincre et de convaincre.

L'essentiel c'est de confirmer et de conforter notre travail d’un quinquennat.

L'essentiel c'est d'éviter à notre pays l'épreuve du triple saut : le saut dans l'inconnu, le saut dans le flou du socialisme, ou dans le vide programme des extrémistes.

Vous l'aurez compris : l'enjeu c’est de gagner.

 

Chers amis, menons, menons cette campagne la tête haute. Et d’ailleurs, pourquoi raserions-nous les murs ?

Contre les vents contraires, et contrairement à beaucoup d’autres pays, nous avons sauvé l’épargne des Français, évité le crash bancaire, maintenu le pouvoir d’achat.

Nos défenses ont tenues et nous sommes allés à l’offensive.

Contre les conservatismes, contre les résistances, nous avons tracé notre route, là ou bien d’autres Gouvernements auraient fait machine arrière.

L’autonomie des universités, l’augmentation des moyens de la recherche, les pôles de compétitivité, nous avons tout fait pour libérer l’initiative et pour préparer l’avenir de la jeunesse de notre pays.

 

L’instauration du service minimum a modifié le rapport entre les usagers et les grévistes qui ne sont plus en droit de prendre les français en otage.

La loi sur la représentativité des syndicats a démocratisé un système issu de l’après-guerre.

La loi contre le port de la burqa a marqué un coup d’arrêt aux attaques contre la laïcité.

La réforme des régimes spéciaux de retraites et la fin du symbole des 60 ans ont permis de sécuriser notre modèle social.

La réduction des dépenses publiques et du nombre de fonctionnaires relèvent d’un exploit dans un pays qui n’avait jamais osé.

 

Croyez-moi, il fallait une volonté farouche pour avancer sur tous les fronts.

Il fallait être partout !

Chez nous, pour continuer sans cesse à moderniser l'Etat et à couper dans nos dépenses.

A Bruxelles, au chevet de l'Europe malade.

A Cannes, pour présider le G 20.

A Berlin, pour aller de l'avant dans la coopération franco-allemande.

En Afghanistan, pour respecter le mandat qui nous avait été confié et nos responsabilités avec nos alliés. Et mes chers amis, à cet égard, je veux dire combien je suis choqué par ces propositions peu responsables de retrait précité et piteux réclamées par le candidat socialiste.

 

Nous fûmes en Libye, en Côte d’Ivoire, pour être fidèle aux valeurs que la France incarne dans le monde.

A quoi bon s’engager là-bas nous disait l’opposition ?

Eh bien je récuse ces disciples de la neutralité qui dénoncent les malheurs du monde mais qui n’ont pas le courage de les combattre.

Si Nicolas Sarkozy n’avait pas eu l’audace de sauver Benghazi, le carnage aurait eu lieu et l’honneur de la communauté internationale aurait été bafoué.

S‘il n’avait pas eu l’audace de faire respecter la démocratie en Cote d’Ivoire, le sort du peuple ivoirien aurait été scellé dans le sang.

 

Oui, nous pouvons être fiers d’être Français.

Nous pouvons être fiers d’avoir défendu les intérêts de la France.

Nous pouvons être fiers de s’être engagé partout où l'union Européenne semblait parfois douter d'elle-même.

Fiers d’avoir résisté à l’une des crises les plus brutales depuis un siècle.

 

 

Bien sûr, je ne crie pas victoire.

Je suis lucide sur notre bilan, un bilan qui n’a pas besoin d’être encensé pour lui rendre justice. Nous avons rencontré des obstacles, nous avons dû remiser certaines de nos espérances.

 

Gouverner, mes amis, c’est tracer une route entre le nécessaire et le possible, c’est évoluer avec prudence entre les récifs de la crise, c’est trouver les articulations entre la France, l’Europe et les réalités du monde, c’est assumer ce difficile arbitrage entre la volonté de faire le maximum pour les Français et l’impossibilité de faire toujours plus, pour tous, à n’importe quel prix.

 

La violence de ce que nous avons vécu pendant quatre ans a toutes les chances de se poursuivre pendant les prochaines années parce que la crise européenne est profonde et cette crise européenne elle ne se résoudra pas avec des slogans ou avec des fuites en avant nationales. C’est d’ailleurs le principal enjeu de cette élection présidentielle : faire comprendre à nos concitoyens que nous sommes entrés dans une longue période d’adaptation, qui demande du cran, qui demande de la volonté et qui demande surtout de l’unité entre les peuples européens qui sont confrontés au même risque de déclassement.

 

 

A propos de bilan, je veux renvoyer l’opposition à deux réflexions.

 

La première, c’est que plusieurs de nos actions auraient mérité un peu plus de consensus national et un peu moins de sectarisme.

Sur la réforme de nos institutions, qui a pourtant donné des pouvoirs sans équivalent au Parlement, la gauche a trouvé le moyen d’y être violemment hostile.

 

Sur les retraites, alors que dans la plupart des grands pays européens, majorité et opposition s’accordaient pour agir ensemble, chez nous, la gauche s’est opposée bêtement à une réforme de bon sens, et cela malgré les conseils avisés de Michel Rocard.

Et maintenant, le parti socialiste prévoit de rétablir l’âge légal de départ à 60 ans, ce qui est une folie économique et sociale qu’aucun autre pays au monde n’oserait faire dans les circonstances démographiques et économiques qui sont celles que nous connaissons.

 

Sur l’instauration d’une règle d’or budgétaire, adoptée de façon consensuelle par beaucoup d’autres Etats européens, jamais la gauche n’a accepté d’élever le débat au dessus des contingences partisanes.

Face à la crise de l’euro et de l’Europe, à aucun moment nous n’avons pu compter sur l’appui de l’opposition. Celle-ci n’a jamais voulu accepter de regarder la réalité en face et de voir que le sujet, par sa gravité, méritait mieux que des querelles hexagonales.

 

Et maintenant, le candidat socialiste prétend qu’il va aller renégocier avec l’Allemagne et nos partenaires européens l’accord du 9 décembre. Comme l’a parfaitement dit Alain Juppé jeudi soir, c’est non seulement présomptueux, mais c’est surtout dangereux parce que si la France revient sur sa signature, alors c’est tout le nouvel édifice européen qui est menacé.

 

 

Non, durant cinq années, à aucun moment l’opposition ne contribua, un tant soit peu, à l’unité nationale.

 

Elle critique notre bilan à tout va, mais dans les faits…

Elle ne reviendra pas nous dit elle sur le service minimum, pourtant tellement combattu.

Elle ne reviendra pas sur la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC.

Elle ne reviendra pas sur le rapprochement de la police et de la gendarmerie.

Elle ne reviendra pas sur la réforme de la carte judiciaire et de la carte militaire.

Elle ne reviendra pas sur le revenu de solidarité active.

Elle ne reviendra pas sur la revalorisation de 25% de l’Allocation adulte handicapé.

Elle ne reviendra pas sur le Grenelle de l’environnement.

Elle ne reviendra pas sur la loi interdisant la burqa.

 

Reviendra-t-elle sur l’autonomie des universités ? A la marge, nous dit-on.

Reviendra-t-elle sur le principe d’une immigration choisie ? «Ni oui ni non », a répondu le candidat du parti socialiste…

 

Bref, si notre bilan était si mauvais, alors pourquoi tout cela serait-il conservé ?

 

 

Mes amis, Jean-François vient de décortiquer le projet socialiste, et je n’y reviens que pour dire que ce projet passe à côté de trois sujets majeurs.

 

D’abord, celui de l’Europe dont le candidat socialiste semble méconnaître les rouages, mais semble surtout ignorer la partie décisive en train de se jouer et que nous sommes progressivement en train de gagner, cette partie qui est de bâtir une Europe politique, avec une gouvernance plus efficace !

C’est cela l’enjeu : l’Europe politique, et l’Europe politique ca n’est pas l’Europe socialiste, avec une relance keynésienne dont plus personne n’a les moyens et un relâchement budgétaire qu’aucun Etat ne peut se permettre.

 

Second sujet, c’est celui des déficits.

Si j’ai bien compris, le candidat socialiste veut les réduire, mais à un rythme moins rapide que nous et avec des prélèvements obligatoires supplémentaires, qui d’ailleurs contrairement à ce qui est dit, ne toucheront pas que nos concitoyens les plus fortunés.

Et l’exemple le plus marquant, c’est la réforme fiscale proposée, qui, avec la fusion programmée de l’impôt sur le revenu et de la CSG, frappera les classes moyennes ; c’est aussi la remise en cause des heures supplémentaires défiscalisées qui bénéficient à 9 millions de travailleurs, le plus souvent les travailleurs les plus modestes.

 

Mais revenons aux déficits.

Notre dépense publique absorbe 56% de la richesse du pays. C’est l’un des taux les plus élevés au monde. Au surplus, nous sommes l’un des Etats dont l’administration est la plus étoffée.

 

Chacun sait donc que c’est au sein de l’Etat et au cœur des dépenses publiques qu’il faut trouver désormais des marges de manœuvre.

Ce diagnostic n’est ni de droite, ni de gauche, il est dressé par tous les Gouvernements qui nous entourent, quelles que soient leurs couleurs politiques.

 

 

Mais chez nous, la gauche ne veut pas en entendre parler pour des raisons électorales : alors on abroge la réforme territoriale qui permet pourtant une rationalisation des politiques régionales et départementales, on stoppe la réduction du nombre de fonctionnaires, on embauche 60.000 enseignants de plus, soit disant à périmètre constant…

 

Si c’est vraiment le cas, il faut clairement dire aux Français quelles autres administrations vont être sacrifiées sur l’autel de ces recrutements massifs en faveur de l’éducation…

 

Bref, sur les déficits, la crédibilité n’est pas au rendez-vous !

Le retour à l’équilibre de nos finances publiques réclame de la franchise, de la ténacité, de la méthode et un sens partagé de l’intérêt général parce que l’objectif de désendettement n’ira pas sans effort et sans sacrifice.

Voilà la vérité que nous devons collectivement à nos concitoyens.

 

Et l’autre vérité, pour ceux qui se font plaisir sur les estrades en proclamant que «l’ennemi c’est la finance», c’est que 60% de la dette française est entre les mains des prêteurs, c'est-à-dire de tous ces investisseurs qui ont confiance dans la France, qui ont confiance dans sa solidité historique, qui ont confiance dans sa capacité à se moderniser, qui ont confiance dans sa capacité à tenir les engagements qu’elle a pris.

 

Et c’est grâce à cette confiance, mes chers amis, que nos taux d’intérêts sont parmi les plus bas d’Europe : autour de 3%, quand les Italiens empruntent à plus de 6%, les Espagnols à 5%, sans parler des Portugais ou des Grecs.

 

Que nous perdions cette confiance, et nos taux d’intérêts s’envoleront inexorablement. 1% d’intérêt supplémentaire, c’est 18 milliards de plus à payer de plus chaque année.

18 milliards !

Autant de TGV, autant de trains de banlieue, autant d’hôpitaux en moins, de rénovations, de collèges, de services publics en moins, de déficits en plus !

Entre les investisseurs et les Français, entre les investisseurs et la France de tous les jours, il y a une relation directe qu’il ne faut pas mépriser, mais qu’il faut au contraire sécuriser.

 

«Contre la finance», «contre les riches »… Quel sera le prochain bouc émissaire sur la liste ?

Le débat doit être digne.

Nul ne doit l’envenimer ni blesser les électeurs, parce qu’il n’y a pas un peuple de gauche contre un peuple de droite, il n’y a que des citoyens français dont l’intelligence et la grandeur d’âme doivent être sollicitées. Voilà ce que nous croyons.

 

Enfin, reste le sujet majeur de la croissance. La croissance est au cœur de toutes les préoccupations françaises : l’emploi, le pouvoir d’achat, la réindustrialisation, la lutte contre les délocalisations…

Il faut relancer notre machine économique, et pour ce faire, il faut avoir le courage de traiter les questions de fond, et les questions de fond s’appellent la compétitivité des entreprises françaises, la productivité du secteur public et du secteur privé, le coût du travail, l’organisation du travail.

 

Eh bien dans le projet socialiste, il n’y a aucune mesure pour s’attaquer à ces véritables problèmes.

On nous parle d’une banque publique d’investissement, qui, existe déjà avec OSEO et le fond stratégique d’investissement que nous avons créé.

On nous parle d’un livret d’épargne industrie, qui existe déjà.

On nous parle d’une modulation de la fiscalité des entreprises en fonction de leur taille, de leurs investissements ou des emplois qu’elles créent. Outre que tout ça serait contraire à tous les traités européens que nous avons signés, que cela nous éloignerait encore un peu plus de la convergence avec notre partenaire allemand, une telle mesure mes amis, témoigne d’une vision théorique et dépassée de l’entreprise et de l’économie.

 

La vie des entreprises, ce n’est pas celle des administrations. Elles doivent faire face à des variations brutales de leur marché.

Elles ont besoin d’oxygène, pas d’une suspicion permanente exercée par des bureaucraties tatillonnes.

 

Au passage, un chiffre en dit long sur le sérieux de ces propositions. Le candidat socialiste veut porter l’impôt sur les sociétés à 35% pour les grandes entreprises. Quelqu’un peut -il l’informer que nous l’avons monté à 36% pour lutter contre les déficits auxquels nous devons aujourd’hui faire face ?

 

 

Mes chers amis,

En quoi toutes ces mesures contribuent-elles à répondre à la seule question qui vaille qui est celle de notre compétitivité qui a pris un sérieux retard par rapport à nos partenaires allemands et européens ?

Le parti socialiste croit suffisant de résumer ce déficit de compétitivité à un problème d’innovation et de montée en gamme des produits.

Oui c’est un des problèmes, mais nous n’avons pas attendu la gauche pour prendre des mesures fortes sur ce sujet.

Nous avons supprimé la taxe professionnelle – cet impôt «imbécile» disait François Mitterrand mais que le parti socialiste croit pourtant intelligent de vouloir rétablir. Et nous avons triplé le crédit impôt recherche.

C’est en tout 10 milliards par an pour l’investissement et l’innovation.

Nous avons lancé les grands investissements d’avenir.

C’est 35 milliards qui sont progressivement injectés dans l’économie, dans l’industrie, et dans la recherche française.

 

Bref, la gauche a un train de retard, mais surtout elle esquive les problématiques de fond qui la dérangent.

Notre temps de travail est inférieur à la plupart de nos concurrents. Voilà pourquoi nous avons voulu assouplir les 35 heures et stimuler les heures supplémentaires.

 

Notre réglementation est trop rigide pour s’adapter, entreprise par entreprise, aux mutations économiques.

Voilà pourquoi nous voulons ouvrir avec les partenaires sociaux le débat sur les accords de «compétitivité» et d’emploi, qui doivent permettre, avec la majorité des salariés et de leurs représentants syndicaux, de conclure des accords gagnants/gagnants pour adapter le travail, pour moduler son organisation, pour préserver l’activité et l’emploi.

 

Notre coût du travail est supérieur de 8% à celui de notre partenaire allemand, et de 20% à celui de la moyenne de la zone euro.

Ca ce n’est pas un débat pour l’opposition, qui craint en réalité si elle l’abordait, de devoir en tirer les conséquences. Pour nous, c’est est un !

 

Et voilà pourquoi le Président de la République s’engage en faveur d’un allègement du coût du travail qui va de pair avec une réorganisation de notre protection sociale.

Nous savons mes amis que le sujet est sensible, nous savons les caricatures et les mauvais procès qui nous attendent au tournant.

Mais nous avons fait notre choix, nous sommes au coté des Français qui veulent produire en France, nous sommes au coté des Français qui veulent travailler dans leurs usines, nous sommes au coté des Français qui, à juste titre, souhaitent que les produits que nous importons paient leur part de financement de notre protection sociale.

 

 

Mes chers amis,

 

Diriger la France, c’est être constamment sur le front d’un monde périlleux.

La mondialisation oblige la France à plus de compétitivité, à plus d’innovation, à plus de solidarité, à plus de discipline budgétaire, à plus de réactivité internationale, et tout cela exige du courage, de la clairvoyance et de la fierté nationale.

Il faut à la tête de la France, un caractère, une expérience, un Président qui s’engage.

Qui d'autre que Nicolas Sarkozy peut protéger nos intérêts, réformer le pays, fédérer les énergies européennes, convaincre les grands de ce monde ?

 

Pour être l’homme de la situation il faut être l’homme de son époque.

Or, comment croire à la modernité du socialisme français ?

Depuis cinquante ans, le parti socialiste a tout annoncé, tout testé, tout recyclé, et surtout beaucoup renié...

 

Au Bourget, le candidat socialiste nous a parlé de rêve.

Il nous a même donné une leçon de rêve en citant un certain Nicholas Shakespeare.

« Ils ont échoué – écrivait ce Nicholas - parce qu'ils n'ont pas commencé par le rêve ».

 

Non mes amis, le rêve socialiste n’est pas ce qu’il faut à la France.

En période de crise, c’est la lucidité, c’est le sang-froid, c’est le pragmatisme qui comptent. Pas question de dire aux Français, faites de beaux rêves et le bonheur viendra par enchantement.

 

Nous ne redresserons pas la France par le rêve, nous redresserons la France par le travail, par l'initiative, par l'investissement, et par le courage.

 

«Tendez votre courage jusqu’au point héroïque et nous réussirons». Ca, c’est du Shakespeare M. Hollande, mais du vrai, William Shakespeare dans Macbeth !

 

Mes chers amis, tendons notre courage et nous réussirons.

 

Vive la République et vive la France.

 

 

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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commentaires

steve 26/02/2012 21:22


je vote sarkozy en 2012


vente climatisation

Saucier 19/02/2012 12:19


POUR UNE
REFORME DE L’OCTROI DE LA NATIONALITE FRANCAISE


 


La réforme de la nationalité française s’impose plus que jamais.


Vous voulez des pistes ? En voilà et mes propositions ne sont pas exhaustives. Il est temps d’organiser un débat national sur le sujet.


 



1) Tout d’abord la possession d’une double (et a fortiori d’une triple) nationalité devrait
être exclue ou, à défaut, au moins strictement limitée et réglementée en France.


 


Observation : il existe des pays qui n’acceptent pas le principe de la double
nationalité.


 


2) Aucun étranger détenteur d’un passeport étranger ne devrait pouvoir solliciter l’obtention
de la nationalité française s’il ne prend préalablement, dans son dossier de demande, les engagements suivants :


 


2.1 Déclaration solennelle écrite qu’il renonce à sa nationalité d’origine ;


 


2.2 Déclaration solennelle qu’il s’engage à effectuer toutes les démarches auprès de son pays
d’origine pour renoncer à sa nationalité initiale ;


 


2.3 Remise aux autorités françaises de son passeport, de sa carte d’identité et, d’une manière
générale, de tous les documents justifiant de sa nationalité d’origine ;


 


Observation : la remise du passeport permettrait au moins qu’il ne puisse s’enfuir à l’étranger
pour échapper aux lois de République, comme on l’a déjà vu trop souvent faire ; alors pourquoi ne pas exiger qu’un Français titulaire de plusieurs passeports dépose à la gendarmerie ou à la
police son passeport et ses papiers d’identité étrangers lorsqu’il réside en France de façon permanente ?


 


2.4 Engagement solennel de ne pas solliciter pour l’avenir de passeport ou de pièce d’identité
auprès des autorités consulaires ou administratives de son pays d’origine ;


 


2.5 Engagement solennel de ne pas effectuer, à l’avenir, de service militaire dans son ancien
pays ou pour le compte de celui-ci ;


 


2.6 Engagement de ne remplir sur le sol de la République Française ou ailleurs aucune mission
secrète, de surveillance, de police pour le compte de son ancien pays.


 


Observation : Le non-respect de ces engagements étant pénalement sanctionné et susceptible dans les
cas graves (service militaire dans un pays étranger, espionnage au profit d’une puissance étrangère etc.) d’entraîner la perte de la nationalité.


 


Exemple du soldat israélien prisonnier des Palestiniens pendant 5 ans ; je ne sais même pas s’il
parle français et c’est bien à cause de ses actes militaires en tant qu’Israélien qu’il a été séquestré ; alors il est vraiment curieux que les autorités françaises se soient senties obligées
d’intervenir pour lui. Cette remarque est valable aussi pour les Français d’origine maghrébine qui vont effectuer un service militaire dans leur pays d’origine. On ne voit pas l’intérêt que
trouve la France à de tels agissements. Alors, demander aux candidats à la nationalité française de renoncer à leur première nationalité, serait un bon moyen de tester leur sincérité et leur
véritable amour pour notre pays…


 


3) La nationalité française ne devrait pas pouvoir être octroyée automatiquement à une
personne par le seul fait de sa naissance sur le territoire français.


 


3.1 Un enfant né en France de deux parents étrangers conserve la nationalité qui lui est
transmise par ses parents ; s’il revendique la nationalité française à sa majorité, il doit (i) renoncer expressément à la nationalité qui lui a été transmise par son parent étranger et (ii)
prendre en outre les engagements visés au §2 ci

Marco 10/02/2012 18:06


Monsieur Douste Blazy est un peu mal placé pour donner des leçons...

prêt pour la bagarre 10/02/2012 10:36


plus fort que la campagne de 2007 le mailing est impressionnant... je recois depuis quelques jours des liens "amusants" sur l'opposition (Hollande and Co)


les miltants et sympathisants sont prêts a en decoudre et quelques véritées sont prêtes a s'afficher au grand jour...


assurement ca va batailler dur...

C VALLON 04/02/2012 10:51


Bravo et merci pour votre intervention à la télévision.


Je fais parti de cette classe moyenne de Français indécis.


Je pense qu’il faut mettre la condition humaine au centre de nos préoccupations (ce doit être mon côté gauche) mais je pense aussi que dans
notre société, l’argent est  le moyen de motiver récompenser et améliorer cette condition humaine s’il est utilisé au service de l’humanité (ce doit
être mon côté droit)


En 2007 j’ai voté pour Nicolas SARCOZY, car j’ai vraiment cru à un changement.


Pour la prochaine élection j’avais des doutes alimenté par un sentiment d’injustice.


Mon épouse a été licenciée et est maintenant sans emploi. Je dois être absent de notre foyer toute la semaine pour continuer de faire bouillir
la marmite.


Je vois ces politiques locaux ou nationaux qui ramassent de l’argent à la pelle et qui pactisent avec le monde de la finance et du pouvoir
pour soutirer encore plus de miel aux abeilles que nous sommes.


Dans les réponses aux différentes questions que vous ont posées vos interlocuteurs, j’ai ressenti de la sincérité, et si votre discoure était
souvent technique il donnait du sens à vos actions.


Vos explications ont aussi mis en lumière un autre angle de vision différent de celui qui nous est servie par les médias.


Tous nos politiques ne sont certainement pas de votre trempe mais l’idée que nous nous en faisons est finalement une image
construite de toutes pièces par les marchants de « bonnes pensées »*.  


Je vous remercie pour ce que vous avez déjà fait pour notre pays.


*bonnes pensées : Idées qui fait vendre (en France la contestation se vend bien).

villemin-tourot 03/02/2012 23:51


Mr le premier ministre,


Diplomé d'un institut universitaire en informatique,Je suis titulaire dans une CPAM en tant qu'expert du système d'information depuis maintenant 10ans. Pour vous rassurez, je n'écris pas ce
commentaire pour juger l'architecture et la charte graphique de votre blog mais pour évoquer cette notion, si importante de nos jours, qu'est l'expertise du système d'information et des outils
informatiques dans nos institutions publiques. Votre blog est très bien! J'ai analysé le système d'information  de l'UCANSS, et dans le détail celui de la CNAM  et de manière indirecte,
ma femme étant professeur certifiée d'anglais, celui de l'éducation nationale. Dès que j'en ai l'opportunité je me renseigne sur le moindre système comme par exemple la police nationale, ou les
mairies etc....


Je ne peux pas rentrer dans les détails techniques, il ne s'agit que d'un commentaire et non pas d'un texte d'analyse.


Je suis convaincu, que la maitrise du système d'information et de l'outil informatique dans ces institutions est capitale et primordiale pour notre pays. Surtout à notre époque, ou l'ère du
numérique prends un place si importante pour toutes les catégories sociales.  Personnellement, je suis persuadé qu'elle est même vitale puisque sans elle, vous ne pourrez pas rythmer de
manière métronomique la conception de vos idées politiques et leurs réformes avec leurs applications et leurs outils informatiques associés,  le système d'information est au coeur de la
montée en charge des données de la vie politique. J'ai mis mon nom dans ce commentaire, et je serais mal à l'aise de prendre comme exemple l'institution qui m'a acceptée et que j'aime beaucoup.
Mais croyez moi, les incohérences entre le national les régions et les départements ne me donne l'impression que tout cela soit géré de la manière la plus efficace. Pour autant le fonctionnement
est réel et marche. Le prix du système d'information de sa gestion et des outils mis en place est énorme, surement des dizaines voir des centaines de millions. Peut être plus! Tout cela mérite
d'être un pilier de notre pays comme l'est la presse selon le président, à la différence que la presse est plus ancienne. Il ne faut pas tout recomposer mais si vous n'en faites pas un pilier
digne de ce nom, rien ne changera rapidement. C'est encore plus important que le dialoque social,  vous n'êtes pas heurté aux hommes et à la mentalité française mais vous êtes bel et bien le
patron de l'outil informatique. J'ai toujours pensé que l'homme se doit de dominer l'informatique et non pas l'inverse.


Mettez le paquet sur le ministère du système d'information et de l'outil informatique et il y aura des résultats pour tout le reste.


Si on enlève ou si l'on gère mal la division informatique dans une entreprise, l'entreprise n'est plus.


 


Bonne chance pour la campagne et bonne continuation dans la vie politique.


Je vous souhaite le meilleur, et j'espère que vous vous présenterez en 2017.


 


Cordialement


 

Paul STUDLER 03/02/2012 19:47


Bravo pour votre excellente prestation dans l'émission de France 2 " des Paroles et des actes". C'est du sérieux et beaucoup de nos compatriotes pensent que ces cinq dernières années ont été trés
difficiles et ce n'est pas terminé. Vous avez eu un langage de vérité, à la Churchill, ce qui est une belle preuve de courage pour un homme politique.


Toutefois, il faut s'inquiéter de la pauvreté qui s'étend dans notre pays et trouver des solutions pour les pauvres et les nécessiteux. La France ne peut pas afficher un tel chiffre de mal logés
sans se poser de véritables questions sur l'état de notre société.


IL faut prendre des initiatives fortes qui ramèneront de l'espoir à tous ces gens là et si cela doit passer par un ministère de la pauvreté, pourquoi pas?


Cordialement


Paul STUDLER

JM 03/02/2012 07:42


Finalement vous avez raison, si   LEPEN n'a pas ses signatures ben tant pis... au pire si la gauche gagne (sans majorité parlementaire) LE PEN sera bien presente en 2017..


avec de  nombrueses personnes nous constatons la véhemence des journalistes a votre encontre.. prejudice pour les journalistes...qui nous montrent la lune .. nous ne sommes pas dupes....


 

John Toland 02/02/2012 23:55


Primo : Il n'y a pas un vrai et un faux Shakespeare. Dire que William est plus vrai que Nicholas, c'est croire que seuls les "classiques" ont le droit de cité. Que dis-je : c'est déjà prendre
William Shakespeare pour un "classique" et porter sur soi la poussière que ses pièces ne contiendront jamais... Ca  gâche la fin du discours - comme un relent de cartable moisi que ne dégage
justement pas la citation de Hollande. Du coup, Hollande lance l'hameçon, et ça mord ! Tactiquement, c'est dommage. On ne rallie pas les indécis de cette façon. Et on loupe l'électorat cultivé...
Une répartie mieux appropriée aurait pu faire son effet.


Secondo : L'article d'autodéfense concernant l'appartement de Matignon commence par une belle faute syntaxique... Du coup, on est tenté de traquer partout la moindre erreur de style ou de
grammaire. On ne peut que conseiller de la corriger au plus vite. "Ce qui a été indiqué..." sera plus heureux.

Laurent Rosier 02/02/2012 23:29


Merci Monsieur le Premier Ministre pour votre prestation sur France 2 de ce soir vous avez redonné de la hauteur au débat politique


Cordialement 


Laurent Rosier

francois 02/02/2012 22:45


Je suis complètement d'accord avec vous, Monsieur Fillon, à propos du coût du travail: j'accompagne tous les jours des chefs d'entreprises de PME allemandes et françaises depuis 20 ans et il
est évident pour moi depuis longtemps qu'on ne tient plus la comparaison. Les coûts du travail en France sont directs (charges sociales, taxes diverses) mais aussi indirects et ces coûts
indirects pèsent tout autant sans être quantifiables:


- risques financiers liés au droit du travail, devenu INGERABLE avec des juges à la Cour de Casstion complètement à côté de la plaque. Ils ont même commencé à trouver les accords sociaux trop peu
protecteurs!


- perte énorme d'energie avec une administration souvent hostile aux PME. Je cite dans le désordre l'ancienne DRIRE, DGCCRF, Inspection du Travail, Douanes. A la fin de la journée, le chef
d'entreprise s'est battu pour ne pas prendre une sanction et n'a pas encore réfléchi à sa stratégie opérationnelle


Réveillons-nous: tous les jours, les investisseurs étrangers créateurs d'emploi renoncent à venir en France. Tous les jours, des PME françaises freinent leur croissance par peur de dépasser le
seuil de 50 salariés (= comité d'entreprise) et préfèrent surcharger de travail des salariés plutôt que de conclure un nouveau CDI.


Alors que les salariés français pensent être bien protégés par le droit du travail, ils sont privés d'un nombre considérable de nouveaux postes qui ne seront jamais créés. J'en suis témoin, à ma
grande tristesse.


Les Allemands ont su rester souples dans la négociation sociale, protéger le salarié mais sans les excès français. Nous sommes rigides et dogmatiques.

Jean-Marc 01/02/2012 07:39


Commencez donc par faire en sorte que tous les sbires idiots qui dirigent actuellement l'UMP et se croient maitre du monde  gagnent en humilité et réparent les tords qu'ils causent...


ainsi soit -il !

MARIANE 31/01/2012 12:51


Monsieur FILLON


Les Français ne sont pas si bêtes que cela j'espère.

Entre HOLLANDE dont le seul programme est

- charges sur les entreprises
- charges sur les ménages par les impôts
- charges pour l'embauche des fonctionnaires

et SARKOZY, qui a gouverné, n'a pas toujours été parfait et le reconnaît, mais est actuellement le meilleur pour réduire notre déficit, diminuer les charges des entreprises et faire payer
également les assistés avec la TVA. SOCIALE


Trés bonne initiative de N.S, en ces temps de crise financière et économique mondiale, si la gauche passe, c'est le naufrage assuré, 35h foutaise, retraite à 60ans foutaise, + augmentation des
impots et charge diverses, CMU, RSA........
60000 fonctionnaires en plus, 150 000 emplois que pour les cités, 25 % d'augmentation des allocations rentrée scolaire, suppression des peines planchers, régularisation de tous les étrangers et
vote des étrangers, etc...


Il est vrai que l'ami de Monsieur HOLLANDE, Mr Fabius lorsqu'il a fait voter la loi interdisant de taxer les objets d'art, il y avait là une vraie justice, surtout pour lui et ses amis qui en
possédent des quantité. Il est de gauche, alors Il est pardonné.

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