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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 08:47

François Fillon s'exprime devant l'association "le Chêne" le mardi 18 octobre 2011.

 

Mesdames et Messieurs,

Chère Michèle,

 

L’année dernière j’étais parmi vous, et, ce soir, je le suis encore, je le suis par amitié, je le suis parce que je m’y suis engagé.

Il y a 12 ans, le Rassemblement pour la République avait organisé une élection interne pour désigner son président. C’était plus modeste que les primaires du parti socialiste et c’était un peu moins médiatisé. Mais enfin cela y ressemblait.

Michèle et moi étions en concurrence, et c’est elle qui gagna la partie. Depuis, nous avons cheminé ensemble, et nous nous sommes toujours retrouvés sur l’essentiel.

Michèle a du cran et elle a des convictions. Son rôle sera important dans les mois qui viennent, et le vôtre aussi.

Car l’élection présidentielle, ce n’est pas seulement, selon la formule consacrée, la rencontre d’un homme et d’un pays, c’est aussi la rencontre d’une volonté populaire pour gagner, pour agir, pour servir. Aucun d’entre-vous ne doit se sentir inutile et personne ne doit abdiquer ses valeurs dans cette élection.

 

Votre association revendique une filiation gaulliste, moi aussi.

Alors, c’est vrai les temps ont changé, les cartes de la géopolitique ont été totalement rebattues, mais je pense profondément que les ressorts du gaullisme restent d’actualité.

 

Pour moi, le gaullisme n’est pas un programme, c’est avant tout une énergie vitale. Une énergie vitale destinée à donner à la France et à chacun d’entre-nous la force de se dépasser pour ne pas décliner.

C’est une façon d’agir. Une façon d’agir pour l’intérêt général, en cherchant à dépassé les humeurs du jour et l’instantané des sondages. C’est enfin une façon de rester maître de l’intérêt national. Et cette façon de rester mettre de l’intérêt national, elle se conjugue, aujourd’hui, avec l’intérêt européen et avec les nécessités de l’équilibre mondial.

 

Ceux qui se revendiquent de Charles De Gaulle pour légitimer leur rejet de la mondialisation et de l’euro, pour nourrir leur nationalisme, sont hors sujet.

Dans la vision politique du Général, tout est en lien avec les mouvements de l’Histoire et tout est en résonance avec l’extérieur; rien ne s’arrête de façon étroite et frileuse aux limites de l’Hexagone.

Cette vision globale se manifeste avec éclat dans l’Appel du 18 Juin.

Les dirigeants qui avaient choisi l’Armistice avaient failli parce qu’ils s’étaient révélés incapables de penser la France par delà ses frontières; et parce qu’ils s’étaient fourvoyés en imaginant que le ressourcement moral pouvait s’enraciner dans le repli national.

Aujourd’hui, toute proportion gardée, de l’extrême droite à l’extrême gauche, du slogan illusoire de la démondialisation au projet insensé du rétablissement du franc, ce syndrome de la Ligne Maginot est en train de re-contaminer les esprits.

Il faut s’y opposer de toutes nos forces, pas par conformisme, pas par résignation, mais au nom d’un patriotisme éclairé qui affronte les réalités internationales.

 

 

Souvenons-nous… Guerre mondiale, indépendance nucléaire, réconciliation européenne, chute des empires, décolonisation, ré-industrialisation : De Gaulle est, en réalité, le premier Président à comprendre que notre souveraineté nationale dépend de notre capacité d’adaptation à ce que l’on n’appelait pas encore la mondialisation mais qui l’était en réalité.

 

Depuis les années 60, ce processus, qui rend le monde toujours plus interdépendant, et qui n’est pas nouveau, s’est accéléré.

L’époque où François Mitterrand pouvait tranquillement en appeler à «laisser du temps au temps», est une époque révolue. En ce début de XXIème siècle, nous voyons bien que tout retard se solde par une perte de compétitivité, une perte d’efficacité, et donc par une perte de rang de notre pays dans le monde.

Et l’époque où la France pouvait se permettre des erreurs aussi lourdes que la retraite à 60 ans, à contre courant de l’Histoire, les nationalisations ou les 35 heures, est une époque révolue. Hier, nous avions l’habitude de condamner ces décisions en disant qu’elles handicapaient notre pays. Mais aujourd’hui ce ne serait pas des décisions qui handicaperaient notre pays, ce serait des décisions qui ruineraient.

 

Mesdames et Messieurs,

Tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura précisément été marqué par le sceau de cette mondialisation, par le choc de cette mondialisation

 

Il y a, d’abord, le basculement planétaire de la puissance vers l’Asie s’est confirmé.

Depuis 2010, ce n’est plus l’Occident, mais bien l’Asie, qui est devenue le plus grand producteur industriel mondial.

Quelle sera, dans vingt ans, la place de l’Europe et de la France dans un monde dont le centre de gravité aura complètement changé ? Voilà la question centrale de la prochaine élection présidentielle.

 

 

Et puis, il y a eu l’effondrement financier de 2008, suivi par la crise des dettes des Etats.

Cette crise financière prend parfois des allures irrationnelles. Mais elle a une raison objective que nous n’avons pas le droit d’ignorer que nous n’avons pas le droit de sous estimer : c’est que pendant des décennies, l’Europe a préféré, dans cette compétition internationale, où elle voyait chaque jour une partie de ses parts de marché perdue, l’Europe a préféré vivre au dessus de ses moyens en s’endettant plutôt que de se remettre en cause.

Ce cycle où la facilité budgétaire se confondait avec une croissance internationale porteuse, c’est terminé.

 

Dans un monde où la Chine, l’Inde, le Brésil, pour ne prendre que ces exemples, sont assoiffés de progrès, à juste titre, sont assoiffés de partager les richesses mondiales, sont assoiffés de compétition, dans un monde où les investisseurs ont perdu leurs boussoles, et dans un monde où l’endettement ne peut plus payer la facture de la prospérité, les Européens, et parmi les européens, les 65 millions de Français, n’ont pas le droit à l’erreur, pas le droit à la facilité, pas le droit de s’illusionner sur les conditions exigeantes du progrès.

 

C’est la raison pour laquelle comme beaucoup d’entre vous j’ai bondi en entendant François Hollande dire qu’il voulait « ré-enchanter le rêve français ».

 

Mais malheureusement, nous ne vivons pas dans un conte de fées.

 

Je ne crois pas que notre pays puisse sortir de cette crise, puisse protéger son mode de vie, puisse assurer l’essentiel de son modèle social, avec des formules poétiques.

 

Je veux dire combien je me méfie de ces formules qui flattent mais qui en réalité leurrent.

Je crois qu’il est préférable de dire la vérité aux Français que de les bercer d’illusions qui se transforment ensuite en lourdes déceptions.

 

Ce qui est en jeu avec cette crise des dettes, sur laquelle j’avais très tôt attiré l’attention, c’est d’abord notre indépendance nationale. La question n’est pas de condamner les agences de notation qui viendraient porter un jugement sur notre gestion, la question c’est de savoir si on est dépendant de l’extérieur pour mener la politique nationale que nous voulons mener. Et quand on rembourse 48 milliards d’euros chaque année, dont une grande partie à l’extérieur de notre pays, c’est vrai que nous perdons une partie de notre indépendance.

 

Toute défaillance politique, tout laxisme, toute promesse dispendieuse, dans cette situation, peuvent conduit un pays à être rattrapé par les réalités financières ; et ces réalités, vous avez pu constater autour vous en regardant ce qui se passe dans plusieurs pays européens, elles s’imposent très durement aux Etats et aux peuples qui n’ont pas fait les efforts d’adaptation nécessaires et qui n’ont plus d’autre choix que de se plier à des exigences extérieures.

 

La France, malgré le niveau de ses déficits et malgré son endettement, reste l’une des dix nations développées à bénéficier auprès des investisseurs d’une forte crédibilité.

C’est un acquis extrêmement précieux, c’est un acquis qu’il ne faut en aucun cas fragiliser, et, comme on le voit chaque jour, c’est un acquis qu’il ne faut pas croire intangible !

 

 

Cette crédibilité, elle ne s’est pas bâtie en un jour. Elle n’est pas non plus le résultat d’un miracle.

 

Elle récompense les efforts que nous avons accompli au cours de ces quatre dernières années, notamment, avec Nicolas Sarkozy, pour réformer les retraites - si nous n’avions pas engagé cette réforme des retraites, il y a longtemps que nous aurions perdu notre crédibilité financière - réformer les universités, assoupli les 35 heures, instauré le service minimum dans les transports collectifs, modernisé l’Etat, rationalisé, Michèle, sa carte militaire, puis sa carte judiciaire, sa carte sanitaire, gelé les dépenses publiques et les dotations aux collectivités locales, réduit de 150.000 le nombre de fonctionnaires de l’Etat, resserré les niches fiscales…

 

 

 

Cet acquis, protège notre souveraineté, mais il faut le consolider. C’est ce que nous sommes en train de faire avec le PLF, qui est débattu au Parlement depuis ce matin

 

Nous allons réduire encore de 15% notre déficit budgétaire l’année prochaine. Et en matière sociale, le déficit sera réduit de moitié en 2012 par rapport à 2010. Nous avons choisi, avec le président de la République, une trajectoire qui nous ramène à l’équilibre budgétaire progressivement sans asphyxier les moteurs de la croissance, déjà fragilisés par la crise économique mondiale. Et à ceux qui trouve que l’effort n’est pas suffisant, je veux simplement faire remarquer que si on prend des comparaisons acceptables par tout le monde, l’Allemagne va faire un effort de 20 milliards d’euros cette année, nous allons faire un effort de 45 milliards d’euro, la Grande-Bretagne va faire un effort de 80 milliards d’euros, et c’est normal puisque l’Allemagne ayant entamé des réformes plus tôt, elle est en meilleure position et la Grande-Bretagne en plus mauvaise position que nous. Mais 45 Milliards d’euros d’efforts de la maîtrise de la dépense publique, c’est unique depuis le début de la Vème République.

 

Pour la 1ère fois depuis 1945, les dépenses de l’Etat et les dépenses de personnel vont baisser en 2012. Nous allons demander à chacun de faire preuve de solidarité puisque parmi les efforts complémentaires que j’ai demandé 200 millions d’euros d’économies relèveront des collectivités locales, et 400 millions d’euros sur les hauts revenus qui seront soumis à une taxe exceptionnelle, et enfin 10% de réduction sur certaines niches fiscales viendront assurer le reste de l’équilibre.

 

Je mesure bien toutes les difficultés à conduire cette politique.

Je mesure parfaitement les crispations et les critiques que cette discipline budgétaire peut susciter. Mais je l’assume. Je l’assume en rappelant que dans les Etats qui n’ont pas fait ces choix suffisamment tôt, les sacrifices qui sont demandés aujourd’hui, sont des sacrifices beaucoup plus douloureux que ce que nous sommes en train de consentir puisque dans ces Etats ce sont les salaires qui baissent, ce sont les retraites qui sont remises en cause, ce sont les avantages sociaux qui sont les uns après les autres supprimés.

 

Cette discipline, c’est aussi une question morale. Une question morale vis-à-vis de nos enfants qui n’ont aucune raison de payer la facture de notre imprévoyance, notamment en matière de dépense de santé, en matière de dépense sociale car je ne connais pas de solidarité qui puisse s’exercer avec les caisses vides. Et enfin c’est une question économique parce qu’on ne peut pas relancer la croissance avec des déficits abyssaux.

 

Et contrairement à une idée reçue, on peut plus facilement stimuler la croissance en réduisant les déficits à condition de choisir les dépenses d’investissement quand la stimulant simplement par un endettement supplémentaire.

 

Avec cette crise, c’est aussi l’avenir de l’euro et de l’Europe qui est en jeu.

J’ai eu l’occasion de dire, il y a quelques jours que nous étions assis sur un volcan qui peut dynamiter le continent européen : sa prospérité, son contrat démocratique, son unité monétaire, sa solidarité politique. Ce n’est pas seulement une question technique, ce n’est pas seulement une question financière. Si demain la solidarité dans la zone euro explose alors c’est l’ensemble du processus de construction européenne qui est remis en cause avec les conséquences que je viens d’évoquer sur le plan démocratique, sur le plan politique et sur le plan de la prospérité du continent européen.

 

 

Les partisans d’un lâchage de la Grèce, les promoteurs d’une Europe divisée entre nations riches et nations pauvres, les adversaires de l’euro, les nostalgiques du protectionnisme, toute cette cohorte est à l’œuvre, et dans la confusion actuelle, leurs arguments peuvent créer des brèches et déstabiliser des politiques.

 

Pour tout dire, je pense que l’Europe n’a jamais été dans une situation où son unité n’a jamais été aussi menacée.

Notre responsabilité devant l'Histoire, c'est d'apporter des réponses à ceux qui croient que l’Europe est dépassée et impuissante.

Nous devons le faire en rappelant avec force que depuis 2008, l’Europe nous a protégés. Elle nous a protégé du krach financier, elle nous a évité une récession sans fin, elle a sauvé l’épargne de nos concitoyens, elle a créé dans l’urgence, souvent sous l’impulsion de la France et de son Président, des instruments de coordination et d’action financiers, et enfin elle a posé les bases d’un gouvernement économique européen.

 

Je veux dire que dans ces circonstances extrêmement périlleuses le président de la République s’est montré à la hauteur de la situation.

 

 

L’expérience de Nicolas Sarkozy, sa volonté de placer notre action au niveau européen, en donnant au tandem franco-allemand toute la force qu’exige la situation, sont, aujourd’hui, des atouts pour la France.

 

Grâce à cette impulsion franco-allemande, nous avons réussi à mobiliser et à créer dans l'urgence des moyens pour répliquer à la crise.

Il faut maintenant les compléter pour structurer une réponse globale qui satisfasse enfin les inquiétudes des marchés.

 

C’est ce que nous allons faire au Conseil européen et au Sommet de la zone euro du 23 octobre, avec un plan de recapitalisation pour les banques européennes qui en ont besoin, avec une stratégie crédible de court et moyen terme concernant la Grèce, et surtout avec une montée en puissance du Fonds européen de stabilité financière après la ratification des 17 parlements de la zone euro, avec une amélioration indispensable de la gouvernance de la zone euro - et ceci rappellera des souvenirs à ceux qui étaient hostiles à l’entrée dans la monnaie unique non pas pour des raisons liées l’abandon de la souveraineté mais pour des raisons liées à la mécanique qui avaient été imaginées. La monnaie d’abord et les institutions ensuite.

 

Un certain nombre d’entre nous avions dit à l’époque que cela risquait de ne pas marcher, car s’il n’y a pas les institutions politiques qui assurent la coordination politique de la zone euro alors à un moment ou un autre les divergences de la zone euro finiraient par la fragiliser.

Nous y sommes. Enfin la nécessité pour tous les Etats membres de tirer les leçons institutionnelles de cette crise. Et là encore, il va falloir faire preuve d’imagination et ne pas chercher à reproduire simplement des vieux schémas. Souvent ceux qui se réclament du gaullisme, de telle ou telle famille politique, pensent que c’est simplement en reconduisant les mêmes actes que l’on est fidèle à l’héritage. Non, on est fidèle à l’héritage quand on imagine des solutions pour des situations nouvelles qui correspondent au principe et aux valeurs que l’on défend.

 

Aujourd’hui, nous militons pour une Europe plus politique, pour une Europe plus efficace sur le plan économique, pour une Europe plus harmonisée sur le plan fiscal, pour une Europe plus combative sur le plan international et commercial.

Nous militons pour une Europe où la zone euro aura un rôle particulier à jouer. Il faut le reconnaître Et nous militons surtout pour une puissance européenne, c'est-à-dire pas pour une Europe à 27 vitesses et surtout à 27 freins.

 

Face à cette crise, je n’hésite pas à dire que le programme du parti socialiste est porteur de gros risques pour notre économie et pour notre modèle social.

 

Toute mesure laxiste - et elles sont nombreuses dans ce programme ! - entraînerait une réponse cinglante des marchés, suivie d’une fuite des investisseurs, puis d’une hausse des taux d’intérêts, puis d’un manque de capitaux pour nos entreprises, le tout entraînant une rupture de croissance et une augmentation forte du chômage.

 

Je crois que les socialistes n’ont pas pris encore la mesure des secousses économiques et financières que nous cherchons à juguler, et qui peuvent s’intensifier si notre pays développe une mauvaise stratégie.

 

Tout le problème du socialisme français, c’est qu’il a été conçu et reste conçu pour distribuer les richesses de la croissance, d’un Occident qui a bâti pendant longtemps sa croissance sur un certain nombre de déséquilibre mondiaux qui étaient en notre faveur mais qui aujourd’hui ont disparu ou en tout cas ont été profondément modifiés. Tout l’Occident est entré dans une période où ni la croissance, ni les richesses ne lui sont assurées.

 

Je trouve qu’en pleine crise financière, au moment même où on s’interroge sur la crédibilité de notre pays, il est totalement irresponsable de réclamer le retour à la retraite à 60 ans, il est irresponsable d’imaginer de créer 300.000 emplois précaires dans des structures publiques, il est irresponsable d’annoncer le recrutement de plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires.

J’ai envie de dire même si la période n’est pas la même, et si les dangers sont plus graves aujourd’hui : souvenez-vous de 1981 !

Deux années de grandes illusions, deux années de très lourdes erreurs économiques et sociales brisées par les réalités, puis couronnées par des années d’austérité, de reniements et d’engourdissement de notre pays

 

Le parti socialiste prétend être conscient de l’état des déficits mais dans son programme la colonne des dépenses est beaucoup plus longue que la colonne des économies.

 

Ca n’est pas simplement en prétendant supprimer des niches fiscales et en pourchassant toutes les fortunes de France que la lutte contre les déficits sera gagnée !

Bien sûr, on peut toujours faire mieux en matière de justice fiscale, il y a toujours des réformes à faire dans ce domaine. Nous en avons conduit et il faudra en conduire d’autres.

 

Mais quand on est l’un des deux pays au monde qui a le niveau de fiscalité le plus élevé, un des 2 ou 3 pays en Europe qui a le niveau de fiscalité le plus élevé, et que l’on est l’un des 2 ou 3 pays en Europe qui a le niveau dépenses publiques le plus élevé, ce n’est ni dans l’augmentation de la dépense, c’est ni dans l’augmentation de la fiscalité qu’il faut chercher la solution. C’est dans la baisse de la dépense publique.

 

Quant à la «grande réforme fiscale » que nous promet François Hollande, avec la fusion de l’impôt sur le revenu et la CSG, j’imagine que vous allez en parler puisque vous allez parler des classes moyennes, je vous le dis solennellement ce sera un choc contre les classes moyennes.

 

 

En vérité, pour rétablir nos comptes publics, c’est toute la Nation qui doit faire des efforts, et notamment la sphère publique, tout simplement parce qu’elle est la principale dépensière.

 

C’est du côté des dépenses publiques, qui représentent 56% de la richesse nationale, qu’il faut chercher les économies. Mais ça, le parti socialiste ne veut pas en entendre parler !

 

D’un côté, il faut réduire nos déficits, et de l’autre, je ne l’oublie pas il faut aller chercher la croissance en misant sur nos chercheurs, nos industriels, nos entrepreneurs, nos travailleurs.

La productivité et l’investissement sont les clés de la reprise économique.

Nous avons un socle pour cela.

 

Comme aucun gouvernement par le passé, nous avons investi sur la recherche, sur l’université, sur l’innovation.

En consacrant 35 milliards d’euros aux investissements d’avenir, nous cherchons à prendre de l’avance sur les technologies de demain.

Avec la réforme de la taxe professionnelle, près de 5 milliards d’euros ont été remis entre les mains des entrepreneurs qui investissent pour réaliser de nouveaux produits, pour aller conquérir de nouveaux marchés.

Nous avons puissamment encouragé l’innovation en triplant le crédit impôt recherche.

Dans nos entreprises, près de 9 millions de salariés ont bénéficié des heures supplémentaires défiscalisées.

Pour l’emploi et pour les jeunes, nous voulons généraliser l’alternance avec l’exonération des charges patronales pendant un an pour l'embauche d'un jeune.

 

Toute notre stratégie a été et continue d’être tendue vers le travail, la production, la compétitivité. Je ne connais pas d’autre moyen pour aller chercher la croissance et pour garantir notre socle social.

Ou plutôt si, je connais un autre moteur puissant pour nous redresser : le civisme des citoyens eux-mêmes.

Rien de grand n’est possible sans eux, sans leur sens des responsabilités, sans leur dévouement, sans leur volonté de donner à leur pays autant qu’ils reçoivent de lui.

Si chacun poursuit ses efforts, si chacun mesure combien la chance d’être Français est un privilège précieux, si chacun prend soin de notre pays comme il prend soin de l’héritage qu’il transmettra à ses enfants, alors notre Nation restera fidèle à sa devise républicaine.

 

Mesdames et messieurs,

 

Avec la fin des primaires socialistes, une nouvelle phase politique s’ouvre.

La bataille des programmes et des convictions commence, et ilnous reste sept mois pour la gagner.

Douter, renoncer, cesser d’avancer serait se parjurer devant l’Histoire.

Ce serait oublier ce que nous avons fait ensemble et ce qu’il nous reste à faire pour sortir de la crise, rénover notre pacte social et ressouder notre pacte républicain.

Nous ne devons pas à craindre le face à face entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Dans un temps où les Français sentent qu’il ne faut pas se tromper de chemin, la solidité et l’expérience du Président de la République feront la différence.

 

Pour préparer ce grand rendez-vous démocratique, je vous demande, avec Michèle Alliot-Marie, du sang froid, je vous demande de l’unité, et je vous demande d’affirmer vos valeurs avec fierté.

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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commentaires

A.Alcadier 05/11/2011 16:01



Je réponds à votre discours de Morzine Mr Le 1er ministre, vous osez dire que les boucs emissaires sont les financiers, banques, etc etc vous trouvez sans doute qu'il est normal en ces temps de
crise que certains d'entre eux se soient encore augmenté leurs émoluments de pres de 40 % cette année(et évitons de parler des émoluments des gds patrons et des parlementaires) ,
normal aussi qu'il y ait pres de 5 mille  milliards d'euros qui disparaissent dans les paradis fiscaux, que des milliers de personnes meurent de faim dans la corne de l'Afrique apres la
spéculation sur les matières premières, que la grèce pourrait solder sa dette avec l'évasion fiscale estimée à 120 milliards d'euros, etc etc, non vous vous trompez, il n'y a pas de boucs
émissaires Mr le Ministre, juste des dindons de la farce et.....ce sont les peuples !!!! respectueusement !!!!



D. 28/10/2011 21:45



Lettre à ma France.......Comme la plupart des Français, je me fais beaucoup de souci! Tous ceux avec qui je discute sont extrêmement pessimistes quant à la suite des évènements...Nos dirigeants
ne voient-ils donc pas que le petit peuple en a assez? Payer, payer et encore payer.. à force de payer pour les gros salaires, les cumuls de certains fonctionnaires, les retraites dorés.. Est-il
vrai que ceux qui n'ont jamais travaillé en France touchent des retraites supérieures à ceux qui y travaillent plus de 40 ans? Est-il vrai que les étrangers peuvent venir se faire
soigner gratuitement en France pendant que czertains Français ne peuvent plus s'acheter de lunettes, n'ont plus de dents faute d'argent, doivent payer de plus en plus des médicaments
qui ne sont plus remboursés? Combien de fraudeurs - alors qu'il serait plus facile de former des contrôleurs plutôt que de payer des chômeurs..  Payer... NOUS NE
POUVONS SAUVER QUE LE RESTE DU MONDE si nous en avons les moyens! ! Et sont sont passés nos moyens? Qu'advient-il de toutes ces taxes, de toutes les caisses, de tous les impôts que nous
payons? Pauvre France...Et nos valeurs? Nos parents qui nous apprenaient à être honnêtes, travailleurs, polis... Faut-il que certains soient aveugles pour ne pas se rendre compte de ce qu'ils ont
fait. Trop tard aujourd'hui... Nous n'avons plus droit à la parole; nous ne nous sentons plus comme chez nous...Où sont passées nos valeurs, tout ce qui faisait la grandeur de ce pays? ?
Continuer sur ce chemin...et demain... ou le peuple finira par se révolter où la France cessera d'exister... OUI, VRAIMENT, je me fais du souci!



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