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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 11:57

 


François FILLON reçoit l’association « Femmes en avenir » à l'Hôtel de Matignon le jeudi 26 mai 2011. 

 

Mesdames et messieurs,
chers amis,

 L’Hôtel Matignon n’a jamais autant mérité son nom qu’aujourd'hui et je voudrais vous dire que c’est une très grande joie pour moi de vous accueillir et je voudrais surtout vous féliciter d’avoir conçu et d’avoir porté ce projet.
Evidemment, j’ai une pensée particulière pour les 13 femmes de la promotion 2011 qui viennent de passer les épreuves du CAP, je crois et dont certaines d’entre elles ont encore quelques épreuves à venir. Je sais que vous traversez une période de suspense, de stress et je voudrais vous souhaiter beaucoup de succès. Même sans connaître les résultats, je crois qu’on peut déjà vous féliciter, vous féliciter d’avoir été sélectionnées parmi de nombreuses candidates. Et je vous souhaite naturellement que l’aventure que vous avez engagée puisse se poursuive.
Ce programme «Femmes en avenir» prouve qu’avec de bonnes idées et avec des réflexes solidaires, il est possible de changer des vies. Si l’Etat a joué son rôle en le soutenant, je sais tout ce que ces succès doivent à l’enthousiasme des élus qui ont su se saisir du projet pour l’étendre, demain, bien au-delà de Sarcelles qui a joué un rôle de pionnier. Avec Maurice LEROY, c’est un grand plaisir de rassembler ici tous ceux qui sont devenus sur le terrain, des partenaires. Il y a les élus qui ont participé à l’opération depuis le début, mais il y a aussi tous ceux qui s’apprêtent à les suivre dès la rentrée prochaine.
Il y a la Chambre des métiers du Val d’Oise, il y a la Fondation Aéroport de Paris, sans lesquels le programme n’aurait pas pu être aussi complet. Dès cette année, 15 personnes en difficulté ont pu saisir leur chance, et je forme le vœu que, dès l’année prochaine, bien d’autres femmes puissent à leur tour suivre cette formation d’exception et en tirer un vrai renouveau professionnel et personnel.
Cher Alain DUCASSE, vous avez montré l’exemple. De nombreux chefs ont déjà accepté de vous emboîter le pas dès la rentrée prochaine et quand on connaît votre force de conviction et votre capacité à fédérer, on ne peut que se féliciter que vous vous soyez engagé personnellement dans cette aventure. C’est le signe que ce projet ne connaîtra pas de limite, et qu’il est, par nature, fait pour être partagé. Ce programme mérite d’être soutenu parce qu‘il est intelligent, il est stimulant, il prend le soin d’intégrer ses candidates à un véritable projet professionnel. Vous l’avez évoqué, à l’issue de cette aventure, il y a un diplôme, mais aussi une formation pratique de haut niveau, dispensée dans des établissements prestigieux.
Finalement ce système d’alternance que vous avez choisi, c’est certainement un des meilleurs chemins vers l’emploi. Plus de 70 % des personnes qui suivent un apprentissage en alternance s’assurent dans notre pays une insertion réussie dans l’emploi. Nous avons aujourd’hui, à peu près 600.000 jeunes qui sont en alternance. Nous voulons élever ce chiffre, c’est une vraie réponse aux difficultés que rencontre notre économie, l’emploi dans notre pays, certains ratés de notre système éducatif. Nous voudrions monter ce chiffre à 800.000. C’est un objectif ambitieux et en même temps qui nous place encore loin derrière d’autres pays européens qui ont fait depuis longtemps le choix de la généralisation de cette formation en alternance.
Nous savons que les femmes sont plus hésitantes que les hommes à s’engager dans des formations en alternance; même si l’alternance ne se résume pas à l’apprentissage, moins d’un tiers des apprentis sont des filles. Et en ce sens, le programme « Femmes en avenir » a su cibler un besoin réel. Pour que les femmes s’engagent davantage dans ce type de formation, il faut d’abord  qu’elles puissent le faire. Et on sait les contraintes auxquelles elles sont souvent liées, comme la garde des enfants, comme le transport que vous évoquiez, que Jérôme évoquait à l’instant.
Vous avez su dans ce programme les anticiper, faciliter la formation des candidates en proposant, entre autres, des solutions de gardes d’enfants avec le concours des collectivités. Sur ce sujet, l’Etat a aussi pris des engagements, en décidant d’augmenter significativement le nombre des places d’accueil. Mais l’Etat n’est pas seul, l’Etat ne peut pas tout. Il faut aussi une évolution des pratiques dans les entreprises. Votre programme mérite, Mesdames et Messieurs, d’être imité. C’est une belle leçon de solidarité, c’est une belle leçon de solidarité entre ceux, Alain, qui sont parvenus au plus haut niveau et puis ceux qui ont besoin d’un coup de main pour se lancer et se relancer dans la vie professionnelle.
Trouver sa voie et un emploi stable n’est pas facile. Parfois, il suffit d’une rencontre, il suffit d’une chance, il suffit  d’une opportunité pour franchir un cap et sentir la confiance monter en soi. A Sarcelles, comme dans bien d’autres communes du Val d’Oise, comme partout en France, il existe des énergies, il existe des compétences qui ne demandent qu’à s’exprimer et à se fédérer. Je pense vraiment que l’avenir de notre pays dépend de ce type d’initiatives. Je veux dire qu’il dépend des efforts de chacun, il dépend de notre état d’esprit, un état d’esprit qui doit être un état d’esprit d’entraide. La République n’est pas qu’une affaire entre l’Etat et les citoyens, c’est aussi et d’abord une affaire entre les citoyens eux-mêmes.
Pour que chacun progresse, les pouvoirs publics ont besoin des talents et de la mobilisation de tous les Français. Eh bien, je forme le vœu qu’ils soient toujours plus nombreux à oser s’engager, comme vous l’avez fait, pour les autres et donc pour la République.
Voilà, puis je voudrais ajouter un point, je pense depuis longtemps, mais peut-être qu’Alain DUCASSE ne sera pas d’accord avec moi sur ce sujet, que la cuisine a historiquement été une affaire de femme, et qu’une grande partie de la tradition de la cuisine française a été portée par les femmes. C’est les femmes qui tenaient les auberges dans les provinces et la transformation de ce métier a complètement changé les choses et on a vu disparaître cette cuisine de femmes, on a vu disparaître les auberges de provinces, d’ailleurs pour d’autres raisons aussi, sans doute économiques. Et je pense qu’on a perdu une grande partie de la force qui était celle de la cuisine française, en perdant les femmes qui la faisaient. Et donc je suis heureux qu’à cette occasion aussi on puisse remettre la cuisine de femmes, qui est une cuisine qui avait sa personnalité propre, à l’honneur et je disais tout à l’heure, peut-être que parmi celles qui sont ici, beaucoup, je le souhaite pour elles, iront travailler dans des grands restaurants prestigieux de l’empire DUCASSE et d’autres groupes. Mais s’il y en a que l’on peut aider à s’installer, à créer leur auberge dans des endroits qui sont devenus des déserts en matière de gastronomie, dans notre pays parce que les femmes ont disparu, eh bien moi je serai prêt à les aider.

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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