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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 15:30

 

L'ancien Premier ministre dévoile son programme économique, autour d'un mot clef: liberté. Temps de travail, ISF, allocations chômage, baisse des charges: il lâche quelques bombes et assume clairement ses divergences avec Nicolas Sarkozy. 

  François Fillon: "Il ne faut pas ruser avec les Français"

 

A Londres, le 18 juin, vous évoquez la "révolution thatchérienne". Peut-on être élu président de la République en revendiquant un programme libéral? 

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J'ai commencé par faire référence à mon modèle, le général de Gaulle, un modèle pour tous les Français. Puis j'ai souligné le rôle majeur de Margaret Thatcher dans le redressement du Royaume-Uni. Elle est le symbole d'une détermination politique inflexible pour enrayer une situation de déclin. Mais chaque pays a sa culture, son histoire, ses contraintes, et aucun effort de redressement dans les pays européens n'est identique à un autre. En Allemagne, j'aurais fait référence au plan Schröder. Finalement, le seul pays qui n'a pas connu de rupture décisive depuis des décennies, c'est la France. En 2007, avec Nicolas Sarkozy, nous avions cette volonté, mais elle s'est brisée sur la crise financière. Aujourd'hui, les priorités sont à la fois de remettre de la liberté dans l'économie et de restaurer l'autorité de l'Etat. 

 

En 2007, vous disiez : "L'Etat est en faillite." Que dites-vous aujourd'hui de celui dirigé par François Hollande et Manuel Valls?

La situation s'est aggravée. Le poids de la dette est tel qu'il écrase l'avenir du pays. Pour la première fois, le PIB par habitant en France est inférieur à la moyenne de celui des pays développés. François Hollande est inerte, ne prend pas les décisions qui s'imposent et, quand il en prend, elles ne sont pas appliquées. Un exemple : le pacte de responsabilité, qui est englué dans le temps et les contreparties. 

 

Que faire pour retrouver de la compétitivité?

Nous sommes l'un des pays développés où l'on travaille le moins. Face à une perte de compétitivité comme la nôtre, l'augmentation du travail est un facteur clef. Il faut lever le verrou des 35 heures en mettant de la liberté dans le système économique et social français. Je ne veux pas qu'on passe de la baisse autoritaire du temps de travail à 35 heures à sa hausse autoritaire à 39 heures. Je préconise une liberté totale de négociation dans l'entreprise, par accord majoritaire, de la durée et de l'organisation du temps de travail. L'entreprise est par excellence le lieu où le dialogue social peut avoir une réelle efficacité. 

 

Vous voulez supprimer la durée légale du travail?

Absolument. Dans la limite des temps de travail européens qui sont très élevés [48 heures par semaine au maximum]. Parallèlement, je préconise le passage à 39 heures dans les fonctions publiques. Ce qui a un triple mérite : fixer un objectif général de temps de travail à 39 heures sur lequel les entreprises privées tendront à s'aligner ; permettre la réduction des effectifs indispensable pour réduire la dépense publique; proposer des perspectives de carrière et d'évolution des rémunérations à des fonctionnaires qui, actuellement, ont pour seule perspective vingt ans de gel des salaires. 

 

Que proposez-vous en matière de droit du travail?

Nous entrons dans une phase où la valeur dominante sera la liberté plutôt que la surprotection. Depuis des années, on se lamente sur notre Code du travail, monstrueux, sans en tirer aucune conséquence. Il faut le récrire pour ne garder que les normes sociales fondamentales et renvoyer le reste à la négociation dans les branches et les entreprises. 

 

Quel est le juge de paix? L'élection présidentielle?

Oui. L'élection présidentielle est le moment privilégié pour légitimer un projet réformateur. Il ne faut pas ruser avec les Français : il faut dire la vérité et faire ce que l'on a dit. Pour obtenir des résultats et un retour de la confiance, les mesures de rupture doivent être prises simultanément dans les trois ou quatre premiers mois d'un quinquennat. Je proposerai à nos concitoyens un projet radical concentré sur une dizaine de réformes fondamentales pour faire redémarrer l'économie et redonner des perspectives de plein-emploi et de progrès.  

D'autres sujets sont à traiter, mais je considère qu'il y a une hiérarchie des priorités. Vous ne pouvez pas prétendre changer la société dans un pays où la préoccupation principale des familles est l'accès de leurs enfants à l'emploi. Par le passé, on a souvent trébuché, car on a voulu tout faire en même temps. 

 

Avez-vous conscience de la perte de crédibilité de la droite qui a exercé le pouvoir pendant dix ans?

Oui, sauf qu'il y a un moment où il devient vraiment nécessaire de passer à l'acte. D'ailleurs, je ne vois pas quelle est l'alternative. Ni la gauche ni le FN ne font ce genre de propositions. 

 

En matière d'indemnisation du chômage ou de formation professionnelle, que faire pour réformer?

Il faut des règles plus strictes. Réduire le plafond de l'indemnisation du chômage et des aides disponibles ; introduire la dégressivité des allocations; rendre obligatoire la formation professionnelle pour les chômeurs de moyenne et longue durée. La société n'est pas obligée d'indemniser des personnes qui refusent des emplois correspondant à la formation qu'elles ont reçue si les conditions d'emploi sont acceptables. 

 

Dans quelles proportions réduirez-vous les dépenses publiques?

Nous prévoyons une baisse de 50 milliards d'euros des charges et impôts sur les entreprises. Elle sera financée par une hausse modulée de la TVA de 3points et par une réduction de la dépense publique. En septembre, je proposerai un plan de réduction détaillé. Il comprendra notamment une diminution massive des effectifs de la fonction publique. Avec une règle allant au-delà du non-remplacement de 1 départ à la retraite sur 2 que nous avons mise en pratique entre 2007 et2012. Dans certains secteurs, il n'y aura pas de remplacement du tout. La fonction disparaîtra ou sera transférée au privé. 

 

Certains secteurs seront-ils sanctuarisés?

Pour l'armée, on ne pourra pas descendre en deçà du niveau actuel, sauf à abandonner nos ambitions. Autre exemple, les policiers : ce n'est pas seulement une question d'effectifs, mais aussi d'organisation et de temps de travail. Je suis également favorable à une réduction importante des recrutements sous statut de la fonction publique. Il est paradoxal que le secteur qui s'en affranchisse le plus soit l'armée, le plus régalien. 

 

Quelle réforme pour les collectivités locales?

Je préconise une réduction drastique des niveaux de gestion locale. D'abord, la fusion-absorption des départements dans les régions et des communes dans les communautés de communes. D'un seul coup, on supprime 100 administrations départementales et on passe de 36000 communes à 6000 ou 7000. Je propose que cette réforme soit soumise à référendum dans la foulée de l'élection présidentielle, de même que certaines mesures institutionnelles, comme la réduction du nombre de parlementaires. 

 

Faut-il de nouveau reculer l'âge de la retraite?

Il faut reculer l'âge légal à 65 ans. J'ai toujours regretté qu'on ne l'ait pas fait en 2010. Nous avons eu ce débat interne. Je suis absolument convaincu qu'aller plus loin n'aurait pas mis une personne de plus dans la rue. On n'a pas osé aller jusqu'au bout et on a fait croire, à tort, aux Français que cet effort serait le dernier. 

 

Ne craignez-vous pas que quelqu'un dénonce un "Munich social", comme aurait dit Philippe Séguin?

Le Munich social, c'est l'acceptation d'une France avec plus de 3 millions de personnes sans emploi; c'est l'acceptation d'une société où les perspectives de promotion sociale sont faibles ; c'est l'acceptation de la précarité chaque année aggravée pour les jeunes. C'est cela, le Munich social, et nous sommes en plein dedans. Sauver la solidarité, c'est rompre avec le statu quo en créant les conditions d'une France productive. 

 

Ne risquez-vous pas de bloquer le pays?

La majorité des Français attend des mesures énergiques. Le principal reproche fait à François Hollande, c'est son irrésolution, son absence de volonté. La vigueur du débat, les résistances ne doivent en aucun cas nous détourner de l'objectif. Il n'y aura pas de redressement national sans effort et sans heurt. L'exemple des autres pays européens, comme l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou l'Espagne, nous prouve heureusement que l'effort paie et que le redressement est possible. La Constitution nous donne les moyens de gouverner, notamment avec les ordonnances. Sans priver le Parlement de ses pouvoirs, elles permettent de raccourcir les délais. Si on veut vraiment redresser le pays, il faut s'en donner tous les moyens. 

 

Vous proposez des mesures poivrées. Où est le miel?

Le donnant-donnant pratiqué jusqu'à maintenant est un marché de dupes. Chaque ambition de réforme est amoindrie par la négociation et, du coup, ne produit pas d'effet. Moimême, j'ai mené plusieurs réformes de la formation professionnelle totalement consensuelles, ce dont je me suis toujours félicité. J'avais tort : ces réformes étaient consensuelles parce qu'elles étaient encore trop conservatrices. A ce niveau de crise, le consensus habille l'immobilisme. 

 

Votre nom est associé à des hausses d'impôts. Essaierez-vous de le lier à des baisses au profit des particuliers?

D'abord, mon nom est aussi associé à la privatisation de France Télécom, à la réforme des retraites, au service minimum, à la réforme des universités. C'est vrai qu'en 2011 nous avons fait l'objet d'une attaque violente des marchés et nous avons dû augmenter la fiscalité. Là encore, il y a eu des débats. J'avais préconisé une hausse du temps de travail, uniforme et temporaire. Je n'ai pas réussi à obtenir l'accord de Nicolas Sarkozy sur cette proposition. 

 

Donc rien pour les ménages?

La puissance de la compétition internationale nous oblige à baisser assez fortement les charges des entreprises. Je ne préconise donc pas une refonte radicale de la fiscalité sur les ménages dans le premier temps du quinquennat. Cela reste un objectif, mais pas immédiat. Je suis honnête : la baisse des impôts est nécessaire, mais elle est liée aux marges dégagées par notre productivité et la baisse de nos déficits.  

Nous devons recréer de la richesse en France et redonner envie d'investir en France. D'où ma proposition de suppression de l'ISF. Tout le monde sait, y compris les gens de gauche, que l'ISF est une catastrophe. A chaque quinquennat, les gouvernements essaient de lui trouver des aménagements. Non seulement, ils échouent, mais ils indiquent aux Français que leurs dirigeants sont hypocrites. Si nous avions eu le courage de supprimer l'ISF en 2007, bien sûr on nous aurait accusés de tous les maux, mais ces critiques se seraient brisées rapidement sur la démonstration qu'un pays sans ISF est un pays ou l'on peut investir et donc créer de l'emploi. Mieux vaut des fortunes en France qu'à l'étranger. 

 

La droite est libérale dans l'opposition et moins allante quand elle gouverne. En quoi êtes-vous plus crédible que les autres?

J'ai toujours tenu bon dans les réformes que j'ai conduites, la seule fois où j'ai reculé, sur la réforme du bac, c'était sur ordre du président Chirac. Pendant le quin -quennat de Nicolas Sarkozy, j'ai été confronté en permanence à cette question de la radicalité de la réforme, à l'échec de la méthode douce. Au fond, cette expérience me donne plus de crédibilité qu'à ceux qui n'ont pas été confrontés à la réalité de l'exécutif. Moi, j'ai vu les conséquences de l'hésitation. 

Je sais que l'on ne pourra plus faire comme avant. Ma volonté de rupture est forte. Prenons l'exemple de la composition du gouvernement : dans ma tête, il doit être mis en place dans les vingt-quatre heures, sans négociation avec qui que ce soit ; c'est un commando de personnes qui savent exactement ce qu'elles doivent faire, et non des hommes et des femmes que l'on va chercher à la dernière minute et qui mettront six mois à découvrir la situation. 

 

Dans quel état avez-vous trouvé l'UMP?

Le diagnostic que je faisais depuis des mois se révèle, hélas, particulièrement juste. Depuis la campagne présidentielle de 2012, l'UMP est dans un immense désordre idéologique et financier et, j'ajouterai, moral. Par un fonctionnement clanique, l'UMP s'est éloignée de ses valeurs et de ses principes. 

 

Etes-vous à la tête d'un parti en situation de faillite?

L'audit que nous avons lancé nous apportera la réponse. On ne peut pas dire aujourd'hui avec certitude s'il est possible de relever financièrement l'UMP. 

A vos yeux, le dépassement du plafond de dépenses pour la campagne présidentielle de 2012 est-il très, très largement supérieur à celui déjà pointé par la commission des comptes?

La situation qui perdurait à l'UMP pose des questions. Un soupçon fort et un faisceau d'indices pèsent maintenant sur le financement de la campagne présidentielle. Je fais confiance à la justice pour faire toute la lumière sur ce qui s'est réellement passé. 

 

Au sein de l'UMP comme au sein de l'équipe de campagne présidentielle, les responsables politiques peuvent-ils se contenter de dire qu'ils ne savaient pas?

Non, bien sûr. Devant les militants de l'UMP et les citoyens, chacun a un devoir de transparence et d'honnêteté, à la mesure de ses responsabilités. Nous avons un rôle commun d'exemplarité. Il n'est pas possible d'appeler les Français, parents, salariés, chefs d'entreprise, à assumer leurs devoirs et, en tant que responsable politique, de contourner cette règle absolue. Comment voulez-vous demander des efforts aux Français en donnant le sentiment que les politiques se mettent au-dessus des lois et des règlements ? 

 

Comment définiriez-vous aujourd'hui votre relation avec Nicolas Sarkozy?

Au-delà des relations de personnes, je crois que nous sommes en désaccord sur l'analyse de l'échec de 2012, sur le diagnostic de la France et sur le projet de redressement national. Mais je ne conçois pas mon action par rapport à Nicolas Sarkozy, mais par rapport à ce que j'estime être l'intérêt national. 

 

S'il se présente à la présidence du parti, vous ne vous sentirez donc plus en phase avec l'UMP?

C'est une question qui ne me paraît absolument pas d'actualité. Si l'on veut redresser l'UMP, il faut de la collégialité et un peu d'humilité. Mon rôle dans les prochains mois est totalement dans le collectif. Avec Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, nous mettons de côté nos différences, nos ambitions, nos histoires pour incarner l'intérêt général au service de notre famille politique. 

 

Comment définiriez-vous aujourd'hui votre relation avec Alain Juppé?

Elle est empreinte de respect et de franchise. 

 

Quand annoncerez-vous votre décision d'être, ou pas, candidat à la présidence de l'UMP?

Le moment venu... Quand je saurai si l'UMP peut être redressée financièrement, quand nous aurons fait la démonstration que nous pouvons créer un climat différent, où chacun se sent à l'aise, même avec des divergences de sensibilités, et peut participer à l'activité du parti. L'unité est ma priorité. Si j'avais voulu quitter l'UMP, je l'aurais fait quand on m'a volé la victoire, à la fin de 2012. J'ai privilégié le rassemblement, mais l'unité de la famille, cela ne veut pas dire étouffer les affaires. Si je peux être utile à ma formation politique, c'est très bien. Toutefois, mon horizon n'est pas la présidence de l'UMP. Je suis dans une démarche de dialogue avec les Français et de préparation d'un projet politique pour le redressement de la France. Je ne me détournerai pas de mes priorités et de cet horizon. 

Un manifeste libéral

"Le défi de la compétitivité", voilà le titre du programme économique que François Fillon, dans le cadre de son club Force républicaine, rend public le 25 juin. En huit chapitres, ce manifeste, libéral assumé, propose de supprimer carrément la durée légale du travail dans le privé, de passer aux 39 heures dans le public, d'élargir les motifs des licenciements économiques, de revoir le mécanisme de revalorisation du smic, de réduire le plafond des allocations chômage, de les rendre dégressives, de supprimer l'ISF, de réduire les dépenses publiques de quelque 100 milliards d'euros. Autant de bombes que le candidat à la primaire UMP pour la présidentielle de 2017 lance dans le débat. 

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Publié par François Fillon
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commentaires

gilles 09/09/2014 18:17


http://madame.lefigaro.fr/societe/mere-rend-publique-video-de-laccident-mortel-de-son-fils-090914-916100


Il y a avant l'accident, la surprise du conducteur et une demi seconde après, on se dit que c'est fini.


Plus efficace que toutes les messages de prévention routière ou les clips vidéos où il y a toujours un réflexe de survie quelque part dans notre tête qui nous fait relativiser que
"c'est du cinéma".


Là, c'est réel. La séquence est sobre, pas d'image insoutenable ou sensationnelle. La réalité froide et neutre, c'est tout.

Morpain 06/07/2014 15:58


Bonjour Monsieur Le Premier Ministre,


    En accord avec vous à 100% pour vos projets. Les conséquences pour nous particuliers,


ne sont pas évidentes... En cela, Mr Fillon je pense qu'il vous faudra donner davantage de détails pour la clarté de vos intentions.


     Un autre point que j'aurai aimé lire, c'est votre position vis à vis des Syndicats. A mon avis, ceux-ci ont une position de "1968" qui ne correspond plus à la réalité.


    Bon courage Mr Fillon et Bonne chance.  ~~JPM~~

Bernard 37 28/06/2014 09:08


Voilà de solides propositions économiques, mais parler d’économie seule, c’est déjà ne pas dire TOUTE la vérité !


La politique, qui ne se fait plus à la « corbeille » mais derrière les écrans plats des salles de marché est inséparable de la finance internationale,
aujourd’hui.  Quelles propositions pour mettre fin à cette spéculation
financière responsable de 95 à 98% des flux financiers- et de la mise en circulation d’autant de monnaie sans contrepartie réelle-  alors que les flux de marchandises et de services, seuls
utiles à l’humanité, représentes quelques pourcents ? Comment s’émanciper du roi dollar et de ses oukases contre tout ce qui n’est pas payé en monnaie de papier vert ? Comment redonner
à la France sa Souveraineté monétaire et institutionnelle dans l’Europe des Monnet, des  Delors et des Jupé ?


 


L’économie est le bras armé de la politique. Elle fait et refait le monde depuis les premiers trocs d’avant les monnaies.


L’économie est l’émanation de la politique et elle la sous-tend. Ainsi de la fiscalité écrasante que vous ne changerez pas « tout de suite », de
l’insécurité grandissante qui autorise les trafics de drogue, qui laisse se développer une « économie mafieuse parallèle » qui pourrit notre Pays, nos institutions et nos libertés. Ainsi des communautarismes
partisans, ethno-religieux et comportementaux : islamistes, judiciaires, écolos, LGBT, « genristes »… qui assassinent la Laïcité, la Liberté de pensée et de parole, la Liberté de
vivre, tout simplement.


C’est TOUT ÇÀ qui révolte la France et les Français, et vous leur répondez « économie » !


 


Abandonner votre casquette de technocrate « raisonnable » pour un véritable couvre-“chef” de la Nation France, voilà ce que le citoyen attend de vous, Mr
le Premier Ministre !


Quand on parle au nom des Français, il faut parler leur langage, celui de leurs préoccupations, de leurs inquiétudes majeures, de leur incertitude absolue du
lendemain dans une France en déshérence au milieu d’une Europe impopulaire, CàD d’où les Peuples sont absents, des Français soumis à une administration autocratique, lobbyïsée et
déshumanisée..


Comment le Citoyen Laïc et Républicain devra-t-il hurler sa détresse pour être entendu ?


 


Ne plus tromper les Français, c’est d’abord les É-COU-TER !


Les SOLUTIONS couleront alors de source…démocratique.

Jacques GERARD 26/06/2014 10:51


Cher monsieur FILLON,


Je souscris entiérement à votre programme pour redresser la situation de notre pays


Une suggestion pour apporter une souplesse dans l'application des mesures drastiques , que vous préconisez.


Pourquoi ne pas s'inspirer de la réforme de Pierre MENDEZ-FRANCE pour supprimer le privilège des bouilleurs de cru en 1954 ?C'est à dire de décider que certains privilèges ( régime spécial des
retraites, statut de la fonction publique dans les emplois non-régaliens, etc...) deviennent PERSONNALISES et VIAGERS. Ainsi on respecte "les droits acquis" mais on assure un avenir, qui ira dans
le bon sens très rapidement.


Ceci est une suggestion, qui me semblerait  de nature à faire acepter votre programme par une majorité de nos concitoyens


Tous mes voeux pour la réussite de vos entreprises


 


Jacques GERARD de Nancy

Ludovic 26/06/2014 09:15


Bonjour M. Fillon et merci d'avoir le courage de tenir ces propos.


Cependant notre pays n'est plus propice au libéralisme. C'est notre république qu'il faudrait revoir, notre justice qui n'est pas assez libérale et qui devrait reprendre la notion d'état de droit
au lieu de s'inspirer d'Ulpien, nos syndicats qu'il faut réformer (cf. rapport Perruchot). Il nous faut une école libre et de vrais diplômes (pas comme le baccalauréat qui est plus simple d'année
en année). Il faut réformer l'assurance maladie et permettre aux français d'entreprendre sans avoir peur de fermer au bout de 3/4 ans sous le poids des impôts.


Tellement de projets ambitieux à mener.


Aujourd'hui nous prenons la direction dangereuse de l'Allemagne il y a un siècle avec la montée des socialistes-nationalistes. La "Route de la servitude" de Hayek documente assez bien ce
phénomène. L'Angleterre a faillit prendre cette voie, Thatcher a su reprendre la direction de la croissance. Mais M. Fillon la France n'est plus libérale, le lourd travail de Mme Thatcher ne sera
rien face au labeur qui attend un homologue français aujourd'hui.


Pour revenir sur vos propos, j'adhère parfaitement à vos idées d'alléger le code du travail, là encore un projet titanesque.


Concernant l'élection présidentielle, ne serait-il pas temps que le Président de la République soit responsable face à l'Assemblée (qu'il écoute la voix du peuple), le suffrage universel ne
pousse-t-il pas au clientélisme et finalement au socialisme ? D'ailleurs l'UMP aujourd'hui est-elle un parti socialiste ?


Vous ne parlez pas de l'instabilité des impôts. Il faut un pacte de stabilité pour laisser les capitaines d'entreprises de planifier, d'investir. Aujourd'hui les investissements et les projets se
font au minimum, à chaque remaniement du gouvernement ou élection une augmentation de la fiscalité peut intervenir, pénalisant lourdement les investisseurs.


Vos propos me redonnent espoir dans l'avenir. J'ai la ferme intention d'adhérer à votre mouvement dès que j'aurais la certitude de l'UMP (ou un autre parti) est libéral.


MERCI.

sachot marie-luce 26/06/2014 07:38


Monsieur Fillon,


Je partage votre analyse et les remèdes forts nécessaires pour la France.


Vous ne le faites pas pour être populaire mais pour le bien commun.


Cependant, il faut être élu, avec de telles propositions, même si elles sont justes.


Et les journalistes ont des commentaires très réducteurs: propositions très libérales, loin du gaullisme social.


C'est pourquoi, je partage le commentaire n°4 de Bertrand: peut-être ajouter plus de situations vécues pour toucher le coeur des Français.  


bon courage et avec tout mon soutien


Marie-Luce


 


 

Perrin 25/06/2014 22:36


Monsieur le Premier Ministre,


Bravo ! Le ton est donné ; vos détracteurs n'ont plus qu'à s'attendre à d'autres surprises !


Votre déclaration était attendue de tous ;


La forme est dévoilée, il ne reste plus qu'à renforcer les groupes de travail pour que le fond rassemble le moment venu.


A nous Sympathisants, Adhérents UMP ou tout simplement Citoyens de vous aider à répondre aux attentes de la France d'aujourd'hui et surtout à Celle que nous laisserons en héritage à nos
enfants.


A Vous Sympathisants, Adhérents UMP ou tout simplement Citoyens, de ne pas hésiter à faire part de vos idées, de vos questions à MR FILLON, je sais par expérience que lui et son équipe en
tiennent compte pour élaborer un programme juste et bien ficeler.


 Et cela permet également de remettre le Politique à sa juste place... Un homme ou une femme comme nous et non à des années lumière de notre vie de tous les jours.


Bien à vous.


Nathalie & Claude BREIL06


 


 

bibi 25/06/2014 18:22


M FILLON


EXELLENTmais il va vous falloir beaucoup de courage et ELEVER LE TON surtout que M JUPPé a bien l intention de se presenter au primaire de 2016 et il annonce cela  aprés
avoir rencontré N SARKOZY HIER? attention au coup bas  mais les francais finirons bien par  vous apprecier a votre juste valeur respectueusement

ALVARES 25/06/2014 11:49


Bonjour Monsieur FILLON,


j'attends avec impatience le jour où l'on pourra retrouver nos libertés : d'entreprendre, d' être protégé sans se retrouver accusé de racisme, de défendre nos valeus familiales, de retrouver un
état au service de ses concitoyens et non pour des corporatistes ......... je pourrais continuer ainsi longtemps. OUI je suis pour l'augmentation du temps de travail, j'ai connu les 35 heures,
tout le monde travaillait au "black" !!!!!!!!!!!! J'ai crée ma société il y a six ans , j'ai connu des moments trés difficiles mais je me suis accroché , j'ai éspoir que vous ameniez un vrai élan
pour les entrepreneurs. 


Aujourd'hui on voit le Vrai visage de certains qui ont oeuvré pour vous faire échouer depuis 2007 !!!!!!!! 


Je garde toute ma confiance en vous et vos équipes 

Olivier L. 25/06/2014 11:01


Monsieur le Premier ministre,


 


Ce programme n'est pas seulement différent, il est empreint de réalisme, ce réalisme qu'on refuse trop souvent de voir pour ne pas affronter les difficultés de face. J'envoie ce jour mon bulletin
d'adhésion à Force Républicaine, c'est la première fois que j'adhère à un parti.


 


Je vous souhaite tout le courage nécessaire à une campagne qui s'annonce longue. Nous avons besoin d'honêteté, pas seulement la droite mais aussi tout le pays, je suis persuadé que vous incarnez
cette honnêteté et que vous êtes animé d'une réelle volonté de bien faire pour le pays, sans intérêt personnel mais pour notre avenir à tous.


 


C'est ce qu'on attend d'un homme d'État.

Alain Blouin 25/06/2014 09:08


Bonjour


Après avoir lu un livre remarquable sur Churchill, je termine un livre sur le Général de Gaulle, simple hazard, car ensuite, je retourne à mes lectures classiques: philo, romans, docs.


Il me semble M Fillon que vous ètes actuellement le seul à incarner en France, une autre manière de faire de la politique, pour les autres, le pays, avec sérieux.


 


Cordialement

gbri 25/06/2014 09:04


OUI, il n'y a pas d'autre solution à tous nos problèmes: la Liberté... d'entreprendre, d'innover, d'être intelligent, ça n'empêche pas de respecter les plus faibles, au contraire car il y aurait
plus de richesses ainsi créées.


Merci, M le Premier Ministre pour votre bel engagement pour des idées qui ne peuvent que compter dans un futur proche.

RANVIAL Liliane 25/06/2014 01:16


Votre franchise sur l'état de la France actuelle et ce que vous proposez pour sortir notre pays de cette situation catastrophique est tout à votre honneur .Oui, pour redresser notre économie il
faudra faire des efforts .Mais c'est le seul moyen pour y arriver. Vous êtes honnête et j'espère que vous pourrez mettre vos idées et vos propositions en application.


Continuez ainsi . Respectueuses salutations .


Liliane Ranvial

SUIVRE marie-France 24/06/2014 22:48


Ëtre libéral ne signifie pas défendre l'entreprise mais faire en sorte que le pauvre s'enrichisse.


De gaulle avait lancé l'idée de participation. Depuis on attend une perspective et un espoir.


Chiche Monsieur Fillon faites nous une révolution libérale.

ALLARD Jean-Claude 24/06/2014 22:46


Bonjour, 


j'ai apprécié le passage 


Pour l'armée, on ne pourra pas descendre en deçà du niveau actuel, sauf à abandonner nos ambitions.


 Mais je ne comprends pas du tout ce que veut dire : 


Je suis également favorable à une réduction importante des recrutements sous statut de la fonction publique. Il est paradoxal que le secteur qui s'en affranchisse le plus soit l'armée, le
plus régalien. 


Les armées sont en effet composées à 63 % de contractuels


 


Merci de m'éclairer

Patrick Thévenin 24/06/2014 21:56


Voilà enfin le type de programme politique et économique que j' attends depuis longtemps pour la France. Merci François Fillon pour votre courage et cette saine ambition pour notre pays.

Bertrand L 24/06/2014 21:13


François Fillon, vous avez raison de dire la vérité aux Français. Vous montrez ainsi que vous avez du courage.


 


Les électeurs votant aussi avec leurs sentiments, je me demande cependant si vous n'auriez pas intérêt à leur parler davantage avec votre coeur. Par exemple, pourquoi ne pas accompagner vos
propositions d'un diagnostic de la situation dans lequel la majorité des Français pourrait se reconnaître. C'est une question que je me pose.


En tout cas, merci pour ces réflexions et le travail que vous effectuez. Il est vraiment réconfortant de voir que des responsables politiques consacrent leur énergie à préparer l'avenir. Merci
beaucoup, continuez. Bertrand L (de Parigné le Pôlin).

eppe 24/06/2014 21:07


comme d'habitude mon commentaire sera censuré . on verra . il est normal de voir les choses différemment dans 1 nouvelle campagne électorale mais pas de dénigrer celui avec lequel on a
travaillé pendant 5 ans . . je ne donnerai pas ma voix à ceux qui ont profité de sarkosy et qui maintenant le jettent aux orties . pourtant je suis de droite plutôt libérale

alice 24/06/2014 20:35


Bravo, en avant avec un Libéralisme
éclairé !!!.... un programme en béton armé et un Etat-Major de poids ,  de pointe  et de fer…« une machine à gagner 
implacable » ….impossible à  déstabiliser  par qui que ce soit … !!!…c’est uniquement à ce prix que nous retrouverons Prospérité, Travail pour tous et  Joie de Vivre !!!…....  tous avec François Fillon !!!…………alice

CIESLIK FRANCK 24/06/2014 20:30


Merci Monsieur Fillion,


Beaucoup de français sont à 100% en accord avec vos propositions, votre opinion  et savent bien qui a fait le boulot et que vous êtes un homme intègre et qui sera à la fois ferme et assez souple pour administrer notre pays (pas facile).
Vous êtes l’espoir de beaucoup et espérons que nous ne retrouverons pas un Président faible, trop attaché à hisser les siens…  Vous êtres l’espoir de
beaucoup d’entre nous et ne souhaitons pas réitérer la passé avec un  Président qui a perdu les élections et qui ne fera pas l’unanimité. Ce serait la
fin…


Vous le montrez bien,  la France a besoin d’être remotivée
avec des règles intègres, équitables  qui sera le garant d’une vraie liberté et non d’une liberté sauvage et vous le savez très bien car votre
position est toujours bien mesurée. 


Bon courage Monsieur Fillon. Nous tous avec vous et avec tous ceux qui auront le courage,  l’intelligence du cœur et de la raison, celle de redresser notre beau pays.


Franck


 

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