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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 00:16

En campagne ce samedi dans le Sud-Ouest à Lourdes, Lons puis Biarritz, j'ai répondu aux questions de la République des Pyrénées :


Vous avez été Premier ministre. Vous connaissez donc la difficulté et la lourdeur de la tâche. Ne trouvez-vous pas que l’opinion est un peu injuste avec votre successeur ? Dans le cas contraire, quels sont, pour votre part, les principaux reproches que vous pourriez lui adresser ? Que n’a-t-il pas fait qu’il aurait dû faire au cours de ces six premiers mois ?

François Hollande et Jean-Marc Ayrault en sont responsables. Ils se sont mis eux-mêmes dans une impasse : ils ont nié la crise pendant toute la campagne présidentielle faisant campagne sur l’anti-sarkozysme. Ils ont passé au bulldozer, pendant les 6 premiers mois, toutes les réformes faites par mon gouvernement : je pense notamment à la défiscalisation des heures supplémentaires et à la TVA anti-délocalisation qui aurait permis de faire baisser le coût du travail et de frapper les produits importés. Pourquoi ne pas avoir gardé cette réforme quitte à l’expérimenter et à l’évaluer ? Par sectarisme, le gouvernement s’est privé d’une réforme qui pouvait ranimer la croissance. Les décisions sur le budget 2013, faites de matraquage fiscal sur les entreprises et les classes moyennes, risquent de précipiter la France dans la récession. Le gouvernement est aujourd’hui au pied du mur avec des couacs à répétition, qui sont le résultat des ambiguïtés de la campagne présidentielle. Il faut se ressaisir et changer de politique pour ramener la croissance en faisant un choc de compétitivité fondé sur une augmentation du temps de travail, de baisse du coût du travail.

Jean-Marc Ayrault a évoqué un possible débat sur les 35 heures avant de se raviser, pourquoi voulez-vous les remettre en cause aujourd’hui ?

La crise impose de mettre fin aux 35 heures. Nous devons supprimer la référence à la durée légale du temps de travail et autoriser une négociation collective dans les entreprises sur le temps de travail, dans la limite des règles européennes. Si cela ne recueille pas l’assentiment majoritaire, devant la gravité de la crise, il faut augmenter d’une à trois heures le temps de travail dans les entreprises comme dans les fonctions publiques. L’équation est simple : si nous n’augmentons pas le temps de travail, il y a un risque de baisse des salaires pour les Français. Je regrette que la prise de conscience du Premier ministre n’ait été si furtive. Jean-Marc Ayrault doit prendre la mesure de la nécessité d’ouvrir un tel débat, dans l’intérêt de la France, loin des considérations idéologiques. La croissance en dépend.

Vous venez dans un département où le maire qui vous accueille, secrétaire départemental de l’UMP, vous soutient, et celui de la principale ville voisine, et président départemental de l’UMP, défend J.-F. Copé. Cela vous paraît-il problématique ?

Cette élection est un moment démocratique dans notre parti et je me félicite de l’engouement des militants dans les réunions publiques, qui démontre leur volonté d’avoir un parti en ordre de marche pour les prochaines échéances. J’espère que cela présagera d’une bonne participation car ce sera un indicateur de la bonne santé du parti. Chaque militant devra faire son choix et c’est par définition un choix individuel. La fédération départementale a pour rôle de faire en sorte que cette compétition se déroule de manière équitable et que le processus électoral soit exemplaire, c’est une lourde responsabilité. Je veux surtout que l’UMP incarne vite un projet de redressement qui soit un projet d’espoir pour tous les Français. Je veux aussi que l’UMP soit une famille qui rassemble la droite et le centre. Ce sont les deux conditions pour que les Français nous refassent à nouveau confiance.

Si vous êtes élu président de l’UMP, quelle forme de gouvernance mettrez-vous en œuvre ? Qu’est-ce qui la différenciera fondamentalement de celle que veut réaliser votre adversaire ?

Je souhaite que l’UMP devienne un parti au fonctionnement encore plus démocratique, un parti moderne. Nous devons donner envie aux Français de nous rejoindre, de nous faire confiance. Je souhaite reconquérir les adhérents qui nous ont quittés, aussi bien ceux qui ont voté François Hollande que Front national. Actuellement, nous avons certes des fédérations importantes, mais pas assez importantes au regard de celles de nos voisins européens. L’UMP est en capacité de conduire un rassemblement plus large car je sens que de nombreuses personnes, notamment en ces périodes de crise, ont envie de s’engager et sont prêtes à se mobiliser. Il faut juste créer les conditions et donner une impulsion. Pour cela, je souhaite que la culture du débat devienne une règle à l’UMP, que les militants soient régulièrement sollicités pour donner leur avis sur les orientations politiques du parti, son fonctionnement. Je souhaite que les adhérents soient consultés autant de fois que cela est possible pour désigner, via des primaires ouvertes, nos candidats aux prochaines élections. Nous devons faire de la carte d’adhérent de l’UMP un bulletin de vote permanent. C’est une vision novatrice de l’UMP, mais c’est aujourd’hui une nécessité.

Dernière question. Vous êtes à Lourdes, où vous allez notamment visiter les Sanctuaires. Est-ce que pour vous, c’est un déplacement particulier ?

Tout déplacement dans un lieu de recueillement revêt un caractère particulier, surtout après les terribles inondations qui ont touché Lourdes il y a quelques jours. Le travail des bénévoles, des agents municipaux et des pompiers a permis une réouverture progressive du site. Je veux leur rendre hommage.

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Publié par François Fillon
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commentaires

Netter Philippe 19/11/2012 15:15


Monsieur le Président,


c'est à l'ancien Premier Ministre que je m'adresse et pas à l'improbable Patron de l'UMP. Vous avez tant moqué les socialistes au moment de leurs primaires que la France vous attendait droit dans
les yeux pour une parade démocratique exemplaire. Et bien pas du tout... c'est la chienlit aurait dit le Général dont tout le monde se réclame maintenant. Posez vos déguisements de mascarade et
dites-nous où vous êtes "exactement". De dérive en dérive on va vite être tous au sec!


Triste époque, triste image de la Démocratie, de la Liberté, des Valeurs humanistes et républicaines pour lesquelles nos Anciens se sont battus.


Un citoyen attristé. Très respectueusement tout de même pour la fonction que vous avez assumée.


Philippe Netter


 

DANIELLE 15/11/2012 00:57


NOUS VOUS SOUTENONS TRES CHALEUREUSEMENT  VOUS DEVEZ GAGNER AU NOM DE LA FRANCE QUI VOUS  ATTEND  QUI A TANT  BESOIN D UN HOMME DE VOTRE VALEUR  UNISSEZ LA FRANCE LES
FRANCAIS AVEC DE GRAND PROJET PENSEZ AUX BANLIEUX UN VIVIER EXTRAORDINAIRE SI VOUS SAVEZ LEUR DONNER CONFIANCE   NOUS VOUS PROMETTONS LE PLUS BEAU DESTIN SI VOUS  REDONNEZ DE L
ENTHOUSIASME AUX FRANCAIS TOUS LES FRANCAIS ET REJETTEZ CES  COPE CES SARKO  HAINEUX RACISTES SECTAIRES  DES SIONISTES ET RIEN D AUTRE  LA FRANCE REJETTE CES GUEUX  
LE PLUS LOIN POSSIBLE DE LA DIRECTION DE LA FRANCE

Duboys Fresney 06/11/2012 11:45


Pourquoi F. Fillon en a assez d'être caricaturé de centriste. Je suis centriste, c'est humiliant pour les centristes! Pourtant si je devais faire un choix entre Fillon et Borloo, il n'y a pas
photo je choisirais Fillon et beaucoup de centristes feraient le même choix. F. Fillon devrait se tourner davantage vers les centristes, tout l'Ouest de la France serait de son côté (je suis de
la Mayenne).

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