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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 22:30

Ce samedi et à une semaine des élections européennes, je donne, dans un grand entretien au Figaro, ma vision de ce que doit être la France dans l'Europe.

 

La passe d’arme entre Henri Guaino et Alain Juppé a révélé au grand jour les divergences de fond qui peuvent exister sur l’Europe à l’UMP. Quel est votre point de vue ?

Si l’on écoute toutes les sensibilités de l’UMP s’exprimer sur l’Europe, on y retrouve un tronc commun de convictions et de propositions suffisamment large pour que nous puissions mener campagne ensemble. Ceci dit, des opinions diverses ont toujours coexisté au sein de l’UMP sur la question européenne. Ce n’est pas moi qui ai voté « non » à Maastricht qui jetterai la pierre à Henri Guaino parce qu’il exprime une opinion personnelle. En revanche ma seule critique, c’est cette attaque blessante sur la personne d’Alain Lamassoure. Alain occupe au parlement européen une fonction essentielle, précieuse pour notre pays et notre famille politique. Il connaît mieux que personne les faiblesses du fonctionnement de l’Europe et il fait campagne pour y remédier. C’est ce qui a justifié mon soutien à sa candidature comme tête de liste en Ile-de-France.

 

Mais il existe malgré tout à droite dans l’opinion de vraies divergences sur la question européenne…

Indéniablement, mais elles sont parfois fondées sur de mauvais arguments. Un grand nombre de Français rejettent l’Europe parce qu’ils pensent qu’elle est coupable de tous leurs maux. Trop de responsables politiques se défaussent sur l’Europe de leurs propres insuffisances, du refus de l’effort, de l’absence de volonté de réforme nationale.

 

Certes, mais Bruxelles a une influence sur notre politique économique et sociale.

Commençons par balayer devant notre porte. Le chômage élevé en France ne doit rien à la politique européenne. Il doit tout à l’absence d’investissement entravés par une fiscalité trop élevée, un coût du travail excessif, des dépenses publiques trop importantes et à la folie des 35 heures qui, à ma connaissance, n’ont jamais été imposées par l’Union Européenne ! Je combats l’idée selon laquelle les responsables politiques ont perdu le contrôle du destin de leur nation.

 

 

 

Et sur la politique migratoire… 

L’excès d’immigration sur notre territoire est avant tout le résultat d’un accès trop facile aux prestations sociales avant d’être la conséquence d’un laxisme européen. Rien n’empêche la France de décider demain de réserver les prestations sociales à des étrangers en situation régulière, ayant un contrat de travail et travaillant en France depuis au moins un an. Croyez-moi, dans cette configuration, notre territoire deviendrait moins attractif ! Prenez l’exemple de la  Grande Bretagne. Elle ne participe pas à la zone de libre circulation des personnes et a les mêmes problèmes d’immigration que nous. Les Etats- Unis ne sont pas dans l’Union Européenne et sont confrontés eux-aussi à de graves problèmes d’immigration.

 

 La France est coupable et l’Europe innocente ?

Tout est lié. Si l’Europe fonctionne mal, ce qui est incontestable, elle ne fonctionne pas plus mal que nos propres États ! En outre, les dysfonctionnements de l’Europe ne doivent pas nous conduire à rejeter et à détruire ce que deux générations d’Européens ont construit avec beaucoup de courage et tant de résultats. Y-a-t-il aujourd’hui dans le monde une zone où les libertés individuelles, la coexistence pacifique, l’alliance de la Foi et de la Raison existent comme en Europe, et où encore les inégalités sont les moins criantes ?  L’Europe a des défauts, j’en conviens. Ils demandent à être corrigé. Mais ne lui imputons pas les défaillances de ses Etats et en particulier le nôtre.

 

Vous aviez voté « non » à Maastricht il y a 22 ans. Comment s’est faite votre évolution sur l’Europe ? 

Je ne regrette rien de ce vote qui marquait ma défiance à l’égard d’un partage de notre souveraineté nationale sans garanties politiques pour piloter la monnaie unique. Je remarque d’ailleurs que beaucoup des critiques que nous formulions avec Philippe Seguin se sont révélées pertinentes.

Je reste profondément attaché à la nation Française et je pense que ceux qui veulent l’effacement des nations sont aussi irresponsables que ceux qui veulent sacrifier l’Europe. Mais des éléments décisifs ont changé depuis 1992 et m’ont fait évoluer. Le continent Asiatique est en train de prendre le leadership de l’économie mondiale. Le désordre politique lié à l’effacement de la domination américaine s’installe dans de nombreuses parties du monde. Le Moyen Orient est dans une situation pire qu’il y a vingt ans, une partie de l’Afrique est en guerre. Les printemps arabes vivent une phase chaotique. Les relations russo-européennes se dégradent et les conflits territoriaux en Asie se multiplient. Bref, nous sommes confrontés à une montée des périls à la fois économique et sécuritaire qui commandent de renforcer la solidarité européenne.

 

Est-ce aussi l’exercice du pouvoir qui a modifié votre vision ?  

Pendant cinq ans, j’ai été confronté aux faiblesses de notre économie et à la montée de nos concurrents. Cela a forcément nourri ma réflexion politique. Quand on perd un marché des centrales nucléaires au profit de la Corée, quand on se rend en Chine pour visiter une somptueuse université de 50 000 élèves ingénieurs, on prend la mesure des nouvelles forces en présence. Quand les joyaux de la recherche et de l’innovation Française TGV, avion, centrale nucléaire, chantiers navals souffrent de la concurrence des pays émergents, on réalise que notre pays ne peut se défendre seul.  Lorsque la France dominait le monde, elle pouvait aisément imposer ses vues. Aujourd’hui on est dans la situation inverse.

 

Tout ceci conduit à reconsidérer le sort de la France dans la mondialisation et me ramène à l’objectif initial de mon engagement politique : l’attachement à la nation Française dans ce qu’elle a d’unique et d’exceptionnel. Aujourd’hui son avenir et la préservation de notre mode de vie ne sont plus assurés pour des raisons à la fois économiques et géopolitiques. Ma conviction, c’est que la meilleure façon de défendre la nation française, c’est de défendre la civilisation européenne.

 

Pendant la crise l’Europe a—t-elle été décisive ? 

Au départ, les institutions européennes n’ont pas fonctionné. La Commission n’a pas réagi mais la solidarité européenne a été, effectivement, décisive. Si l’Allemagne avait refusé la proposition franco-britannique de garantir les dépôts bancaires, l’économie européenne se serait effondrée. La gestion de la crise du quinquennat précédent a démontré que la volonté politique pouvait prévaloir sur les règles institutionnelles quand c’était nécessaire.

Cela nous ramène à la question du poids et de la détermination des dirigeants européens. L’Europe doit être conduite par des hommes et des femmes qui ont une crédibilité et une visibilité internationales. Nous en sommes loin. Le processus de désignation du président de la commission est flou et personne n’en a la même interprétation. Les candidats sont peu discernables et la France n’en a même pas un à promouvoir !

 

Avec le recul quel bilan faites-vous de la monnaie unique ? 

L’un des acquis de l’Europe, c’est sa monnaie. Elle présente de nombreux avantages et quelques inconvénients. Elle nous a donné des taux d’intérêts extrêmement bas, une stabilité monétaire unique dans notre histoire, l’absence d’opération de change pour les entreprises à l’intérieur d’une zone qui représente dix-huit pays et qui reste sans doute la première puissance économique du monde en PIB cumulé. Enfin, c’est une protection efficace pour les épargnants qui n’ont pas à craindre de dévaluations.

 

Mais l’Euro n’a pas que des avantages

Oui, l’Euro crée une fragilité liée à la différence de niveau de développement des pays qui la composent. C’est d’ailleurs ce qui m’avait fait voter contre l’euro à sa création. Cette fragilité appelle une réforme de la politique monétaire mais pas une sortie de l’euro. Elle doit nous inciter à une harmonisation de la fiscalité, à des règles budgétaires et d’endettement communes.

 

Manuel Valls, et pas seulement lui, affirme que l’euro est trop fort 

C’est l’autre inconvénient de l’Euro. Souvenons-nous toutefois qu’avant l’Euro c’était l’impérialisme du dollar qui écrasait l’économie mondiale et qui attirait tous les investissements. Contre toute attente on a construit une monnaie qui défie le dollar et qui est devenue une monnaie de référence, de réserve. Il est toutefois incontestable que la rigidité de la politique monétaire européenne mériterait d’être corrigée. Comment ? Je propose et je défends la création d’un directoire des chefs d’Etats et de gouvernement de la zone euro qui piloterait des réformes majeures dont l’harmonisation budgétaire. Le jour où la zone euro sera mieux dirigée et plus homogène, alors nous pourrons mieux articuler politique économique et politique monétaire.

 

Quelle serait la méthode ?

Ce directoire n’exige pas de réforme institutionnelle mais représente un saut dans une Europe différente. J’estime qu’élargir l’Europe à 28 États-membres était nécessaire. Ceux qui rejettent l’élargissement ne mesurent pas le désordre politique et sécuritaire qui existerait à nos frontières si nous ne l’avions pas réalisé. Cette Europe à 28 qui nous apporte la stabilité et la paix ne doit pas être regrettée, mais ma conviction c’est qu’elle ne pourra pas progresser davantage. Il faut la laisser vivre avec les règles actuelles.

 

Mais, il faut créer au cœur de cette Europe un ensemble plus intégré autour des 18 pays de la zone euro. Le directoire réunirait tous les mois leurs chefs d’État et de gouvernement. Un secrétariat permanent veillerait à la mise en œuvre de l’harmonisation des politiques économiques et budgétaires.

 

Ne s’agit-il d’un pas vers le fédéralisme ?

Tant que les politiques sont conduites par des chefs d’Etat et de gouvernement, contrôlés par leur propre parlement, on ne peut pas parler de fédéralisme. Se doter, en cinq ans,  d’un impôt sur les sociétés à taux unique, en quinze ans de taux de TVA et d’une fiscalité sur le capital harmonisés pour les pays de la zone euro,  ce sont des objectifs qui n’ont rien à voir avec le fédéralisme. 

 

Comment jugez-vous l’état de la relation franco-allemande ?

La question du couple Franco-Allemand reste centrale. Aucune évolution de l’Europe ne sera possible sans une entente franco-allemande étroite. Nos 2 nations ont créé l’Europe et elles représentent plus de la moitié de l’économie européenne.

 

L’écart continue de se creuser entre les deux pays…

La distorsion s’aggrave de façon dangereuse. Le taux de chômage en Allemagne est de 5, 5% contre plus de 10% en France. L’excédent de la balance commerciale de l’autre côté du Rhin est  de 180 milliards, la nôtre est déficitaire de 70 milliards. En Allemagne, près de 45 millions de personnes travaillent, en France ils sont 25 millions. Notre dette s’élève à plus de 95% du PIB et va probablement atteindre 100% alors que l’Allemagne doit être à 70%. Le fossé n’est pas seulement dû à la politique de François Hollande mais il se creuse de façon spectaculaire depuis deux ans.

Tant que notre nation restera championne d’Europe des impôts et des dépenses publiques, tant que sa productivité restera défaillante, alors nos chances d’assurer notre leadership européen resteront faibles. Tant que la France n’aura pas retrouvé sa crédibilité économique et financière, aucune des réformes et des progrès de l’Europe que j’évoque ne seront possibles. Oui l’Europe nous est nécessaire, sous réserve que la France soit debout et non à genoux.

C’est pourquoi l’enjeu principal de cette élection européenne pour nous Français est aussi national. Le résultat des municipales a consacré  le rejet massif de la politique de François Hollande. Visiblement, il n’a pas compris le message. L’enjeu du 25 mai, c’est de franchir un pas supplémentaire vers l’alternance. Seule une alternance fondée sur un programme de rupture et une méthode d’exécution sans précédent depuis 1958 permettra de remettre la France debout. Seule une France forte pour entrainer l’Europe.

 

Que pensez-vous du traité transatlantique ?

Chaque campagne européenne voit naître une polémique de ce type. Nous avons eu les accords du GATT, la directive Bolkestein et cette fois le traité transatlantique. La commission semble faire preuve sur ces sujets là d’une autonomie sans limite qui est contraire aux intérêts de nos Etats. Il faut cadrer son mandat. La France a déjà été confrontée à ces cas de figure et a su s’y opposer. Souvenons-nous du général De Gaulle et de la politique de la chaise vide ou d’Alain Juppé bloquant les accords de Blair House. Il faut que notre pays fasse entendre une voix nette sur cet accord d’échange transatlantique.


Que vous inspirent les moqueries des ministres Russes sur « l’Europe décadente ? »

Dans le conflit ukrainien, la Russie incarne une force, et l’Europe une faiblesse. Si la France et l’Allemagne avaient pris en main les négociations avec la Russie au début de la crise ukrainienne nous aurions avancé depuis longtemps. Poutine constate, année après année, que les portes de la négociation économique avec l’Europe se ferment et que l’Otan se rapproche des frontières de la Russie. En laissant les Américains piloter le dialogue avec Moscou, les Européens ont donné le signal de leur effacement. Sur l’Europe décadente, en revanche, il s’agit de propos de propagande. Le fonctionnement de nos démocraties européennes n’a pas de leçon à recevoir des autorités russes, notamment sur le plan des libertés individuelles. Et si l’on pense aux valeurs chrétiennes que Vladimir Poutine aime à invoquer, les journées mondiales de la jeunesse ou la récente canonisation de Jean Paul II et Jean XXIII témoignent de leur vitalité en Europe.

 

 

 

 

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Publié par François Fillon
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commentaires

BONHOMME Geneviève 22/05/2014 13:47


A 3 jours des élections européennes, nous ne savons pas quels sont les candidats. Il y  aurait une quantité impressionnante de listes mais nous n'avons rien reçu pour étudier leur vision de
l'Europe. Il va falloir prévoir des salles de lecture près des bureaux de vote, si on doit avoir leur programme au dernier moment. Ou alors, on tire au sort ? Triste à dire mais, on se demande si
ça changerait quelque chose. Enfin... il faut préserver la démocratie, tant de peuples n'ont pas cette chance, alors malgré tout, on ira voter

Dominique 21/05/2014 10:10


Sur le plan international, on voit bien que la construction d'une Europe mieux intégrée est absolument nécessaire pour faire face aux défis de la mondialisation. Mais j'ai toujours un peu de mal
à comprendre pour quoi on vote exactement. Pour élire des députés européens qui vont ensuite, nous dit-on, élire un président du parlement européen? Mais quel est son rôle exact à ce parlement?
Et surtout quels sont ses liens avec les chefs d'états car je croyais que c'etaient eux qui se succédaient tour à tour à la tête de la commission européenne. Ne sommes nous pas en train de
fabriquer un aigle à deux têtes?Et comment serons réglés les rapports entre ces deux présidents? On a quand même un peu l'impression d'avancer dans le brouillard...


Dominique

FrancoisCarmignola 21/05/2014 07:43


Le nombre de commentaires trollesques en faveur du FN sur ce site est pittoresque : vous êtes messieurs dames les désespérés face à quelqu'un qui vous considère comme de pauvres communistes :
anti libéraux, anti européens, autoritaires, et traitres à leur patrie. Le FN c'est la Gauche, je tenais à vous le rappeler; changez d'avis avant de voter !  

stop 20/05/2014 09:30


une raison de plus pour voter FN http://www.capital.fr/enquetes/derapages/l-incroyable-derive-financiere-de-la-mairie-de-paris-549730


personne et notamment a droite n 'en parle... tous
copains ?


la soupe est bonne le bon peuple ne boira pas le
bouillon...


le peuple sait que les politiques s'interesse bien
plus a eux meme que l inverse...

gbri 20/05/2014 08:50


Oui nous ne pouvons qu'être européens, 65 millions de Français noyés dans 7 milliards d'individus...Mais enfin qui gouverne l'Europe finalement, à part des technocrates ? où sont exactement
les politiques ? en fait on n'y comprend rien : d'un côté la commission dit qu'elle ne fait que ce qu'"on" lui demande, de l'autre les politiques, retournés dans leur pays, accusent l'Europe
de tous les maux ! Que croire ? C'est comme si la machine ("le machin" ?) tournait sur elle-même toute seule. Bref, on voit bien comment tout ça fait peur et pousse à voter front national comme
réponse immédiate, spontanée...irréfléchie.


Une partie de la solution passe par des institutions plus claires, plus politiques, plus directement liées aux peuples pour ça il faut du courage et de l'honnêteté avant tout.


La fusion commission -conseil européen serait un signal et une réalité de portée vraiment politique...

FrancoisCarmignola 19/05/2014 22:50


Bravo et merci pour l'attitude, le calme et surtout la magnifique et puissante aggressvité contre les incapables qui nous gouvernent encore. 


Merci pour avoir ramené le fédéralisme à ce qu'il est: un sujet dont on peut sourire en le remettant à plus tard. Merci pour affirmer que l'Europe c'est une civilisation et pas une zone de
distribution de prestations sociales. 


Merci pour répéter que le vote FN est ardamment souhaité par le PS en perdition, ils souhaitent tellement se faire battre par eux, au point qu'ils tentent, allez encore un effort pour être
révolutionnaire, de les stimuler par tous les moyens. Ouvrez les yeux messieurs mesdames les desespérés: vous êtes manipulés par vos pires ennemis, que vous soyez PS ou FN ! 

Jean-Yves POUTIERS 19/05/2014 17:10


Il faut en effet défendre la civilisation européenne pour sauver la France ...


A ce propos René Marchand, auteur de " Reconquista ou la mort de l'Europe " a accordé un interview à " Voix de la Russie " le 27 mai 2013. C'est édifiant.


Vous devriez le rencontrer, Monsieur Fillon, car vous ambitionnez de devenir le prochain Président français en 2017. Vous seriez convaincu par cet expert qui reste optimisme si nos gouvernants
ont le courage d'ouvrir les yeux !


Bien à vous

stephane radiguet 19/05/2014 14:49


Bonjour Monsieur Fillon,


Je suis, de nouveau, tout à fait d'accord avec vous sauf peut être au sujet de la pertinence de l'élargissement à 28. Selon moi, l'Europe a le même problème que la France: beaucoup trop de
fonctionnaires qui pondent des règlements qui "emmerdent" tout le monde et pas assez de projets commun porteurs d'avenir comme Airbus...Il faut plus de muscle et moins de graisse, comme en France
! Bien à vous


 

alice 19/05/2014 12:58


Les Politiques sont « à l’index »…tous se demandent pourquoi… ?….leur plus grandes erreurs ….ne sont elles
pas ...peut être ..d’avoir  laissé   leurs communicants…   « masteriser-relooker » leur image ?...  leurs faisant ainsi
 perdre  entièrement   toute spontanéité , fraicheur et
authenticité…?..peut être d’avoir accordé trop d’importance , voire même  être  de  connivence avec les  Médias..? ...... et...... souverainement  boudé le contact direct, jugé  “trop commun”,  avec les citoyens…ce travail revient “à l’assistant P”....?...n’est il pas normal
alors que…les électeurs  s’en offusquent et   repoussent
cette « image virtuelle » “très papier glacé”  qu’on leur impose…?....ne  semble t il pas que …”tout le monde” ...  attend….ardemment .....un véritable Leader Politique
 ayant avant toute chose  des « convictions »  pour La
France  et tous les français, profondément ancrées en lui ,  « La Force » de ses certitudes, la «
fraicheur d’âme »   et la « transparence  de cœur »  pour les incarner…?…...…plutôt que de rêvasser.....” d’incarner un nouveau  J.F.K”.. ...ne devraient ils pas plutôt réfléchir
sur.......”J.F.K..Le..Mythe.. et La Réalité ..50 ANS après”.....?....dans l’espoir peut être que François Fillon ne soit pas, lui aussi, tombé dans les subtilités de ce piège
destructeur..........comme le souligne le commentaire 7 ...............!!!!.................…….alice


 


  


 

zigzag 19/05/2014 01:12


Désolé non je voterai FN tant tous les politiques magouilles nous dégoûtent vous êtes clean je n en doute pas mais j en ai ma dose d impôts... Et les comptes d'El ump on se marre...


Le FN a le vent en poupe et pour un moment ....

Pascal Laborie 18/05/2014 09:09


Monsieur Fillon,


 


Parlant de l'Europe, conglomérat de Pays aux langages, coutumes et intérêts différents, dont les règlements sont édictés par des technocrates institutionnels au même titre que ceux des nations la
composant (Conseillers Ministériels qui survivent toujours aux Ministres et ne changent jamais), comment ne pas voir qu'elle ne peut pas fonctionner de manière saine et équilibrée.


 


L'Angleterre l'a bien compris, elle utilise l'Europe au profit des bandits en col blanc de la City mais n'a toujours pas adopté l'Euro et du simple fait de sa langue utilisée mondialement et de
sa proximité avec les Etats Unis impose ses propres règles aux autres Etats de manière perfide et insidueuse.


 


Proudhon était finalement un visionnaire, mutualiser l'argent du travail permettrait de sortir de la spirale infernale de l'argent qui va à l'argent et non au travail au profit des institutions
financières (Banques de particuliers) qui ont oublié que le seul intérêt qu'elles représentent pour la Société réside dans le service qu'elles rendent en facilitant la
circulation des devises et la protection des valeurs. La seule chose que je rajouterais est que celà n'est possible qu'en adossant des banques mutualistes aux caisses de retraites.


 


Tout le monde, y compris les banques, peut y trouver un intérêt.


 


L'appauvrissement de ceux qui travaillent et produisent lié à la part des richesses redistribuée sera la perte de notre Société.


 


Le problème politique majeur est que la France ne sortira pas de son déclin sans dénoncer le pacte de stabilité qui l'emprisonne dans son manque de compétitivité et qui l'étouffe dans sa dette.


 


Il faut supprimer la CSG, le RDS, l'ISF et baisser les charges salariales ainsi que diminuer les sommes dépensées dans la collectivité et le fonctionnement de l'Etat.


 


Il est une autre chose symptomatique du rejet des politiques actuels. Lorsqu'un citoyen souhaite rencontrer un élu du peuple pour lui exposer ses opinions et faire partager son expérience de la
"vraie vie", il est irrémédiablement orienté vers un assistant parlementaire ou un conseiller qui aura tôt fait de s'approprier telle ou telle idée qui lui semble intéressante ou simplement un
slogan tel "La France a besoin d'un électrochoc politique" sans mesurer la chose dans son ensemble et l'intérêt général qu'aurait notre Pays dans une proposition faite par la base.


Mais pour cela il faut cesser de penser que tous les gens sont des idiots qui ne comprennent rien au système et retrouver un peu de modestie...


 


La même chose se passe sur les forums tels ce dernier.


 


Le contact en prise directe des femmes et des hommes politiques avec le peuple serait probablement plus bénéfique que les discours de salon préparés par une pyramide de conseillers pratiquant la
technique du téléphone Arabe pour mieux briller à titre individuel.


 


La Politique doit être un saccerdoce, pas un métier...


 


Rajoutons à tout ceci la puissance des lobbies de tous poils et l'ineptie perdure au gré de la somme d'intérêts individuels mais jamais en celui de l'intérêt général.


 


L'Homme a décidemment encore besoin de progresser dans sa conscience de l'utilité de l'honnêteté, du pragmatisme et du courage quand il s'agit de la destiné de la Société toute entière.


 


L'Europe donc peut se résumer à: La BCE et l'enrichissement de ceux qui profitent de son assemblée au détriment des peuples qui la composent.


 


Il faut savoir regarder sous le vernis...et arrêter le blabla


 


Amitiés sincères


 


Pascal


 

alice 18/05/2014 08:50


… « au nom de La
Rose » ..…au nom des Pères Fondateurs de notre « Charte Sacrée » qui détruisit les barrières toxiques…plutôt que d’enfouir notre tête dans notre sable,  ouvrons nous à l’Europe, au Monde, nourrissons nous de nos différences pour devenir plus fort….. …l’écriture naquit en Mésopotamie, sans
elle, ni Shelley, ni Voltaire, ni Lois…. !!!!…. le chiffre zéro fut conçu à Babylone puis matérialisé en Grèce, sans lui point d’Einstein,  Bill
Gates, Steve Jobs…ni de CAC 40 !!!!..   l’Europe, le Monde ont  tellement à nous apprendre et nous avons tellement à leur donner…………unissons nos efforts pour avancer, main dans la main, vers encore plus d’Humanisme et encore
 plus de Progrès………..chassons énergiquement l’Obscurantisme étouffant de nos peurs… ..n’écoutons pas les faux prophètes destructeurs et
réducteurs…..……….vive François Fillon et la voie de La Raison…………………………….alice

Brenac 17/05/2014 18:50


Monsieur Fillon,


Vous avez voté contre Maastricht, vous avez voté contre l'euro, et vous venez nous expliquer que l'Europe va sauver la France.


Mais votre raisonnement est bancal : vous dites que l'Europe n'est pour rien dans les malheurs de la France, et que seule une alternance de rupture peut la remettre debout. C'est donc bien par
elle-même que la France peut se sauver. Rien ne viendra de l'Europe.


L'Europe, l'Europe ! Décidément, rien n'a changé depuis le général de Gaulle. Les cabris sont toujours en train de sauter !


 

Cieslik Franck 17/05/2014 12:40


 


Excusez-moi encore Monsieur Fillon. C’est à vous que je m’adresse.


 Oui à
l'Europe, absolument oui. Oui ne lâchons pas ALSTOM, ne lâchons pas les lorrains et les gens du Nord. Ne lâchons pas notre industrie, notre souveraineté.


Ne les vendons pas comme nous avons vendu Jeanne d'Arc. Qui a vendu Jeanne d'Arc ? L'évêque Cauchon et pourquoi ?  Pour ses petits
intérêts cupides. Que représentait alors Cauchon ?  L'église, soit l'administration d'alors...


Oui à l'Europe mais nous voulons rester souverain et nous savons bien pourquoi aussi.


Demandé à ces gens du Nord, à ces Lorrains de vous suivre, ils vous suivront mais à la condition d’être clair avec eux et de ne pas les lâché.
Oui ils vous suivront car ce sont des gens intègre et qui ont du cœur et qui aime leur pays. J’en viens en partie (Lorraine et Picardie).


Les lorrains vous suivront, comme les picards car ce sont des hommes forts et d’un tempérament généreux qui aime leur pays et à partir du
moment ou vous leur demanderez de défendre leur liberté ils le feront et ALSTOM restera et redeviendra une très belle entreprise, notre garant à notre souveraineté énergétique, de nos
transports et notre défense, ne l’oublions pas.


Nous allons avoir besoin de beaucoup de ces très belles éoliennes qui vont agrémenter nos campagnes et qui vont nous permettre de nous
éclairer.

CIESLIK FRANCK 17/05/2014 11:44


Monsieur FILLON à vous personnellement (excusez-moi).


OUI et OUI Monsieur FILLON. Il faut défendre la civilisation Européenne si nous voulons défendre l'Europe vis à vis de la pression
mondiale et qui hélas sonnera un jour le glas de nouvelles confrontations entre les hommes et leurs égaux et le plus souvent leurs égos religieux qui au travers l’histoire du monde depuis qu’il
existe à toujours généré les pires confrontations (les pires guerres).


Notre laïcité qui a été le fermant de la liberté des hommes résistera-t-elle à une telle pression ?


Beaucoup de français qui dans leurs âmes ont été gravé par les guerres de religions le sentent quelques part et sont attachés aux
droits de l’homme avec cette déclaration sur la liberté de conscience des hommes car la conscience appartient aux hommes.


Ce qui a mis fin aux guerres de religions en France, c’est bien cette déclaration qui suite à cette dépression qu’était la révolution
à mis un terme à plus de 10 siècles de pressions sur les hommes, sur leur liberté conscience.


Le choix est clair. Voulons-nous être une nation libre ou une nation soumise ?


Si nous voulons être une nation libre,  nous prendrons les mesures pour ne pas nous
vendre, un peu comme nous avons vendu Jeanne d’Arc, nous allons vendre ALSTOM et céder une bonne  partie de notre soudaineté. Si nous voulons être une
nation libre nous devons reprendre le chemin des initiatives, de la liberté d’entreprendre et laisser notre petite cupidité de côté…


Cette petite cupidité qui a souvent réduit notre pays, à cause de ses petites rivalités et ce n’est pas nouveau dans
notre histoire.  


Il faut laisser la liberté de réussite aux entrepreneurs, aux entreprises et aux hommes, à un mot qui n’est pas très bien
compris : la valorisation du travail.


La révolution Française à un très beau symbole qui est la destruction des murs de la bastille et qui était bien le symbole d’une
prison, celle d’un mur qui séparait les hommes entre deux monde qui se côtoyaient sans bien se connaître. La révolution a donc quelque part brisé un mur de honte et avec entre autre une
déclaration sur la fin du servage (soumission des hommes) de l’esclavage combien même si cela n’a pas été réellement et immédiatement reconnu.


Les bonnets rouges ne veulent pas des portiques avec les éco taxes, bien parce que c’est le début d’une régression qui
me fait penser à bien autre chose avant la révolution aussi. Quelque part ils ont aussi leurs raisons, leurs vérités.  


Mais pardon pour avoir encore été si long.  F Cieslik

Arnaud de Vendeuvre 17/05/2014 10:29


Cher Monsieur,


européen déçu , sympathisant de votre personne et adhérent de Force Républicaine, je m´apprête pourtant à voter pour le Front National.


La raison principale de ce vote est que l´Europe me parait aujourd´hui le valet du lobby sioniste anglosaxon qui ,partout dans le monde, organise les guerres (Irak-Syrie-Libye -Ukraine) pour
conforter la sécurité de l´entité sioniste.


L`Europe est complice de ces entreprises criminelles et de la désinformation qui les accompagne.Symbole de la désinformation sur la Syrie : l´accusation mensongère du meurtre du journaliste
français Jacquier à Homs au début du terrorisme en Syrie.


Salutations.


Arnaud de Vendeuvre

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