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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:25

 

Retrouvez dès ce soir en ligne mon interview à paraitre demain dans le journal "Les Echos" : 

 

 

Vous avez évoquez une «crise de régime». N’est-ce pas excessif ?

 

Non, je ne crois pas. Il y a une crise économique majeure à laquelle le gouvernement est incapable de répondre. Il y a une crise politique qui se manifeste notamment à travers l’opposition au mariage pour tous et l’effondrement brutal de la popularité du chef de l’Etat. Et il y a enfin une crise morale à la suite de l’affaire Cahuzac.

Je suis très inquiet. Je pense que cela peut mal finir. Entre la faiblesse du président et la montée des extrêmes, le risque de voir le pays glisser vers une situation dans laquelle il serait ingouvernable n’est pas à exclure. Heureusement qu’il y a les institutions de la Ve République !

 

 

Comment sortir de cette situation?


Depuis plusieurs mois, je dis au président de la République qu’il faut qu’il prenne trois décisions qui seraient de nature à permettre un nouveau départ. Il doit faire comme François Mitterrand en 1984 : un changement total de politique économique. Ce qui suppose un changement complet de l’équipe gouvernementale, y compris du Premier ministre. Je lui ai demandé d’arrêter la réforme constitutionnelle. Enfin, ce qui paraît de plus en plus difficile, suspendre le texte sur le mariage. Je suis contre ce texte mais je comprends qu’il puisse estimer qu’il est juste. Simplement, cette affaire est en train de cristalliser des oppositions, une espèce de division nationale totalement contraire à l’esprit de rassemblement nécessaire autour d’une nouvelle politique économique.

 

La crise touche d’autres pays. N’est-ce pas la principale cause des difficultés de la France ?


La cause principale, c’est la perspective de déclin de l’économie française et plus globalement de l’économie européenne. Elle exacerbe les passions, elle bouche des horizons, elle pousse au repli sur soi, à la recherche de boucs émissaires : les étrangers, les chefs d’entreprise. Raison de plus pour prendre les mesures qui s’imposent.

Nous approchons du premier anniversaire de l’élection de François Hollande. Tout s’est dégradé depuis son arrivée à l’Elysée : l’objectif de réduction du déficit public n’a pas été tenu, le pouvoir d’achat baisse comme jamais, l’écart de compétitivité avec l’Allemagne est toujours aussi important, les impôts ont bondi, les marges des entreprises en France sont au plus bas en Europe. Et par-dessus cela, on est entré de façon profonde en conflit avec l’Allemagne, alors que le seul espoir de redresser la situation économique en Europe réside dans la convergence des politiques entre Berlin et Paris.

 

Ne faut-il pas faire pression sur l’Allemagne ?


C’est ce que François Hollande a essayé de faire depuis un an. Et c’est un échec total. Au lieu de construire une relation de confiance avec l’Allemagne qui permette d’aborder tous les sujets, y compris ceux sur lesquels on n’est pas d’accord, comme nous avions réussi à le faire sous le précédent quinquennat, le chef de l’Etat a créé une relation de défiance, a tenté de constituer une alliance des pays du sud de l’Europe dirigée contre l’Allemagne. Sans aucun résultat. C’est un désastre sur tous les plans. Faute d’une bonne entente entre Paris et Berlin, les Allemands privilégient d’abord leurs intérêts propres. Pourquoi l’Allemagne tiendrait-elle compte aujourd’hui de l’avis de la France ? Le président de la République se conduit de manière très mesquine avec Angela Merkel. Il fait de la petite politique politicienne : elle ne l’a pas soutenu, il lui rend la monnaie de sa pièce, en appuyant ses adversaires. C’est inédit dans le couple franco-allemand.

 

Que pensez-vous du programme de stabilité présenté mardi à l’Assemblée ?


Il n’est absolument pas crédible. D’abord parce que ses fondations sont d’une extrême fragilité. Les prévisions de croissance sont mises en doute par le FMI, le Haut Conseil des finances publiques et le consensus des économistes. Ensuite, les mesures annoncées par le gouvernement à l’appui de ce programme sont insignifiantes. La seule que l’on ait finie par retenir est la simplification pour les PME : tout cela est anecdotique ! Pour le reste, le crédit d’impôt compétitivité emploi est une version dégradée de la TVA sociale. Il est tellement complexe que la prévision budgétaire pour l’année est de l’ordre 430 millions d’euros. Cela montre la puissance du « choc » de compétitivité ! Depuis un an, les impôts que paient les entreprises ont augmenté de 20 milliards d’euros. Sans parler du sabotage idéologique conduit par Arnaud Montebourg et quelques autres vis-à-vis des entreprises et de l’attractivité du pays en termes d’investissement.

 

 

Que proposeriez-vous ?


Il faut un véritable choc qui passe par une baisse du coût du travail, de l’ordre de 5 à 6%, compensée par une hausse de la TVA, couplée à une augmentation immédiate du temps de travail, c’est-à-dire un retour aux 39 heures payées 35, sauf négociations différentes dans l’entreprise. Il faut faire du retour à 39 heures la règle, au moins pour deux ans.

La réforme de l’indemnisation du chômage est aussi absolument urgente, avec une forme de dégressivité liée à la formation professionnelle. Il faut reprendre immédiatement le 1 sur 2 dans la fonction publique ainsi qu’une forme de révision générale des politiques publiques et l’étendre aux collectivités locales. J’ajouterais un travail sur les professions réglementées, pour voir tous les éléments possibles de baisse de prix.

Faut-il moduler les allocations familiales selon les revenus ?

Je suis attaché au principe d’universalité de la politique familiale. Dire que cela ne concernera que les revenus les plus élevés est faux. Si le gouvernement veut que cela rapporte de l’argent, il touchera massivement les classes moyennes. Je n’y suis pas favorable.

 

Et pour les retraites ?


Repousser l’âge légal à 65 ans doit être l’objectif. Pour une réforme plus fondamentale, il faut un système à la suédoise, qui mêle la répartition et la capitalisation. Mais je n’ai jamais cru au grand soir en matière de réforme des retraites. Dans son entêtement idéologique à ne pas vouloir augmenter l’âge de départ à la retraite, la gauche prépare une baisse du niveau des pensions.

 

Quelles autres économies faut-il faire dans les dépenses de l’Etat ?


Le point qui me paraît être le plus urgent est la réforme de l’organisation du territoire. On ne peut pas seulement serrer les boulons en baissant les dotations aux collectivités. Il faut une réforme radicale des collectivités. Je défends la fusion des départements et des régions, des communes et des communautés de commune. De ce point de vue-là, ce qui s’est passé en Alsace m’a profondément attristé. Cela ferme une piste que je pensais prometteuse : celle d’une organisation du territoire à la carte. Il faudra passer par un référendum sur l’organisation du territoire. C’est la seule façon de régler cette question. Il faut le faire en début de quinquennat, quasiment couplé avec les élections législatives et y introduire la réduction du nombre de parlementaires et la réorganisation du Parlement, qui seraient je crois, assez populaires.

 

 

 

 

Dans les sondages, les Français disent que l’opposition ne ferait pas mieux.


C’est normal qu’ils doutent de la capacité de l’opposition. Nous avons été battus il y a un an et vous ne m’avez jamais entendu dire que nous avions presque gagné. On ne peut pas dire que la réorganisation de l’opposition se soit faite tranquillement non plus. Elle n’est d’ailleurs pas achevée. Nous avons encore du chemin à faire pour le rassemblement et le projet.

 

Etes-vous inquiet d’un possible rapprochement de l’UMP et du FN ?


Un rapprochement, c’est hors de question. Les efforts que j’ai évoqués ne sont pas des efforts que l’on peut imposer même par la force de l’élection. Ils ne peuvent être supportés que si une large majorité de Français se reconnaît dans la politique menée. Vouloir se rapprocher un tant soit peu des extrêmes, d’un côté ou de l’autre, c’est rendre impossible tout redressement national. Nous ne sommes pas éloignés d’un temps où un minimum d’union nationale va devenir nécessaire. Si François Hollande a vraiment le souci d’engager le redressement national, il devrait réfléchir à une politique qui soit centrale, au sens où elle doit pouvoir être soutenue par une partie de la droite et une partie de la gauche.

 

Comment jugez-vous la personnalité du président ?


Je suis très déçu. Je connais François Hollande depuis longtemps, je ne partage pas ses engagements politiques mais j’espérais qu’il ferait preuve de plus d’autorité et de plus de flexibilité intellectuelle, notamment dans ses relations avec l’Allemagne. S’il était l’homme de la situation, il aurait dû au bout de quelques mois prendre la mesure du caractère inadapté de ses propositions et faire un virage sur l’aile au moins sur certains sujets. La manière dont il brandit la menace d’exclusion de ministres sans jamais prendre de décision est terrible. J’aurais immédiatement démis de ses fonctions Arnaud Montebourg. Il y a un énorme doute sur son leadership.

 

 

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Publié par François Fillon
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commentaires

Broc 15/05/2013 18:00


Bonjiour M le pmeier Ministre.


Que comptez-vous faire en urgence pour aider l'avenir des retraits après la poarution du totext cièdessous


les Retraités ont ENVIE de VIVRE décemment !!.


 La Cour des comptes considère que l'objectif de rattrapage des revenus des retraités par rapport aux actifs
est atteint. Elle propose donc dans son dernier rapport une hausse de leur imposition. Revue des mesures proposées et de leurs gains escomptés. Dans son dernier rapport sur la sécurité sociale,
la Cour des comptes préconise de faire davantage participer les retraités à la solidarité nationale.


D'après la Cour des comptes, les différentes niches fiscales et sociales qui s'appliquent aux retraités représenteraient un manque à gagner de 12 milliards
d'euros pour l'État et la sécurité sociale.


Or, les revenus des têtes blanches sont désormais légèrement plus élevés que ceux des actifs, et leur patrimoine beaucoup plus.


Selon le président de la Cour Didier Migaud, "les retraités sont dans une situation financière plus favorable que les actifs, notamment les jeunes."


Et l'objectif de ces avantages, qui était de réduire l'écart avec les actifs "est atteint."


Revue des mesures préconisées par la Cour des comptes :


• Supprimer progressivement l'abattement de 10% alors qu'ils n'ont plus de frais professionnels (gain de 2,7 milliards d'euros).


• Supprimer progressivement l'exonération des majorations de pensions pour les parents de 3 enfants (gain de 800 millions d'euros).


• Aligner le taux de CSG appliqué aux pensions de retraite sur celui des actifs.


Ce qui soumettrait les 7,9 millions (49%) de retraités aujourd'hui assujettis à une CSG de 6,6% à un taux de 7,5% (gain de 1,2 milliard d'euros).


• Les 585.000 particuliers employeurs de 70 ans et plus qui bénéficient d'une exonération de cotisations patronales, se la verraient supprimée (gain escompté
de 380 millions d'euros) .


 C'est vrai qu'un chirurgien, ou ingénieur, ou pilote d'avion en retraite est en situation plus favorable qu'un jeune actif qui bosse à la
poste.....Voilà bien une injustice de taille .


 Autre injustice , on a plus de patrimoine à 70 ans qu'à 30 ans.... c'est dingue non ?


 C'est vrai aussi que les honteux retraités qui ont connu l'époque travailler plus pour gagner plus,( 48h hebdo et 3 puis 4 semaines de congés) et
préparé leur retraite en économisant, sont "has been" en regard des 35h , 5 semaines de congés et RTT .


 Mais c'est vrai aussi qu'il faut éviter de parler :


 Des sénateurs


Des députés


Des fonctionnaires


Des régimes spéciaux


De ceux qui partent à 50 ans et ceux qui partent à 65 ans


De ceux qui partent avec 75% du salaire des 6 derniers mois, alors que d'autres partent avec 50 % du salaire moyen des 25 dernières années .


Des retraités de la SNCF dont le premier euro n'est pas financé autrement que par le privé.


Des députés européens qui ne paient pas un centime de CSG.


Des journaleux chouchoutés par le pouvoir en place.


Ceux qui ne paient rien et reçoivent tout


Et puis , il faut bien payer les rsa, cmu et tous les assistés venus d'ailleurs, alors tout est bon pour trouver des coupables .


Au passage ils sont loin d'expliquer les 12 ou 17 milliards du trou de la sécu (même pas foutus de savoir combien)


Bon courage pour l'aventure


Réactions


« Qui sont en train de détruire l'économie française
en pratiquant un « Racisme gigantesque contre l'Or Blanc?. ».
l'Or blanc, [c'est comme cela que nous appelaient les Tours opérateurs, en nous exploitant au maximum de préférence hors saisons touristiques. Les retraités
ont de l’Argent et certains des biens « c’est un véritable scandale » !!!!. Note


« l’argent et les biens qu’ils possèdent ne leurs sont
pas tombés du ciel vous pouvez demander à Dieu et ce ne sont pas les Socialistes qui les leurs ont donnés]. Il est à craindre qu’Avec les mesures ci-dessus prises les Tours
opérateurs aient fait leurs derniers Tours de pistes et bien d’autres aussi.


Comment un gouvernement Socialiste peut il générer de
telles Mesures Irrespectueuses des retraités qui ont créé les Richesses de la France avec COURAGE, PASSION et FIERTE ?.


Ces retraité EXEMPLAIRES n’ont commis aucune faute et ce
sont eux qui doivent payer les déficits créés par les gouvernements passés et présent.

Michel Deprost 12/05/2013 04:29


Il est évident qu'il faut lancer une réforme audacieuse des collectivités. Pour la Région, il faut l'articuler avec les départements conservés comme  circonscription électorale et échelon de
gestion?


Pour les communes, il faut aller rapidement vers l'émergence des interco, et maintien de la commune comme circonscription électorale et maintien de simples antennes administratives et techniques,
au sein d'une organisation mise en place à l'échelle pertinente pour gérer efficacement tous les problèmes. Evidemment, l'exécutif de l'inter est élu au suffrage universel, l'actuel maire n'étant
qu'un représentant de sa commune à l'interco...


A noter que d'énormes économies peuvent être réalisées dans la communication des collectivités...

BONHOMME Geneviève 27/04/2013 18:51


Monsieur Fillon


Le détail de votre interview dans les Echos rejoint totalement notre inquiétude sur la situation de la France, après un an de François
Hollande. Non seulement, la situation économique s’est terriblement dégradée (c’était prévisible avec les mesures prises), mais la confiance a totalement déserté les entreprises. Or , n’en
déplaise à certains, c’est bien elles qui offrent des emplois. Ce n’est pas en créant des postes de fonctionnaires qu’on va redresser la situation. Pour les payer, on ponctionne de plus en plus
ceux qui acceptent de prendre des risques pour créer de la richesse et des emplois; ce n’est pas ainsi qu’on va les encourager. D’autant plus quand on entend la ministre qui a eu
« l’excellente idée » dans la situation actuelle, de taxer 2 entreprises qui payaient s les femmes moins cher que les hommes, au titre de l’égalité. C’est bien le moment ! Si les
femmes sont nombreuses dans cette entreprise et pour peu qu’elle soit déjà dans une situation difficile, son action « bénéfique » risque de mettre tous les salariés au chômage. De plus,
elle n’hésite pas à traiter de voleurs les dirigeants de ces entreprises en répétant à plusieurs reprises« ils volent leurs salariées ». Est-ce vraiment un discours de ministre ?
On voit bien que l’horreur des entrepreneurs est toujours d’actualité. Il me semble qu’actuellement, il y a d’autres priorités. Mais malheureusement le « bourrage de crâne sévère»
qu’ils ont subi ne permet pas encore à beaucoup de français de se rendre compte qu’on les a bernés. Sans doute faut-il que la situation se dégrade encore plus. C’est assez désespérant car tout
cela pourrait finir très mal. Et la droite ne peut être d’aucun secours actuellement car on voit bien que JF Coppé fait de l’obstruction à l’UMP et que le rassemblement n’est pas pour demain.
Dommage car il y a quand même des personnes de valeur (Vauquiez, Lemaire, etc...) qui tiennent un discours réaliste. On compte sur vous pour essayer de les rassembler pour nous éviter le pire.
Nous nous sommes inscrits à Force Républicaine, nous espérons que beaucoup d'autres le ferons aussi pour vous soutenir

Moulin Jean Claude 25/04/2013 18:30


Bonjour Monsieur Fillon,


 


Je suis un ouvrier de 56 ans et j'ai commencé de travailler à 16 ans et 2 mois dans une usine insalubre, mal chauffée en hiver, suffocante en été et non dans un bureau feutré comme la plupart de
ceux qui méprisent les ouvriers.


 


Je suis outré quand je lis que vous espérez me faire travailler 39 heures payées 35 et ceci jusqu'à 65 ans. Nous les ouvriers sommes les victimes incessantes de toutes les politiques menées
depuis des siècles. Travail éreintant, mal payé, souffrance et maladie professionelle et autres, nous mourrons plus tôt que les autres catégories sociales.


Et pourtant, c'est nous qui avons construit et onstruisons de nos mains la France d'hier et de demain. Sans nous, rien ne fonctionnerait dans ce pays.


J'ai 56 ans et je suis déjà usé par toutes ces années d'usine. Quand je vois dans mon entourage tous les ouvriers mourir l'un après l'autre à partir de 50 ans du fait de la pression sans cesse
exercée sur leur lieu de travail et leur vie de souffrance,  je dis que vous êtes responsables de cet état de fait.


Nous les ouvriers devrions partir en retraite non pas à 65 ni 60 ans, mais à 55 ans car nos heures compte double par rapport aux heures passées dans un bureau. Si vous croyez le contraire, je
vous invite tous à venir travailler sur les chantiers de maçonnerie, ils recrutent. C'est bizarre d'ailleurs car je n'ai jamais vu un fils de notable dans une usine. Trop intelligents sans
doute...


Je ne sais pas si vous êtes croyant mais vous serez juger tous, de quelque bord polititque que vous soyez par les puissances spirituelles supérieures. Sur cette Terre vous échappez au jugement
mais pas de l'autre côté du miroir....

Roger Pérès 25/04/2013 13:03


Comme toujours, François Fillon est factuel et raisonnable ; je suis 100%d(accord sur tous les points factuels ; mais en désaccord total, hélas, sur le FN, que je considère comme la droite de
l'UMP . Pour la France, il faut s'entendre avec le FN et c'est possible si on s'occupe immédiatement de plafonner l'immigration . Et pour faire plaisir à F Fillon, rien n'empêche de reconsidérer
cette alliance dans 5 ans ...

alice 23/04/2013 18:11


...Affligeant......tout cela....même .terrifiant...on compte sur vous....alice....

Christine 23/04/2013 17:52


Cher Monsieur Fillon,


Pourquoi donc les 39 heures payées 35 ? ça ne marchera jamais. 39 heures payées 39 (sans taxation ni majoration) serait déjà une avancée. On ne peut pas demander à des salariés modestes de faire
un tel effort. Par ailleurs, un revenu est un revenu, quelle que soit la provenance, travail, dividendes, ou allocations diverses et variées. Pourquoi ne pas fiscaliser tous revenus, quitte à
revoir le barême d'imposition. Au moins, cela remettrait un peu d'équité dans ce système qui permet à certains "allocataires" de gagner plus qu'un smicard. Merci, en tous les cas, de continuer
votre combat contre une gauche totalement irresponsable et sectaire.

Dunny Moonesawmy 23/04/2013 17:47


Une baisse des charges est absolument nécessaire pour fluidifier le marché du travail. L'entreprise aura plus de manoeuvre pour même augmenter le salaire dans le but de motiver ses salariés. Un
allègement des charges pesant sur l'entreprise sera, sans aucun doute, une politique efficace.


Cordialement,


Dunny Moonesawmy

gaetan 23/04/2013 15:48


Et bien voilà. C'est sur ce mode que vous devez rester.


Pour les 39 heures payées 35, c'est écrit en tout petit et un simple début, mais ENFIN vous avez compris, pas trop tôt !!!! Depuis le temps qu'ici bas, on vous dit qu'on crève des carnets de
commandes vides faute d'activité dans les PME et de compétitivité export. Tous les mois, c'est des valises d'euros qui partent chez les allemands faute de dévaluation différentielle de notre
monnaie.


Et depuis 1981, à compétitivité égale, les allemands sont devenus le centre de l'Europe. A l'Ouest, la France, aucn problème, à l'Est, la Pologne et la Rép Tchèque, centres de sous traitance à
bas cout.


39/35, Il faut aller au delà. Que faites vous des entreprises qui sont déjà à 39 heures. Des contrats 39, dans les PME, il y en a pléthore. Or, nous ne sommes en situation pire qu'en 1981,
il faut aller au delà de 41 heures. Revenir à ce qui prévalait alors, un forfait 41,75. Choquant pour les tenants des acquis, mais au fond si logique. Si vous voulez repartir en croissance
de compétitivité, c'est LE gisement.


Voilà un point de clivage, un réeln, un VRAI, un véritable levier à la fois d'opinion et surtout, surtout, surtout, ô combien économique.


Fondamental et le seul.


Parce qu'entre nous, le mariage pour tous .... dérisoire, maintenant.

Otschapovski Pennel daniele 23/04/2013 15:20


rien d'autre à ajouter je pense comme vous et pourtant, j'ai 50ans de socialisme derrière moi  Merci 





Depuis plusieurs mois, je dis au président de la République qu’il faut qu’il prenne trois décisions qui seraient de nature à permettre un nouveau départ. Il doit faire comme François
Mitterrand en 1984 : un changement total de politique économique. Ce qui suppose un changement complet de l’équipe gouvernementale, y compris du Premier ministre.


 


 

LAMBERT 23/04/2013 12:45


Pitoyable!!!


Vous avez été cinq ans premier ministre et n'avez pas remis en cause durant tout ce temps la loi mortifère sur les 35 heures et maintenant, maintenant seulement  vous semblez découvrir
qu'il serait bon de revenir à 39 heures hebdomadaires. Ne prenez-donc pas le peuple pour aussi stupide que ses élus.

jean-François Chaussier 23/04/2013 12:14





C'est du bon sens accessible et compréhensible par tout le monde.  En situation de crise, il faut se relever les manches. L'État providence édifié en
principe économique est un leurre et les politiques de cette utopie sont dans l’échec et dans l’impasse. Nous sommes au taquet du raisonnable et peut-être au bord du chaos à cause d’une économie
qui n’en finit pas de s’étioler et de s’anémier. Il n’y a pas de marge de manœuvre qui ne tient pas compte de cette réalité et certains socialistes semblent en avoir pris la mesure. Dans ce
contexte, les propositions courageuses et la clairvoyance de François Fillon sont pertinentes et opportunes.

lecanu 23/04/2013 11:15


bonjour m le premier ministre


je viens de lire votre article mais 2017 c est tres loin


que faire en attendend? vous offrez a fr hollande de bonnes idees


cela peu se retouner contre vous? quand a fr cope qu elles sont vos relations avec lui? je ne lui fait pas confiance  je viens  d adherer a force republicaine  j espere que cela
ne  va pas lui servir continuez a occuper le terrain le plus possible repectueusement

Dominique 23/04/2013 10:22


Bonjour monsieur Fillon


Je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il faudra certainement tout un éventail de mesures si on veut qu'un choc puisse avoir lieu.


Pour la réforme territoriale, nous avons dejà nos régions, formées chacunes du groupement de plusieurs départements. C'est bien, car les francais en général tiennent à ce que limites et les noms
des anciens départements soient respectés. Il ne manque plus qu'à déterminer les villes-pilote qui seront les préfectures de région et surtout leurs attributions exactes ainsi que les
attributions (s'il y en a)  qui subsisteront dans les anciennes préfectures.


Pour les communes, pourquoi ne pas généraliser le principe des Communes Nouvelles (goupement de petites communes lorsqu'elles sont limitrophes)?


 

Lebarbier 23/04/2013 08:31


Monsieur Fillon; merci pour le texte de votre interwiev que je viens de découvrir sur mon ordi. Il n'y a rien d'excessif dans cette crise de régime. Hollande qui n'est dèjà plus le Président
normal  de tous les Français, est devenu après 11 mois d'exercice du pouvoir le Président de la République le plus contesté de la 5ème République. Cette situation ne peut que déboucher
sur une grave crise sociale et un très grand désordre dans le pays.


Pour sortir de ces difficultés il faudra réformer en profondeur les institutions de notre pays et pourquoi pas fonder la 6ème République en s'appuyant sur celles de la 5ème qui
encore à ce jour permettent au Président d'exercer ses fonctions malgré la désapprobation profonde des français à l'égard de la politique qu'il conduit...


 Une des causes des difficultés de la France  réside dans le trop grand nombre d'élus et que pour y remédier durablement il faudra bien réduire le "mille
feuilles" qui paralyse le bon fonctionnement des institutions. Pour y parvenir, la réforme de l'organisation du territoire est indispensable; comme le préconise un ancien 1er Ministre, la
mise en place de 10 Ministéres régaliens, de 8 à 10 Régions avec la fusion des départements; enfin la limitation du cumul des mandats de tous les Elus à 1 seul et renouvelable une fois.


 Quant aux sondages sur L'opposition, il faut bien admettre que les choses ne sont pas simples tant que nous aurons un Président de L'UMP contesté dans son élection... 


La personnalité du Président de la république est comparable à celle d'un CULBUTO, elle oscille en permanence.

DI PAOLA MARTINE 23/04/2013 02:29


Cher François, j'apprécie beaucoup la teneur de cet article et me suis empressée de le publier sur facebook ! Vous "relevez" le niveau actuel de l'UMP et je vous en félicite, à l'exception du
"mariage pour tous".... car moi je suis "pour" mais il faut que chacun s'exprime en son âme et conscience , en restant toutefois dans la tolérance.

vauvillier georges 23/04/2013 00:02


un autre avis au commentaire n°1: Allemagne, la couverture sociale est couverte par l'impot France c'est la Sécu indépandante(urssaf) la seule vraie questions c'est d'ou vient l'argent?? les
cotisations sur les salaires elles baissent avec le chomage ,la TVA elle est payé par tous méme les chomeurs


Paradis fiscaux: ils existent car on a pas sut attirer les capitaux chez nous! avec le gouvernement actuel ils vont prospererencore plus!


reforme des collectivités: les francais n'y comprennent rien ,il faut procéder par étape petit à petit en expliquant beaucoup et longtemps


le massivement holland!! c'est plutot ric et rac

Laurence A.Gougeon 22/04/2013 23:50


Leadership de François Hollande : ce ne sont plus des doutes hélas mais des certitudes...Il n'était pas fait pour le job.

POLLINA 22/04/2013 22:40


Oui c'est une crise  de l'Etat sans précédent, depuis la 5 ème République. Une orquestration de' François HOLANDE, l'homme qui ne savait rien de la crise Mondiale. L'homme qui se prétendait
vaincre le pouvoir de l'argent, c'est pour ainsi dire qu'il ne croyait pas à la création de richesse ?


Je me rapelle de ce politicien il y a de cela quelques années en arrière, il ne croyait pas à la libre entreprise, mais il savait défendre le prolétariat, et j'en passe et des meilleurs...?


Aujourd'hui comme hier, il n'a rien changé de sa mentalité, bien pépère, bon chic bon genre, battant novateur pour une libre entreprise, c'est pas du tout son genre, il est né fils à papa, ,il
restera que  fils à papa. 


Ce qui est inquiétant, c'est qu'il a le gouvernail du bateau FRANCE, et un mauvais capitaine, dans une mer tel est notre Pays actuellement, il va le couler au fond des mauvaises eaux et de tout
ce qui va en suivre?

gisele brillaud 22/04/2013 21:07


Complétement d'accord avec vos propositions, on ne s'en sortira pas à moins...si ce n'est pas trop tard et est-ce qu'en 2017 ce ne sera pas trop tard ? Comment les choses vont-elles évoluer d'ici
là? Si Hollande" s'offre "une cohabitation il risquerait d'être réélu en 2017 et s'il n'y en a pas, où allons-nous nous retrouver en 2017 ?


Merci M.Le Premier Ministre de votre engagement.

GérardSCHROEDERYuFungLAM 22/04/2013 20:50


Ce projbranche et tient la route mais il faut discuter sur certains points :


1. Harmonisation sociale avec l'Allemagne. Lorsque l'on est dans la même zone de la monnaie, l'euro, la France doit s'aligner sur l'Allemagne notamment l'âge du départ à la retraite, la
flexibilité du contrat du travail ex. les abattoires allemands recrutement les turques avec les contrats turques. L'heure hebdomadaire du travail doit être négocié branche par branche est ne doit
pas inférieur à la même allemande.


2. Les réformes des structures notamment la diminution du nombre de fonctionnaires au central et dans les collectivités locales ex. pays  nordiques, Canada.


3. Création des paradis fiscaux pour attirer les talents comme Gérard DEPARDIEUX,...l'attaque des paradis fiscaux européenns n'ont jamais donné de résultat positif pour la France ni pendant la
période de SARKOSY, ni maintenant.


4. Changer l'équippe UMPS parlementaires. Le référendum en Alsace est un bon exemple que la droite n'a aucune leçon à donner aux électeurs. S'il les électeurs fond confiance aux élus, la
situation est différente. Mais les électeurs sont déçus en 2012 et ont voté massivement François HOLLANDE. François HOLLANDE n'a aucune idée, aucun cap pour redresser le pays. J'étais aucun
membre du PS et j'ai proposé la motion 6 socialisme libéral au Congrès du Mans, François HOLLANDE a préféré les motions comme Utopie, très à gauche. La seule motion qui peut sortir la France en
croissance zéro, chômage de masse, c'est la méthode chinoise : paradis fiscal, cluster R & D, augmente la quantité et la qualité du travail, donne la confiance aux citoyens, aux
investisseurs, la sécu pour les entrepreneurs,...


Certains points dont je ne suis pas d'accord avec Monsieur le Premier Ministre FILLON :


1. TVA : TVA zéro au lieu de la TVA sociale.


2. Supprimer le smic pour faire baisser le coût du travail. 

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