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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 15:16

Intervention en Russie ce jeudi, à l'invitation du Président Vladimir Poutine, dans le cadre de la réunion du Club Valdaï :

 

 

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

 

C’est avec beaucoup de plaisir et d’honneur que je m’adresse à vous. Chacune de nos nations a ses traditions et son histoire, mais toutes ont pour défi commun, celui d’assurer la liberté des citoyens et la cohérence nationale. Sans cet équilibre, le risque est grand de sombrer soit dans la tyrannie, soit dans l’anarchie.
Pendant des siècles, chacun de nos Etats a agi à l’abri de ses frontières. Mais, depuis, la globalisation des échanges a complexifié l’art de gouverner qui est de concilier la diversité et l’unité.

La mondialisation a accentuée l’hétérogénéité de nos sociétés: hétérogénéité économique avec la multiplication des échanges ; hétérogénéité humaine sous l’effet des migrations; hétérogénéité des mentalités, sous l’effet notamment d’internet et des réseaux sociaux...

Le rôle de l’Etat et des gouvernants est de permettre cette diversité. Mais leur rôle est aussi de canaliser cette diversité.
Comment y parvenir ?
Par la démocratie d’abord, qui donne aux citoyens le pouvoir d’être entendu et qui donne au gouvernement le pouvoir d’agir de manière légale.

 

Par le droit, qui permet à chacun d’échapper à la loi du plus fort.
Par l’Etat, qui assure la sécurité et le bien public face à la violence, mais aussi face aux intérêts privés.
Par la liberté, qui permet de parler, de débattre, d’entreprendre.
Par la citoyenneté, qui transcende les origines sociales ou raciales et qui permet d’échapper aux conflits identitaires.
Enfin, par la laïcité enfin, qui, en France, permet à l’Etat et aux religions de distinguer le temporel du spirituel.
Toutes ces valeurs sont au cœur du projet qui fonde l’Union européenne.


Mais ces valeurs, j’ai la conviction qu’elles appartiennent aussi à l’ensemble de notre continent européen au sein duquel je place depuis longtemps la Russie.

Nous avons combattu ensemble en 1945 pour délivrer l’Europe du nazisme. Je n’oublie pas le sacrifice du peuple russe pour la liberté.
Je n’oublie pas que notre continent fut capable de se détruire et de mettre en place des systèmes politiques avec des chambres à gaz et des goulags qui ont anéanti la valeur même de la vie.

Nous sommes les héritiers de ce terrible passé qui doit nous porter à bâtir une civilisation européenne libre et unie.
Je ne me satisfais pas des arguments de ceux qui, en France mais aussi chez vous, disent que la Russie est un monde à part. Non, il existe un passé partagé, une continuité géographique, culturelle, géopolitique. Il existe des intérêts communs !

 

Je suis en France représentant d’une famille politique qui pense que l’Europe doit se construire de l’Atlantique à l’Oural.
C’est à travers la construction d’un espace commun entre l’Union européenne et la Russie qu’on parviendra à consolider nos valeurs communes.

A cet égard, je regrette les retards mis dans la négociation d’un nouvel accord de partenariat UE-­‐Russie, lancée lorsque j’étais Premier ministre, en 2008.
Conclure cette négociation, créer un vrai espace commun, c’est une nécessité.

Nécessité économique bien sûr, quand on pense aux enjeux majeurs sur le plan énergétique. Mais avant tout enjeu humain.
Il faut que nos peuples se connaissent et prennent mieux conscience de la communauté de destin qui existe entre Européens que nous sommes. J’appelle à cet égard à la levée rapide de visas de court séjour entre nos pays. La libre circulation crée la communauté de valeurs.

C’est une position que j’avais toujours défendue à la tête du gouvernement que j’ai présidé et que je continue à défendre.

 

Comment, alors que nous parlons de valeurs communes, ne pas évoquer le drame syrien ?

Je me suis rendu récemment au Liban, pays lié au mien par une amitié historique.
Partout, et à tous les niveaux, les libanais m’ont exhorté de ne pas abandonner le Proche-­‐Orient face au risque d’une déstabilisation régionale. Sur la scène internationale, les Européens n’ont pas le droit de se diviser. Ils ont le devoir de porter un message fidèle à leurs valeurs :

 ‐  D’abord, condamner les violences des deux camps, à commencer par l’atroce utilisation des armes chimiques qui est maintenant avérée par l’ONU dont il est inutile et dangereux de mettre en doute les conclusions.

 ‐  Ensuite, travailler activement à une sortie de crise qui soit respectueuse du droit international.

C’est pour cela que j’ai exprimé des réserves, vous le savez, sur la perspective de frappes unilatérales qui, faute de respecter la légalité internationale et dépourvues d’objectifs politiques et militaires clairs, auraient pu faire basculer le conflit dans une dimension encore plus tragique.

 

Aujourd’hui, l’initiative russe, scellée à Genève par un accord entre Sergueï Lavrov et John Kerry, a permis d’éloigner cette perspective.

 La Russie a joué un rôle positif qui doit être salué.

 Cet accord sera, je l’espère, maintenant confirmé rapidement par le conseil de sécurité des Nations unies. Il faut pour cela qu’une résolution à la fois constructive et dissuasive puisse être élaborée ensemble.

Il est illusoire de croire que la destruction d’un des plus importants stocks d’armes chimiques au monde puisse se réaliser sans une collaboration basée sur la confiance entre les membres du conseil de sécurité.

Je souhaite que la France puisse être, comme c’est sa vocation, l’un des artisans du rétablissement de cette confiance.

Mais neutraliser et éliminer l’arsenal chimique syrien, c’est une nécessité mais cela ne suffit pas.

Nous devons aller plus loin et forcer les belligérants à cesser les combats et à entamer un dialogue national pour trouver les chemins de la paix.

 

La Russie doit peser de tout son poids sur le régime syrien qui doit comprendre qu’aucune victoire durable n’est possible tant que le sang coulera.
Pour créer les conditions de ce dialogue national, sous l’égide des nations Unies, le concours de l’Iran et de l’Arabie Saoudite doit être recherché.

Ce ne sera pas facile.
 Mais, le propre d’une conférence de paix est de faire asseoir autour d’une même table des ennemis.
Nous avons, vous et nous, Russes et Européens, une influence déterminante sur les deux camps qui s’opposent.
Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d’action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise.
C’est donc par notre dialogue, mon cher Vladimir, aussi que passera la paix.

 

Monsieur le Président,

L’UE ne peut se passer d’une relation étroite avec la Russie, et la Russie, je le crois, ne peut faire l’économie d’un ancrage européen fort.

De part et d’autre, des craintes et des obstacles existent.
Du côté européen, la crise économique a tout gelé, et la politique russe, à tort ou à raison, est souvent incomprise et même critiquée.
Du côté russe, je sais que le débat entre «européens» et «eurasiens» prend un nouveau tour.
La Russie est‐elle européenne ou eurasiatique ? Se sent‐elle plus attirée par l’Ouest que par l’Orient ? Ou croit‐elle pouvoir être autonome de ces deux pôles ?

Je ne peux pas répondre à votre place à ces questions, mais mon souhait et mon intuition me disent que l’Europe et la Russie ont tout intérêt à unir leur destin. 

 

 

 

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Publié par François Fillon
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commentaires

COMPERE 21/09/2013 15:40


Mliitant RPR puis UMP je n'ai pas voté pour vous en novembre.  Mais aujourd'hui je vous approuve pour vos propos sur les éléctions municipales et sur les racines de l'Europe. Bravo pour
votre courage.

Corinne Bizart 21/09/2013 12:49


Bonjour M. Fillon !


 


Bravo ! et en effet!!! cher M. Poutine !


 


La France à besoin de la Russie aujourd'hui plus que jamais...


 


A revoir cette page "rien de neuf à Moscou", d'une journaliste Russe Alexandra Kamenskaya.


Lien : http://riendeneufamoscou.blog.lemonde.fr/2009/11/20/vladimir-poutine-en-france-actualites-de-ria-novosti-paris/


 


Cordialement,


 


 


Corinne Bizart


 

lecanu 21/09/2013 09:43


bravo!


mais il faut lire votre discourt en entier si non attention aux retombées metiatiques


boncourage

arron 21/09/2013 00:42


Bravo!!!!

Yves Leclercq 20/09/2013 18:24


J'ai déjà écrit un commentaire, réservé, mais respectueux de la prise de position de François Fillon. Je ne suis probablement pas le seul.


Mais aucun n'est publié...

tonton 20/09/2013 17:42


Bravo !

PETITEAU Joël 20/09/2013 17:39


Je pense qu' il faut être très prudent sur ce dossier. D' un côté un dictateur n' ayant aucune pitié et des combattants sanguinaires, de l' autre des révolutionnaires qui veulent renverser le
pouvoir en place. Au milieu de cela, de pauvres gosses, de pauvres femmes, de pauvres hommes  qui n' ont rien demandé, sauf   le droit de vivre heureux, et qui se font tuer chaque jour
de façon ignoble. Pourtant parmi ces rebelles, il y a un grand nombre de terroristes. Des islamistes purs et durs qui brûlent les églises, tuent les prêtres, violent les femmes et qui demain, se
joindront à Alkaïda, pour détruire tout ce qui n' est pas musulman ! Nous étions une grande nation et comme pour le mondial de foot 98, nous vivons sur les souvenirs de notre grandeur, mais ce ne
sont que des souvenirs. Avec unrisque de propagation incontrôlée, avec des caisses qui sont vides,  une dette de 30.000 € par habitant et qui augmente chaque jour malgré de nouveaux impôts,
je pense qu' il y a d' autres causes à défendre que la Syrie.

A3ro 20/09/2013 16:15


Mr Fillon,


Dans la lignée de mon premier commentaire (31 sur votre billet 'faire bouger les lignes'), je me demande à quoi vous jouez et pourquoi vous y jouez maintenant. A quoi bon adopter ces positions un
peu plus polémiques sur le FN, sur la diplomatie française, alors que le bon sens et la raison s'y opposent ? Faire un appel du pied aux nostalgiques de la "grandeur francaise" ? Apparaitre comme
capable d'assumer des avis difficiles ? Vous brisez votre image de rassembleur qui vous faisaient être l'homme politique de droite le plus crédible pour 2017.


De plus, je doute que vous rendiez service au pays en menant une 'diplomatie parallèle' avec Mr Poutine. Ce d'autant que cela, de la part du PS, vous aurait sans doute prodigieusement agacé
lorsque vous étiez premier ministre.


Je vous en prie, ne cédez pas au populisme pour contrer les autres leaders de droite, Sarkozy en tête, lorsque le pays en a le moins besoin !

CJ 20/09/2013 14:03


lorsque l'on n' a plus les moyens de ses ambitions ,on ne joue pas les va t'en guerre en  se desistant  si personne n'est avec nous .

Bruno Gracia 20/09/2013 13:58


Bravo pour votre intervention en Russie.Ayons une politique extérieure indépendante et courageuse et arretons d'etre les moutons de panurge de nos amis américains  et  surtout du Quatar
et de l'Arabie Saoudite .Nous avons intéret à écouter ce que nous disent les Russes et les Chinois ainsi que l'Iran sur les risques que font peser ces pays sur nos démocraties occidentales bien
naives et confites dans l'emotionnel .

Xavier Fouillet 20/09/2013 13:52


Monsieur Fillon,


J'ai lu avec attention votre discours et j'adhère pleinement avec toutes les idées qui y sont exprimées. Je ne vois d'ailleurs pas ce qui fait un tel débat en France, probablement le buzz créé
par les médias sur une fraction de phrase sortie de son contexte. Ou bien par le fait que ce texte soit bien construit, exclue toute démagogie et présente une vue d'ensemble de ce que devrait
être la politique extérieure de la France : vision gaullienne de l'Europe, indépendance de la France, relations diplomatiques avec la Russie, arrêt des hostilités en Syrie avec l'aide de l'Iran
et de l'Arabie Saoudite sous l'égide de l'ONU.


C'est une ligne qui peut être comprise par la plupart de nos concitoyens.


Meilleures salutations.

Courouve 20/09/2013 12:56


Voilà enfin une position française objective et sensée sur nos relations avec la Russie. François Fillon est un homme d'État auquel il ne manque plus que la clarification sur la
liberté d'expression en corrigeant l'erreur commise avec la condamnation de propos de Christian Vanneste.

THOOR 20/09/2013 12:44


Bravo Mr FILLON


MAIS il faut s affranchir de l UMP et parler à coeur ouvert en gaulliste .


Si vous ne faites pas , vous ferez parti des battus .


Ce qui marche et c'est une autre europe , un euro qui tue , l otan qui nous affaibli ....


la FRANCE , Grande SUISSE et FILLE DE PETITRENAUD . c est une image .


Là vous etes encore dans l 'enfant prodigue . stop!!!!!


vous avez été le seul à dire la FRANCE est en faillite et c'est votre fonds de commerce .


Personnellement j ai adhéré à DLR à vous de me convaincre que vous etes GAULLISTE SEGUINISTE ;

bertin 20/09/2013 11:51


    Vous poursuivez votre ligne de réflexion et d'action en matière internationale


     dans la droite ligne de de Gaulle.


     Seul jacques chirac a suivi le mème chemin,ce qui lui a valu critiques et


     insinuations calomnieuses


    Vous avez entiérement raison d'assumer vos positions dans ce domaine


   ici et ailleurs! Ne s'agit-il pas d"affirmer une position internationale..!


    Continuez, continuez et plus vous génez vos censeurs ,plus vous ètes dans la


    bonne direction pour la France et les français.


 


 


 

MONGLOND 20/09/2013 11:44


D'accord

Fontaine 20/09/2013 11:09


Monsieur le Premier Ministre ,


je me permets d'approuver le rappel que vous faites de cette idée gaullienne : "l'Europe , de l'Atlantique à l'Oural" .


Mais l'Europe que nous , Français , vivons actuellement ,est très loin de ce concept idéal : c'est une Europe contraignante , une Europe conçue dans les traités pour les marchandises davantage
que pour les Hommes ; traités que les électeurs français ont rejétés ou approuvés à une faible majorité .Oui , nous sommes loin de l'humanisme gaullien et il n'est pas certain , par ailleurs ,
que le général ait approuvé la polique guerrière de Vladimir Poutine dans son propre pays non seulement à l'égard des peuples minoritaires mais encore à l'égard de ses opposants politiques ;la
Russie est-elle une démocratie ?


La France  en est une grande parce qu'elle a été dirigé par quelques grands Hommes qui faisaient passer le souci du bien commun avant celui de l'intérêt et de l'enrichissement personnel
.C'est pourquoi , les Français ont soif de justice sociale , celle que le général parvint à mettre en place à la Libération avec le C.N.R. Les Français ont également soif d'exemplarité dans le
comportement des Hommes politiques qui les dirigent .


Enfin , rappelons qu'en matière de politique internationale , le général de Gaulle , décida la sortie de la France de l'OTAN ; nous connaissons celui qui en décida récemment le retour...


Comme l'écrivait Régis Debray dans un récent numéro du "Monde Diplomatique " : la France doit sortir de l'OTAN si elle veut retrouver un destin national qui ne soit pas un destin nationaliste .La
France doit également renégocier les traités européens comme l'avait promis François Hollande : promesse non tenue !


Combien de promesses faites par les uns et les autres , trop souvent non tenues...


Avec mes respectueuses salutations .


Didier Fontaine .

pauline grison 20/09/2013 10:59


Bonjour  Monsieur Fillon. De plus en plus en adéquation avec vos propos, je salue aujourd'hui votre discours sur la Russie, prononcé devant Monsieur Poutine -qui soit dit en passant n'a rien
d'un naïf -. J'aimerais connaître sa réponse. Vous aviez non seulement une vision réaliste des atouts et des défaillances de l'économie et de la société française  mais voilà que vous
dévoilez votre dimension internationale. Non seulement vous ne faites pas preuve de suivisme mais vous clarifiez votre position face à ce grand pays qu'est la Russie, puissiez-vous rapidement
présider aux destinées de la France!

de Roissart 20/09/2013 10:50


Bravo Monsieur Fillon. Continuez sur cette lencée. Vous recommencez à nous plaire.


Poutine est un allié bien plus raisonnable et moral que les Etats-Unis. Peut-être est-il même l'avenir du l'Europe: lesgislation contre le prosélitisme homosexsuel, soutien des chrétiens
d'Orient, pourfendeur du terrorisme...

Thomas Deymié 20/09/2013 10:23


Décidément entre vos déclarations à propos du Front National et votre rapprochement avec Wladimir Poutine, vous m'êtes de plus en plus sympathique M.Fillon. En tant que français je me sens
tellement humilié de voir notre pays réduit au rôle de caniche des américains que ce soit par Sarkozy ou Hollande. Je ne vous aimais pas beaucoup auparavant, mais je dois dire que vous gagnez à
être connu.

Anne Dublaron 20/09/2013 10:16


Quoique l'on pense , on ne critique pas son pays à l'étranger .


Je vous respectais comme Premier Ministre , mais ces temps-ci vous êtes décevant .


Respectueusement


Anne Dublaron


 

Lethiais 20/09/2013 10:09


permettez moi de vous signifié que moi même, n'ai pas échappé à la loi du plus fort en déposant un brevet d'invention qui a servi à mon insu à traçabilisé les armes des forces de l'ordre .


 Marché public de 2001, avec cahier des charges inconsultable, classé secret défense complaisamment par MME A Marie et H Morin lorsque
je me suis pourvu au TA de Paris. Je ne vous parle pas du TGI vertueux, aidé par mon avocat traitre Me G Collard.


Vous me direz ça c'était avant, oui M Fillon mais en 2008 vous en étiez. Pour avoir une idée plus précise je vous conseille de consulter le site " maveritesur" page 8.


Néanmoins je suis plus proche de ce que vous défendez que vos collègues .


Cordialement.


JC Lethiais.

Philip 20/09/2013 09:49


M. Fillon,


Enfin une voix s'élève en France pour une position européenne et non américaine ! Bravo pour votre liberté de parole. Il semble que vous ayez décidé d'assumer, enfin ?, votre différence,
votre personnalité et votre vision pour la France. 


Mais surtout venez où nous vivons, incognito, tous les jours et regardez autour de vous, respirez, écoutez et comprenez... Vous toucherez le malaise de notre peuple, car il est désuni,
appauvri, envahi, agressé et livré à des "tiers" qui imposent leur culture. M. FILLON rendez-nous notre drapeau, notre fierté et notre langue.


Bien cordialement.  Philip.

Thierry 20/09/2013 08:46

La France à un avenir avec la Russie, mais pas avec Poutine, pour qui l'europe ne sera jamais qu'une petite péninsule à conquérir ou négliger.

Bernard 37 20/09/2013 07:53


Rien à redire à ce constat "combattant". François Fillion parle...et écrit, juste.


La Russie, avant d'être l'URSS, était un grand pays ami de la France. On parlait le français dans les milieux intellectuels et à la cour. En 1914, qui s'en souvient? Bismark  avait déclaré
la guerre à la Russie et la France, lièe par ses accords avec la Russie, déclarera la guerre à l'Allemagne huit jours lus tard, en Août 1914.


Vint 1917 et les Soviets, puis 1945 et la guerre froide et enfin le NATO. Finie la belle amitié culturelle et politique. Retournement géopolitique des alliance pour les US de Truman, et
d'Eisenhower. Les européens n'ont jamais vraiment rompu avec cette Organisation du Traité Atlantique Nord: l'Atlantique Nord pour combattre l'URSS depuis la mer noire jusqu'au Pacifique!
 De Gaulle avait eu le courage de rompre avec cette fable caricaturale, mais d'autres on réactivécette organisation américaine de Guerre Froide.


Notre pays, notre Nation France a tout à gagner à développer des liens économiques, culturels, militaires avec la Russie.


Poutine est croyant orthodoxe et embrasse ses icones comme d'autres vont à la messe le Dimanche?


Et alors? Celà ne choque pas l'athée antithéiste que je suis.  Personne n'est parfait!


 

MISSISTRANO Jean-Pierre 20/09/2013 07:48


Félicitations.


 

jean-François Chaussier 20/09/2013 06:07





C’est peut-être trop tôt, mais je serais intéressé d’avoir le retour des réactions à vos propos qui balaient sur un large spectre l’ensemble des relations franco-russes dans le contexte
international actuel. C’est déjà très satisfaisant de s’exprimer et de pouvoir faire prévaloir les spécificités, dans ce domaine, d’un mouvement politique français représentatif qui
incontestablement a un fort potentiel pour gouverner la France et se faire entendre sur la scène internationale.

Yves Leclercq 20/09/2013 04:58


Votre courtoisie et votre réalisme gaulliste vous ont fait tenir un discours courageux, mais difficile à partager. Comme "français moyen", j'ai quelque mal à confondre les manières européennes et
les manières russes. J'ai du mal à imaginer un véritable rapprochement, une communauté comme l'Union Européenne la réalise, plus formellement que sentimentalement, mais concrètement. Restent le
pragmatisme, l'intérêt bien compris, de part et d'autre, l'avantage donné à la Raison. Mais les sentiments, en particulier celui de fraternité, ce n'est pas ma génération, un peu trop vieille,
qui pourra les ressentir.

Arnaud de Vendeuvre 19/09/2013 23:00


Si la France veut jouer un rôle au Proche Orient il faut d´abord renouer des relations diplomatiques avec la Syrie. Ces relations ont été rompues par Mr.Hollande sans que des raisons valables
aient justifié cette décision.Il faudrait ensuite que la France cesse de soutenir les terroristes qui mettent la Syrie à feu et à sang.A ces deux conditions seulement la France pourra rejouer un
rôle positif pour que la paix revienne en Syrie.

M-Ch LANGLOIS 19/09/2013 22:54


Vous allez encore vous attirer les "foudres" de vos pairs !!!! Mais BRAVO

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