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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 15:38

 

Texte du discours prononcé ce dimanche à Saint-Just-Saint-Rambert dans la cadre de la fête départementale de la fédération UMP de la Loire.

 


 

En campagne 1546

 

 

 

Mes chers amis,

 

C’est avec un très grand plaisir que je vous retrouve pour cette Fête départementale de l’UMP à laquelle Dino Ciniéri a eu la gentillesse de me convier.  J’ai pour lui beaucoup d’estime et d’admiration depuis que je l’ai vu faire campagne. Merci Dino pour ta fidélité et ta solidité à toute épreuve.

J’adresse à tous nos cadres et militants un salut fraternel et j’ai une pensée particulière pour les jeunes de l’UMP qui sont les fers de lance de notre force politique, qui ont joué un rôle si important dans la campagne présidentielle et auront un rôle si important dans les campagnes à venir.

Yves Nicolin, Paul Salen, Bernard Fournier, Bernard Bonne, Jean-François Chossy, Robert Karulak, Etienne Blanc, Nicolas Forissier, Jérome Chartier… je vois beaucoup de visages amis  que je ne puis tous citer, mais qu’ils sachent combien j’ai confiance en eux.

En 2012, nous avons vécu des moments difficiles, mais nous sommes restés debout, et maintenant  nous repartons au combat.

Ce qui nous motive, c’est l’amour de notre pays.

Etre à l’UMP, c’est réagir devant tout ce qui abime la France et la détourne de la grandeur.

Pour certains, la «grandeur» est une illusion… Non, ça n’est pas une illusion, c’est le défi permanent de notre nation qui a toujours visée haut pour ne pas sombrer dans la médiocrité.

1% de la population mondiale : voilà ce que nous représentons !

Alors de deux choses l’une : soit on se bat, on se rassemble, on se réforme pour être plus grand que les statistiques; soit on baisse le tête, on s’enfonce et on disparaît de l’Histoire mondiale.

 

Depuis que nous avons perdu les élections présidentielles et législatives, je multiplie les déplacements sur les routes de mon pays et partout je sens monter l’exaspération.  Pourquoi cette exaspération ?

Parce que la réalité de notre déclin national a été trop longtemps sous-estimée et maintenant chacun souffre de ne pas avoir été accoutumé à la vérité.

Dire la vérité doit être la première des missions des militants politiques que nous sommes.

Vérité sur les forces de la mondialisation qui nous obligent à passer à la vitesse supérieure en matière de productivité.

Vérité sur le risque de faillite, ou j’utilise à nouveau le mot qui avait tant choqué, le risque de faillite qui nous guette avec une dette qui atteindra 95 % du PIB en 2014 et qui nous condamne à resserrer tous les boulons.

Vérité sur la perspective d'une sortie de la France du classement des dix premières puissances à l'horizon des années 2020 si nous continuons sur le même rythme.

 

Beaucoup de mes amis me disent, on ne gagne pas les élections en disant la vérité. On ne gagne pas en promettant la retraite à 65 ans. Et bien non ! Je ne tomberai pas dans ces travers. Car je pense que ceux qui mentent aux Français, pour gagner les élections, les inquiètent beaucoup plus... C’est comme si on refusait de dire à un malade la réalité de la maladie qui est la sienne. Comment le soigner ? Comment accepter qu’il se soigne, si on ne lui dit pas la réalité dans laquelle il se trouve. 

Pour moi, l’UMP doit être le parti de la vérité car son but n’est pas de séduire la France avec des mensonges mais de la sauver face aux difficultés.

 

L’exaspération, elle vient aussi de ce décalage entre les discours et la réalité. 

Dans l’opposition, François Hollande assurait qu’en supprimant les heures supplémentaires défiscalisées on libérerait des emplois nouveaux.

9 millions de Français ont vu leur pouvoir d’achat baisser à cause de cette suppression, sans qu’aucun emploi n’ait été créé ! On est passé du «travailler plus pour gagner plus», au « travailler moins pour gagner moins».

 

Dans l’opposition, François Hollande assurait qu’il réduirait nos déficits, et pour moi, c’est un sujet majeur car nos enfants n’ont pas à payer les factures de leurs parents.

Evidemment, «l’austérité n’est jamais populaire, si ce n’est chez le voisin», disait Antoine Pinay, le «sage de Saint-Chamond».

Depuis, le gouvernement a été réduit à quémander auprès de nos partenaires européens deux années de plus pour réduire nos déficits !

Et pour les réduire, il ne réforme pas l’Etat, il ne coupe dans les dépenses structurelles, il ne réduit pas les effectifs…

Non, il augmente les impôts ! Et malgré le choc fiscal qu’on nous impose, nous resterons l’un des pays européens avec les déficits les plus élevés.

 

Dans l’opposition, François Hollande défendait la retraite à soixante ans, refusait d’augmenter la durée de cotisation, laissait entendre aux syndicats que les réformes de la droite devaient être abrogées.

A peine élu, le voilà qui nous explique qu’il y a un problème de financement des retraites dû à la démographie et qu’il va falloir cotiser 43 ans pour une retraite à taux plein.

Pour ne pas se renier plus encore, il refuse au passage de repousser l’âge de départ à la retraite et préfère augmenter les cotisations sociales ce qui pèsera sur le pouvoir d’achat des Français et sur les entreprises qui peineront à exporter des produits trop chers !

Résultat : on pourra partir à la retraite à 62 ans mais à condition d’avoir cotisé 43 ans. 

 

Comment voulez-vous que les Français ne soient pas désabusés par toutes ces volte-face et ces subterfuges.

Maintenant, ils jugent sur les faits, non sur les apparences. Et les faits sont là ! Trop de dépenses, pas de réformes de fond, trop d’impôts : ce cocktail a mis notre pays à plat.

Il y aurait plein de choses à dire et à faire pour le relancer : sortir des 35 heures en décentralisant la négociation sociale au niveau des entreprises; baisser clairement le cout du travail; mettre le paquet sur l’apprentissage; assouplir le code du travail plutôt que de multiplier les emplois subventionnés par l’Etat pour faire baisser les chiffres du chômage…

Mais l’urgence est de stopper la spirale fiscale qui est en train d’étouffer notre économie. Plus de 50 milliards d’impôts supplémentaires depuis l’arrivée de la Gauche, sans parler de la fiscalité locale qui, à Saint-Etienne par exemple, a augmenté de 15% en quelques années. 

 

Le président de la République promet une « pause fiscale en 2014»… Pause : «suspension momentanée d'une activité », nous dit le Larousse. Autant dire que c’est une mi-temps avant la reprise de la course aux impôts. D’ailleurs, essayez de faire une pause au milieu d’un toboggan…

Et puis, patatras !

Non seulement le pouvoir s’embrouille dans les dates, mais il n’y aura même pas de pause nous dit le Premier ministre, mais seulement «ralentissement de la hausse des impôts". L’investissement, la consommation, le pouvoir d’achat sont au bord de l’étouffement, mais, rassurez-vous, la strangulation est ralentie… 

 

Notre rôle d’opposant est de concentrer toutes nos forces sur cette bataille fiscale qui n’est pas partisane mais simplement vitale pour l’économie française. C’est une bataille nationale !

Dans cette bataille, nous ne sommes pas seuls.

Il y a toutes ces familles qui voient le plafond du quotient familial abaissé ; tous ces entrepreneurs qui voient leurs marges s’effondrer sous le poids des prélèvements ; tous ces travailleurs qui veulent des heures supplémentaires plutôt que des RTT ; tous ces investisseurs français qui préféreraient investir dans leur pays plutôt que de s’exiler ailleurs.

 

Puisque le gouvernement n’entend pas tous ces Français qui s‘exaspèrent, alors nous profiterons des élections municipales pour lui adresser l’avertissement qu’il mérite.

Moi, je suis un démocrate, un républicain qui attache une importance au respect des processus démocratiques.

Depuis plusieurs mois, je suis sur le terrain pour épauler nos candidats.

Je vais et j’irai dans nos villes et nos villages que nous devons conquérir.

Ici, dans la Loire, il y a des bastions de gauche qui ne sont pas invincibles. Nous pouvons regagner Saint Etienne avec Gael Perdriau , Roanne avec Yves Nicolin, Saint-Chamond avec Jean-François Rey, même Firminy n’est pas imprenable … Vous pouvez compter sur moi pour vous aider à les prendre.

 

A vos côtés, j’irai défendre une autre France, et partout j’essaierai de convaincre mes compatriotes de ne pas céder à la déprime car il existe une autre politique pour aller chercher la croissance, combattre le chômage, réduire nos déficits, restaurer l’ordre républicain.

Je ne le cache pas : il faut des réformes de fond, des choix courageux, des efforts continus. Mais nous pouvons relancer la France comme le général de gaulle le fit en 1958, comme d’autres Etats l’ont fait à l’instar de l’Allemagne.

 

Oui, on peut être élu en disant la vérité et en proposant des réformes difficiles !

C’est possible mais à une condition : il faut créer les conditions d’un rassemblement national parce qu’on ne sortira pas la France de son déclin sans entraîner au moins deux citoyens sur trois.

Et pour cela, il ne faut pas agir avec des œillères et avec le dogmatisme de ceux qui se contentent de ne parler qu’à ceux qui pensent comme eux.

Il nous faut aller au-devant de tous les Français car, pour moi, il n’y a pas un «peuple de gauche» contre un «peuple de droite», pas plus qu’il n’y a un peuple «d’extrême droite».

Nous sommes tous Français, embarqués sur le même navire. Et il se trouve que ce navire est en train de sombrer progressivement, et cela depuis plusieurs années.

Alors soit on s’y met tous pour colmater les brèches et nous remettre dans le vent du progrès, soit on continue comme avant en cultivant son petit jardin électoral.   

 

En 1940, le général de Gaulle ne demandait ni le CV, ni la couleur politique des volontaires qui s’engageaient pour la France… Eh bien, aujourd’hui, le redressement commande de briser les frontières qui enferment les électeurs dans un camp ou dans un autre pour en appeler au bon sens et au courage de chaque citoyen.

 

Nous l’UMP, nous devons aller au contact de ceux dont on ne parle jamais et qui pourtant forment le premier parti de France : les abstentionnistes.

Pour une partie des jeunes et dans certains quartiers populaires, ça n’est qu’indifférence et mépris à l’égard de notre démocratie. Il faut restaurer la crédibilité de la Politique.

Comme vous, je rencontre ces Français qui n’y croient plus. Leurs paroles sont dures, parfois injustes.

 

Ils ont tort de sombrer dans le scepticisme mais nous avons, nous aussi, nos propres torts à corriger : le tort de laisser penser que la politique est un spectacle alors qu’elle est faite de servitudes et de passion pour son pays ; le tort de se quereller sur l’accessoire quand l’essentiel nous invite à débattre du fond ; le tort de laisser penser que nous avons tout réussi comme si nous étions irréprochables.

En disant cela, je n’esquive pas mes propres erreurs car il n’y aucune force à se croire infaillible.

La crédibilité exige écoute et humilité car on ne réconciliera pas les Français avec la Politique en restant sur notre piédestal.

 

Il faut aussi aller contact de ces électeurs modérés qui ont déserté nos rangs en 2012.

Un sujet leur tient à cœur : celui de l’Europe.

On me dit souvent : «devant les militants, ne parle pas d’Europe… C’est trop compliqué, trop controversé».

Bon, alors je vais en parler… car si nous, à l’UMP, on ne défend pas l’idée que les 65 millions de Français ont besoin des 400 millions d’européens pour résister à la mondialisation et à ses 7 milliards d’habitants, autant donner les clefs de la France à nos concurrents.

L’avenir de l’union européenne m’inquiète.

D’un côté vous avez les eurobéats qui pensent que le temps des nations est révolu, ce qui est faux. De l’autre, vous avez les démagogues qui expliquent qu’en sabordant l’Europe on ressuscitera la France, ce qui est fou.

A nous de dire pourquoi la France a besoin de l’Europe mais pas n’importe quelle Europe : une Europe politique, qui défend ses intérêts dans la mondialisation, pas une Europe amorphe et passoire; et dire aussi pourquoi l’Europe a besoin de la France mais pas n’importe quelle France : une France plus forte, capable d’assurer le leadership européen avec son partenaire allemand.  

 

A cet égard, la victoire d’Angela Merkel est une bonne nouvelle car c’est la victoire du sérieux.

Mais ne soyons pas naïfs : le couple franco-allemand ne marche pas qu’à l’affectif.

Il marche aussi aux résultats, et pour ce faire, notre pays doit être plus productif, plus rigoureux dans sa gestion, plus imaginatif aussi dans sa vision pour l’Europe.  

Le Président de la République doit profiter de la victoire d’Angela Merkel pour développer une nouvelle ambition pour l’Union européenne.

C’est maintenant ou jamais de tracer le cap d’une organisation européenne plus efficace, plus démocratique, plus protectrice face aux géants que sont les Etats Unis, la Chine, le Brésil.

 

Et puis, il faut aussi aller à la rencontre des électeurs de gauche qui voient concrètement les limites du socialisme, sans parler de celles du communisme.

«Le socialisme est une morale, presque une religion, autant qu'une doctrine», écrivait Léon Blum.

Une morale ? Je crois que Messieurs Cahuzac, Strauss-Kahn , Guerini  et quelques autres ont mis fin à cette prétention.

Une religion ? Les Français ne sont plus dupes.

Reste la doctrine, qui est dépassée par les évènements.

Cette doctrine était fondée sur le contrôle des capitaux et de l’appareil de production mais à présent capitaux et entreprises sont soumis aux rythmes internationaux.

Elle était fondée sur l’Etat providence, mais les caisses de l’Etat sont vides.

Fondée sur le partage des richesses, mais l’urgence est aujourd’hui de créer des richesses.

Fondée enfin sur l’extension illimitée des droits sociaux, mais désormais l’enjeu est de financer l’existant sous peine de faillite.

Bref, le socialisme a toujours été une doctrine adaptée aux périodes fastes, jamais une doctrine capable de répondre aux tempêtes.

 

Les électeurs de gauche ne sont pas condamnés à croire éternellement à cette doctrine qui, dans ses tracts, promettait de «changer la vie » ou de «ré-enchanter le rêve français», mais qui dans la réalité est impuissante à garantir l’efficacité économique et la solidarité sociale.

Depuis mai 2012, la France est-elle plus solidaire ? Non !

Est-elle mieux armée contre les délocalisations ? Non ! 

Est-elle plus juste ? Non !

Est-elle mieux protégée des délinquants qui pourrissent la vie de nos cités ? Non !

 

Moi, je pense que les électeurs ont fait le tour de Mr Montebourg qui prétendait «démondialiser la mondialisation», et j’ai la certitude que dans les quartiers populaires on n’applaudit pas les projets de Madame Taubira !

Beaucoup d’électeurs de gauche sont prêts à comprendre que le slogan «taxons les riches», ne les a pas rendus pour autant plus riches.

Beaucoup d’entre eux, je le crois, comprennent que la stigmatisation des entrepreneurs et des investisseurs n’a pas empêché les fermetures d’usines.

Beaucoup constatent que le chômage ne se combat pas avec plus de dirigisme mais plus de liberté, plus de formation, plus d’innovation.

Bref, je nous invite à aller vers ces électeurs pour leur dire qu’il vaut mieux une droite républicaine réformatrice qu’une gauche conservatrice, une droite qui regarde les réalités économiques en face plutôt qu’une gauche qui préfère les nier plutôt que de se renier.

Il y a quelques temps, j’ai rencontré des représentants de Pétroplus, et je pense à ceux de Florange que François Hollande est allé visiter pour tenter de se faire pardonner.

Je ne lui reproche pas de ne pas avoir réussi à sauver Florange.

Je lui reproche d’avoir promis l’impossible à ses ouvriers, et lui reproche surtout de ne pas mener une politique économique permettant à nos industries de se battre à armes égales avec nos principaux concurrents.

Pour tous les salariés de ces entreprises et leurs familles, rien n’est pire que ces faux espoirs qu’on leur fait miroiter, rien n’est pire que ces rodomontades fumeuses contre les prétendus ennemis que seraient la finance et la concurrence.

Mieux vaut la sincérité et la réforme que la compassion et l’impuissance ! Mieux vaut baisser le coût du travail et alléger les charges qui pèsent sur nos entreprises plutôt que de faire des discours socialistes.

Oui, mes chers amis, il existe des Français qui se posent des questions, et si leur cœur est à gauche – ce qui parfaitement respectable – leur esprit l’est de moins en moins.

A nous de trouver les mots, les idées, les projets qui les convaincront que la compétitivité n’est pas l’ennemie de la solidarité, que l’effort de tous est l’alliée de la justice pour tous. 

 

Allons à leur rencontre et allons aussi à la rencontre des électeurs qui se laissent emporter par les sirènes du Front National.

 

Je suis un républicain qui combat tous les sectarismes, et je n’ai que faire des leçons du parti socialiste qui ferait bien de balayer devant sa porte avant de s’ériger en juge de ce qu’il convient de dire ou de faire.

Le Parti socialiste prétend lutter contre les extrêmes et il cherche des idées pour cela…

Eh bien je lui en donne : qu’il renonce à ses alliances avec l’extrême gauche; qu’il renonce officiellement à son projet sur le droit de vote des étrangers; qu’il renonce à instaurer la proportionnelle pour les prochaines échéances législatives car ce sera la porte ouverte aux populistes.

     

Rien ne m’empêchera d’aller parler à mes compatriotes qui pensent que tout est fichu, qui aiment sincèrement leur pays et qui tremblent pour lui.

Nous devons comprendre et convaincre ceux qui, à tort, nous croient indifférents à leurs souffrances, eux qui sont trompés par ceux qui leur promettent qu’en bouclant les frontières et en revenant au franc on sortira la France de l’impasse.

 

J’entendais récemment la Présidente du Front National traiter la «France de catin» parce que notre nation entretient des relations avec l’Arabie saoudite et le Qatar.

 

Quand on est capable de parler aussi mal de son pays, quand on est capable de tant d’outrance, de si peu de respect, on est à l’évidence incapable de répondre sérieusement aux problèmes de la France.

Je n’ai pas changé et ne changerai jamais d’avis : le programme du Front National est économiquement absurde et politiquement dangereux.

 

Voilà ma conviction. Mais il ne suffit pas de la proclamer pour persuader les électeurs de nous rejoindre.

Je le dis, tous les dialogues sont nécessaires avec ces Français qui sont tentés par le vote extrémiste.

Comme tous les autres, ils doivent être écoutés, respectés, entraînés à voir l’avenir de leur pays autrement.

Les traiter en parias de la République, c’est les pousser à répudier la République que nous aimons, et c’est alimenter le discours «antisystème» qui fait précisément le succès de la famille Le Pen depuis toujours.   

 

Nos adversaires, ce sont les partis qui nous combattent, pas les Français ! Quelles que soient leurs sensibilités ou leurs votes, tous doivent être estimés et rassemblés autour d’un projet pour redresser le pays.

 

Mais pour qu’ils nous entendent, il y a un préalable : les traiter comme des citoyens responsables, des citoyens de raison qu’il faut convaincre et non injurier, entraîner et non abandonner comme s’ils étaient damnés.

 

Nous y arriverons en proposant un projet solide et percutant.

L’heure n’est pas encore au programme, mais je sais une chose : il faut commencer par remettre la République sur ses pieds et sa devise aussi.

 

La liberté d’abord, qui n’existe que parce qu’on lui assigne des bornes.

Il n’est de liberté pour quiconque sans préservation de l’ordre public. Sinon, l’anarchie s’installe et la loi du plus fort prévaut.

La République a déserté certains quartiers. Elle doit les reconquérir, pied à pied et pour cela la réponse de la Justice doit être à la hauteur des agressions que la Société subit.

Le sentiment d’impunité continuera de prospérer si le premier réflexe est de trouver des excuses aux délinquants; et si le second réflexe consiste à imaginer des sanctions qui écartent chez eux l’idée même d’aller purger leur faute en prison.

 

Rétablir l’autorité de l’Etat est une priorité.

Mais cet effort sera vain si l’autorité n’est pas restaurée au sein même des foyers.

On nous parle aujourd’hui d’un droit à l’enfant. Mais avoir un enfant, c’est d’abord honorer des devoirs ! Celui de l’éduquer. Celui de lui transmettre des valeurs. Celui de le récompenser ou, au contraire, de le recadrer lorsqu’il le faut.

La démission parentale est une menace pour la cohésion sociale.

Vous pourrez réformer l’Education nationale autant que vous le voulez, vous pourrez rajouter toujours plus de policiers, c’est d’abord au sein de la famille que tout se joue !

 

Il y aussi une liberté qui exige un sursaut.

Je veux parler de la liberté de croire ou de ne pas croire garantie par le principe non négociable de la laïcité.

Les évènements qui ont eu lieu à Trappes en juillet dernier ne doivent pas être banalisés.

Une mini émeute s’est déclenchée pour des motifs liés à la religion, en l’occurrence liés à une interprétation rigoriste et provocante de l’Islam. 

Il y a une sorte de choc des cultures qui gronde et qui est un danger pour la laïcité, pour l’unité française, pour nos concitoyens musulmans eux-mêmes qui sont victimes de ces provocations.

Ce sont des questions qu’il faut aborder de front, comme nous avons l’avons fait en interdisant les signes religieux à l’Ecole et comme je l’ai fait en interdisant le port de la burqua qui est une prison pour les femmes.

A l’époque, comme aujourd’hui, certains me disaient qu’il ne fallait pas toucher à ces sujets sous peine de faire le jeu des extrémistes. Mais si nous, les républicains que nous sommes, n’agissons pas, qui le fera ?

C’est trop facile de s’abriter derrière notre bonne conscience en pensant que les choses s’arrangeront toutes seules, jusqu’au jour où notre pacte craque.

Ceux qui pensent que la République s’est faite en gants blancs oublient tous les combats qu’elle dut mener et qu’elle doit continuer de mener pour unir la nation. 

 

La République, c’est aussi l’égalité, qui va de pair avec la lutte contre les injustices. Mais cette lutte n’est admirable que si elle tire les citoyens vers le haut.

Oui, il est normal que l’élève méritant issu de milieux défavorisés soit soutenus plus que d’autres, et, à cet égard, le gouvernement a tort de vouloir supprimer les internats d’excellence.

Normal aussi que celui qui travaille plus que son voisin gagne plus que lui.

Il faut en finir avec ce mépris de la réussite, cette jalousie exacerbée, ce nivellement par le bas.

En République, chacun doit pouvoir être fier d’avoir réussi et de le dire. C’est le mérite républicain qui permet de reconnaitre les individus à leur seul talent, leur seul courage, leur seule détermination.

C’est lui - le mérite - qui permet à ceux qui n’ont entre leurs mains que leur volonté de se dépasser et de s’illustrer.

En chaque être humain il existe une force intime, une dignité qui doit être encouragée et non étouffée dans les filets de l’échec et de l’assistanat. 

 

Quant à la fraternité, elle est le ferment de l’unité.

Qu’importe à mes yeux les origines sociales, la couleur de peau, la religion,  pourvu que le cœur soit généreux et vaillant, soucieux des autres et respectueux de la France, de ses lois, de ses mœurs.

La nation française a assimilé depuis des siècles des générations d’étrangers qui lui ont apporté leur énergie et qui sont parfois morts pour elle sur les champs de bataille.

Mais aujourd’hui, l’intégration vire au naufrage et dans certains quartiers, un communautarisme mortifère mine notre cohésion nationale. 

 

La fraternité passe par une nouvelle donne migratoire.  

Nous devons exiger des étrangers qui vivent sur notre sol qu’ils s’insèrent socialement et culturellement car il n’y pas de honte à exiger d’eux qu’ils s’approprient l’héritage du pays des droits de l’Homme, de Descartes, Victor Hugo, Pasteur, Clémenceau, que sais-je encore…

Et pour que cette assimilation soit possible, nous devons accueillir moins pour intégrer mieux.

Non pas par chauvinisme, mais parce qu’il n’y aucune générosité à recevoir des personnes qui sans formation, sans revenu et sans logement seront des déracinés.

L’immigration doit être réduite à son strict minimum en fonction de nos capacités d’accueil et de nos besoins économique.

 

Pour cela, il faut agir dans quatre directions 

La première est de resserrer l’immigration professionnelle aux besoins réels de notre marché du travail en ciblant précisément les secteurs déficitaires et les profils dont nous avons besoin.  

Avec 3 millions de chômeurs, la France a d’abord le devoir de remettre ses concitoyens au travail avant de se tourner vers les autres.  

La deuxième direction, c’est de continuer à réduire l’immigration familiale. Et pour y parvenir, il faut lutter contre la fraude comme mon gouvernement l’a fait de 2007 à 2012.

La troisième direction est de revoir les avantages sociaux accordés aux étrangers.

L’accès à certaines prestations sociales devrait être réservée aux étrangers disposant d’un titre de séjour et ayant cotisé dans le cadre d’une activité professionnelle en France pendant au moins un an.

La quatrième direction est celle des demandeurs d’asile où il faut réduire le délai de la procédure. Il est de plus de deux ans ; il faut le réduire à 6 mois.

 

Et puis, il y a un problème d’actualité qu’il ne faut pas taire: c’est celui des Roms, originaires de Roumanie, de Bulgarie ou de Hongrie.

Ce n’est pas un problème classique d’immigration puisque ces étrangers sont des ressortissants de l’Union Européenne.

Devant l’afflux des Roms, tous les élus sont confrontés à des difficultés en matière de logement, de scolarisation, d’ordre public, et pour tout dire, d’intégration.

Monsieur Valls en a parlé avec des mots qui ne choqueront que ceux qui ne sont pas offusqués de voir une large partie de ces populations et leurs enfants vivre de la mendicité, soumises à des réseaux mafieux, installées dans des campements illégaux.

 

C’est bien d’en parler, mais c’est encore mieux d’agir dans le bon sens ! 

Le ministre de l’intérieur et son gouvernement ont commis une triple faute qui contribue à aggraver la situation.

Ils ont supprimé la procédure d’aide au retour dont mon gouvernement avait fait un usage raisonnable, et ils ne l’ont remplacé par aucun autre outil !

Ils ont fait la circulaire du 26 août 2012  dans laquelle on y subordonne l’évacuation des campements illégaux à des concertations préalables, à la mise en place de solutions de relogement, à des garanties d’insertion…

Ce laxisme alimente l’exaspération de nos compatriotes, qui elle-même favorise tous les dérapages et tous les amalgames.

Enfin, le gouvernement n’est pas assez clair avec les pays d’origine que sont la Roumanie et, dans une moindre mesure, la Bulgarie. Or, l’avenir des Roms est d’abord dans leurs pays avant d’être chez nous !

Il est lâche et coupable de ne pas mettre ces Etats devant leurs responsabilités concernant leurs propres populations… D’autant plus qu’ils reçoivent des aides européennes pour insérer les Roms.

Tant que ces pays n’agiront pas avec plus d’efficacité, leur entrée dans le dispositif Schengen - qui fixe les règles de libre circulation entre européens - constituerait une faute.

 

Notre politique d’immigration doit s’appuyer sur une vision lucide et sur une détermination sans faille. Elle n’a pas besoin d’actions spectaculaires et les coups de mentons ne servent à rien.

Pas de spectaculaire et pas non plus de démagogie car derrière le mot «immigration», il y a des hommes, des femmes, des enfants qui veulent échapper à la misère et qui ont un tort : celui de croire que la France est un eldorado, ce qu’elle n’est plus !

 

Voilà, mes chers Amis, les convictions que je voulais partager avec vous.

 

La situation est difficile mais nous sommes un grand pays, traversé d’Histoire, de talents, de vaillance. Ne tremblez pas et ne baissez jamais les bras.

Nous allons nous redresser parce que nous allons nous battre, nous allons nous rassembler, et nous irons au-devant de toutes les forces françaises et vous verrez qu’elles nous porterons au-delà de nos espérances.

Voilà notre mission, et voilà le défi auquel je vous invite, pour la France et pour la République.

 

 


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Publié par François Fillon
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commentaires

Aurore VIDAL 07/10/2013 15:57


conseil à M. FILLON, ne pas oublier l'admiration et l'affection à N. Sarkozy, pour preuve


l'appel de fonds. cette réussite devrait vous interpeller. Vous pouviez démissionner si les divergences, étaient trop importantes. nous sommes nombreux à soutenir moralement et financièrement
l'UMP mais pas à un couran en particulier. 

MONNET 04/10/2013 16:35


Dans son livre, "l'étrange défaite"Marc Bloch écrivait: "La masse suit soit parce qu'elle sait, soit parce qu'on la met en transes". Je suis assez partisan de la première assertion car la seconde
ne peux que conduire à des révoltes lorsqu'on ne peut plus masquer la réalité; Et, c'est ce qui va arriver. Alors, il faut faire de la pédagogie, de la pédagogie et toujours de la
pédagogie et ne pas en rester aux formules incantantoires.


Bon courage

gilles 03/10/2013 19:24


Ce n'est qu'une partie de la vérité et pas avec cela que vous gagnerez une élection présidentielle.


Ce qui est vital pour devenir vainqueur est de porter une espérance à travers un programme. Celui qui gagne une élection présidentielle est celui qui fait rêver les français.


Pour pouvoir faire rêver tout en promettant de la sueur et des larmes, il faut expliquer le sens de la bataille où nous sommes et pourquoi certains pays s'en sortent mieux que d'autres.


Non pas une vision de politicien, mais une vision clairvoyante du présent et de l'avenir qui explique pourquoi le présent et où peut être l'avenir.


La sueur et les larmes vont tellement de soi qu'elles ne sont jamais décrites comme une finalité, mais qu'elle se produit dans la réalité de la vie des acteurs qui décident d'adhérer à cette
vision.


Vient ensuite plus tard les jours de récompense.


"Derrière le nuage si lourd ....... et de nos larmes voici que reparaît le soleil de notre grandeur"


C'est le sens du discours du 18 Juin.

ALVARES 03/10/2013 17:03


Monsieur FILLON,


les médias et les socialistes se delectent de la montée du FN!!!!! 


ne lachez rien, il va falloir de l'habileté pour sortir du piège que vous tendent certains !!! 


depuis des decennies on nous ment !!!! j'attends avec impatience votre réussite


Bien à vous

Henry Wallez 03/10/2013 12:41


La mission pour la France doit être celle de chaque française et chaque francais ! Il serait non seulement utopique, mais dangereux pour notre pays, de continuer à descendre sur ce toboggan
savonné ! En effet, votre lucidité éclaire ce noir-obscur qui nous enveloppe et nous anesthésie...C'est maintenant qu'il faut se battre pour l'avenir de la France, de nos enfants et descendants à
venir ! De placébos en promesses, on replâtre, et les valse-hésitations incompétentes -forcément- déstabilisent les français de plus en plus ! Sans gouvernail dans la tempête, on s'échoue...C'est
très clair ! Alors BRAVO pour votre discours Monsieur Fillon, il a le mérite d'être vrai et de recadrer la réalité et les besoins de la France ! Une intervention de ce calibre le jour de mon
anniversaire, pour le Gaulliste pur que je suis, est le plus beau des cadeaux... Puisse en être ainsi pour tous les francais ! Pour terminer, une citation que vous connaissez et dont il serait
bon que tout le monde s'impreigne : " Il n'y a qu'une fatalité, celle des peuples qui n'ont plus assez de forces pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir, car le destin d'une nation se
gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction ". (Général de Gaulle) Vous êtes cet Homme pour la France, alors tous derrière vous, Monsieur Fillon, pour vous emmener à
l'Elysée ! Il faut vraiment rassembler car j'ai pu constater que beaucoup de compagnons, ex RPR, n'avaient pas encore le réflexe UMP. Je me battrai de toutes mes forces et emmènerai dans mon
sillage, vers vous, celles et ceux que j'aurai convaincus !


 

jc 03/10/2013 09:41


quand je pense que Copé fait tout ,pour faire perdre NKM à Paris( dans le Point  de ce jour),en faisant pression alors qu'il ne représente plus rien aux yeux de la majorité des français pour
avoir triché comme l'a dit le premier ministre pour etre président de l'UMP; je trouve celà  lamentable.Continuez monsieur FILLON vous etes sur la bonne voie. Bravo

bertin jp 02/10/2013 14:15


"UN CRI DE VERITE"!


C'est le sentiment que j'éprouve en lisant le commentaire n°8.


L'écart entre cette vérité élémentaire et le message quotidien,lancinant et 


très puissant  des médias est gigantesque.


Entre ce cri de vérité et les puissants qui sont les entrepreneurs de notre chute,


il reste le chemin difficile d'une politique de vérité,qui devra trouver un appui


populaire.


Ce chemin est appelé par nos adversaires,"populisme"!


C'est pourtant le chemin de vérité et d'action,qu'impose la situation.


A moins d'accepter l'intégration mondialiste et devenir des pions ballotés


par des élites carriéristes irresponsables.

Catherine WATANABE 01/10/2013 17:27


Monsieur le Premier Ministre,


De par la précision de vos analyses, votre lucidité, votre foi dans l'avenir et le progrès, vos paroles véhiculent l'espoir et renforcent l'estime et la confiance que nous vous portons.
Peu importe les remous et les émois provoqués lors de certaines de vos interventions mal interprétées (meme depuis l'étranger), ce ne sont que convulsions politiciennes, car votre pensée est
libre et votre jugement d'un éclairage précieux.


"La France peut supporter la vérité" avez-vous écrit : je vous suis gré de la rappeler et de la diffuser sur les routes de France.


Pendant ce temps, que nous annonce-t-on ? Des prévisions irréalistes sur la croissance des prochaines années et une diminution des déficits en 2017 (tiens donc!) . De qui se
moque-t-on?  Entre autre on prévoit une extension de l'attribution du RSA aux plus jeunes (avec quel financement ?). Ce gouvernement avance de couac en couac sans la moindre cohésion ; c'est
hallucinant !!


Et pendant ce temps en Allemagne une coalition gouvernementale s'organise entre la CDU et le SPD sous l'auspice de Mme Merkel élue une 3ème fois...


Bien cordialement et avec tout mon soutien


Catherine WATANABE

lcdsm 01/10/2013 15:51


Faire comme pépère, des promesses avant et ne rien tenir après tout le monde le fait. Pourquoi n'avoir pas fait tout ceci pendant les 5 dernières années. Du flan comme tout le reste........

Berthet Jeanne 30/09/2013 19:59


Bonsoir Mr Fillon,


Je viens de lire attentivement votre discours,il me ravit,et je pense exactement  comme le commentaire n°2,il doit être entendu par tous,vous avez eu Mr Fillon la gentillesse 
d'écrire quelques lignes sous un de mes messages,,j'en ai été déjà stupéfaite puis satisfaite de l'attention que vous portez à  ceux qui espèrent en vous .sympathisante encore
,mais convaincue  de rejoindre vos rangs.Oui La France a perdu sa grandeur et  son aura ,et surtout sa crédibilité.Quelle absurdité que ce gouvernement socialiste!!je ne sais comment
exprimer tout le ressentiment que j'éprouve et j'ai tant de choses à dire et vous ,vous l'avez  fait si justement que je ne vais pas encore en rajouter.


Cordialement


 

REPUBLIQUE 30/09/2013 18:24


Pendant que l'actualité quotidienne est occupée par la cacophonie de l'actuel gouvernement , deux immenses icebergs sont en train d'approcher la France dans l'ombre.


Les taux d'intérêt se sont mis à remonter,lentement pour l'instant,mais l'absence des réformes promises aux instances européennes et la dégradation continuelle des résultats économiques de notre
pays vont peu à peu reserrer le noeud coulant autour du cou de la France.Comment le gouvernement socialiste fera-t-il face à la dette quand il ne pourra plus chaque semaine trouver les capitaux
sur les marchés internationaux?Comment fera-t-il face aux mouvements de rue qui se produiront à ce moment là lorsque les salaires des fonctionnaires,les retraites,la sécurité sociale etc..ne
pourront plus être financés en totalité ou en partie ?


Le deuxième iceberg, c'est l'approche des élections européennes.Bien plus que les municipales,les européennes représentent un grand danger car de toute l'Europe un vaste mouvement antieuropéen
alimenté par les extrèmes,droite et gauche, peut ruiner les efforts fournis par des générations d'européens.Le populisme monte dans toute l'Europe et le réveil des démocraties risque d'être amer
au lendemain de ces élections.Si les mécanismes sont bloqués par de nouvelles majorités hostiles ,le crédit de l'Europe dans le Monde en sera immédiatement affecté.Des pays demanderont à sortir
de l'Europe, y compris des pays qui présentent les meilleurs résultats économiques.Dans le cadre de la mondialisation l'Europe sera abandonnée à son triste sort...


C'est pourquoi nous avons besoin d'hommes politiques comme François FILLON,qui ont le courage de dire la vérité.A la fin du mandat de l'actuelle majorité,en 2017,l'état de la France risque d'être
tellement dégradé et la tentation de substituer la rue à la démocratie pour certains,qu'il ne sera pas possible de faire campagne en niant les problèmes ou en promettant à nouveau que tout sera
facile.Cette façon de faire de la politique ne pourra perdurer au risque que tout se termine dans le désordre.François FILLON a raison de partir tôt,calmement,avec pugnacité,car le gros temps
approche pour la France,et celle-ci aura besoin d'un capitaine qui puisse s'adresser à tous les français sans esclusive.


La politique "paillettes" que certains veulent relancer , y compris dans nos rangs,ne sera plus de saison.Le temps du sang et des larmes sera venu.Merci à François FILLON de poursuivre la mission
qu'il s'est fixée.


Indre et Loire.


 


 

bertin jean pierre 30/09/2013 14:08


LE PARTI DE LA VERITE ?


Il vous reste un dernier tabou à affronter.L"immigration et la naturalisation.


Serez vous le premier depuis le programme du RPR de 1986,à revenir sur le droit du sol?


Alors,quels hurlements vous allez déchainer....


Et pourtant ,un boulevard populaire vous attend alors,pour la présidentielle


future!


Oserez-vous?La vérité,toute la vérité,rien que la vérité....,seule et dernière


chance d"un pays au bord du gouffre et dont la décadence n'apparait pas


toujours à un peuple gavé de surinformation superficielle,visant à le détourner


de l'essentiel.A savoir les périls économiques et sociétaux qui sont là!

lecanu 30/09/2013 10:41


bonjour M FILLON


c est sur avec un discours comme celui çi  vous n allez pas faire le buzz dans les médiats


mais si sur vos remarques sur les électeurs duFN, et de la syrie j étais d accord avec vous


je prévére  ce discours mais que la route va etre longue  sachant que  N SARKOZY va se servir de la tounée de son épouse pour faire parler de lui . il serait bien que nous
voyons plus de jeunes autour de vous .les municipales ne sont pas gagnées d avance


respectueusement

Brocker Claude 30/09/2013 09:53


  Bonjour Monsieur Fillon, malheureusement j'ai de plus en plus de mal à croire que l'UMP est le parti de la vérité. Entre non-dits et opacités, copinage d'élus avec les gauchistes pour
une légion d'honneur, hypocrisie totale avec la désignation à l'unanimité par les instances nationales de Fabienne Keller comme tête de liste aux municipales pour la mairie de Strasbourg, celle
qui a approuvé le projet de loi sur le mariage homosexuel et qui se déclare favorable à la GPA/PMA, sans parler du "gender". L'hypocrisie totale au niveau local d'élus (en tous genres) qui
faisait partie des opposants au mariage de Taubira (défilés et meetings) et qui aujourd'hui par opportunisme sont derrière Keller. Cordiales salutations
C.B.

Lovera Claudine 30/09/2013 07:39


Oui Monsieur Fillon vous avez fait comme toujours un discourt, permettant a tous les françcais et electeurs , de vous comprendre. Oui continuez à nous donnez confiance et redresser notre PAYS LA
FRANCE FRANCAISE. Vous serez notre prochain PRESIDENT, et nous en seront trés fier.Nous vous aiderons en votant UMP Gaulliste pour moi aux prochaines Municipales, pour reprendre au PS leur
majoritée. Que D soit avec vous et votre equipe.En pensée avec vous.

Ternacle 30/09/2013 00:27


Entièrement d'accord avec votre analyse sur l'immigration mais j'ajouterais sur l'obligation de respecter le principe de laïcité et les lois de notre République, l'interdiction des abattages
riruels soit hallal ou cachère sur tout le territoire national .Libre à ces communautés d'importer des viandes abattues à l'étranger.

henriette.rocher 29/09/2013 22:44


Bonsoir monsieur Fillion,


Je viens de lire votre discours sur la vérité...que je partage.C'est un vaste défi que de rendre la confiance aux Français;Avez vous déja partagé une journée avec un artisan, un ouvrier, une
infirmière,une caissière, un agriculteur,  cette France qui travaille, partager aussi un repas avec un retraité? Elle est là la vérité de la France qui souffre.Je vous soutiens de tout coeur
pour la France de demain, Celle que nos enfants hériterons.

Celli 29/09/2013 22:24


Un discours plein de vérités et de sincérité; Bravo Mr Fillon, continuez sans vous laisser influencer par quiconque, La France et les français avons besoin de vous.


 

Francois Crémieux 29/09/2013 22:23


Monsieur Fillon,


Si il s'averrait que l'on ne peut pas gagner une élection en disant la vérité, effectivement il faut se dire que les potiques n'inspirent que dégout !


Malheureusement, c'est une situation qque nous vivons, et de façon étonnante, venant de Monsieur Sarkozy. A tel point que je peux m'interroger sur les élections présidentielles qu'il a perdu,
parce que la situation aurait trop dure, pas assez gratifiante.


Heureusement, vous avez affronté des moments très dur et peu gratifiant pour avoir dit à plusieurs reprises la vérité, déjà sous le gouverment Rafarin, et n'emêche vous avez été Premier ministre
pendant 5 ans !


Je pense ne pas être le seul qui ne supporte plus les boni menteurs, et a penser que les réformes necessaires ne peuvent être entreprises que par un discours réaliste et sans détours.


Il ne peut y avoir de pouvoir et de liberté si le politique se dévoit de la vérité, il ne peut y avoir de confiance entre le vous et vos électeurs sans ce discours courageux que vous tenez à
chaque instant au delà des positions partisanes.


Quels Français peut ne pas avoir un pincement au coeur de ce qui se passe içi quand nous voyageaons chez les autres qui exactement le contraire de ce que le pouvoir actuel nous inflige. Il est
absolument necessaire d'avoir un peu d'orgueil d'affronter les vérités que de subir les erreurs populistes du socialisme à la Française.


Continuons avec vous, avec la vérité dans la réalité !

Bonnier 29/09/2013 21:56


Bonsoir Monsieur Fillon.


Après avoir lu attentivement votre discours , je persiste et signe pour tous vos projets auxquels j' adhère totalement.


Monsieur Fillon agissez, battez vous , car aujourd'hui  beaucoup de Français sont complétement désemparés.On attend beaucoup de vous.


Oui Monsieur Fillon avec vous de tout coeur.


Bien cordialement . Odile Bonnier


 

Yves Leclercq 29/09/2013 21:19


Votre état des lieux, et les mesures qu'il faudrait prendre pour enrayer notre glissade ne soulèvent aucune autre objection que le calendrier qui les rendront possibles. Nos institutions ont des
qualités qu'il nous faut défendre, et subir. S'il nous faut attendre pour entamer notre programme de redressement, une nette victoire aux municipales, amplifiée pas les votes sanction, seroont un
coup de semonce pour le gouvernement socialiste. S'ils arrrêtent leurs folies, ce sera un soulagement pour les français et pour nous. 

rousseau 29/09/2013 20:58


discours dense , complet, conçis, synthétique ...pas façile comme exercice ! n'oublions pas que la république n'est jamais que le long "héritage" des rois de france et empereurs français
précédents et suivants ! quand au "malheureux " valls ne l'accablons pas trop, désavoué dans son propre camp et par la commission européenne par la voix de la commissaire viviane redding hurlant
au scandale contre l'attitude du traitement des roms en France  et finissant par avouer elle mème ne pas savoir ou et comment étaient utilisées les subventions européennes à ce sujet !
 ! plustot pathétique comme attitude  ! quand à marine le Pen outrancière dans ses excés de langage sur la forme mais ayant probablement raison sur le fond à propos de "la catin du
quatar " ! et oui il est grand temps de revenir à une forme de souveraineté nationale avec la notion des états-nation au sein d'une europe confédérée et non pas ce "magma informe" de hauts
fonctionnaires faisant de la supranationalité et de la subsidiarité  l'alpha et l'omega de la politique européenne ! ( thèse défendue il ya 20 ans par philippe de Villiers souverainiste
j'aime à le rappeller ! ) l'indépendance nationale concept gaulliste immuable , intangible et non négociable quelquesoit la sensibilité politique ! il vous reste 4 ans pour batir ce projet de
reconquète au niveau national en fédérant autour de vous des mouvements issus du centre droit ( modem et udi ) autour d'un projet commun !

camille 29/09/2013 20:14


Monsieur le Premier Ministre,


ENFIN ! Dis-je


La route sera semée d'embuches, de sirènes mal intentionnées mais surtout ne déviez pas.


L'analyse est bonne, le poids est pourtant bien plus important que vous ne l'imaginez et c'est pour cela que vous ne devez sous AUCUN prétexte concéder, atermoyer ce qui serait déjà renoncer.


Nous (un très grand nombre) vous soutiendrons ; je vous l'ai déjà écrit, si et seulement si, par votre détermination, comme ici, votre courage vous nous donnez confiance.


Ce sera dûr, mais nous ne manquons pas de courage. Nous sommes prêts à faire les efforts qu'ils faut pour autant qu'ils soient EQUITABLES 


Votre dévoué

regard 29/09/2013 19:57


 


Vers une nouvelle France


 


 


Les années à venir, nous devons nous donner les moyens de surmonter des évènements exceptionnellement
dramatiques ; il faut engager des réformes fondamentales, il faut préserver les intérêts de la France et des Français. Il faut s’employer avec notre participation à nous remettre à flots. Les
toutes prochaines années vont impliquer des décisions graves et déterminantes.


Il convient de modifier fondamentalement les structures gouvernementales et négocier pour que soit
maitrisé le système financier.


 


Je crois en la France et suis convaincu qu’elle dispose d’une capacité à se donner les moyens d’un
nouvel élan et d’un avenir prometteur.


Nous devrions nous employer et la jeunesse est prête à prendre le flambeau


Ne la leurrons pas, ne la désespérons pas, ne différons pas sous prétexte qu’hier est trop lourd et
que demain il sera temps.


Apportons-lui les moyens de son savoir et de sa culture.


Il n’est plus possible de lui expliquer qu’il faut attendre, que la crise ne permet ni de faire, ni
d’espérer. Elle ne l’acceptera pas.


 


Nous n’entendons qu’austérité, efforts, perte de pouvoir d’achat, hausse de tout, du chômage des prix,
des biens vitaux


Il nous faut définir : un véritable sérieux budgétaire et un véritable avenir pour la
France. La Banque publique d'investissement, projet phare du gouvernement pour
soutenir les entreprises doit être le fer de lance de nos entreprises. Mais elle devrait avoir aura une capacité d'investissement de bien plus de 100 milliards d'euros. Elle devrait servir
l’avenir et non pas la gestion du quotidien.


Il est nécessaire de se réunir, ensemble, avec le désir de réussir, de travailler avec profit, de
donner à nos enfants, moyens et sens de la responsabilité. Ne leur donnons pas  la perspective du chômage, de la diminution du pouvoir d’achat, de dures années de médiocrité.


De l’ambition, toujours de l’ambition, encore de l’ambition.


 


 


La politique financière de notre pays fonctionne mal depuis  plus de trente ans.


L’accroissement systématique du déficit budgétaire annuel semble inéluctable. Les plans de relance ou
de mise en place de dotations budgétaires exceptionnelles n’ont que des effets limités. Les Français ne comprennent pas malgré de nombreux discours.


Le budget de 2013 présenté par le Gouvernement ne fait apparaître aucune priorité alors que certains
sujets sont violement dramatiques : la violence, la drogue, la prison, les handicaps, les jeunes, les SDF,etc... Le peuple souffre et n’est pas heureux ; il lui faut pouvoir rêver et pouvoir
alimenter ses rêves. Notre Président se doit de dynamiser notre jeunesse.


                                                         


Pourquoi ne pas repartir à zéro et surtout penser un nouvel avenir.


 


Certes assainissons notre budget en réduisant le déficit à 3% dès  20143 pour l’effacer en
2015.


 


Réorganisons notre politique d’investissements en utilisant notre capacité à emprunter à taux réduit
1%. Ces investissements seront choisis dans des secteurs à forte valeur ajoutée : électronique, transports, écologie, agriculture, nouvelles technologies avec rentabilité financière de 7% au
minimum, donc dans  des domaines à forte valeur ajoutée mais avec aussi des soucis de rentabilité sociale.


 

Balourdet Claude 29/09/2013 19:05


Beau discours, monsieur Fillon.


Puissiez-vous monter capacité à le mettre en oeuvre.


Je crois que c'est possible, si vous ne transigez pas outre mesure. Il faut supprier le ferment qui nous empoisonne :


quasi haine de l'entrepreneur


entretien de chomeurs qui restent chomeurs


aides en tous genres dispendieuses, prodiguées sans discernement dans le plus parfait mépris des gens qui eux, travaillent pour vivre


immigration telle qu'on n'aurait jamas pu imaginer il y a 40 ans et moins et qualité de celle-cib(suicidaire!)


délinquance plus qu'envahissante et destructrice (combien nous coute-t-elle?)


tolérance invraisemblace de cette délinquance (j'allais dire protection!)


communautarisme religieux très dangereux issu de l'imigration essentiellement africaine


industrie détruite ou presque (je veux parler des MANUFACTURES de produits et matériels) alors que nous étions les meilleurs, les plus copiés


Bref, j'en passe.


Alors, monsieur Fillon avec qui je ne suis pas toujours d'accord (mais ce serait trop beau), vous qui auriez pu et du


supprimer les 35 heuresb,


refondre ce code du travail qui permet tous les excès et freine la bonne marche des entreprises qui, de toutes façons, débauchent quand même mais en dépensant plus


stopper le comunautarisme religieux


allez-y, le travail vous attend...


 

jean-François Chaussier 29/09/2013 19:02





Quelle mouche vous a piquée ? En tout cas, ce n’est pas la mouche tsé-tsé et j’en suis plus que satisfait. Ce message synthétique et générique il faut le porter avec  force et détermination et c’est faisable par sa clarté et sa force de conviction. Bravo, cela me réconforte, d’avoir un pilote qui est passé en formule1. Il
faut cependant renforcer le rôle de Force républicaine comme structure d’animation et de communication et comme marqueur essentiel à l’échelon national et au sien de l’UMP.

RANVIAL Liliane 29/09/2013 18:44


UN beau discours . Vous avez raison .Nous devons redresser notre pays pour nos enfants et petits -enfants .    De tout coeur avec vous .

Pradier 29/09/2013 18:43


Voila un discours plein de courage , de verité modérée, respecteux, oui Je suis républicain depuis trés longtemps et c'est pourquoi je partage toutes ces idées et dés demain je me en qu^te de
convaincre et rassembler tous les français qui m'entourent afin que la FRANCE se redresse et cesse de rêver.


Oui Monsieur F.Fillon je suis avec vous de tout coeur.

alice 29/09/2013 18:32


FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON
PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...FRANCOIS FILLON
PRESIDENT...FRANCOIS FILLON PRESIDENT...!!!.........alice


 


 


 


 

Frédéric Bastiat 29/09/2013 18:09


Monsieur Fillon,


La "grandeur", faire partie de l'histoire mondiale, etc...


On s'en fiche.


On veut juste être heureux et ne pas avoir un Etat qui nous mange la laine sur le dos pour alimenter les délires de grandeur de certains.


Merci d'en tenir compte (et sinon on fera ça sans vous).


Cordialement,


Frédéric BASTIAT

dubois 29/09/2013 18:00


Vous avez raison de rappeler que le socialisme n'est plus une réponse de notre temps. Et vous avez raison de vouloir rassembler les Français alors que la gauche ne cesse d'opposer les Français
entre eux.


Les municipales seront l'occasion de sanctionner une politique qui affaiblit notre pays et appauvrit chaque jour un peu plus nos compatriotes sans améliorer la condition des plus déshérités.
Un engagement national sur une maitrise absolue de la dépense locale et la baisse des impôts me parait nécessaire pour rendre lisible concrètement l'un des moyens de remettre notre pays sur les
bons rails. Le discours devra être tenu nationalement et localement pour être audible. C'est une condition indispensable parce qu'il n'est pas sûr que nos déclarations locales seront correctement
relayées. Ce serait le meilleur service à nous rendre à nous les élus locaux à nouveau candidats aux prochaines municipales!

fegueux 29/09/2013 17:42


j ai lu avec beaucoup d attention votre discours qui aborde avec lucidite, courage et respect de la vérité les problemes qui se posent aux francais et la nécessité  de les rassembler -a l
instar du général de gaulle au dela du regime des partis-stye 4eme republique de funeste mémoire -vous tracez le bon chemin meme s il est difficile-continuez-nous vous
soutenons.     rene fegueux ump et force republicaine  moirans 38430.

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