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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 17:21

Discours prononcé ce matin devant mes amis parlementaires et les cadres de notre association Force républicaine réunis à Paris.

 

 


Mesdames et messieurs,

 

L’année 2014 commence, et j’ai voulu marquer l’évènement avec mes amis parlementaires et les cadres de notre association Force républicaine qui fête sa première année d’existence.

Plus de 10.000 adhérents nous ont rejoints, et je nous fixe pour but de doubler leur nombre durant les douze prochains mois.

Dans tous les départements, nos représentants sont désormais désignés.

Nous avons mis sur rails plusieurs ateliers thématiques regroupant plus d’une centaine de participants et d’experts à qui j’ai demandé de réfléchir aux conditions d’une France plus productive et plus libre dans ses initiatives.

Tout au long de l’année 2014, nous ferons connaître nos propositions qui seront soumises à la réflexion et aux réactions de nos adhérents.   

Au mois de février nous plancherons sur l’Education; au mois de mars sur la dépense publique; au mois d’avril, la question européenne sera au cœur de nos travaux; puis nous nous attacherons au fonctionnement de la République et à l’économie et l’emploi.

 

A tous nos adhérents et militants qui offrent leur énergie, j’adresse mes remerciements et mes vœux les plus chaleureux.

Qu’ils soient de Force républicaine où de l’UMP, élus ou simples citoyens, je leur dis que leur engagement a du sens et je leur donne rendez-vous sur le terrain.

En janvier 2013, j’avais annoncé que j’engageais un tour de France.

Depuis septembre, j’ai multiplié les rencontres et fait une cinquantaine de déplacements.

C’est l’occasion pour moi de remercier tous ceux qui m’ont accueilli et fait partager leur expérience avec confiance et franchise.

Ce retour à l’action militante et vers l’écoute des Français est la meilleure des leçons pour l’opposition.  

 

Je veux saluer la noblesse de notre peuple qui, dans des circonstances difficiles, ne baisse pas les bras.

Les Français ne sont ni égoïstes, ni passifs, mais ils sont tiraillés par un doute quasi existentiel.

Que pouvons-nous et où allons-nous ?

Ces interrogations taraudent les esprits et elles constituent un défi pour les responsables publics qui doivent avoir le courage de penser l’avenir sans mentir.

 

J’irai au bout de ma conviction que la France doit être rassemblée et modernisée.

Je vais continuer de sillonner le pays.

En écoutant sans juger, en proposant, en soutenant partout nos candidats, en faisant du redressement national l’axe de tous nos devoirs, je veux m’employer à fédérer une majorité de citoyens autour d’une volonté réformatrice.

Rien de fort ne se construira sur le seul rejet du pouvoir actuel ou sur les débris d’une crise politique que nul ne peut souhaiter à la France.

L’alternance doit avoir un autre visage que celui de la revanche ou de la colère.

Il faut enclencher une prise de conscience collective pour transformer le système français qui est à bout de souffle.

Celui-ci n’est plus assez productif pour créer de la croissance, financer notre socle social et nous libérer de la dette, plus assez entrainant pour unir la République autour d’un destin commun, plus assez tonique pour nous permettre de voir dans l’Europe et le monde des espaces de conquête.  

 

Depuis trop longtemps nous ajustons notre système à ses marges.

Chacun a sa part de responsabilité, mais le pouvoir actuel incarne à la perfection ce mal français où les discours tiennent lieux de décisions, où les arrangements  avec la réalité sont érigés en art de gouverner.   

La suspicion populaire est la rançon de toutes ces postures et impostures.

Le temps est à l’honnêteté et au courage de braver les facilités.

Je le redis : notre devoir n’est pas seulement de dénoncer et de battre la majorité actuelle, il est d’éclairer les Français sur l’ampleur d’une mutation historique qui bouleverse la hiérarchie des puissances d’autrefois et qui menace de nous déclasser définitivement si nous ne réagissons pas.

 

A l’aube de cette nouvelle année, ma pensée va vers les Françaises et les Français qui forment un grand peuple qui a toujours cru au Progrès et qui a toujours su se dépasser.

A chacune et à chacun, je souhaite une année d’opportunités, de rebonds, de résistance aussi face à la déception et l’exaspération.

 

Malgré les coups durs, il faut chercher en nous le meilleur de ce que nous pouvons faire pour la France car il y a malheureusement peu à attendre de la politique gouvernementale qui s’est condamnée à tout espérer de la conjoncture internationale.

2,9% de croissance aux Etats-Unis, 1,7% en Allemagne, 2,4% au Royaume Uni… tous ces Etats sont en train de redémarrer fortement, sauf le nôtre qui table péniblement sur moins de 1% de croissance.

C’est le résultat d’une pression fiscale aveugle qui a noyé tous les moteurs de la relance: la confiance, la motivation, l’investissement, la consommation.  

 

J’ai entendu les vœux du Président de la République et l’ai écouté hier.

J’ai un sentiment : celui d’un élève qui découvre sa mauvaise copie. «On efface tout et on recommence !»

Recommencer après 18 mois d’une politique brouillonne. Recommencer après 18 mois d’augmentation drastique des impôts, 18 mois de laxisme budgétaire, 18 mois de relations tendues avec les entrepreneurs et les créateurs de richesses.

François Hollande constate que la crise est plus longue qu’il ne le pensait.

Ça n’est pas faute d’avoir été averti par l’opposition comme par tous les instituts économiques.  

 

Aujourd’hui, la réalité saute à la gorge du Chef de l’Etat et ses appels à la mobilisation de tous relèvent plus d’un SOS que d’un plan de sauvetage cohérent et immédiat pour la France.

Notre croissance ne tient qu’à un fil, le chômage s’étend, le pouvoir d’achat est en baisse, notre dette s’accroit, le ras le bol fiscal est à son comble… Seul un électrochoc pourrait relancer le pays, mais au lieu de cela on se flatte à l’Elysée d’être plus pragmatique et habile alors qu’il faudrait parler et agir comme Churchill.  

 

Au moment même où l’on inflige aux ménages 12 milliards d’euros d’impôts supplémentaires, le Président admet que les prélèvements obligatoires ont atteint un seuil maximal mais ne dit rien qui puisse y changer quelque chose.

Après avoir rompu sa promesse de campagne de ramener nos déficits à 3% en 2013, après avoir non pas diminué le budget de la nation mais simplement freiné son augmentation, il  assure qu’il va s’atteler à la baisse des dépenses publiques, mais aucune piste crédible n’est  annoncée.

La piste évoquée de la clarification des compétences des collectivités locales n’est qu’un vœu pieux puisque sa majorité vient de supprimer le conseiller territorial.

François Hollande a cassé le meilleur outil de la clarification, et le voici à présent se plaignant du millefeuille français.

L’autre piste : celle de la protection sociale et de ses abus relève de l’incantation.

S’il est un parti qui est mal placé pour réformer la protection sociale, c’est bien le parti socialiste qui a multiplié les lâchetés : de l’abrogation de la journée de carence applicable dans la fonction publique à la non prise en compte des régimes spéciaux dans sa réforme des retraites.

 

Reste le «pacte de responsabilité» proposé aux entreprises.

Je ne pardonne pas ce temps perdu pour comprendre l’évidence, c’est à dire que ce sont les entreprises qui créent la croissance et les emplois !

Pourquoi avoir abrogé dès juillet 2012, la baisse des charges sociales que nous avions décidées ?

Pourquoi avoir augmenté les charges des entreprises en revenant partiellement sur la retraite à 62 ans ?

Pourquoi avoir rompu avec l’objectif de convergence avec l’Allemagne sur le taux de l’impôt sur les sociétés ?

 

Aujourd’hui, je veux bien prendre le Président au mot mais je ne m’en satisferai pas car nous n’en sommes pas au premier flou.

Comme dit le proverbe, «on ne chasse pas le brouillard avec un éventail» !

S’il veut favoriser nos entreprises, alors qu’il les délivre de leurs contraintes réglementaires, qu’il modernise le code du travail, qu’il libère l’investissement et cesse de surtaxer le capital qui l’irrigue, qu’il baisse - comme il le dit ! – les charges, mais qu’il le fasse très vite et sans troc car il est contreproductif de conditionner l’aide à nos entreprises et leur survie au nombre d’emplois qu’elles créeront.

Ce donnant donnant préfigure des négociations sans fin et une énième usine à gaz à l’image du CICE, alors qu’il faut être efficace rapidement.

 

Dire qu’on veut baisser les charges est une chose, mais le faire vraiment et efficacement en est une autre. J’ajoute qu’il faut trouver les recettes par ailleurs, notamment s’il s’agit de financer les 30 milliards de la branche famille. Et là, le doute est permis.

Du côté des impôts, la coupe est pleine et la France est au bord de l’asphyxie; du côté des dépenses et de la réforme de l’Etat, le gouvernement agit de façon cosmétique.

Il dit vouloir financer ce pacte par des économies budgétaires alors qu’il ne sait même pas comment trouver les 50 milliards attendus d’ici 2017 pour équilibrer nos finances publiques.

Bref, à cette heure, ce pacte n’est qu’un slogan, or l’urgence exige des actes !

Reste que la discussion va être engagée avec les organisations patronales, et je ne puis que souhaiter qu’il en sorte quelque chose d’utile au pays et à tous ceux qui sont emportés dans l’engrenage du chômage qui atteint un pic historique.

 

Face aux 100.000 emplois détruits par an, François Hollande reste en deçà des problèmes structurels qui bloquent le marché du travail.

Il n’en est pas le seul responsable, mais il est coupable de limiter son action à l’inversion de la courbe du chômage à grand renfort d’emplois aidés.

 

En vérité, la vraie reprise de l’emploi dépend de la croissance et de notre capacité à nous attaquer aux racines du problème : système éducatif détaché de l’accès au monde professionnel; voies de l’apprentissage insuffisamment valorisées et utilisées; règles du recrutement dissuasives; formation des demandeurs d’emploi défaillante; allocations chômages peu incitatives…

Ce diagnostic coule toutes les promesses d’une véritable amélioration de l’emploi, mais ce gouvernement tremble à l’idée d’en tirer les conséquences.

Sujet après sujet, il s’en remet aux partenaires sociaux dans l’espoir d’esquiver ses propres responsabilités.

Je suis un partisan du dialogue social, mais j’en connais ses limites et ses compromis souvent trop fades pour changer la donne.

 

Au regard de ce tableau général, le Président peut toujours se projeter jusqu’en 2017, mais l’actualité est déjà quasiment écrite : 2014 sera une année de croissance médiocre, avec  plusieurs risques qui planent aux dessus de nous.

Risque d’une compétitivité détériorée par la faiblesse du taux de marge des entreprises et un décrochage encore plus sévère de notre balance commerciale.

Risques d’une nouvelle baisse du pouvoir d’achat et d’une consommation écrasée sous le poids des prélèvements qui pèsent sur les classes moyennes et les familles.

Risque d’une dérive dans le calendrier de réduction de nos déficits, avec la menace, qui n’est pas derrière nous, d’une augmentation des taux d’intérêts.

Risque enfin de voir le tandem franco-allemand se déséquilibrer totalement au profit de Berlin.

 

Entre nos deux nations, l’écart de prospérité devient flagrant et inquiétant pour la France, mais aussi pour l’Union européenne qui a besoin de notre capacité d’entrainement.  

François Hollande cherche avec Angela Merkel les moyens de relancer l’Europe.

Je l’y encourage, mais constate que notre pays se présente en situation de faiblesse face à la «locomotive» allemande. 

 

Seule notre capacité diplomatique et militaire nous distingue encore de nos partenaires, et, à cet égard, je ne regrette pas d’avoir alerté le gouvernement sur les restrictions qu’impose à nos armées sa Loi de programmation militaire qui, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, nous place derrière l’Allemagne pour les dépenses de défense.

 

Si j’ai soutenu l’intervention de nos forces au Mali comme en Centrafrique, les perspectives d’un engagement de courte durée promis par François Hollande semblent s’éloigner de jour en jour.

Or chacun peut comprendre que la France ne peut pas, dans le même temps, réduire ses dépenses militaires, s’engager à assainir sa situation financière pour ne pas affaiblir la monnaie européenne et multiplier, seule, les engagements militaires au Sahel et ailleurs en Afrique.

 

A cette situation économique anémiée, s’ajoute les problèmes d’une République que nos concitoyens sentent débordée par l’insécurité et par une immigration insuffisamment maîtrisée et intégrée. 

Le ministre de l’Intérieur peut multiplier les sorties et les discours martiaux, faire d’un humoriste aux propos abjects l’ennemi numéro 1 de la République pendant deux semaines, les résultats ne sont pas à la hauteur d’une société minée par la violence et les crispations communautaires.

L’intégration est en panne, la laïcité est défiée, la délinquance n’est pas enrayée, dans trop de nos quartiers la fraternité est un mot creux et l’impunité ronge toute autorité.

Sur tous ces sujets, le silence du Président de la République est assourdissant.

 

Je ne prends aucun plaisir à dresser le portrait d’une France qui est à la peine et qui craque en silence, mais il serait bon que cette période des vœux ne soit pas seulement celle des discours convenus.

Certains observateurs ont cru déceler dans les propos du Président de la République une inflexion politique, mais que valent les mots quand seuls les faits devraient nous intéresser.

Il importe peu de savoir qu’au sommet de l’Etat on disserte entre soi sur le socialisme et la sociale démocratie. Depuis le temps et en fonction des circonstances, François Hollande nous a habitués aux synthèses les plus plastiques, et au demeurant, l’essentiel n’est pas de savoir s’il est socialiste ou social-démocrate, mais s’il est efficace !  

La question n’est donc pas là.

Je le répète, seuls les actes comptent et a fortiori leurs résultats !

 

Pour peser sur eux, nous aurons plusieurs rendez-vous électoraux pour lesquels je m’engagerai sans compter.

Celui des municipales est déjà bien avancé, et la plupart de nos candidats sont en campagne depuis des semaines.

Dans les villes de plus de 9000 habitants, la gauche est majoritaire.

Je n’ai jamais parlé de «vague bleue» et me garderai bien de la promettre.

La partie n’est pas gagnée et j’invite tous les électeurs qui se reconnaissent dans la droite et le centre à se mobiliser dès le premier tour autour de nos candidats.

 

L’enjeu est local, personnalité contre personnalité, projet contre projet, mais il est aussi national car le moment est venu d’adresser au gouvernement l’avertissement qu’il mérite.

Je fais de la fiscalité le cœur de cet avertissement car elle est le nerf du combat pour la croissance.

Plus le message sur le ras le bol fiscal sera fort, plus le gouvernement sera obligé d’arrêter de financer son immobilisme par l’impôt, obligé d’écouter les Français et les entrepreneurs, obligé de baisser les dépenses et de réformer notre pays dans le bon sens.

Evidemment, le résultat des grandes villes sera particulièrement scruté, et à cet égard, je ferai tout pour contribuer au succès de Nathalie Kosciusko Morizet.

A Paris, chacun doit privilégier l’intérêt général. Jusqu’à la dernière minute, j’inviterai à l’unité car l’essentiel est de gagner ensemble, non de soigner sa réputation ou son image. 

Du score des municipales dépendra le sort du Sénat qui peut basculer à droite.

Je sais que cela se jouera sur un fil, mais si le gouvernement a face à lui une partie du Parlement alors la voix du pragmatisme en sera renforcée. 

Avec ces élections locales, mon mot d’ordre est donc simple : ni abstention, ni hésitation, ni dispersion. Tout doit être fait pour peser sur un gouvernement qui n’écoute pas et qui agit mal !

 

Suivront les élections européennes.

Elles seront compliquées car l’idéal européen est au plus bas et parce que les populistes ont la partie facile.

Crise, chômage, délocalisations, immigration : le bouc émissaire est tout trouvé, c’est Bruxelles ! Il faudra mettre de la raison dans ce chaudron.

C’est une bataille politique et idéologique qu’il va falloir livrer, en transcendant deux écueils: l’europtimisme béat et l’eurodémagogie.

J’irai au combat en rappelant que le redressement national est la condition d’une Europe utile à la France et en défendant les principes d’une Europe politique.

Il faudra faire preuve d’allant car rien ne serait pire que de «raser les murs» en donnant le sentiment de regretter d’avoir créé, en l’espace de 50 ans, l’une des zones au monde parmi les plus prospères, les plus libres et les plus pacifiques de toute l’histoire humaine.

Mais à cette fierté légitime, devra s’ajouter la lucidité.

Comme disait le général de Gaulle, inutile de sauter sur sa chaise comme un cabri en répétant «l’Europe, l’Europe».

L’autosatisfaction et la langue de bois ne peuvent que desservir le projet européen.

Il faudra savoir dénoncer les manquements et les dérives de l’Union et s’engager à les réparer. A cet égard, la question de la bureaucratisation de l’Europe, celle de la subsidiarité, la question aussi de l’articulation entre l’économique et le monétaire, ou encore la question des frontières ne devront pas être taboues.

 

Cette lucidité serait vaine si elle ne s’appuyait pas sur une réponse argumentée à ceux qui croient pouvoir sauver la France en sabordant l’Europe.

Réclamé par le Front national, le retour au franc briserait l’espace politique et économique européen car il est bien naïf de présenter cette option comme une simple solution technique sans conséquences sur les relations que nous entretenons avec nos 27 partenaires.

Le choc politique et psychologique serait majeur.

Il conduirait l’Allemagne à s’écarter de la France et l’amènerait à redessiner, à son profit, une Europe sans nous. 

Le retour du franc s'accompagnerait d'une dévaluation massive.

La dette libellée en euros exploserait et nos taux d'intérêt augmenteraient violemment.

L'investissement des ménages et des entreprises ainsi que le pouvoir d'achat des Français en seraient férocement amputés.

Mécaniquement, notre PIB chuterait, entrainant dans sa dégringolade des centaines de milliers d’emplois et de fermetures d’entreprises.

Ce scénario catastrophe doit être précisément expliqué à ceux de nos concitoyens qui croient de bonne foi qu’en condamnant l’Europe ils résoudraient les problèmes de la France. 

 

Contre l’immobilisme qui n’est pas satisfaisant et contre l’extrémisme qui nous projetterait dans le ravin, il faut relégitimer l’Union européenne.

La rélégitimer, c’est faire en sorte que dans un monde concurrentiel de 7 milliards d’habitants, les 500 millions d’européens aient pour ambition de donner à l’Europe les atouts d’une civilisation libre, puissante, solidaire et, disons-le, protectrice de ses intérêts et de notre mode de vie.

Tant que nous n’aurons pas compris que les «civilisations sont mortelles», nous continuerons à subir la pression d’une mondialisation qui percute le modèle occidental européen et la menace d’un déclin irrémédiable au profit de l’Asie, de l’Inde, sans parler des Etats-Unis.

 

Avec mes amis, j’entends me battre pour une France forte dans une Europe  debout.

Et parce qu’il convient d’être aussi efficace que possible sur le plan électoral, je crois que l’UMP et ses partenaires centristes de l’Alternative doivent s’unir, notamment dans les circonscriptions du Nord et du Sud-Est qui auront valeur de symbole.  

 

**

 

Voilà, mesdames et messieurs, les convictions que je voulais vous faire partager en ce début d’année.

Avec mes soutiens et mes amis parlementaires de l’UMP, nous nous donnons pour tâche de créer les conditions d’une opposition crédible et solide.

Les années 2012 et 2013 n’ont été bonnes ni pour notre pays, ni pour notre parti qui a été frappé de plein fouet par ses défaites à la présidentielle et aux législatives.

Nous n’avons pas quitté le navire pour autant car notre devoir est de donner à la droite républicaine la force de se renouveler et de se rassembler.

J’ai l’intime conviction qu’entre les Français et nous une nouvelle relation de confiance peut être nouée dès lors que nous nous comportons avec dignité et sérieux.

    

La France doute, mais c’est dans les moments incertains que se juge l’âme des nations. La nôtre n’en est pas à sa première épreuve et il faudrait peu de choses pour la relancer.

Malgré ses blocages réglementaires, ses 35 heures, ses impôts, ses dettes, la France arrive encore à se distinguer…Alors imaginons un instant ce que pourrait être notre nation si nous avions le cran de la réformer vraiment et de libérer son potentiel productif et créatif.

Imaginons ce qu’elle pourrait être si nous valorisions le travail, le mérite, la réussite.

Imaginons ce qu’elle serait si nous retrouvions la maîtrise de nos finances publiques et si nous remettions la République en ordre.

Imaginons-là, réconciliée avec le culte de l’audace et du succès, convaincue par la nécessité d’entreprendre, motivée par l’innovation plutôt que paralysée par le risque zéro.  

Rien ne résisterait à une France modernisée, responsabilisée et rassemblée.

C’est mon souhait le plus cher, c’est le défi que je veux relever, et je le crois atteignable dès lors que nous consentons à la vérité et aux efforts d’adaptation.

 

Je forme le vœu que notre pays choisisse de se forger un avenir plutôt que de chercher à retenir un passé qui lui file comme du sable entre les doigts.

Qu’il se mobilise autour de dirigeants sobres, honnêtes, dignes et décidés à privilégier l’intérêt national. Qu'il se garde de se laisser entraîner dans les polémiques et des faits divers qui caractérisent les nations faibles pour se concentrer sur les moyens de renouer avec le progrès.

Il revient au Président de la République de mettre de l’ordre dans ses affaires privées.

La France mérite des débats de fond.

 

 

Et pour cela, vous avez, mesdames et messieurs les journalistes, le devoir de nous y aider autant que vous le pouvez.

Notre démocratie perd parfois la tête, et votre rôle est important.

Il l’est en France, et il l’est aussi à l’étranger où le danger guette les observateurs que vous êtes, et je pense ici à vos confrères et compatriotes retenus en otages en Syrie.

 

«Une bonne année peut réparer le dommage de deux mauvaises», écrivait Voltaire. Je l’espère de tout cœur pour notre pays.

A toutes et tous, je souhaite une bonne année 2014.

 

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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commentaires

de Sorbay 06/02/2014 10:24


M. Fillon, nous avons besoin d'une grande personalité, capable de redresser la France, sans la creinte de perdre des voix !!!!


une personalité tel que de Gaulle, Mme thacther, Mme Merquel ou M. poutine. 


ne tropez pas les français avec vos discours de politicien prudent, ayez le courage des reformes necessaire, qutte ou double. 


les français ont besoin d'un vrai partie de droite, ni molle, ni hesitante, et sans chercher d'obtenir toutes les voix.....


les français majoritairemet, ont vu le vraie visage de socialisme, destructeur en realité, idealiste sur papier(blanc, docile, et qui n'a pas la possibilité de contester)....


encourrager la baisse des depense publique, n'ayez pas peur des parlementaires, diminuer considerablement les nombre de ministre, de senateur, de deputé et des fonctionnaires, à grande echelle,
(pas 10%). les français n'acceptent plus des bonbons, pour se taire, ils n'en peuvent plus des impots ecrasante(ISF, impots locaux, taxe en tout genre, cotisation SS et etc....), adopter une
attitude de grande personalité comme M. Poutine, et vous verrez que la France s'en sortira. 

Dominique M 22/01/2014 18:53


Bonsoir M.FILLON,
MM HOLLANDE, CAZENEUVE et MOSCOVICI disent que les impôts des ménages pourraient baisser en 2015 si, si, si...
Quand vont-ils vraiment se mettre au travail pour réduire la dépense publique et simplifier les démarches administratives des entreprises?
En fait, dans la question de la baisse du chômage et de tirer parti du retour attendu de la croissance, ce sont d'abord le gouvernement et les acteurs publics qui ont la main.
Si le gouvernement baissait effectivement demain les charges patronales sur les salaires de 20%, la plupart des entreprises augmenterait assez vite les rémunérations de 5 à 10 %  :
 - la part « main d’œuvre » dans les  coûts de production baisserait alors de 5 à10 %,
 - la consommation des produits français augmenterait à due proportion de leur part dans l’achat des ménages et des autres acteurs économiques.
Mais, si en même temps, une taxe carbone était mise en place sur les produits importés hors Europe, cela favoriserait à la fois l'écologie et l'incitation à la consommation de proximité.
Du coup, les entreprises amélioreraient leurs marges et donc leur capacité d'investissement.
Le manque à gagner de l 'Etat sur la baisse des cotisations serait alors compensé non seulement par les économies que les acteurs publics auraient dégagées, mais aussi par la reprise de la
consommation et par la baisse du chômage (baisse de l'indemnisation et augmentation en volume des cotisations et des impôts Ménages et Entreprises)
La France connaîtrait alors un retour à la confiance et pourrait bénéficier à plein du retour de la croissance.
Sinon, il est à craindre que la France passe à côté de la reprise et s’enfonce un peu plus.
On le saura dans deux mois au plus tard, car le dispositif décrit par M.HOLLANDE risque fort de s'essouffler d'ici là dans les méandres des blablas.
Bonne soirée!

Lucas 17/01/2014 15:11


HOLLANDE NOUS MENT.


Il est grand temps de redonner au pays le sens des réalités et une vision positive de son avenir.


Votre engagement, votre volonté de rassembler, votre lucidité, votre  courage à vous battre pour  redresser notre pays forcent notre admiration et nous encoragent à vous suivre. 


MERCI Monsieur le Premier Ministre. 


 

lecanu 17/01/2014 14:16


bon discours bonne intervention sur tf1


claire nette et précive mais un peu trop d accord avec fr hollande


respectueusement

Pascal LABORIE 16/01/2014 09:16


Monsieur le Premier Ministre,


 


Comme vous le dite, l'urgence exige des actes.


 


Les Français attendent avec une impatience atteignant son paroxysme qu'enfin un Homme politique courageux demande la démission de
Monsieur Hollande.


 


La France ne peut pas attendre 2017 au risque de ne jamais se relever.


 


Le courage, c'est faire abstraction de son intérêt personnel et œuvrer dans l'intérêt général.


 


A titre d'exemple, j'ai déposé un droit de retrait dans mon Entreprise au risque de perdre mon emploi car j'estime que mon devoir est
de protéger la sécurité de mes collègues, de nos clients et l'avenir de l'Entreprise toute entière.


 


Mon salaire l'année passée était de 11000 Euro net mensuel.


 


J'ai peu de chance de retrouver un tel salaire dans l'état actuel de notre pays et pourtant je l'ai fait.


 


Paradoxalement, une telle décision est appréciée par la grande majorité des gens comme irresponsable au sens de la préservation du
train de vie de ma famille alors même que je prends une énorme responsabilité au sens de l'intérêt général.


 


Voilà un biais de l'esprit qui empêche les choses d'avancer. L'égoïsme larvé et la lâcheté sont devenus des fléaux de la
Société.


 


Certes, mon comportement aurait-il été mieux apprécié il y a de cela quelques siècles mais l'esprit chevaleresque au sens noble du
terme est une question de foi dans l'existence et de relativisation de notre importance au sein de l'Univers.


 


La vérité est toujours bonne à dire et je mesure la difficulté de votre tâche en tant qu'homme public, mais je suis absolument
persuadé que nous partageons les mêmes valeurs de courage, d'honnêteté et de rejet de la trahison perpétuelle.


 


Le coq Français tourne au sommet des églises au gré du vent...


 


Tous mes vœux pour une année qui sera décisive n'en doutons pas à tous ceux qui ici ou ailleurs ont gardé au fond d'eux des valeurs et
de la dignité.


 


Toutes mes amitiés


 


Pascal

Bernard 37 16/01/2014 08:39


Le Citoyen vous remercie pour ces vœux de combat.


L'urgence exige des actes, en effet, et ce gouvernement de la parole et des vaines promesses a beau pérorer, il ne trompe plus ses groupies égarées. 


Se battre pour une France forte, fière de son Identité Nationale et Culturelle, dans une
Europe puissante, libre et protectrice de sa Civilisation bi-millénaire, en voilà un beau programme, Mr Fillion.


Notre "civilisation Française" est attaquée de l'intérieur par un ennemi sournois qui
dispose de puissants appuis, d'autant de "cinquièmes colonnes" traitresses dans les quatre pouvoirs: l'exécutif, le législatif, le judiciaire,et le plus scélérat, le
 médiacratique.  


Faites vite et fort, Mr le Premier Ministre.  Décuplez vos efforts et votre
visibilité. Vous étiez excellent hier soir sur TF1. Le refus de vous plonger dans la fange et le caniveau comme le reste du petit monde politicien est votre identité, votre Force.


"Ce qu'on te reproche, cultive-le" avait écrit J.Cocteau. Soyez encore meilleur !

gbrillaud 15/01/2014 23:57


Tellement d'accord avec tout ce que vous dites et êtes, merci, continuez et continuons avec vous, merci M. le Premier Ministre.

jean pierre mari 15/01/2014 18:50


Excellent coorespond en tous points à la ncrise morale  que nous subissons depuis deux ans .


 


P.S. POURRAIT ON AVOIR LES COORDONNEES DE VOS REPRESENTANTS SUR LES ALPES MARITIMES ET NICE EN PARTICULIER .


Cordialement


 


jean pierre mari


 


 

rousseau 15/01/2014 18:34


" au moment mème ou l'on inflige aux ménages 12 millions d'euros supplémentaires le président admet "... ses caleçonnades digne d'une pièce de feydau ! " il revient au président de la république
de mettre de l'ordre dans ses affaires privées " et surtout d'arreter son " cirque" si je puis dire car au delà de ses frasques personnelles nous sommes la risée du monde entier ! quelle pudeur
et tolérance de votre part Mr fillon ! attitude digne de votre part ! on ne tire pas effectivement sur une ambulance , reste malgré tout dans cette histoire lamentable une hospitalisation en
urgence ! c'est grave voire trés grave et extremement choquant ! imagine t'on le général de Gaulle ou georges pompidou piégés de la mème manière ? certainement pas !  oui nous sommes en
colère contre ce comportement désinvolte et arrogant de surcroit accumulant et enchainant  depuis le début de ce mandat erreurs sur erreurs politiques ! il est grand temps de redonner du
sens à la vie politique et d'avoir une réelle vision de l' avenir de notre pays ! votre diagnostic est implacable de la situation actuelle et votre perception de l'état réel du pays exact et
sincère ! grand temps également de revenir aux valeurs qui ont fait de notre pays en son temps un grand pays ! bon vent Mr fillon , de plus en plus de français  sont prets à vous soutenir et
vous suivre ....changons de François il est urgent !

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