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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 20:17

Discours prononcé ce matin à Nancy dans le cadre de l'inauguration de l’esplanade Philippe Séguin.

 

 

ESPLANADE-SEGUINi_211.jpg

 

 

Monsieur le Maire, Mesdames et messieurs,

Très chers amis,

 

C’est avec un réel plaisir mêlé d’émotion que je suis parmi vous pour officialiser, avec l’installation de sa plaque, l’esplanade Philippe Séguin. C’est un bel hommage rendu à l’homme qui aimait la République et qui, parmi vous, se sentait chez lui.

Il était chez lui à Epinal, cher Michel Heinrich… Mais au-delà des Vosges, le pied noir de Tunis avait trouvé sur cette vieille terre de Lorraine le patriotisme qu’il couvait dans son cœur de déraciné.

Que la grande et belle ville de Nancy lui offre aujourd’hui le témoignage de son affection est un honneur qu’il aurait certainement reçu avec fierté et gratitude.

Merci, cher André, pour ce geste de reconnaissance qui nous touche tous.

 

Cela fera bientôt quatre ans que Philippe Séguin nous a quittés, et je me souviens parfaitement de cette matinée du 7 janvier 2010.

J’entends encore ce coup de téléphone qui sonne à l’aube m’annonçant sa mort. Ce jour-là, je perdais un ami et le complice de mon parcours politique qui lui devait tant.

 

A la vérité, j’ai souvent craint que sa vie ne tienne qu’à un fil tant la démesure du personnage le mettait en risque.

Tout chez lui semblait hors norme : sa carrure, ses sentiments, sa façon d’être avec ses coups de cœur et ses coups de sang… Mais il faut bien comprendre que cette démesure n’était pas étrangère à son engagement viscéral pour son pays.

Pour ceux qui en douteraient, je veux dire que l’amour de la République est un feu qui peut consumer les âmes les plus solides.

Philippe Séguin portait en lui ce feu qui le transcendait et le tourmentait tout à la fois, comme s’il n’avait pu totalement détacher son sort du sort de son pays.

  

Il fut conseiller régional, maire, député, ministre, président de l’Assemblée nationale, premier-président de la Cour des Comptes. Tous ces titres justifieraient à eux-seuls votre reconnaissance… Mais plus que les titres, Nancy a choisi d’ancrer dans ses murs le témoignage d’un homme de combat et de convictions, un homme qui parle à tous ceux qui chercheraient des raisons de croire en la République et d’aimer la France.  

 

A ceux qui partent de loin où de rien, je dis, reprenez courage  et souvenez-vous de Philippe Séguin, l’enfant orphelin de Tunis, le pupille de la nation, lui qui gravit tous les échelons et qui fut le héros d’une vie qui ne lui promettait rien mais qu’il dressa de toutes ses forces vers ses rêves.

 

 

A sa façon, Philippe Séguin incarne la promesse républicaine, c’est-à-dire cette capacité donnée à chacun de franchir, par l’instruction et par ses propres mérites, les obstacles de l’existence.

 

A ceux qui ne croient plus en la politique, je dis réengagez-vous et souvenez-vous de Philippe Séguin qui voyait dans la responsabilité civique la seule façon de protéger la démocratie des deux maux qui la guettent: la technocratie et la démagogie.

Il n’aimait ni les baillons, ni les œillères, ni les pulsions qui déshonorent notre liberté de jugement.

Lors du référendum qu’il déclencha autour du traité de Maastricht, il y avait au plus profond du combat solitaire mené par le député des Vosges, un acte de foi dans la démocratie.

Il faut avoir vu Philippe Séguin s’exprimer dans des salles perdues au bout d’une route de France, il faut l’avoir vu déchiffrer et argumenter devant son auditoire les sujets les plus complexes pour mesurer la place sacrée qu’il accordait au peuple souverain.

 

Vingt ans après la mise en application du Traité de Maastricht, on peut être critique à l'égard du fonctionnement de l'Union européenne, et Philippe Séguin avait bien perçu les risques d’un projet tiré par une monnaie et non par une volonté politique.

Mais il n'aurait pas accepté la recherche de boucs émissaires.

La racine des difficultés de notre pays est en France et c'est en nous mobilisant autour d’un projet de redressement national qu'on pourra résoudre les problèmes du pays.

Dans cette terre ouverte qu'est la Lorraine, je dénonce la critique superficielle de l'Europe et j’en appelle à une réaction des Français et des européens pour défendre leurs valeurs communes dans la mondialisation.

 

Oui, souvenez-vous de cet élu du peuple qui repoussait le populisme, lui qui croyait à la Culture et au sens de l’Histoire, lui qui était si respectueux de l’intelligence dont est capable chacun pour peu qu’on la sollicite.

 

A ceux qui cherchent leurs boussoles, je dis cultivez votre indépendance et souvenez-vous de Philippe Séguin, indifférent aux modes et aux idéologies, méfiant vis-à-vis de la pensée unique, détaché de la société du spectacle qui sacralise l’émotion plutôt que la raison, le buzz plutôt que les idées de fond.

 

Souvenez-vous de la façon dont il présidait l’Assemblée nationale avec ce mélange de prestige et de tolérance qui garantissent l’autorité de nos institutions sans laquelle le crédit de l’Etat s’affaisse.

Souvenez-vous aussi qu’à la tête de la cour des comptes il avait fait de la vérité sur l’état de la France le ressort par lequel la nation s’affranchit de la facilité et du mensonge qui sont l’antichambre du déclin.  

La dette et les déficits sont les adversaires de la souveraineté nationale et la dépense publique peut être l'ennemie du modèle social auquel tenait tant Philippe Séguin.

Depuis vingt-cinq ans, nous n'avons jamais autant dépensé en prestations de toutes sortes et pourtant la précarité et le chômage ne cessent de progresser.

Du haut des cieux, Philippe Séguin doit se demander si nous aurons un jour le courage de refonder notre contrat social.

 

A ceux qui seraient tentés de se replier dans l’individualisme, le corporatisme ou les communautarismes, souvenez-vous de Philippe Séguin et de son avertissement : «La nation française ce n’est pas un clan, pas une race, pas une tribu».

Etre Français, c’est être tous égaux en droits et devoirs, tous responsables de notre pays, et pour tout dire, tous ensemble plutôt que chacun pour soi.

C’est là l’essence de la République qui ne reconnait les individus ni à leurs classes sociales, ni à leurs origines, ni à leur religion, mais seulement à leurs vertus personnelles et collectives.

 

A tous ceux enfin qui pourraient croire que notre pays est «perdu», je dis, redressons-nous et souvenons-nous de Philippe Séguin, parfois découragé mais jamais abattu car la grandeur nationale est un inlassable combat contre la capitulation.

Pour certains, cette «grandeur» est une illusion…

Non, disait-il, c’est un défi !

C’est le défi de notre pays, qui de siècle en siècle, a su se transcender pour être libre et prospère, c’est le défi de tous ces Français, qui, génération après génération, savent que le bonheur est une conquête et pas un cadeau de la providence.

Non, rien n’est «perdu» car en réalité tout ne fait que recommencer face aux perpétuels ressacs de l’Histoire.

 

Au cours de la Vème république, notre pays a connu des périodes difficiles mais il n’a pas craqué.

Entre les gouvernants et les citoyens, entre l’Etat et la société, il existait un pacte de confiance qui permettait de surmonter les déceptions et les échecs.

Naturellement, l’impopularité est la rançon de bien des dirigeants quelles que soient leurs couleurs partisanes, et comme d’autres j’ai connu cela… Mais aujourd’hui, que l’on soit de droite ou de gauche, chacun sent que le lien entre le pouvoir et les Français est proche de la rupture.

Il est inquiétant de voir la France dériver, sans cap pour la guider et sans autorité capable de la rassurer.

 

Oui, l’autorité est mise à mal lorsqu’une adolescente en situation irrégulière brave la puissance publique.

Mise à mal lorsque des manifestants excédés effondrent des portiques en Bretagne.

Mise à mal enfin par ce décalage entre la réalité du déclin français, ressentit sur le terrain, et le manque de réaction claire.

 

Dans l’esprit de nos concitoyens, l’idée d’une vacance du pouvoir est en train de s’insinuer. Et cette situation est dangereuse pour tous, car lorsqu’à la dureté de la crise économique s’ajoute une crise de crédibilité du politique, alors on ne peut exclure le scénario d’une déflagration sociale suivie d’un choc démocratique. 

 

Dès à présent, l’exaspération fiscale gronde et l’on sait qu’en France ce sujet fut souvent l’étincelle des révoltes.

Comme le rappelait Philippe Séguin, on sait aussi que lorsque les institutions ne fédèrent plus les citoyens, lorsque l’Etat vacille, alors surgissent les doutes, les populismes et les revendications catégorielles, avec leur lot de crispations et de violences.

 

C’est sans plaisir que je tire le signal d’alarme.

Je n’ai pas à dicter la conduite du Président de la République qui mérite notre respect, mais il doit prendre maintenant des initiatives.

Il doit faire des choix et les assumer.

 

Qu’il me soit permis de dire avec franchise qu’on ne peut pas avoir deux politiques économiques différentes: l’une qui en appelle à la productivité des entreprises et des salariés, l’autre qui étouffe les énergies sous les impôts.

Deux politiques budgétaires différentes: l’une qui veut réduire les déficits, l’autre qui augmente les dépenses publiques.

Il est du devoir du Chef de l’Etat de trancher entre toutes ces lignes, et de trouver les mots et les actes qui convaincront le pays qu’il est porté par un dessein et un destin. 

 

Hier, François Hollande a lancé les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. Il l’a fait avec gravité et sens de la continuité historique.

Pour lui comme pour nous tous, c’est l’occasion de redonner aux Français le goût du courage, de la fierté, de l’unité, mais aussi celui de la lucidité. 

«Nous savons maintenant que les civilisations sont mortelles» disait Paul Valéry à la sortie de la guerre. Toute proportion gardée, n’oublions pas que la France peut chuter.

 

Nous avons tous le devoir d’agir avec sang-froid, sans souffler sur les braises car rien ne serait pire que de voir notre pays se perdre dans l’abattement et la colère.   

En ces temps de crise, je vois dans la trajectoire de Philippe Séguin un appel à se comporter en citoyen digne et responsable.

C’est dans les périodes difficiles que se juge le caractère des nations, et la nôtre n’en manque pas dès lors qu’elle se rassemble et se décide à tenir son rang.

 

Voilà, mes chers amis, le message que nous adresse par-delà la mort, celui que beaucoup de nos concitoyens appelaient avec respect «Monsieur le Président».

Il ne présida pourtant jamais notre pays, mais il le servit avec une intensité et une hauteur de vue qui peuvent tous nous inspirer.

 

Passant sur l’esplanade et devant la plaque «Philippe Séguin», quel sera le regard des nancéiens ?

Certains s’arrêteront et se rappelleront d’un homme de convictions qui parlait avec tendresse et parfois colère de cette France qui battait dans ses veines.

 

D’autres, sans doute, jetteront un regard furtif, mais un jour, au détour d’une épreuve, une voix intérieure parlera en eux…. et cette voix portée par la mémoire de Philippe .

 

 


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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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commentaires

alice 12/11/2013 09:22


Bravo pour l'excellente analyse de Dominique !!!!....alice

Berthet Jeanne 12/11/2013 01:20


bonsoir Mr Fillon


Je viens de lire le discours de Nancy,toujours éloquents vos discours ,celui ci est un hommage à Mr Seguin que j'appréciais beaucoup et dont je regrette la disparition.Je me demande qui vous
écrit  ces belles pages ,pleines de lyrisme et de patriotisme?mais je vous trouve bien gentil et respectueux avec ce président actuel borné et incompétent,lui même n'a aucun savoir vivre et
témoigne d'une arrogance indécente,je me rappelle la façon dont il a traité Mr Sarkozy et son épouse lors de la passation de pouvoir et aujourd'hui,11 Novembre,il n'a reçu que le fruit de son
incapacité ,les huées à son encontre sont justifiées ,c'est peut-être regrettable  mais c'est ainsi.Mr Chaussier,commentaire n°5 a parfaitement résumé ma pensée  pour ce discours de
Nancy ,je ne suis pas capable de m'exprimer comme lui mais je vous soutiendrai  ,il est temps de rassembler ,faites vous entendre ,les médias sont trop discrets sur vos
propositions..


cordialement .Jeanne Berthet

Dominique 29 11/11/2013 17:26


PARIE 3 Ce n’est pas l’état qui a perdu son autorité … le citoyen se doit de respecter cette  autorité  A CONDITION que  les représentants de l’Etat soient dignes notre
respect et de notre confiance.


Malheureusement,  nos  hommes politiques  


ont perdu leur légitimité,  par leur électoralisme,  leur  incompétence, leurs batailles d’égo  incessantes, leurs compromissions, leurs débats médiocres et
dogmatiques


 ne sont   plus dignes de notre respect.


Malheureusement ,  écrire ( comme je le fais aujourd’hui )  , parler , voter  ne débouchent sur aucun résultat , la violence  n’est que l’ultime recours de
l’impuissance de nos concitoyens  face  à nos soi-disant représentants   . Le bonnet rouge est un symbole, qui reste encore pacifique … Ignorer et mépriser cette
révolte  c’est prendre le risque  d’une  tempête plus dévastatrice ….


 Braver   «   l’autorité de l’état » devient  un devoir envers nos enfants,  lorsque  nos  élus nous montrent chaque jour un spectacle affligeant
indigne de la France, lorsqu’ils  foulent au pied la démocratie, au service de leurs ambitions personnelles   .
En  1789, le peuple français  a mis à mal l’autorité …..   et c’était justifié.


Messieurs  et Mesdames  les politiques, …. Beaucoup d’entre vous méprisent «  le peuple », l’auto distribution de la légion d’honneur ne vous rendra pas l’estime de
vos concitoyens


Beaucoup de citoyens de bonne volonté  aimeraient s’engager  mais pas dans une arène …  l’antilope, la gazelle  pèsent si peu face aux  lions.


Etripez-vous, battez-vous   …mais faites-le en dehors du temps de travail ….épargner nous ce spectacle.  


 Que vous  soyez avides de pouvoir, avides de réussite, rongés par l’ambition n’est pas à votre honneur,   mais  peu nous importe  …. si votre
compétence  est au rendez vous


Certains chef d’entreprise sont ambitieux, avides d’argent, de pouvoir mais ont le mérite de créer de l’emploi ,  d’être utiles  à notre société .


En tant que citoyenne, je  vous demande  d’être  utile  à notre société  , de justifier  votre salaire ,  de faire votre  travail correctement, de
prendre vos responsabilités, d’assumer vos erreurs … de devenir matures,  de travailler ensemble  et d’être  responsables de l’avenir de nos enfants.


L’autorité  n’a plus de raison d’être, si on sait gagner la confiance  et mériter  le respect.


Si vous n’en êtes pas capables … alors faites autre chose. …


 


 


Je souhaite  que vous soyez différent , Je vous prie de croire Mr le Ministre  en mon profond respect   

dominique 11/11/2013 17:22


partie 2 


Je soutiens  la révolte des bonnets rouges  et je comprends leur violence. Pour ma tranquillité bourgeoise, je ne souhaite pas vraiment l’extension de cette révolte,
mais ils  n’ont pas d’autre issue. ….L’ANPE n’ aide  pas ,  l’ANPE  comptabilise .   Ces hommes en perdant  leur travail, perdent
 d’abord  leur dignité, ils  n’ont que faire de l’assistanat,  ils veulent travailler  ….   Ils défilent avec leur patrons, au grand dam des
 syndicats .Ils ne sont pas stupides, comme  les mineurs de Lorraine, la plupart savent qu’ils  ne retrouveront pas de travail. On ne transforme pas  un désosseur de
chez Gad en  spécialiste du Cloud et du Big Data …


Chaque parti, chaque média  leur  colle une étiquette, régionaliste, autonomistes,  FNSEA,  patrons  extrême droite, tout y passe ….  Beaucoup refusent  de voir
la profondeur et la diversité des revendications. L’écotaxe n’est qu’une goutte d’eau qui fait déborder cette colère. Les politiques pensent  aux les élections, les  médias à leur 
taux d’écoute, au sensationnel qui fait vendre.  Prétendre que  les bonnets rouges sont manipulés, c’est mépriser  leurs revendications et les considérer comme incapables
de penser par eux-mêmes. Par ailleurs, je ne suis pas Bretonne, mais je suis  choquée  par une certaine  forme de racisme  anti breton ….


La personne qui m’aide à faire le ménage, son mari qui travaille dans le bâtiment, mon amie  institutrice  étaient dans la manifestation de Quimper, tous avaient probablement
des  revendications différentes  mais  certainement le même regard dubitatif face à la classe politique.



Personnellement, en tant qu’ex   toubib, je  les soutiens mais je regrette d’avoir été trop  fainéante  pour participer à cette manifestation  tout simplement parce
que  je fais partie  des « nantis »   je n’ai pas, comme eux, peur du lendemain mais je n’attends plus rien des politiques   .Par ce mail , je participe
néanmoins à leur manifestation 

Dominique 11/11/2013 17:20


Monsieur le Ministre


Préambule : Je ne suis inscrite à aucun syndicat,   aucun parti , ni à  droite ni à gauche, ne posséder  qu’un hémisphère  droit ou gauche ,  à l’instar de
 nos hommes politiques  ,constitue,  à mon humble avis ,  un handicap profond . Actuellement, aucun homme politique  ne me parait  digne  de confiance, … peut
être vous ? Peut-être pas ?   Peu sont prêts à des réformes de profondeur  avec une amélioration profonde de notre  «  démocratie » qui n’est plus qu’une
version pseudo républicaine de la monarchie


Aucune des  critiques de ce message ne vous est  personnellement destinée, ce message  s’adresse notre inaccessible  classe politique dans son
intégralité. Une bouteille   dans l’atlantique, avec un bonnet rouge … sans violence ! …..  la violence ne sera que verbale  ….  donc  sans effet sans
incidence comme le vote blanc  …puisque  le politique n’a que faire  du pacifique « cause toujours .. »  


Votre
discours  « Il est inquiétant de voir la France
dériver, sans cap pour la guider et sans autorité capable de la rassurer. Oui, l’autorité est mise à mal …...lorsque des manifestants
excédés effondrent des portiques en Bretagne. »


Je ne souscris pas à cette partie du discours. … Ce n’est pas  l’autorité qui est mise à mal, mais notre démocratie  qui est mise en danger par nos politiques ……N’inversons pas
les rôles !   


On pourrait  passer sous silence cette farce grotesque du Président de la République face à une adolescente en situation irrégulière


A mon avis ,  c’est  une insulte 


De mettre  en parallèle  cet épisode  ubuesque  et la révolte des bonnets rouges


D’oublier  les milliers de manifestants inquiets  qui ont manifesté dans le calme et la dignité


 


De ne retenir que le marginal explosif  à des fins politiques  

Peillon Robert 10/11/2013 12:55


François Fillon conseille :


« A ceux qui ne croient plus en la politique, je dis réengagez-vous et souvenez-vous de Philippe Séguin qui voyait dans la responsabilité
civique la seule façon de protéger la démocratie des deux maux qui la guettent, la technocratie et la démagogie ».


Je souscris à ce conseil mais je ne m’en contente pas. Peu de gens écoutent les conseils s’ils ne se sentent pas suffisamment  impliqués.


Il y a deux moyens complémentaires pour faire bouger les choses :


1)       Trouver des formules percutantes. Pour cela
vous avez besoin d’être aidé par un associé.


2)       Faire en sorte que les français engagent plus
leur responsabilité civique avant 2017. Vous n’obtiendrez pas cet engagement avec des lois, vous pouvez donc le faire maintenant. Votre capacité pour donner des orientations pérennes et pour
mettre en œuvre une politique vous permettent de démarrer tout de suite.
La politique est un métier que je ne maîtrise pas. Je sais que pour faire évoluer la société il faut se faire élire et il faut du temps. J’avoue que certaines de vos déclarations ont une facette
électoraliste, que vous jugez peut être indispensable, mais qui ne m’intéressent pas pour l’instant. L’action a plus de portée que les paroles qui ont largement le temps de s’envoler avant
2017.
La France est largement représentée par une société de profiteurs que l’on trouve à des
degrés différents dans toutes les tendances politiques et dans tous les milieux sociaux, aussi bien chez les patrons socialistes que dans les syndicats les moins à gauche.
La France a besoin de contributeurs, certes sur le plan financier mais surtout sur le plan
des capacités. Chaque citoyen a des capacités utiles pour le Pays. Contrairement à l’impôt personne n’est dispensé d’en faire profiter les autres.
Par exemple, vous pouvez inciter les médias à définir la part de responsabilité des parents
qui ont des enfants mineurs délinquants et surtout inciter des associations pour aider les parents à assumer leurs responsabilités. Votre entourage vous trouvera certainement d’autres exemples
encore plus efficace. D’ici 2017, j’attends de vous une opposition constructive dont les résultats soient observables.


 


Il faut percuter :


Jean-Paul II disait « n’ayez pas peur »


Fillon pourrait dire « en France nous cherchons à remettre le bonheur entre vos mains, nous ne sommes pas des marchands de
bonheur ».


 


Les municipales sont une opportunité pour se rapprocher des conditions de bonheur de la population, ce qui demande une connaissance de
proximité, d’autant plus proche que la commune est petite et donc plus propice aux expérimentations. Je suis conseiller municipal d’un petit village et prêt à relayer une réalisation concrète de
niveau national avec l'accord de certains villageois dont Arnaud d'Avoût.

Cousin Bernard 10/11/2013 02:56


Merci Monsieur le Premier Ministre ,


 votre fidèle amitié pour Monsieur Philippe Seguin vous honore.


J'apprécie, avec ma famille , beaucoup l'honneur que vous lui rendez , avec la ville de Nancy, ainsi que votre courage et votre détermination à vous engager pour le redressement et le bien de la
France. Vous seul pouvez rassembler le pays par vos compétences reconnues en 5 années sans interruption dans votre mission de Premier Ministre, et avec la raison éteindre le feu des extrémismes
dévastateurs des révoltés. Nous sommes à vos côtés de tout coeur


Avec notre respect et notre considération


 Bernard Cousin 

Lavenier 09/11/2013 18:45


Comme je suis d'accord avec le commentaire d'Alice ! A quand le Sauveur qui aura le cran, la force, la volonté de taper du poing sur la table pour qu'enfin les choses changent..Faut-t-il attendre
une révolution nationnale, que nous soyons au fond du trou, que la France ne veuille plus rien dire...Nous déplorons ce qui ne va pas mais pourquoi personne ne veux trouver les solutions aux
problèmes ? Si vous devez être ce "sauveur" Mr Fillon, je veux bien vous suivre...Les beaux dscours c'est bien, mais maintenant est venu le temps de l'action !!!

alice 09/11/2013 15:21


.....et oui, c’est à nouveau “le pont”...une bonne vieille coutume, “bien de chez nous”... nous faisons “le pont” toujours “le pont” et encore “le pont”...car
dans notre beau pays... “le pont c’est sacré”....donc au petit lever d’un jour “de pont”, comme tout le monde, lisons......que nous propose le Web......of course “du People” “du Masterchef”...et
...de la part de nos Politiques...... Philosophie, Dissertation, Soliloquie,  Méditation............diantre faut bien que les Elus  fassent quelque chose pendant ces longues journées de
“ pont ” “ pont” “pont” ”pont ”...(que le grand Ludwig Van...leur pardonne.!!!!.)........


.....tiens, noyée dans le “délire de la Mystique Politique” une “petite” info scientifique :....dans un lointain pays, nommé les Etats Unis, ....un groupe de
jeunes chercheurs en physique quantique, du M.I.T. Institute, Harvard vient...ô merveille... de faire.......SCIENTILLER....LA 1er “MOLECULE DE LUMIERE” ...giga découverte fondamentale qui
permettra d’effectuer des calculs à une vitesse jamais égalée.........tiens, parmi, eux, un français,  ..... , vite vite  un mail de remerciement et d’encouragement, c’est la moindre
des choses, tout de même........ nouvelles suivantes, ..encore et encore et encore ........ Philosophie, Dissertation, Soliloquie, Méditation.........what else ???............


..........AU SECOURS...AU SECOURS....SOMMES NOUS PEUPLE MAUDIT...CONDAMNE AU DOGMATISME, AU CARCAN EPUISANT DE L ADMINISTRATIF.....ENCHASSE A JAMAIS DANS LA
RIGUEUR DE LA  PIERRE PHILOSOPHALE....AU SECOURS AU SECOURS...A QUAND.....LE RASSEMBLEMENT, LE CHANGEMENT,  LE CHAMBARDEMENT, L ‘ECLOSION, LE RENOUVEAU,  LE REDRESSEMENT, LE
SOUFFLE ARDANT  DE L’ ACTION, ACTION, ACTION....................???.....


....hélas, hélas ..retournons sagement à nos petits “ponts".....et....bientôt “sous” nos petits “ponts”.... résignés, résignés, résignés....il est sans doute
beaucoup  trop tard  ...trop tard ..trop tard.... nous ne verrons plus rien venir.........plus rien venir.....plus rien venir.....plus rien venir ..!!!!!........alice

Marie-Joséphine Gourrand 09/11/2013 10:27


très beau discours, digne de celui qui l'a inspiré et pour lesquel j'avais une immense admiration et qui manque cruellement à notre pays.

lecanu 09/11/2013 10:20


votre discours est superbe digne de vous j espere que les francais vont vite oublier


certain de vos propos bon courage

camille 09/11/2013 09:47


Merci Monsieur le Premier Ministre


Philippe SEGUIN devrait en effet habiter davantage nos consciences et nourrir nos réflexions en ces jours tristes pour notre pays.


Hélas, je vous l'ai déjà à plusieurs reprises mentionné, et je vois que cela est repris maintenant par des "voix" dignes de confiance ; notre pays court au chao.


Tout le monde en appelle à l'unité, illusion!!! L'histoire devrait pourtant nous avoir appris que nous ne sommes mus que par des égoïsmes et des corporatismes. Que nous ne sommes capables de nous
rassembler que lorsque sonne le glas (et encore!!!), que nous sommes précipités dans les difficultés et en péril.


Alors soit surgit l'homme providentiel, tel le Général De Gaulle, pour remettre de l'odre (et encore combien d'année lui fallut-il pour y parvenir) soit les extrêmes nous menacent, voire la
dictature. En clair la fin de la démocratie. Ne sourions pas, ne croyons pas aux méchants cassandres, le risque est là et si l'on n'a pas, au niveau le plus élevé de l'état conscience qu'il est
plus que temps de réagir, alors nous devons nous faire du souci pour les mois à venir. Nous n'en avons pas fini avec les manif, les destructions, avant que ne surgissent les activites
nationalistes.


Il est temps que le pouvoir (quel pouvoir!) cesse d'alimenter mille foyers qui finiront par exploser et prenne la ou les quelques décisions qui restaurent son autorité et mette chacun devant ses
responsabilités.


En est-il capable? Est-ce encore temps?


Bien respectueusement, votre dévoué.

CIESLIK FRANCK 09/11/2013 08:45


La liberté des hommes doit être toujours défendue. Nous savons comme elle reste fragile et menacée. Il faut en avoir conscience et parfois "rien" peut la faire basculer. Il suffit de
regarder notre histoire, l'histoire des hommes pour le comprendre.   C'est l'intégrité des hommes qui est une valeur au dessus de tout égocentrisme, qui sans doute est la
seule a défendre l'humanité, sa vraie liberté.


Savons-nous ce que signifie ce mot liberté ? Si nous le comprenons nous aurons la conscience de ce que nous sommes : tous des hommes, mais merci Monsieur Fillon par ce bel hommage de nous le
rappeler.

alice 09/11/2013 08:36


"Tout ce qui est mort comme fait, est vivant comme enseignement"..Victor Hugo.....que le "Fighting Spirit" de Philippe Seguin vous donne La Force de rassembler
chaque jour davantage.......il est grand temps de .foncer......!!!!!.......alice

jean-François Chaussier 09/11/2013 07:26





Ce discours de portée nationale est un bon jalon pour la suite du programme. L’objectif est maintenant de prendre de la hauteur en jetant les bases de cette union nationale, qui est la seule
issue possible compte tenu du contexte et de l’instabilité politique ambiante. L’union nationale doit s’installer dans la conscience nos concitoyens comme une évidente nécessité. Cela suppose de
définir une stratégie et de s’appuyer sur une logistique indépendante des appareils politiques (comme le général de Gaulles a su le faire). 
ForceRépublicaine devra s’émanciper pour devenir cette structure d’animation et donner de la cohésion et du sens à cette offre politique salutaire et inexistante. Il faut cependant ne pas
négliger les forces politiques antagonistes en présence. L’alliance centriste et l’UMP, radicalisé par Jean-François Copé, ne vont pas faciliter la tâche et c’est une préoccupation. Certes, les
primaires peuvent résoudre ce problème, mais avant il faut atteindre une force de conviction critique afin d’éviter les chausse-trappes avec le soutien populaire. Convaincu par la logique et la
pertinence de votre démarche, soyez assuré de mon soutien.

jean-michel DREAN 08/11/2013 21:52


Magnifique discours digne d'un homme d'Etat

Yves Leclercq 08/11/2013 21:49


Je ne peux qu'approuver vos propos, fermes, mais mesurés sur la politique d'aujourd'hui, prononcés à Nancy. J'attends tous les jours vos prises de positions publiques, exprimant votre présence et
votre jugement.

Konowaloff 08/11/2013 21:10


Merci.

POMPIDOU 08/11/2013 21:03


Cher François Fillon,


Recrutez-vous pour votre équipe de campagne ?


Avec mes cordiales amitiés.

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