Ce site n'est plus à jour

Découvrez Fillon2017.fr
23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 16:00

 

 


 

François Fillon appelle les militants à jeter toutes leurs forces dans cette dernière bataille, lors d'une réunion publique à Bourg en Bresse le lundi 23 avril 2012.

 

Mes chers amis,

Nous nous retrouvons pour mobiliser toutes nos forces autour de Nicolas Sarkozy, et je voudrais vous dire que votre présence ce soir est pour moi un honneur et une source d’ardeur nouvelle.
Je suis accompagné de Salima Saa qui incarne le beau visage d’une droite républicaine qui a du cœur et qui a de l’audace.
Salima a du talent, de la ténacité et, comme vous, elle aime la France de toutes ses forces. C’est cet amour de la France qui nous porte tous à nous dépasser.

Je veux dire mon estime et mon amitié à tous les parlementaires et tous les élus présents. Je ne peux pas les citer. Il y en a trente-deux qui sont ici autour de nous aujourd’hui pour soutenir la campagne de Nicolas Sarkozy. Mais à tous, et collectivement, je voudrais dire un grand merci et cette fois-ci un merci vraiment personnel.
Nous arrivons maintenant à la fin de cette législature. Pendant cinq ans j’ai pu compter, et à chaque instant, sur la majorité parlementaire. Cette majorité elle ne m’a jamais fait défaut, même dans les moments les plus difficiles. Et Dieu sait si il y en a eu des moments difficiles, avec des décisions que nous avons du prendre dans l’urgence pour faire face à la crise, des décisions qui n’étaient pas populaires, des décisions qui vous étaient parfois reprochées lorsque vous rentriez dans votre circonscription, sur le marché, par des hommes et des femmes qui ne pouvaient pas toujours voir qu’à long terme les décisions que nous prenions été nécessaires pour protéger notre pays. Sous la Vème République il n’y a pas beaucoup d’exemples d’une majorité parlementaire qui pendant cinq ans n’a jamais manqué au Premier Ministre et à son Gouvernement, je veux vous en remercier.

Je suis heureux de retrouver Bernard Accoyer.
Bernard a été bien plus qu’un président de l’Assemblée Nationale, il a aussi été un acteur indispensable des réformes.

Durant ce quinquennat, il a été un arbitre, un facilitateur, et, pour moi, il a été un confident dont j’ai toujours apprécié l’expérience et la loyauté. Merci Bernard.

Enfin, je m’adresse à vous tous et tout particulièrement à tous ceux qui militent depuis le début de cette campagne, aux Jeunes Populaires qui sont engagés sur tous les fronts de cette campagne présidentielle.
Je sais que vous ne craignez pas le combat des idées. Alors combattez !
Je sais que pour vous l’engagement politique est un acte de foi. Alors, donnez pour la France, donnez tout ce que vous aimez, et  ensemble nous allons jeter toutes nos forces dans cette dernière bataille.

Depuis des mois, je dis que cette élection présidentielle sera très serrée, et le résultat du premier tour vient renforcer cette conviction.
Rien, absolument rien n’est joué. Et cela d’autant plus que le peuple français a démontré, une nouvelle fois, combien il refusait les scénarios écrits d’avance par d’autres que lui.

Souvenez-vous mes amis, il y a quatre mois, on nous disait que Nicolas Sarkozy ne serait pas au second tour de cette élection.
Il y a deux mois, certains nous disaient que François Hollande serait au-dessus de la barre des 30%.
Il y a un mois Jean-Luc Melenchon était la coqueluche des médias et il était considéré comme le 3ème homme. Lui même venait à rêver d'être au second tour.
Enfin il y a deux semaines à peine, on nous disait que cette campagne n'intéressait personne, qu’elle était ennuyeuse, ce que nous ne constations pas dans toutes ces réunions que nous avons faites, où il y avait toujours de plus en plus de monde et de plus en plus de ferveur. Mais qu’à cela ne tienne. Les médias  nous disaient « C’est une campagne ennuyeuse, elle n'intéresse pas les Français, il va y avoir une abstention considérable. ». Et bien tous ces pronostiques ont été balayés par le jugement des Français.
Nos concitoyens ont démontré qu’ils étaient, comme toujours, libres et intéressés par cette élection parce qu’ils en ont compris les enjeux.
Bien sûr ce premier tour, c’est toujours dans l’élection présidentielle celui où s’exprime la diversité française. Et nous ne sommes pas héritiers des tribus gauloises pour rien. Il y a une immense diversité française.
Mais le premier tour c’est aussi celui où s’expriment les sensibilités, les options, les angoisses, les colères, les rêves…
Tous les votes doivent être respectés, tous les votes doivent être médités, parce que tous les votes sont l’expression de ce qu’est aujourd’hui, dans sa réalité, la nation française.

Que voyons-nous avec ce premier tour ?
Tout d’abord, que la France n’est pas fondamentalement à gauche. Il n’y a pas un désir irrésistible de socialisme.
Ensuite, nous voyons que la crise - et comment pourrait-il en être autrement - a favorisé les partis protestataires. Il y a une peur et il y a aussi des colères et des passions qui traversent notre pays.
Le nier serait absurde.
Et puis enfin, il y a Nicolas Sarkozy, bien mieux que tout ce que les observateurs et les médias avaient prédit.
Mes amis, après cinq ans de bombardements intensifs, après cinq ans d’attaques aussi violentes qu’injustes, après des crises qui ont renversé nombre de gouvernements en Europe, et bien l'écart entre Nicolas Sarkozy et François Hollande est de 1,4%.  Voila la réalité du premier tour !
Alors maintenant c’est le second tour qui commence, c’est une autre élection.
Chaque électeur va devoir recentrer son vote, en laissant de côté ses regrets, ses hésitations, ses acrimonies.
En démocratie, il y a un moment où il faut choisir entre deux personnalités, entre deux caractères, entre deux programmes, entre deux visions de la France qui sont différentes.

Notre devoir, le devoir de Nicolas Sarkozy, le devoir de tous ceux qui font campagne avec lui, c’est de parler à tous les Français.

Ce n’est pas de parler à la gauche, de parler à la droite, de parler aux partis politiques. C’est de parler à tous les Français, et c’est de parler à tous les Français en les respectant.

Respecter les Français, c’est rester cohérent avec la ligne politique qui est la nôtre et avec les valeurs qui sont les nôtres  car mes chers amis, la vérité c’est que les électeurs méprisent les hommes politiques qui font des zig zag entre les deux tours pour aller chercher les voix des uns ou des autres.
Respecter les Français, ça n’est pas négocier avec les partis des accords d’apparatchiks, comme l’ont fait les socialistes avec les Verts ; et comme ils ne vont pas tarder à le faire avec le Front de Gauche.
Il n’y a rien à négocier dit à haute voix M. Melenchon… mais à voix basse il pense exactement le contraire, et il est prêt à devenir le second du capitaine de pédalo, ainsi qu’il l’avait lui-même caractérisé lorsqu’il le combattait.
Si nous avons fondé la Vème République, si nous avons voulu cette élection présidentielle c’est justement pour en finir avec ces accords de partis, avec ces échanges de circonscriptions, avec ces accords où l’on monnaye des centrales nucléaires contre des postes, où l’on monnaye tel aspect d’un programme auquel on ne croit pas, parce qu’on est obligé de le faire.
Nous avons fait une réforme fondamentale, qui est la réforme de l’autonomie des universités. On savait que les universités françaises étaient en déclin. Pourquoi elles étaient en déclin? Elles étaient en déclin depuis 1984 parce que la majorité issue de l'élection de 81, la majorité du Programme Commun, avait imposé aux universités un statut absurde, un statut ridicule, un statut qui n’existait nul part ailleurs dans les grands pays développés, et qui aboutissait à mettre toutes les universités françaises au même niveau, avec les mêmes règles, avec les mêmes systèmes de recrutement : pas d’excellence, pas une tête qui dépasse, l’égalitarisme comme parfois notre pays le réclame, avec les défauts qui sont les siens. Pourquoi cette réforme a été imposée? Parce qu’elle était dans le Programme Commun de la Gauche. Et le ministre socialiste qui avait conduit cette réforme, Monsieur Savary, avait confié un jour à l’un de ses amis, qui l’a rapporté dans un texte : « J’ai honte de faire cette réforme. Je sais qu’elle aboutira à la ruine de l’université française. Je ne peux pas faire autrement parce que c’est une demande du Parti Communiste qui a été négociée dans le Programme Commun. » C’est pour ça que nous avons voulu cette élection présidentielle, pour en finir avec tous ces accords. Et bien nous ne ferons d’accords avec personne, il n’y aura de négociations avec personne. Nicolas Sarkozy va parler à tous les Français, à tous les électeurs, qui sont tous respectables, qui doivent tous être entendus et auxquels nous devons apporter les réponses qu’ils attendent.

Enfin, respecter les Français, c’est tout simplement faire appel à leur intelligence et à leur civisme.
On ne «débauche» pas les électeurs, on ne les traite pas comme des consommateurs, on ne les traite pas comme des pions sur un échiquier.
Chaque Français doit être considéré comme un citoyen qui doit être convaincu. 
C’est vrai qu’il y a une demande de dignité chez les électeurs protestataires qui nous ont dit qu’ils se sentaient déclassés, qu’ils se sentaient en insécurité. Nous devons répondre à leur angoisse, et nous devons répondre à leur angoisse en démontrant que nous sommes plus solides que la Gauche pour les protéger.
Qui peut croire un instant que François Hollande apporterait des réponses sur la question de la sécurité, sur la question de l’immigration, sur la question de la désertification rurale à des électeurs qui ont manifesté leur angoisse et leur colère, alors que son projet est tout le contraire.
C’est Nicolas Sarkozy qui est le mieux à même de protéger les Français qui ont exprimé à l’occasion de ce premier tour leur angoisse et leurs craintes.
Il y a chez les électeurs centristes, une demande de vérité. Une demande de vérité sur les déficits, une demande de vérité sur les moyens de rembourser la dette française et de réduire les déficits qui l’ont causée. Il y a une demande de vérité sur la construction de l’Europe. Quelle Europe voulons-nous ? Comment voulons-nous construire l’Europe qui peut nous protéger ? Il faut leur répondre. Et Nicolas Sarkozy va le faire dans les prochains jours ou tout au long de cette campagne du deuxième tour.

Mais, mes chers amis, ce second tour il nous ramène surtout aux fondamentaux de l’élection présidentielle.
Qu’est ce que c’est que l’élection présidentielle ?
C’est d’abord le choix d’un Chef d’Etat pour notre pays.

Et j’emploie à dessein le mot de « Chef d’Etat ». Parce que dans la crise, au moment où le destin de notre pays, et le destin des grands pays européens, est bousculé, bousculé par cette compétition internationale, c’est à dire bousculé par la montée en puissance d’immenses pays qui comptent des milliards d’habitants, et qui eux aussi ont soif, soif de développement, soif de richesses, soif de plus de liberté, qui veulent que leurs enfants vivent mieux qu’eux-mêmes, et qui se battent pour y arriver, et qui se battent avec acharnement, et qui se battent avec tout ce qu’ils ont de plus important chez eux, c’est-à-dire le travail. Ils travaillent. Et ils travaillent pourquoi? Pour nous dépasser. C’est leur objectif, et personne ne peut le leur reprocher.
Et bien pour leur faire face, dans cette crise, il faut faire des réformes, il faut conduire le pays fermement, et pour ça on a besoin d’un Chef d’Etat et pas seulement d’un président de Conseil Général, fut-il candidat à la présidence de la République.

Pendant cinq ans, Nicolas Sarkozy a tenu la barre. Il a tenu la barre en pleine tourmente internationale.
Il a montré qu’il possédait une vertu qui, il faut bien le dire, est assez rare en politique : le courage d’agir.
On peut l’aimer ou pas. On peut l’apprécier ou ne pas l’apprécier, mais personne ne peut nier qu’il a la carrure d’un Chef d’Etat, et qu’il a le cran et la détermination pour défendre les intérêt de notre pays dans le monde.
Avec Nicolas Sarkozy, nous avons réformé, nous avons bousculé les conservatismes, nous avons résisté aux oppositions. Nous n’avons jamais cédé !
Je voudrais vous demander d’être attentifs sur ce point. C’est la première fois depuis bien longtemps, en tout cas c’est la première fois depuis que je suis engagé dans la vie politique - et ça fait longtemps que je suis engagé dans la vie politique - et bien c’est la première fois que je vois pendant la durée d’une législature un gouvernement qui n’est pas amené à retirer un texte qui est en discussion au Parlement devant la pression de la rue. C’est la première fois.
Et disant cela, mes amis, je ne mets pas en cause ceux qui manifestent, ceux qui font grève, ceux qui protestent, c’est leur droit. Je dis simplement que ce n’est pas tout à fait la démocratie, quand un Président de la République est élu par une majorité de Français sur un programme, qu’ensuite une majorité parlementaire est choisie par une majorité de Français sur un programme parce qu’ils veulent mettre en oeuvre ce programme, ils ne peuvent pas le faire. Ils sont mis en échec par quelques centaines de personnes qui prennent en otages les transports en Ile-De-France, qui bloquent tout et qui amènent le gouvernement à reculer. Voila pourquoi Nicolas Sarkozy a fait preuve d’une détermination qui été hors du commun.
Qui est le plus crédible ?
Celui qui a dirigé le Parti Socialiste pendant dix ans sous les critiques les plus violentes de ses propres amis, ou celui qui a dû affronter la pire crise depuis les années 1930 et qui a modernisé la France malgré les blocages?

Pensez-vous une seconde que François Hollande aurait eu la même énergie que Nicolas Sarkozy pour redresser une Europe qui était tétanisée par la crise bancaire et devant la crise des dettes ?
Pensez-vous une seconde que François Hollande aurait affronté la colère syndicale sur la réforme des retraites, pourtant indispensable, et qui a été conduite dans tous les autres pays européens ?
Pensez-vous une seconde qu’il aurait pris le risque de mécontenter les organisations syndicales en mettant en place avec la majorité parlementaire le service minimum dans les transports et à l’école ?
Pensez-vous qu’il aurait osé prendre le risque de manifestation d’étudiants en réformant l’université alors que c'était la seule façon de la sauver - et c’est ce que nous avons fait avec Nicolas Sarkozy et la majorité -  ?
Pensez-vous qu’il aurait pris le risque de défiscaliser les heures supplémentaires, lui qui n’a que le mot « RTT » à la bouche et qui pense toujours que c’est en travaillant moins que l’on pourra regler le problème du chômage dans notre pays ?

Voilà ce que nous avons fait, et que n’aurait jamais fait François Hollande, pas seulement parce qu’il était, lui et ses amis, hostile aux réformes que nous avons conduites, mais parce que la gauche en France est formaté pour répondre «oui» à tout le monde, et ”non” à chaque fois que c’est difficile ! C’est ça la réalité. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas besoin de lui aujourd’hui comme Chef d’Etat.

Or, je dis à tous mes compatriotes, « la France a besoin d’un chef d’Etat !»
Parce que le monde est dangereux.
Parce que le sort du continent européen n’est pas assuré face à la montée en puissance des nouveaux géants économiques que sont la Chine, l’Inde, le Brésil.
Parce que la crise des dettes souveraines n’est pas finie.


Face à ce contexte périlleux, tout l’enjeu de cette élection présidentielle est de donner à notre pays le pouvoir d’assurer sa souveraineté nationale.

La souveraineté nationale d’un pays, c’est d’abord son indépendance financière. C’est d’abord sa souveraineté financière.

Lutter contre les déficits : ça n’est pas un sujet technique, c’est pas un sujet de droite ou de gauche, c’est une question fondamentale et morale.
C’est vital pour la France parce que les déficits brisent tout chance d’aller chercher la croissance et de protéger notre solidarité sociale.
Mais c’est aussi une question morale parce qu’il n’appartient pas à nos enfants de payer la facture de notre imprévoyance. Or c’est ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui, c’est ce que nous faisons depuis 30 ans. Non seulement nous ne préparons pas un avenir meilleur pour nos enfants alors que c’est ce qu’avaient fait nos parents, mais en plus on leur laisse des dettes  pour financer la vie que nous menons aujourd’hui. Ca n’est pas moral. Il faut lutter contre les déficits, c’est une question de bon sens, ce n’est pas une question de droite ou de gauche.

Avec le président de la République, nous avons pris des engagements précis et nous avons montré que nous étions capables de les tenir. Nous nous sommes engagés au retour à l’équilibre en 2016. La Frace ne l’a jamais été depuis 1974, c’est vous dire à quel point l’objectif est un objectif ambitieux. Mais il est fondamental et nous avons montré que nous étions capable de le faire puisque nous nous étions engagés à réduire le déficit en 2011 de 25%, passant de 7,1% de la richesse nationale à 5,7. Nous avons fait mieux, nous sommes en 2011 à 5,2%, cela veut dire que nous avons démontré qu’il était possible de réduire les dépenses publiques, de réduire les déficits dans notre pays à condition de faire preuve de rigueur, et tout cela sans casser la croissance économique.
Donc Nicolas Sarkozy est crédible aujourd’hui lorsqu’il dit qu’il va réduire les déficits.
C’est le résultat de nos réformes structurelles. La réforme des retraites est une réforme fondamentale pour réduire les déficits.  Mais nous avons aussi entrepris la modernisation de l’Etat et  la réduction du nombre des fonctionnaires. Nous ne l’avons pas fait par gaieté de coeur, par plaisir, nous savions que ce serait difficile, nous savions que nous aurions parfois des incompréhensions, et que vous-même, sur le terrain, lorsqu’il s’est agit de fermer ici un tribunal, de fermer ici une implantation militaire, ou de supprimer telle ou telle direction qui doublonnait avec celle des collectivités locales. Mais, mes chers amis, chacun ici est capable de comprendre qu’on ne peut pas continuer à payer des emplois publics en empruntant dix ou quinze ans aux marchés étrangers. Quand François Hollande roule des mécaniques en disant «Moi la finance, je vais la dominer». Ca vous fait rire ! Mais la vérité c’est que ca ne fait pas rire du tout les marchés auxquels nous devons tellement d’argent. Ils ont le sentiment qu’ils ont en face d’eux des hommes, un parti, un programme, qui ne vont pas tenir leurs engagements. Et du coup c’est la défiance qui s’installe. J’imagine que dans la salle il y en a bien qui ont déjà du avoir des difficultés avec leur banquier. Si vous êtes allé le voir en lui disant «Je vais vous dominer.», je suis pas sûr que la conversation se soit bien terminée. C’est la même chose ! Les finances d’un pays, il n’y a pas besoin d’être un grand économiste pour les comprendre, c’est exactement les mêmes que celle d’une famille. Et nous nous sommes dans la situation d’une famille qui aurait vu depuis 20 ans ses revenus un peu diminuer, qui n’aurait rien changé à son mode de vie et qui le financerait par du déficit et par de l’emprunt. Voila la réalité.

M. Hollande veut nous faire croire qu'il n'y a pas urgence, qu'il n'y a pas de crise d’ailleurs, et que la France peut se permettre de remettre cet objectif à plus tard. Et même, il va plus loin, puisqu’il dit qu’il ne tiendra les engagements de la France qu’en 2017, c’est-à-dire au delà même de la fin du prochain quinquennat, seulement s’il y a la croissance ! Autrement dire qu’il a renoncé à réduire les déficits !

Et en renonçant à réduire les déficits qu’il fait, il mettrait en danger notre pays et il mettrait en danger la monnaie européenne. Car si les attaques contre la monnaie européenne ont cessé, ces attaques qui ont été si violentes pendant tout l’automne, c’est parce que nous avons pris des engagements de réduction de déficit. Et c’est parce que tous les états de la zone Euro on fait preuve de solidarité. Si un seul de ces pays, en plus la deuxième économie de la zone Euro, dit «Ah ben non maintenant c’est fini, il y a des socialistes au pouvoir, on a beaucoup de choses à dépenser, il faut qu’on reprenne la dépense publique donc on ne tiendra pas nos engagements en matière de réduction.» A cette minute-là, les attaques contre la monnaie européenne reprendront et personne ne pourra les arrêter parce que nous sommes la deuxième économie de la zone Euro, et qu’il n’y aura pas de solidarité possible cette fois-ci pour s’opposer à la spéculation contre notre monnaie.

La souveraineté nationale, c’est ensuite la compétitivité nationale.

La Gauche n’aime pas ce mot. C’est même un mot qui, à mon avis, ne doit pas faire parti du dictionnaire de la Gauche.
On la comprend : quand on a inventé les 35 heures, il est difficile de dire après la vérité aux Français.
Et la vérité est claire : sans compétitivité pas de croissance, pas de pouvoir d’achat, pas d’emplois…

Nous nous avons un socle que nous avons construit durant ces cinq ans, malgré la crise, et sur lequel nous pouvons nous appuyer. Bernard l’a évoqué avant moi, nous avons considérablement aidé les entreprises pour qu’elles fassent de la recherche et de l’innovation. C’est ce qu’on appelle le crédit impôt-recherche. Elles déduisent des impôts qu’elles payent, les dépenses qu’elles font en matière de recherche et d’innovation.
Nous avons supprimé la taxe professionnelle, parce que nous ne voulions plus qu’il y ait un impôt qui pèse sur l’investissement des entreprises.
Nous avons lancé un grand programme d’investissements d’avenir, malgré nos difficultés financières : 35 milliards d’euros  investis au service de la croissance de demain.

Je voudrais attirer votre attention sur une constatation qui est rarement faite, mais aujourd’hui, parmi les principaux moteurs de l'économie française, il y a des pans entiers de l’industrie qui dépendent de décisions qui ont été prises par le Général De Gaulle et par George Pompidou. C’est eux qui ont décidé de lancer la construction des Trains à Grande Vitesse - nous sommes parmi les leaders dans le monde aujourd’hui des Trains à Grande Vitesse. C’est eux qui ont décidé de lancer le programme de centrales nucléaires : nous sommes les numéros un au monde en matière d'énergie nucléaire. Et enfin c’est eux qui ont lancé en même temps le programme Airbus, qui fait aujourd’hui de l’Europe le premier constructeur aéronautique au monde, et qui ont lancé la fusée Ariane, qui fait de l’Europe le premier lanceur de satellites au monde. Et bien citez-moi un seul exemple d’un grand secteur industriel qui ait été créé par la Gauche lorsqu’elle été au pouvoir. Est-ce-que François Mitterrand a été à l’origine de la création d’un grand programme qui aurait débouché sur une industrie qui serait aujourd’hui un des moteurs de l'économie française ? Aucun. Et c’est à nous aujourd’hui d’aider les secteurs qui prendront la relève ou qui viendront compléter ces secteurs que je viens à l’instant d’indiquer. C’est la raison du programme d’investissement d’avenir.

Dans cette campagne tout le monde célèbre le même slogan «produire en France»… Et il y a des candidats qui pensaient qu’il suffisait de dire qu’il faut produire en France pour leur rapporter beaucoup de voix.
Mais au-delà des discours, qui a eu le courage de baisser le coût du travail en revoyant le système de financement de notre protection sociale ? C’est nous.
Qui a eu le courage de proposer une réforme complète de la formation professionnelle, c’est-à-dire une réforme qui permettra de faire en sorte que tout demandeur d’emplois ait une formation professionnelle et qu’à l’issue de cette formation professionnelle, qu’il aura choisi naturellement, il soit obligé d’accepter l’emploi correspondant qui lui sera proposé ? Et j’ajoute que Nicolas Sarkozy a proposé le cas échéant, compte tenu du fait qu’il est très difficile dans notre pays de réformer la formation professionnelle et surtout son financement, qu’en cas de blocage il demanderait l’avis du peuple français sur cette réforme fondamentale. Voila, ceux qui sont au service du «produire en France».
C’est nous qui avons le courage de proposer des accords de compétitivité qui pourraient être négociés dans chaque entreprise afin d’organiser les modalités du travail et de la productivité en fonction de la conjoncture !
Car il vaut mieux une bonne négociation sociale pour être plus compétitif et sauver des emplois, qu’un conflit qui se termine par un échec collectif et par la disparition d’un outil de travail.

Ca n’est pas avec l’augmentation des charges sur le travail promise par François Hollande, charges pour financer la suppression de la réforme des retraites, charges pour financer la dépendance, rétablissement de la charge professionnelle, ça n’est pas avec l’augmentation des impôts pour tous les français, ça n’est pas avec une taxe à 75% sur ceux qui réussissent et ça n’est pas avec des drapeaux rouges qu’on se bat efficacement contre les délocalisations et pour la production nationale ! C’est en prenant des décisions courageuses pour faire en sorte que les produits fabriqués en France ne soient pas plus chers que les produits fabriqués en Allemagne, en Belgique ou en Italie.

Mes chers amis,
La souveraineté nationale doit être relayée par l’Europe.
Je sais les doutes et les irritations que soulève parfois le fonctionnement de l’Union européenne. Et je fais partie de ceux qui avaient voté «non» à Maastricht au moment de la mise en place de la monnaie européenne, parce que je pensais qu’une monnaie ne pouvait pas être mise en place avant que des institutions politiques soient crées qui permettent de la défendre, de la piloter, de conduire un politique économique.
Mais je suis réaliste : je sais que dans un monde de 7 milliards d’habitants, les 65 millions de Français doivent pouvoir s’appuyer sur les 400 millions d’européens. Je sais qu’aujourd’hui nous avons besoin de construire un noyau dur européen autour de l’Euro, avec l’Allemagne, avec l’Italie, avec les pays fondateurs de l’union européenne : un véritable noyau dur qui nous permette de nous défendre. De nous défendre dans ce qui faut bien le dire est une guerre économique, une guerre commerciale, avec l’Asie, avec l'Amérique latine, et qui ne va pas aller en s'arrangeant. Ca sera de plus en plus dur parce qu’ils font de plus en plus de progrès. On parlait de la Chine comme de l’usine du monde, mais maintenant ce n’est plus seulement l’usine du monde, c’est aussi les laboratoires de recherche du monde, c’est l’université du monde, et bientôt ils vont créer leurs propres produits qui inonderont le marché. Si nous ne sommes pas capables de résister, si nous ne sommes pas capables de créer des règles pour qu’il y ait une véritable réciprocité dans les échanges, si nous sommes tout seul pour négocier avec ces immenses pays, nous n’avons aucune chance.
Moi je suis plus que tout attaché à l’indépendance de mon pays, je suis plus que tout attaché à l’indépendance  nationale, mais j’affirme devant vous que l’Europe politique c’est un enjeu de survie nationale, et donc c’est un enjeu patriotique. Si l’on est patriote aujourd’hui, on défend un Europe forte, une Europe puissante, une Europe politique qui protège.
L’Europe politique, c’est l’Europe qui se dote, comme nous l’avons prévu, d’une gouvernance politique de la zone euro.
L’Europe politique, c’est une Europe qui se donne les moyens de diriger ensemble les politiques migratoires, et qui contrôle réellement les frontières de l’Union Européenne.
L’Europe politique, c’est l’Europe qui n’est pas naïve face à la concurrence mondiale et qui fait de la réciprocité la règle des accords commerciaux.

Cette Europe politique, Nicolas Sarkozy est crédible pour la bâtir.  Il est crédible pour la bâtir parce qu’il a commencé à le faire, est crédible pour la bâtir parce qu’il est respecté en Europe. Et cette Europe elle peut rassembler ceux qui aiment la France et ceux qui croient en l’Europe.
L’Europe de François Hollande, elle n’est que désordre et improvisation.
Si demain, comme le propose le Parti socialiste, les engagements européens de la France étaient remis en cause, si demain notre pays relâchait ses efforts budgétaires, alors il faut être lucide : la force d’entraînement du tandem franco-allemand se désagrégerait et l’Europe se bloquerait.
Ni la souveraineté française et ni la souveraineté européenne ne sortiraient grandies de ce désordre. D’ailleurs Monsieur Mélenchon, dès hier soir, réclamait la mort du tandem franco-allemand. Et la presse britannique, qui n’a jamais beaucoup aimé ce tandem franco-allemand qui fait de l’ombre au système financier anglo-saxon, la presse britannique se réjouissait hier soir à l’idée qu’avec François Hollande le tandem franco-allemand serait affaiblit. Voilà la réalité de l’Europe que prépare François Hollande et les socialistes.

Enfin, Mes chers amis, la souveraineté nationale se confond avec la République.

La République s’est organisée autour de l’Etat et de ses services publics. Mais l’Etat est au service de la France, pas au service des corporatismes.
En période de crise et à l’heure où nous devons renforcer notre compétitivité, il est normal, il est légitime, que nos services publics rationalisent leur organisation, leur mode de travail.
La République, ça n’est pas un Etat sur-administré, endetté, avec toujours plus de fonctionnaires comme le souhaite François Hollande, mais un Etat mobilisé, modernisé.
Si nous avons instauré le service minimum à l’Ecole et dans les transports, c’est parce que l’Etat est au service des citoyens, y compris en temps de grève. Voila comment on défend les valeurs de la République en défendant un état impartial et un état qui est au service des citoyens.

La République se forge dans les familles, les familles auxquelles nous devons rappeler qu’elles doivent exercer leurs responsabilités en matière d'éducation, et ne pas s’en remettre à la société pour le faire à leur place. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons décidé de suspendre les allocations familiales à des familles qui n’envoyaient pas leurs enfants à l'école. Ce n’était pas pour les punir, mais simplement pour leur rappeler leur devoir.
Et dans cet esprit, est-ce rendre service aux familles que de laisser entendre que leurs enfants trouveront leur avenir professionnel dans des emplois parking, dans le secteur public, dans les collectivités locales, alors que l’avenir de la jeunesse se confond avec les valeurs de la responsabilité, du travail, de l’audace ? L’avenir des jeunes il n’est pas dans un RSA pour les jeunes. L’avenir des jeunes il est dans la formation, dans le travail, dans le développement des entreprises dans notre pays.

La République se façonne à l’Ecole qui doit rappeler à nos jeunes que le respect des autres s’ancre dans le respect de la nation qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, chacun a autant de devoirs que de droits.
La République exige de faire de la sécurité une priorité, car lorsque les délinquants croient que la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors il n’y a plus de liberté, il n’y a plus de confiance, et c’est en quelque sorte l’unité nationale qui est fragilisée.
Avec nous, la délinquance a baissé de 17%, alors qu’elle avait bondi de 16% lorsque la gauche était aux responsabilités. Bien sûr c’est insuffisant, bien sûr c’est un combat que nous devons continuer. C’est un combat qui n’est pas fini. C’est un combat  qui est quotidien, un combat qui concerne les policiers, la justice,  mais aussi chacun d’entre nous, car c’est notre rôle en tant que citoyen, de lutter contre cette culture de la violence qui imprègne la société française.
Qui peut croire que la Gauche qui a déjà annoncé que sa première décision serait d’abroger la loi sur les peines-plancher pour punir plus sévèrement les récidivistes, que cette loi serait abrogée par idéologie, par sens du goût de la revanche, parce qu’ils ont critiqué cette loi, parce que ce n’est pas eux qui l’ont mise en oeuvre, ils vont supprimer un texte qui permet de punir plus sévèrement les récidivistes?  Qui peut croire que cette Gauche va lutter contre l'insécurité?

La République est sociale, car sans solidarité il n’y a pas de cohésion nationale. Mais la solidarité a un prix !
Les citoyens doivent comprendre que les droits sociaux ne sont pas extensibles à l’infini.
Ils doivent comprendre que la réforme protège mieux la solidarité que le conservatisme.
Si nous n’avions pas fait la réforme des retraites, le déficit grandissant des régimes sociaux aurait condamné notre système de retraite. Qui a mieux défendu les retraites des Français ? Est-ce-que c’est nous, qui avons pris le risque de la réforme ? Ou ceux qui, depuis trente ans, enterrent tous les rapports qui disent qu’il faut agir, et qui en plus manifestent contre les réformes qui permettent de sauver la retraite des Français ?

La République réside aussi, mes amis, dans notre capacité à redonner de la fierté à ceux qui sombrent dans l’assistanat, car l’assistanat est un dévoiement de la justice sociale.
Ceux qui abusent du système, ceux qui estiment que c’est toujours aux autres de faire des efforts, ceux-là vont à l’encontre des valeurs de la République. La République, elle qui ne tient debout que si nous lui donnons autant qu’elle nous donne.
  

Enfin, la République exige de rappeler clairement que nous sommes une nation de citoyens, pas une nation où chaque communauté fait passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République.
Les étrangers qui s'installent régulièrement chez nous ont vocation à s'approprier l'héritage du pays des lumières, l'héritage du pays des droits de l'homme.
Mais je veux dire que c’est à eux de faire l’effort d’intégrer la France, avec ses lois, sa langue et ses mœurs. Ce n’est pas à la France de se plier à des règles qui ne seraient pas conformes à son pacte républicain. Nous sommes une nation d’intégration, pas une nation mosaïque.
Voilà pourquoi nous sommes hostiles au vote des étrangers aux élections locales proposé par les socialistes, car la citoyenneté ne se découpe pas en tranches ! Voilà pourquoi nous avons interdit le voile à l’Ecole et le port de la burqa parce qu’en France, femmes et hommes vivent ensemble !

Mes chers amis,

Nous sommes déterminés à gagner cette élection parce que nous sommes les héritiers d’une Histoire exceptionnelle que nous avons le devoir de prolonger.
Je parle de devoir car notre avenir n’est pas écrit ! On a vu par le passé des nations qui ont décliné, qui sont sorties de l’histoire, en général parce qu’elles croyaient que tout leur était dû. On a vu par le passé des nations se décomposer parce que l’énergie nationale avait fait place à la facilité, à l'égoïsme, à l’individualisme, à l’autodénigrement.

Mais si vous êtes là ce soir, si vous êtes là ensemble, si vous êtes là rassemblés par delà vos différences, c’est parce que, pour vous, la France n’est pas une abstraction.
La France parle en chacun d’entre vous.
La France c’est notre protection et en même temps c’est notre tremplin pour affronter l’avenir ensemble.
La France c’est notre seconde famille, et une famille ça se défend, et ça se défend avec détermination et avec courage.

Alors, rassemblons-nous pour faire triompher cette France que nous aimons.
Battons-nous pour elle, mobilisons-nous pour elle.
Rendez-vous le 6 mai pour l’épreuve décisive.
D’ici là, allons chercher ensemble et de toutes nos forces la victoire pour Nicolas Sarkozy.

Vive la France et vive la République !



Partager cet article

Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
commenter cet article

commentaires

gaetan 27/04/2012 19:38


hé bé, je vois qu'il y a du monde sur la ligne.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/27/97001-20120427FILWWW00592-l-humanite-une-honte-selon-sarko.php


Symbôle de la campagne puante et violente du microcosme gauchiste parisien.


Sarko n'est pas du sérail énarque. Il le paie donc au centuple. Haro sur l'homme qui ne nous a pas snobé tel les rois fainéants habituels qui se hissent sur le fauteuil de l'Elysée. Rassurons
nous. Avec Hollande, nous aurons le retour de François le machiavel et dispenseur de prébendes.


Le retour de boomerang va être terrible.


 

MARIANE 27/04/2012 17:18


"HOLLANDE POUR LE PORT DE LA BURQA


"AU PRINTEMPS DES BOURGES"


Il était POUR le port de la burqa, il n'a pas voté la loi en 2010 et aujourd'hui pour récupérer les voix du F.N. il annonce qu'il ne retirera pas cette loi.


http://www.bfmtv.com/#!pause-pour-hollande-au-printemps-de-bourges-actu26881.html

MONTET 27/04/2012 15:27


F Hollande lui même ne crois pas en son programme.


Par contre je souhaiterais, que notre cher Président reprenne pour les jours à venir avant le deuxième tour, son habit de Président. Je crois que sa posture actuelle peut lui être défavorable
face à un homme qui a déjà pris la posture et enfilé le costume. Ne parlons plus du FN, mais des sujets de fonds pouvant destabiliser l'adversaire. Les derniers jours seront décisif. Vive la
France

ZACZKOWSKI 27/04/2012 15:21


Suite au commentaire Mariane, Hollande va à la pêche des voix du FN. Hollande avec une campagne qui ressemble à la chanson Charles Aznavour Je m'voyais déjà en haut de l'affiche, ce n'est pas
Vous ni les médias qui font l'élection d'un président de la République mais ce sont les Français eux seuls décident de leurs votes. Mr Hollande si vous êtes sûr de votre programme et de vos
convictions politiques alors pourquoi vous flirter avec FN que vous dénoncez extrémisme dangereux. Je vous pose la question ? M.Z.

marc 27/04/2012 13:05


+1


l'an dernier j'ai gangné plus de 5 500€ d'heures defiscalisées  ca me permet de terminer de payer ma voiture d'occasion en juillet, professionnel de santé, partir un peu en week end, et
faire des travaux l'an prochain j'envisage d 'isoler ma petite maison que j'ai retaper entièrement tout seul...


Bref si l'an prochain par malheur c'etait Hollande qui tenait  les manettes : il peut toujours aller se brosser pour que je fasse des heures sup en rea ou dans les services "lourds"
marre de payer et se crever à la tache...  pendant que les Conseils généraux dépensent mon "fric" dans des "assoces" dont je n'ai rien a faire...

MARIANE 27/04/2012 12:18


http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/04/19/01039-20120419ARTFIG00733-hollande-souhaite-mobiliser-l-epargne-des-francais.php


Peut être que M. Nicolas SARKOZY pourrait parler de l'épargne des français que M. HOLLANDE souhaite utiliser.


LE PORTE MONNAIE EST UN SUJET QUI FACHE.

gaetan 27/04/2012 12:13


Il y a un truc que je remarque, c'est que chaque mot des interlocuteurs socialistes est particulièrement travaillé.


FH parle de NS comme le "candidat sortant". Ce qui n'a aucun sens.


On peut parler du candidat UMP, ou du président sortant, mais l'expression "candidat sortant" a qq chose de "candidat sorti". Cela rappelle F Miterrand qui disait "Monsieur le Premier Ministre" à
J Chirac pour le rabaisser en permanence.


NS est dans l'action et ne pense pas à la communication ou au pouvoir rabiassant des mots, certes, mais les expressions FH puent la communication énarque et la progandastaffel. C'est nul et
surtout cela va laisser beaucoup d'amertume.


Le retour de flamme dans quelques mois va être terrible dans les urnes. Une peste brune déjà observées qui va s'amplifier.


Quand on utilise la démagogie, comme le PS le fait maintenant ou le PC le faisait au bon vieux temps de la langue de bois de l'autre côté du rideau de fer, il faut s'attendre à une réaction
violente extreme droite dans les têtes.


Par ce discours et ces méthodes de communication assez basses, le PS joue avec le feu tout en prétendant le contraire.


Dans quelques mois voire quelques semaines tout au plus, on découvrira que la conquête socialiste du pouvoir n'était qu'un rideau de fumée de communication et de mots masquant un programme vide.


Que n'avez vous pas porté le débat sur le travail, sa législation abscons, bornée et digne de l'idéologie des années 70.


En pleine crise, vous aviez tous les supports et arguments économiques pour gagner un tel débat.


C'est bien là le regret principal de cette campagne qui est passée à côté du principal, laissant le champ libre aux socialistes pour taper sur l'apparence.


"It's the economy, stupid". Que cette phrase de James Carvilles conseiller de Bill Clinton en 1994 est pleine de sens.


Nos concitoyens sont avant tout concernés par leur devenir économique. Qui parle encore d'écologie. Alors le boeuf Hallal, les heures de piscine sont des appats pour poissons égarés.


Un programme de redressement économique basé sur les forces vives du pays cad ces fameuses classes moyennes que tous les politiques cherchent à séduire aurait été un vrai débat. Avec des
arguments concrets.


En 2007, NS a gagné sur son projet économique. Travailler plus pour gagner plus. Aujourd'hui, c'est demander plus aux classes moyennes pour


Comment ? Deux choix : Par la taxe ou l'augmentation de la quantité de travail.


çà, c'est un sacré point de clivage.


mais vous êtres très mal à l'aise vous même, sur les taxes, d'où la brèche ouverte pour les socialistes.

gilles 26/04/2012 23:23


F Hollande remplace la TVA sociale par une taxe sur les machines !!


Un patron qui remplace des salariés par une machine, on taxe la machine. Effarant comme raisonnement en 2012. Cout du travail en France ? pas de problème de compétitivité.


F Mitterand avait la semaine de 35 heures dans son programme et la taxation des robots, mais il y a renoncé.


L Jospin et M Aubry nous ont collé la semaine de 35 heures, et maintenant c'est F Hollande qui veut nous coller la taxe machine. Car ils sont tellement entiers qu'ils vont tenir cette
promesse.


On vient à peine de supprimer la taxe professionnelle qui portait en son temps sur les investissements et voilà que les socialistes veulent la remettre. Je ne comprends pas cette négation du
problème de compétitivité de notre industrie, qui doit logiquement faire face à la montée du prix des matières premières et à la baisse des commandes client.


Je suis effaré quand je vois ce niveau de raisonnement simpliste que même un lycéen n'accepterait pas.


Il est dangereux. Rien de vrai dans ce discours, mais tout dans la calomnie ou le déni. C'est consternant de penser qu'un gars comme cela peut devenir notre leader maximo dans 10 jours.


Pourquoi personne ne parlet-il du temps de travail ? En attendant que l'innovation produise ses effets dans 5 ou 10 ans, c'est le temps de travail qui peut compenser cette perte de création de
richesse pour l'instant et donner de la richesse pour notre système de solidarité.


Il n'y a apparemment que l'empathie sur laquelle les candidats jouent.


C'est fou que l'on reste à un niveau si bas.


Il y a une chose sur laquelle F Hollande a eu raison : Il a dit sur le graphique d'augmentation du cout différentiel entre l'Allemagne et la France de 2001 à 2011 que


Et il a tapé sur le complexe de la droite qui jamais n'a eu le cran de s'attaquer au fondamental 35 heures et remonter à 38 puis 41 comme les allemands.Notre économie avec les 35
heures a basculé dans le service. Trop d'intérêts corporatistes vivent de ces 35 heures comme le tourisme en France au détriment de l'industrie.


La droite parlementaire n'a pas eu les c..... de s'y attaquer. Et quelque part, nous le payons tous cash aujourd'hui dans les urnes.


Bon courage.

ZACZKOWSKI 26/04/2012 18:27


Bonjour Monsieur Fillon,


En conversant avec certaines personnes, je viens de m'apercevoir que parfois le vote de certains ne tient pas à grand chose. On voterait Hollande car il ramènerait l'âge de la
retraite à 60 ans exemple pour cette personne travaillant dans une banque est âgé de 59 ans. Il faudrait dire Hollande d'arrêter de donner des fausses joies et lui poser
directement la question sur ce sujet sachant que cette réforme personne ne la contrer car elle est sensée et nécessaire. Même Hollande est convaincu j'en suis certaine. Bon vote à tous.
Cordialement Vôtre Michèle Z.

MARIANE 26/04/2012 09:38


BAYROU : 2 bonnes raisons de ne pas soutenir HOLLANDE

1/ Polémique sur des appels de mosquées à voter Hollande

À l'origine de cette initiative? Abderrahmane Dahmane, aurait rejoint le camp de François Hollande, qu'il aurait rencontré personnellement, notamment en mars dernier, se faisant fort, dit-on, de
lui apporter le soutien des fameuses 700 mosquées.

Leur consigne: «Voter utile, c'est-à-dire François Hollande».

2/ Le PS et HOLLANDE ont toujours dénoncé l'extrêmisme dangereux de ce parti. Ils ont appelé aux manifestations monstres en 2002, et aujourd'hui, Si j'ai bien compris Hollande va à la pêche des
voix du FN.

Il me semble qu'en 2007 le P.S ne s'est pas gêné pour reprocher à Sarko d'avoir été élu grâce aux voix du FN.

Cette fois pour Hollande la pêche ira de l'extrême gauche à l'extrême droite , un grand écart qu'il n'hésite pas à annoncer et dont aucun média ne dénonce.

La compagne de Hollande Valérie Trierweiler travaille à PARIS MATCH et sur Direct8 la chaîne de BOLLORE. a les dents longues et elle a tout cerné avec son amie PULVAR sur la 2.

Corinne FEHR 25/04/2012 17:12


A tous certes, mais pas à certains plus qu'à d'autres...

Mes vidéos

Fil Twitter

Recherche