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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 13:43

Discours prononcé hier soir à Mandelieu devant les militants et les élus des Alpes-maritimes.

 

 

 

 

 

Mes chers amis,

Depuis plusieurs mois, j’ai décidé de tracer mon chemin, en homme libre.

Je n’oublie rien du passé, mais je veux le dépasser avec vous.

Je veux aller à la rencontre de mes concitoyens pour partager mon expérience, débattre et renouveler mes idées car oui, nous devons repartir sur le terrain avec humilité et combattivité.

Aujourd’hui, je retrouve les Alpes-Maritimes, et vous voir si nombreux et si mobilisé n’est pas seulement pour moi un plaisir, c’est un encouragement et un honneur !

Ma reconnaissance se tourne vers Henri Leroy, qui nous accueille ce soir à Mandelieu, cette ville qu’il sert avec tant de passion et d’efficacité.

Merci aussi Bernard Brochand, le grand maire de Cannes, et député de cette circonscription.

Merci à vous les parlementaires et les élus qui êtes les fers de lance de la droite républicaine et du centre : Jean Léonetti, Charles-Ange Ginesy, Gaston Franco, Louis Nègre, et venant du Var, Jean-Sebastien Vialatte, Georges Ginesta… et pardon à tous ceux que je ne puis citer.

Permettez-moi un mot particulier pour Christian Estrosi et Eric Ciotti.

Ce matin, Christian me faisait visiter le nouveau stade de Nice, et je voyais dans ses yeux ce mélange d’audace et de courage qu’il porte en lui.

Cher Christian, Nice a beaucoup de chance de t’avoir à sa tête, et moi aussi j’ai beaucoup de chance de pouvoir t’avoir à mes côtés car je sais le prix que tu attaches à ta liberté.

Pour les élections municipales, j’aurai besoin de toi pour aller soutenir tous nos candidats et reconquérir les territoires du socialisme.

J’irai partout où je serai utile et j’inviterai les français à lancer au gouvernement l’avertissement qu’il mérite.

Quant à Eric Ciotti, le Président de votre Conseil Général, il est pour moi un roc sur lequel je m’appuie.

Un jour, un journaliste a décrit Eric comme étant mon «bras droit»…

Eh bien c’est vrai à double titre : il assume sa droite… et il est l’un des principaux responsables de notre association Force Républicaine qui a pour ambition de fédérer tous ceux qui veulent rassembler la France pour la relancer.

Et puis ce soir, il y a vous tous, militants, sympathisants, volontaires qui croyez au travail, à l’éducation des enfants, à l’autorité de l’Etat : toutes ces valeurs sans lesquelles la République s’effrite.

Vous qui vous révoltez devant les images de ces casseurs qui se présentent comme des supporters du PSG, qui ne vous résignez pas à voir la ville de Marseille vivre au rythme des règlements de compte.

Vous qui savez que la France n’est pas devenue l’une des grandes puissances du monde par hasard.

Il a fallu pour cela des siècles d’acharnement au travail. Il a fallu l’héroïsme de celles et ceux qui ont donné leur vie pour nous donner le privilège de dire cette simple phrase : «je suis français».

Français et citoyen d’un pays libre qui a bâti des cathédrales, qui a porté sur les barricades du monde l’étendard des droits de l’homme, qui a brillé et qui continue de briller dans les arts, les sciences et les technologies, qui oppose aux tyrans sa force morale et militaire.    

Comme vous, mes amis, je me sens l’héritier d’une magnifique Histoire que nous n’avons pas le droit de brader par lâcheté ou confort personnel.

Notre génération à elle aussi sa part d’effort à accomplir et de conquêtes à entreprendre. Et pour cela elle doit avoir le courage de répondre à la question qui dicte tout le reste : où va notre patrie et où en sera-t-elle dans dix ans?

Sera-t-elle encore cette puissance indépendante qui a si souvent étonnée le monde, ou sera-t-elle une province, définitivement déclassée par la Chine, l’Inde ou le Brésil?

Sera-t-elle encore une terre de production, d’industrie, d’innovation, ou sera-t-elle vidée de ses jeunes qualifiés, de ses chercheurs, de ses entrepreneurs à qui l’on promet des impôts à 75%?

Sera-t-elle rongée de l’intérieur par le chômage, la violence, minée par le défaitisme et le populisme, ou sera-t-elle au contraire unie et conquérante?

On me dit parfois : «François, tu dramatises et tu effraies les électeurs».

Je ne dramatise pas.

Et avant d’être des électeurs, vous êtes d’abord des citoyens à qui l’on doit la vérité car c’est elle - la vérité – qui permet d’affronter les réalités.

On peut toujours se trouver mille excuses pour ne pas regarder cette vérité en face, mais elle est là : nous sommes en train de décrocher.

Depuis trente ans, année après année, nos déficits s’accumulent, nos exportations se tarissent, le chômage s’enkyste, et pourtant année après année, nous avons dépensé plus et travailler moins. 

 

Avec Nicolas Sarkozy, nous avons tenté de réveiller la France, de faire sauter ses blocages, de restaurer sa compétitivité…

J’assume ce quinquennat qui ne manqua pas d’audace et je ne me défausse pas de mes responsabilités.

Mais nous avons été balayés par la crise et par les mensonges de la gauche.

Inutile de ressasser le passé ni d’ailleurs de célébrer aveuglément notre bilan qui à l’évidence fut incomplet.

Maintenant, de deux choses l’une : soit on se laisse couler, soit nous nous dressons ensemble pour écarter la gauche, rassembler la France et lui rendre un avenir.

Moi, j’ai décidé de me battre pour notre pays comme on se bat pour sa propre famille.

J’irai au bout de mes convictions. Pas par orgueil, pas par esprit de revanche, mais parce que je veux être l’acteur d’une remobilisation nationale qui est nécessaire et possible.


Voilà maintenant une année que François Hollande est le chef de l’Etat.

En 6 mois toutes ses hypothèses se sont effondrées comme un château de cartes. Notre pays s’est enfoncé dans les marais de la récession.

A qui la faute? 

 Pas à la droite qui avait laissé en mai 2012 notre économie en légère croissance. 

 Pas à la crise mondiale ou européenne, du moins pas seulement. 

 Contrairement à 2009, qui avait vu l'activité chuter de 4,5 %, la croissance mondiale atteindra 3,5 % en 2013.

Les États-Unis affichent une croissance de 2,5 %.

Le Japon, 3,5 %.

L’Allemagne et le Royaume Uni sont autour de 0,5%.

Bref, parmi les grandes puissances, seule la France est en récession!

Chez nous, tous les feux sont au rouge: l’investissement recule, les exportations reculent, la consommation recule, le pouvoir d’achat recule, seuls les déficits et le chômage avancent !

Notre déficit devait, parait-il, être limité à 3 % du PIB. Il  dépassera 4 % !

La dette, c’est déjà 100 Md€ de plus depuis l’arrivée de la gauche.

Elle devait plafonner à 90 % du PIB… elle atteindra 96 % à fin 2014, ce qui nous place à la merci des marchés qui sont d’autant plus puissants que nous sommes laxistes.

Le chômage? Il bat malheureusement tous ses records et il gangrène les quartiers, les territoires, les familles.

François Hollande promet fébrilement de stabiliser sa courbe à la fin de l’année, mais nous savons parfaitement que son pari repose sur l’utilisation massive des emplois aidés qui ne sont que des pansements sur un corps malade.


Et c’est précisément maintenant, en pleine guerre contre le chômage, que le gouvernement a l’idée de démanteler le régime des auto-entrepreneurs.

Ce régime fiscal simple et motivant a entraîné plus d’un million de français à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

C’était trop beau pour être socialiste !

Après avoir pourchassé les pigeons voici qu’on chasse les poussins.  

Pigeons et poussins n’ont qu’un tort : celui de croire encore et malgré tout à l’esprit d’entreprise qui est au cœur de la croissance.


Et au cœur de la croissance, il y a aussi la valeur du travail.

Souvenez-vous : en 2012, la gauche justifiait la fin des heures supplémentaires défiscalisées au motif qu’elles freinaient les embauches.

Moins d’heures supplémentaires c’est moins de chômeurs, nous disait-on !

La gauche a supprimé ce dispositif. 9 millions de Français ont perdu en moyenne 450 euros par an… et pas un emploi de plus n’a été créé.

Moins de travail, moins de pouvoir d’achat et toujours plus de chômeurs. Triste résultat ! 


Non, monsieur le Président, la récession française ne trouve sa cause ni dans la mondialisation, ni dans la zone euro, et Angela Merkel n’y est pour rien.

La récession française est la conséquence directe de votre politique et de votre choc fiscal.

Vous avez noyé les moteurs de l’investissement et de la consommation sous le flot des impôts.

J’ai dû moi-même augmenter les prélèvements obligatoires pour réduire la facture des déficits... mais trop c’est trop !

2012-2013 : ce sont 50 milliards d’euros d’impôts !

Et ils ne ciblent pas seulement les grandes fortunes.

Les «riches», c’est vous tous : votre ménage dépasse 5000 euros, vous avez un appartement à louer, vous disposer de quelques actions à la banque… cela suffit pour vous faire passer de Job à Crésus.

En réalité, les socialistes ont préféré demander aux ménages et aux entreprises de payer la note des déficits plutôt que d’exiger de l’Etat qu’il se serre la ceinture.

On réembauche 60.000 enseignants, on renonce au principe de ne recruter qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, on retarde la réforme des administrations, on supprime pour la fonction publique le jour de carence en cas d’arrêt maladie contrairement aux salariés du privé…

 

Bref, les socialistes ont choisi l’Etat plutôt que l’économie, les impôts plutôt que la réduction des dépenses publiques, et ce qui devait arriver arriva : l’activité s’est bloquée.

Nous sommes en récession et je ne voir rien qui puisse nous en tirer rapidement.

 


La boite à outil de François Hollande, c’est du bricolage !

Son crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi n’est qu’une pale version de la baisse des charges que nous avions initié.

Les rares entreprises qui pourront en bénéficier n’obtiendrons en réalité qu’une moindre augmentation de leurs charges fiscales et sociales qui ont explosé depuis l’élection de François Hollande.

Oui il faut baisser massivement le coût du travail en France qui est supérieur de 10% à celui de l’Allemagne et de près de 20% à la moyenne européenne.

Le gouvernement a, lui, choisi de l’augmenter.

 

L’accord sur la flexibilité de l’emploi conçu et signé par le patronat et certains syndicats est intéressant, mais il ne sera applicable que pour les entreprises qui sont à la limite de la fermeture.

C’est toute la France qui est proche du dépôt de bilan, et je recommande au gouvernement d’avoir la lucidité d’étendre cet accord à tout le pays qui a besoin de sortir des 35 heures.

Décentralisons le dialogue social, et donnons aux entreprises et aux salariés le pouvoir de négocier le temps de travail et de s’adapter aux nécessités de l’économie. 

Voilà le choc salutaire dont nous aurions besoin.

 

Dans la boite à outils, il y a, parait-il, la réforme de la formation professionnelle.

Oui, le système actuel est verrouillé, poussiéreux et insuffisamment concentré sur les demandeurs d’emploi. 

Mais le gouvernement aura-t-il le courage de braver les syndicats et les régions socialistes qui gèrent ce système ? Et quand cela se fera-t-il ? Au mieux dans un an ?

 

Moi je suggère une réforme radicale : L’obligation pour tous les demandeurs d’emploi d’accepter une formation professionnelle et le premier emploi qui leur sera offert s’il correspond à cette formation.

La solidarité n’est pas à sens unique.

La France ne peut être solidaire que de ceux qui acceptent de travailler et de faire des efforts pour relever leur pays.

 

Parmi les outils, il y a aussi ces contrats d’avenir et ces contrats de génération qui sont supposés booster l’emploi des jeunes.

Ces énièmes contrats ne provoquent aucun engouement.

Pourquoi ?

Parce que la formation n’est pas là, parce que la réglementation du travail est dissuasive, et parce que l’activité est au point mort. 

Et pourtant, il y a des entreprises qui recrutent et qui cherchent preneurs.

Savez-vous, que près de 7000 postes sont disponibles dans nos entreprises de travaux agricoles et forestiers ?

Savez-vous que dans le monde de l’artisanat, de la restauration, des aides à domicile on se bat pour embaucher !

Plutôt que d’entraîner la jeunesse sur des contrats ruineux pour les finances publiques, précaires et superficiels dans des structures publiques, il faut mettre le paquet sur l’orientation et conduire les jeunes vers les filières d’avenir.

 

La France n’a pas besoin d’un bricoleur avec sa caisse à outils, elle a besoin d’un chef d’Etat lucide, courageux, expérimenté et rassembleur.

 

J’accuse François Hollande de ne pas voir que le combat contre la crise exigeait et exige l’unité nationale.

Le «mariage pour tous» a déchiré la société française.

François Hollande porte une lourde responsabilité.

Il a choisi d’ignorer les appels de cette France attachée à la tradition du mariage et à la filiation, et disons-le, attachée à une certaine idée de la famille.

Cette idée, le gouvernement l’a méprisé, et il la maltraite à nouveau avec le rabotage du quotient familial qui n’est qu’un impôt de plus pour financer l’impuissance publique.

Le mariage pour les couples homosexuels, le quotient familial, les emplois à domicile, c’est toute la politique familiale qui est attaquée par le gouvernement.

La famille, c’est une valeur, c’est une politique pour la natalité et pour favoriser le travail des mères. Ca n’est pas une variable d’ajustement budgétaire comme les autres !

 

Il en est de même pour ce qui est de la citoyenneté française qui n’est pas une valeur de circonstance.

Pourquoi et à quelle fin, le Président de la République remet-il sur la place publique la question du droit de vote des étrangers aux élections locales ?

Il sait que cette mesure divise profondément  les Français, il sait même qu’elle ne pourra pas être adoptée car la gauche ne dispose pas de la majorité requise pour modifier notre constitution.

Alors pourquoi le fait-il ?

Par conviction ?

Peut-être ! Et si c’est le cas j’oppose ma propre conviction.

En France, le sentiment d’appartenir à la même nation est trop souvent oublié et parfois même méprisé.  

La faute est partagée.

Partagée par ceux des Français qui n’ont que faire de leur pays au lieu de le respecter comme tout citoyen loyal.

Mais elle est aussi le fait d’une immigration qui a été trop longtemps incontrôlée et qui n’a pas toujours su ou voulu s’approprier l’identité de la France.

Du coup, trop de nos concitoyens ont le sentiment de ne plus se sentir chez eux et bien des étrangers ne se sentent pas Français.

 

Il faut être clair !

L’immigration doit être réduite à son strict minimum en fonction de nos capacités d’accueil et de nos besoins économiques.

Les aides sociales doivent être réservées aux migrants légaux présents depuis plusieurs années sur notre territoire.

Le parlement doit pouvoir décider du nombre d’étrangers que nous souhaitons accueillir, des compétences dont nous avons besoin et des régions du monde vers lesquelles nous voulons nous tourner, et cela chaque année, à l’issue d’un débat public où chacun devra prendre ses responsabilités.

 

Et puisqu’il faut être doublement clair: pour voter, il faut être Français car la République ne se découpe pas en tranches.

Je m’oppose à la société communautarisée, ghettoïsée, où chacun est invité à se replier sur lui-même sans jamais être invité à assumer un destin commun.

Je récuse cette société liquide où tout se vaut, où tout est relatif; et je lui oppose une société solide où les droits et les devoirs marchent d’un même pas, où le sens de l’intérêt général est supérieur au culte de l’individu.

  

Mais soyons lucides, François Hollande ne cherche pas un débat de fond qu’il sait perdu d’avance.

Il cherche à rassurer sa gauche, il cherche à électriser le climat politique, à diviser la Nation, à favoriser les extrêmes et à nous détourner de son échec économique. 

Cette façon de présider la Nation n’est pas à la hauteur des défis qu’elle doit relever.

 

Au cœur de ces défis,  il y a un ressort qui a poussé la France durant des siècles et qui s’est brisé, une sorte de force en nous et en l’avenir qui s’est perdu : je veux parler de la foi dans le Progrès.

 

Chaque soir, nous nous demandons de quoi sera fait demain. Et chaque matin, sur les continents indien et asiatique, des centaines de millions d’hommes et de femmes se lèvent en se disant que le progrès est à portée de leurs mains.

En France, nous ne savons même plus ce que ce terme signifie. Pire que cela, l’idée même du progrès nous angoisse !

 

Je veux que nous retrouvions le goût de croire au progrès et de nous battre pour lui.

Naturellement le Progrès n’est pas une mathématique linéaire, et il fut même, par le passé, sanctionné par des régressions violentes…

Mais le goût du Progrès est un état d’esprit, c’est une dynamique de vie qui nous pousse en avant et nous conduit à inventer, à risquer, à oser.

 

Il est faux de penser que le passé était meilleur que le présent et plus confortable que ce qui sera demain.

Cette nostalgie française est trompeuse.

Nos grands-parents travaillaient  12 heures par jour; tous les dix ans ils étaient arrachés de leur famille pour aller à la guerre; l’espérance de vie ne dépassait pas 60 ans…

Et pourtant ces hommes et ces femmes regardaient l’avenir avec confiance.

 

Ils traçaient des routes, bâtissaient des barrages et des canaux pour maitriser la nature, ils découvraient dans le savoir des livres et l’instruction des Ecoles le pouvoir de la liberté, ils s’enthousiasmaient de voir la science et les technologies bouleverser leur existence. 

Leur  vie était dure, mais leur ardeur et leurs rêves d’amélioration les motivaient.    

 

Aujourd’hui, tout ce qui touche au progrès, est suspect. Tout rapport avec le futur est présumé hérétique.

Nous sommes blasés et tétanisés.

 

Il est mortifère de trembler de tout, de penser que tout est fichu, que tout a été essayé, et au demeurant cela est viscéralement contraire à l’esprit Français qui, tout au long de l’Histoire, s’est révélé exceptionnellement créatif et téméraire.

Nous avons appris à avoir peur de tout, du nucléaire, des OGM, du gaz de schiste, des nano technologies, de la mondialisation, des mutations économiques, des innovations scientifiques, de l’étranger qui tape à notre porte, du voisin de palier lui-même…

Au premier souci, on est conduit vers une cellule psychologique.

Au premier accident, on fait une loi et un règlement.

Nous sommes tombés dans le chaudron de la précaution.

Ca n’est pas avec ce fardeau là que nous affronterons ce siècle ! Comment pourrions-nous relancer la croissance, l’économie, conquérir des marchés nouveaux, si on se satisfait de cette petite soupe de narcissisme et de paranoïa qu’on nous sert tous les jours.

Je veux réconcilier notre pays avec cette idée de progrès, et lui dire que le redressement est possible.

 

Pour s’en convaincre, retrouvons la mémoire de l’Histoire.

 

En 1889, la France est au bord du gouffre.

 

La crise immobilière, bancaire, puis économique tétanise l’activité et nos industries voient passer sous leurs yeux les révolutions industrielles : l’anglaise avec la machine à vapeur, l’allemande avec la mécanisation, l’américaine avec l’électricité.

Dans nos rues, les ligues factieuses défilent et on ne parle que du scandale de Panama.

Les journaux titrent «la Grande Dépression».

Mais le culte de l’innovation est tel qu’il portera la France à l’apogée de sa prospérité en 1900.

Photographie, électricité, téléphone, métallurgie fine, automobile, aéronautique, notre pays réagit.

En onze ans, la France passe de la «Grande dépression» à la Belle Epoque.

Cette tranche d’histoire est la preuve qu’un retard qui parait insurmontable peut être rattrapé en quelques années par la puissance du travail, la stimulation de l’investissement et la fougue de la créativité.

 

Rappelons-nous aussi la terrible crise de compétitivité de 1958, lorsque confrontée au déficit extérieur et budgétaire, la France se demandait comment «boucler ses fins de mois».

Dès la première semaine de son mandat, le Général de Gaulle prend parti pour une «remise en ordre» sans laquelle, ce sont ses mots, «nous resterons un pays à la traîne, oscillant perpétuellement entre le drame et la médiocrité».

 

Le reste de l’histoire est connue: réduction drastique des dépenses, rétablissement spectaculaire de l’équilibre budgétaire, expansion sans précédent, âge d’or de l’industrie française.

 

Plus récemment et à côté de nous, regardons l’Allemagne.

Au début des années 2000, l’Allemagne est paralysée par ses conservatismes et étouffée par le coût exorbitant de sa réunification.

Ses déficits dérivent, sa balance commerciale est déficitaire, dans les länder de l’Est le taux de chômage atteint 20%.

Bref, l’Allemagne est alors la nation malade de l’Europe.

Le Chancelier Gerhard Schröder engage alors un programme de réformes visant à restaurer la compétitivité de l’économie grâce à une libéralisation du marché du travail et une refonte de son modèle social.

10 ans plus tard, l’Allemagne est la nation forte de l’Europe.

L’exemple allemand est une chose, mais je pourrais citer celui du Canada, de la Suède, de la Corée du Sud… De tous ces pays qui ont décidés, de façon ordonnée et courageuse, de se moderniser et qui ont atteint leurs objectifs.

 

Le progrès français est parfaitement possible et nous en avons les atouts. 

Nous avons l’atout du nombre et de la jeunesse de la population. Nous sommes le pays d’Europe dont la démographie est la plus soutenue.

 

Nous avons l’atout de la productivité des salariés. Malgré les 35 heures, nous sommes l’une des nations dont les travailleurs sont les plus performants.  

 

Nous avons l’atout de l’éducation, de la formation et de la recherche, et là encore, malgré nos lacunes, nous tenons les premiers rangs, et les Nobels français excellent dans les mathématiques, la médecine, la physique.

 

Nous avons l’atout des leaders économiques qui exportent et fédèrent autour d’eux les filières des PME. Là aussi nous tenons le coup : il y a Airbus qui double Boeing, EDF, GDF-Suez qui figurent parmi les premiers producteurs d’électricité au monde, Areva qui conquiert l’Inde après la Chine, AXA qui assure le monde, Orange qui est un des principaux acteurs mondiaux de la téléphonie mobile et de l’Internet, Michelin, LVMH, Kering, Total, Carrefour, Danone, Lafarge, Vinci, tous numéro 1 mondiaux dans leur domaine…

 

Nous avons l’atout de l’attractivité du territoire, et là notre pays répond présent grâce à la qualité de ses infrastructures : 20.000 entreprises étrangères sont établies en France et totalisent 20% de nos emplois.   

 

Nous avons l’atout de la solidarité et la santé car il n’y a pas d’efficacité économique de long terme qui soit fondée sur la précarité sociale. Notre système social, notre médecine et nos hôpitaux sont enviés de par le monde.

 

Nous avons encore les atouts qui assurent  la souveraineté nationale : l’agriculture qui assure notre indépendance alimentaire, l’énergie nucléaire qui garantit notre indépendance énergétique, nos forces armées qui sont considérées parmi les plus performantes du monde, notre culture et la beauté de la France qui font de notre pays le foyer de toutes les admirations.

 

Je me souviens d’une conférence à l’université de Moscou où sur lèvres des étudiants le mot «France» rimait avec les mots «brillance», «espérance », «chance».

 

Oui nous avons des atouts et c’est en s’appuyant sur eux que nous devons être une place forte de l’innovation, de l’investissement, de l’entrepreneuriat. 

 

Comme nous l’avions initié avec Nicolas Sarkozy, il faut mettre le paquet sur les investissements d’avenir en concentrant les efforts de la nation sur les secteurs stratégiques et les créneaux technologiques qui feront les ruptures de demain : les transports du futur, les biotechnologie, la robotique, la gestion intelligente de l’énergie, les économies d’énergie, les réseaux d’information à très haut débit…

 

Je n’entre pas dans les détails, si ce n’est pour dire que cette stratégie d’innovation doit être ciblée sur les segments à haute valeur ajoutée qui nous distingueront des pays concurrents.

Elle doit être articulée au niveau européen afin de démultiplier notre puissance scientifique. Elle doit être épaulée par nos universités qui doivent être plus autonomes et davantage liées au monde économique.

Elle doit être animée par une volonté commune: «inventons et produisons Français et européen», car ce sera bien plus efficace et bien moins dangereux que de rétablir nos frontières.

 

Qui dit innovation dit aussi prise de risque.   

Le principe de précaution ne doit pas tout étouffer.

 

Un exemple : beaucoup d’experts estime que le gaz de schiste peut être la ressource du futur. Les Etats-Unis n’hésitent pas à l’exploiter, et une partie de la croissance américaine est liée à cette nouvelle politique énergétique.

La France, elle s’est interdite toute recherche dans ce domaine.

Oui, nous pourrions être totalement indépendant sur le plan énergétique, avec le nucléaire et le gaz de schiste mais nous avons choisi de fermer Fessenheim et d’interdire la recherche de technologies respectueuses de l’environnement pour extraire le gaz de notre sous sol !

Qui peut le croire ?

Qui peut reconnaître dans ce refus de tout progrès le pays des lumières, l’inventeur de l’automobile, de la photographie, du cinéma, des vaccins, du béton, du micro ordinateur, de la carte à puce, le pionnier de l’aviation, des trains à grande vitesse ?

Quel gâchis !

 

Le monde nous défie et nous lui opposons l’obscurantisme, la jalousie, la peur du progrès, la haine de la réussite, l’égalitarisme aveugle qui conduit à l’exil des talents et la montée de la pauvreté.

 

Ce goût du progrès suppose un nouvel état d’esprit, et il y a des conditions à remplir pour cela.

 

Première condition: c’est le rassemblement des Français autour d’un projet réformateur.

Ca n’est pas avec le «peuple de gauche» contre le «peuple de droite» que nous affronterons le XXIème siècle.

Il faut un programme cohérent et réaliste, qui transcende les lignes partisanes. 

Certains pensent que l’on regagnera la France et qu’on la sortira de l’ornière en prenant tous les virages à droite… Au parti socialiste, ils disent au contraire qu’il faut mettre la barre à gauche. 

Le progrès ne grandira pas à l’ombre des caricatures politiques.

Moi, je ne découpe pas la France en tranches, je la prends comme un bloc !

 

La seconde condition, c’est la réaffirmation de l’intérêt général, et là nous sommes au cœur de notre Force Républicaine.

L’intérêt général, ça n’est pas la somme de toutes les requêtes ! C’est un axe autour duquel nous devons tous faire l’effort de nous adapter et de nous fédérer.

Dans un monde de 7 milliards d’habitants, les 65 millions de Français ne doivent pas être encouragés à dire «et moi et moi et moi», mais entrainés à dire «et nous» !

Sans cette rupture culturelle, le Progrès français sera toujours privé de l’essentiel: je veux parler de cette vertu qu’ont les citoyens de donner à leur pays autant qu’ils reçoivent de lui.    

 

La troisième condition, c’est la liberté, dont le corolaire est la responsabilité.

Nous sommes l’un des pays au monde qui compte le plus de réglementations.

Chez nous, tout est encadré, calibré, surveillé : de l’extension de votre terrasse aux conditions d’embauche d’un jeune, de l’organisation des taxis à la gestion du personnel d’une PME.

Cela, c’est la marque d’une société qui se défie de tout, et surtout d’elle-même !

Comment voulez-vous que le Progrès surgisse au milieu de tant de défiance.

La France a besoin d’oxygène et les Français doivent être placés en situation de bâtir leur destin personnel.

 

Pour cela réformons l’Etat et invitons la société à s’investir ; allégeons le code du travail qui étouffe l’emploi; ouvrons les champs du  dialogue social de terrain; renforçons l’autonomie de nos universités; célébrons le mérite de ceux qui se retroussent les manches et qui prennent des risques; clarifions la décentralisation et construisons un nouveau contrat entre l’Etat et les libertés locales; faisons confiance aux familles car c’est d’abord à elles d’éduquer leurs enfants et sanctionnons – comme Eric l’avait proposé – celles qui sont passives devant l’absentéisme scolaire et la délinquance de leurs propres enfants.

 

La sécurité est aussi une condition du Progrès car comment regarder  sereinement l’avenir quand dans votre rue vous êtes contraints de baisser les yeux  pour ne pas «froisser» le petit caïd du coin.

Les coups de menton du ministre de l’intérieur n’y font rien : la délinquance a repris sa terrible ascension encouragée par le laxisme coupable de sa collègue de la justice.

Tous les indicateurs sont dans le rouge, à tel point que monsieur Vals n’hésite plus à casser le thermomètre des statistiques pour dissimuler son échec.

 

Mes chers amis,

Le progrès Français est notre avenir.

Il réclamera naturellement du courage, des efforts, des remises  en cause… mais les objectifs sont atteignables et raisonnables. 

Pour réduire les dépenses publiques, il faut ramener le nombre des fonctionnaires à son niveau des années 80. Que je sache, la France n’était pas à l’époque sous-administrée.

Pour sécuriser nos retraites, il faut progressivement passer aux 65 ans.

C’était la situation qui prévalait avant 1981. Nos parents et grands-parents assumaient de travailler jusqu’à cet âge alors même que l’espérance de vie était de 15 ans inférieure à la nôtre.

Pour produire plus, il faut sortir du schéma rigide des 35 heures. Est-il vraiment inacceptable et insupportable de faire ce que nous faisions tous avant 1998 ?    

 

En vous parlant du Progrès, je pensais à mon fils qui a onze ans et à tous les jeunes militants réunis ici ce soir.

Avoir 20 ans, c’est s’interroger sur le sens que l’on veut donner à la vie, c’est voir le risque comme une opportunité de se dépasser, c’est voir l’avenir comme une aventure et non comme un terrain balisé.

Ce que je crois et vous dis sans démagogie, c’est que le bonheur est une conquête.

N’ayez pas peur. 

Oui les temps sont durs, et on peut ne pas aimer ce monde-là, on peut s’en inquiéter, mais c’est le nôtre et il faut s’y battre avec nos atouts, avec nos valeurs, et surtout avec la lucidité de ceux qui savent que le progrès est une quête permanente.

 

Maintenant, nous allons nous mettre au travail.

Notre devoir est de nous préparer et de préparer la France à se relever.

 

D’abord, il faut restaurer notre crédibilité politique en bâtissant un programme alternatif sérieux et réaliste.

Nous ne regagnerons pas le cœur des Français avec des postures et des promesses.

A ceux qui me disent qu’il faut adoucir notre discours et promettre aux français quelques sucreries, je réponds que nous ne gagnerons rien à copier la gauche.

A ceux qui m’interrogent sur nos relations avec l’extrême droite, je réponds “soyons forts et soyons nous-même, car c’est ainsi, et seulement ainsi, que nous retrouverons la confiance des citoyens”.

 

Ensuite, il faut rassembler notre famille politique qui a été mise à mal par l’élection tronquée de novembre dernier. 

J’aurai pu rompre, mais j’ai choisi de privilégier l’unité car ma personne à moins d’importance que vous tous.

Je me suis battu pour l’honneur de notre parti et pour le remettre sur des rails démocratiques solides. Nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes, mais l’objectif est atteint.

L’UMP sera dotée des statuts démocratiques exemplaires.

Les élections internes seront contrôlées par une autorité indépendante et l’instauration de primaire pour désigner notre candidat à l’élection présidentielle est actée.


Je joue franc jeu : je serai au rendez-vous de cette primaire de 2016.

En attendant, comptez- moi sur moi pour ne rien laisser passer à ce gouvernement, car si la gauche détient tous les pouvoirs, elle n’a pas celui de nous faire taire.

Les élections locales seront notre premier test. Je m’engagerai partout et à fond.

Après, nous aurons trois années pour réussir l’alternance.

Moi je me lance pour la France et j’ai besoin de vous pour ouvrir le chemin.

Etes-vous prêts à traverser les doutes, les attaques, les vents contraires ?

 

Etes-vous prêts à la bataille ?

Etes-vous prêts à cette aventure ?

Si vous l’êtes, alors nous irons au-devant de toutes les forces françaises, et nous les réveillerons, nous les entrainerons, et vous verrez qu’elles nous porteront au-delà de nos propres espérances.

 

Vive la France et vive la République.

 

 

 

 

 

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Publié par François Fillon
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commentaires

JOSSOT Michel 01/08/2013 17:58


Cher François,


Je suis plutôt un convaincu sur vos convictions et votre approche politique sauf sur une seule chose. Je me demande comment nous allons pouvoir nous gens de droite UMP ou pas, empêcher les
tractations aux municipales entre des gens de notre famille et ceux du FN. Vraiment je n'ai pas compris depuis des années que nous restions dans l'idée de Miterrand de nous culpabiliser de
compromissions honteuses, pourquoi nous n'arrivons pas à faire passer nos idées , convaincre un parti qui jusqu'à aujourd'hui ne pesait pas beaucoup dans l'opinion et résultat ce parti prend de +
en + de place. Avant les présidentielles de 2012 nous avions déjà une idée des transformations dans les esprits de notre famille. C'est dailleurs en rasion de ce contant que je me suis fâché avec
l'UMP.


Merci de votre avis


Bien à vous


M. Jossot

marion 01/08/2013 08:12


monsieur fillon, merçi pour votre discours.il faut d abord se rassembler en une force cohérente, oublier nos divergences, faire bloc tous ensemble pour redonner à la france sa vraie place, la
place qui lui revient parmi les grandes nations .

refrancore 30/07/2013 17:11


 Cher Monsieur Fillon


je viens d'adherer a Force Republicaine et je soutiens naturellement votre action et vos idées pour la France.


je souhaite que vous soyez l'unique candidat de la droite republicaine a l'election de 2017 car vous etes selon moi,le seul susceptible de gagner et nous remettre enfin sur les bons rails
.


lVous etes le seul ,car es memes causes ( l'anti-sarkosysme)  provoquant les memes effets.


Plusieurs de mes amis qui ne sont pas de gauche , qui ne votent pas a Gauche voteraient pour vous mais pas pour NS ,ils ont preferé s'abstenir lors du 2eme tour de 2012 et referaient
probablement la meme chose en 2017.


le Personnage les a bloqué!les erreurs de comportement vehiculées par la presse ( de gauche bien sur )les ayant rebutés


Maintenant je souhaite vous faire part de quelques remarques ,suite a la lecture de vos 35 points et de vos recents discours ( en particulier celui de St Cloud)Pour moi le point clef de votre
position ,c'est un nouveau depart pour une France qui croit dans le Progres ,dans l'avenir .c'est tres bien et vous avez des argumentset du courage ( cf ISF meurtrier mais tabou pour Chirac)


le point que je souhaite souligner ,c'est l'INDISPENSABLE RESTAURATION DE LA CONFIANCE  DURABLE des Français .


les Francais doivent croire de nouveau dans leur pays,ils doivent avoir envie d'y INVESTIR,d'y TRAVAILLER,d'y CREER DES ENTREPRISEs ,d'y GAGNER de l'argent


ils ne doivent plus etre des pigeons au ball trap de la "justice fiscale socialiste" ,


si tu as reussi ,tant pis pour toi ,on va te punir fiscalement ,l'isf va te regler ton compte,sinon ce sera l'IRPP,les droits de succession,la CSG ...et si cela ne suffit pas on te bloquera avec
les 75% ou autre! ...


espece d'imbecile pourquoi n'as tu pas créé ton entreprise hors de France !lui disent ses amis !


tu savais bien qu'apres le quinquenat ( mieux le septennat non renouvelable  de F.Fillon) il y aurait un retour des socialistes et qu'ils casseront tout a nouveau !


c'est le point clef...


comment avoir confiance durablement pour investir ,sa vie,son capital,quand on sait qu'ils ( les socialistes et leurs amis)pourront revenir et tout casser a nouveau .


 a part ,une regle constitutionnelle leur interdisant de remettre l'ISF meurtrier par exemple et de ne pas s'ecarter d'une symetrie fiscale avec l'Allemagne ( 1er cercle) je ne vois pas
comment faire revenir les expatriés fiscaux ,les capitaux qui ,sans ce probleme afflueraient...les entreprises du CAC 40 n'appartiennent souvent plus majoritairement aux Français.


car La France (sans l'ideologie anti capitaliste tres ancrées des socialistes et des verts ) serait un pays de cocagne !


l'espoir fait vivre ,alors on continue a jouer "La France Gagnante" encore cette fois ..mais on ne peut que se mefier .


 


 

yvonne.Voisin-Thermac 30/07/2013 15:26


La grand mère active que je suis vous soutien inconditionnellement


Yvonne Voisin Thermac

Clauzel Françoise 14/07/2013 06:02


Monsieur Fillon ,


A quand le grand inventaire de la droite ? je pense que pour avancer il faut tirer des leçons de ses échecs , avant  que bon nombre de Français se tournent de nouveau vers la
droite , il faut que vous fassiez l'inventaire de vos échecs et dans votre programe une refonte totale de l'état Français, merci pour notre pays.


Bien cordialement

POLLINA 24/06/2013 18:37


L'appel du 18 juin, restera unique dans le plus grand patrimoine de la France.


J'ai un commentaire a faire sur l'élection du Lot et Garonne et la victoire du candidat de l'UMP, magnifique réussite et dommage qu'il n'y a pas des élections partielles tous les Dimanche, qui
pourrai faire une grande démolition sur le président François HOLLANDE, et de l'ensemble de ses co-listiers, utopiques faiseurs d'llusions, etc.


Mais ce qui m'interpelle, c'est le commentaire du président JF COPE sur le résultat du Lot et Garonne. Je suis encore scandalisé par ses propos, sur quel critères il commente sur la base, de la
droite décompléxée, il faut croire qu'il n'a pas compris que c'est propos, ne sastifait que 50% des adhérents de L'UMP contre 50 % du reste de LUMP et presque tous les Français, qui ne partage
pas les valeurs du frond Nationnal.


Quand Mr COPPE arretera de ce comporter a une droite décomplexé, qu'il reprend l'esprit Gaullien, ni de Droite ni de Gauche, a t'il oublier le plus grand potentiel vient du RPR. je lui conseil de
lire le livre de Gérard LARCHER, Le GAULLISME Une Solution pour demain, et surtout qu'il sache, qu'il m'est les boules à ses compatriotes et a ceux qui sont dans son camp ?


RHP

Dominique 21/06/2013 09:45


Bonjour Monsieur Fillon


Vous voulez encourager le progrès, c'est bien mais le progrès pour aller où ?


Au lendemain de la guerre, la France était détruite, la population décimée et le progrès était une aspiration évidente et impérieuse car il fallait tout refaire. Mais aujourd'hui, nous avons
tout: la paix, la sécurité, le confort, l'eau, l'electricité, la suffisance alimentaire, l'instruction, la médecine, les assurances, la tchnologie, les services... Alors, plus que tout, c'est
quoi? les loisirs? les équipements jetables? le gaspillage? l'artificiel? une multitude de robots electro ménagers couteux en energie qui encombrent nos placards? Il n'y a plus personne aux
guichets des gares pour vendre les billets, plus personne aux stations services pour distribuer l'essence, de moins en moins de caissières dans les super marchés, de cueilleurs dans les champs
car les machines les ont remplacés. Je frémis lorsque on nous promet pour bientôt des avions sans pilote, des trains sans conducteurs. Que ferons nous de tout ces gens, des chômeurs
supplémentaires? D'accord pour des robots et de l'électronique dans des milieux où l'homme ne peut pas aller (infiniment grand, infiniment petit) ou des milieux hostiles (fonds marins ou sous
terrains), mais pas d'accord pour remplacer l'homme dans le quotidien ,privé ou entreprise, où je vois le progrès comme mortifère car il empeche l'individu de prendre sa place. Il faut il me
semble, à coté du moderne, réhabiliter tout ce qui est manuel et artisanal (couvreurs, maçons, electriciens, plombiers) développer l'auto entreprise et encourager les innovations qui pourront
aider chacun à faire autant avec moins. Mais il ne faut pas sacrifier l'humain. Chacun doit pouvoir se rendre utile et vivre d'un travail selon ses possibilités et ses aspirations car des
énergies innoccupées ne tarderont pas à se transformer en rebellion. Une société humaine où l'homme ne trouve plus sa place est forcément une société qui s'auto-détruit.


Au passage, bravo aux jeunes députés qui renoncent à leurs privilèges. Puissent-ils etre suivis par leurs aînés.


cordialement


Dominique

LAURENT 20/06/2013 17:38


Monsieur Fillon,


Ma famille et moi pensons qu’il est nécessaire d’avoir une voix différente entre une gauche complétement anachronique dans le contexte d’aujourd’hui, et une droite agitée qui a tendance à se
tourner vers les extrêmes démagogiques.


Rompez en effet avec la langue de bois comme vous le faites.


Ce que nous aspirons le plus, c’est ce que vous dites en début de discours, c’est de vous voir sur le terrain et de permettre aux français d’échanger et de débattre, et pas seulement dans la
sphère politique habituelle.  Donnez-nous cette occasion car il y a beaucoup d’idées à prendre sur le terrain et nous avons envie d'être entendu.


Par ailleurs je pense qu'il y a toujours besoin d’expliquer aux français, qui sont un peu perdus par la mondialisation et l’économie en général, par des mots simples, les enjeux dont les médias
font des raccourcis parfois affligeants. Vous avez un rôle de pédagogie important à réaliser sur ce terrain-là.


Comme par exemple l’Euro et son importance dans une Europe unie. Ce n’est pas sans raison que nous vivons sans conflit dans notre vielle Europe depuis si longtemps (l’exemple de la Serbie,
Bosnie, Croatie, en dehors de l’union européenne en est une illustration). Que ce soit au niveau familial, local, national et international, la solidarité est toujours payante et garantie de
paix. L’euro en est un des ciments qu’il faut préserver, mais il faut l’expliquer.


 


La Majorité silencieuse, comme on l’appelait autrefois, compte sur une personne comme vous. Le ton est juste, les intentions sont justes, l’envie est là, il n’y a plus qu’à y associer les
français.

gaetan 20/06/2013 12:22


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/20/01016-20130620ARTFIG00460-alain-tourret-on-fait-du-sarkozy-en-pire.php


 


Quand un député de gauche de surcroit, découvre les devoirs et la charge que représente un travail, les cris d'orfraies s'ils sont humainement compréhensibles révèlent combien les gens d'en haut
sont inconscients des conditions de travail des gens d'en bas dans la période actuelle où tous les efforts doivent être faits.


Si le mandat de député est bien payé, c'est qu'il y a une bonne raison à cela


Il est donc évident que les agendas sont chargés.


Qu'il se rassure, la condition des cadres dans les entreprises est pire.

gaetan 19/06/2013 12:53


 


http://www.lefigaro.fr/immobilier/2013/06/19/05002-20130619ARTFIG00297-duflot-part-en-guerre-contre-les-loueurs-escrocs.php


Encore un ayatollah de l'état !


Et encore une paperasse de plus à remplir lorsqu'on voudra acheter ou vendre un bien immobilier. Et si condamnation, alors interdiction d'acheter ou de vendre. On croit rêver.


Du collectivisme pur sucre. on se croirait revenu au temps du centralisme soviétique 


A quand la fin de big brother is watching you et de l'état assistanat qui fait tout et protège tout et tout le monde contre chacun et tout le monde.


je suis curieux de savoir l'effet que fera ses mesures sur l'augmentation ou la diminution du parc locatif.


C'est fou, ce comportement d'enseignant fonctionnaire de "j'ai raison, vous avez tort"

nathalie BERTHELEMY 18/06/2013 16:55


Monsieur le premier Ministre ,


 Vous pouvez compter sur bon nombre de Français ,nous serons à vos cotés pour  redonner à notre France la confiance et l'espoir ...Tenez bon ,nous serons aux rendez-vous ...


Respectueusement


 

M.A 18/06/2013 00:16


La France M Fillon vous l'avez laissée a terre et maintenant vous voudriez que d'autre la relève en 1 an???


Vous avez été 1 er ministre pedant 5 ans qu'avez vous fait??? a part endetter le pays ??? ah !!oui une reforme des retraite ni faite ni a faire!!!


vous vou êtes accroché a votre poste de 1 er ministre comme une arapède a un rocher , et avez cautionné tous les discours de Sarkozy ,!!


même celui de Grenoble c'est dire....


 

Christine 17/06/2013 16:13


Cher Monsieur Fillon,


Vous avez raison d'envoyer un message d'espoir. En un an, François Hollande a fait  des  dégâts bien plus considérables que François Mitterrand en son temps et angoisse les Français
avec une politique illisible. Mais je n'oublie pas qu'en 1988, François Mitterrand a été brillamment réélu. Donc rien n'est écrit, les socialistes prenant soin de leur électorat naturel
(fonctionnaires, allocataires de tout poil, immigrés etc..). Bon courage M. Fillon et tenez bon. Une adhérente de Force Républicaine.

BOUCHER 17/06/2013 15:24


 


Les français ont entendu l'appel du 18 juin. Ecoutez l'appel du 14 juin de Force Républicaine, MOnsieur le 1° Ministre, la France a besoin de vous. Ce ne sont pas les rodomontades de notre
président actuel qui sortiront la France de cette crise


 


 


 


 

Dominique 17/06/2013 11:44


Je me retrouve absolument dans tout ce que vous dites. Les idées générales sont là, les thèmes aussi, le ton est bon. Et je suis complètement d'accord : il faut maintenant rentrer dans le "dur"
c'est à dire dans le concret et le détail d'un projet réaliste et lucide. Je vais vous relire plusieur fois. A bientôt


Dominique

gaetan 17/06/2013 11:34


http://www.lefigaro.fr/politique/2013/06/17/01002-20130617ARTFIG00121-retraite-hollande-menage-les-fonctionnaires.php


"Le président de la République a également rejeté toute convergence supplémentaire entre les régimes public et privé, pourtant réclamée par une majorité de Français, ainsi qu'une évolution des
régimes spéciaux, notamment en ce qui concerne les âges de départ de certains salariés, comme les conducteurs de trains qui peuvent liquider leur retraite à 50 ans (52 en 2022). «Les réformes ont
déjà eu lieu», a jugé le chef de l'État"


La convergence a déjà eu lieu ? Il se fout du monde.


Voilà un splendide marqueur socialisant.


C'est une question de choix clientéliste, mais que les socialistes ne viennent pas nous faire de morale "on aide les entreprises et on fait de la justice".


 

lecanu 17/06/2013 10:42


bonjour M FILLON vos discours sont bon mais allez vous tenir se rythme jusqu en 2016?ON  ne voit plus à vos cotés valérie PECRESSE laurent WAUQUIER bernard DEBRES vous ont ils déja abandonné
? nous allons etre consultés sur les nouveaux statuts de l ump en meme temps pour un nouveau vote en septembre pour le president mais se vote ne me parrait pas clair une seule question pour
deux réponses? a BIENTOT SUR LES ANTENNES BON COURAGE LA ROUTE VA ETRE LONGUE  respectueusement 

gilles 16/06/2013 20:47


Le coup des gaz de schiste, là vous marchez sur des oeufs. Je me souviens de votre discours à l'Assemblée Nationale et il fermait la porte à toute forme d'expérimentation. Un comble quand on voit
votre discours actuel.


Vous avez une expérience unique des cercles de pouvoir en France commencée lors de votre élection comme député très jeune en 1981. Cela vous permettra de faire passer de très grosses réformes en
douceur. Cette connaissance vous permettra de piloter les courroies de transmission que sont les ministères et les cabinets d'énarques.


Cela dit, pour vous avoir observé personnellement dans les réunions de petit comité, vous manquez totalement de référence concrète au terrain, et vous avez tendance à souffler dans le sens du
vent, et il change souvent ce qui vous donne cette image d'hésitant qu'on vous attribue injustement.


Moi, c'est exactement le contraire. Je suis dirigeant d'une PME industrielle qui exporte ses produits mais est en très grande difficulté. Si je pilotais le ministère de l'industrie, mes idées
seraient percutantes en moins de 6 mois, mais j'imagine que je serai complètement bloqué par ces courroies de transmission que sont les énarques, de haut fonctionnaire et de syndicats.


Pour vous  donner du punch, il va falloir vous entourer de concret. Entourez vous de vos proches et de vos compétences de terrain. Sinon votre mayonnaise de prendre pas dans les urnes.


Pour la forme du discours, vous montez en puissance. Et çà, c'est bien.


La stature du commandeur.

alice 16/06/2013 18:34


..plus que jamais La France est dans l'attente de nouvelles espérances , celles que  "vous"
incarnez.......en avant...tous avec François Fillon....alice

gisele brillaud 16/06/2013 15:35


Entièrement d'accord avec vous, M.le Premier Ministre, et encore une fois merci de votre engagement pour le pays et pour nous tous !...Courage, travail, lucidité et vérité doivent nous guider
avec vous, contre idéologie de gauche bien pensentante mensongère au nom d'une soi-disant justice, jamais définie et pour cause: ce n'est qu'un slogan auquel on préfèrera la Liberté !

cumenal 16/06/2013 13:16


Monsieur le premier Ministre, votres discours est un appel à cette France innovante, créatrice, courageuse et fière de l' être , qui en assez de cet immobilisme depuis 13 mois avec une
destruction d' emplois, une augmentation des impôts sous toutes ses formes, une politique de la famille incohérente. Vous allez créer ce rassemblement de ces forces vives qui veulent que notre
pays redevienne un fleuron industriel regardé par les autres nations .Bon courage. Bien respectueusement. JP CUMENAL

anne marie bercq 16/06/2013 10:49


Monsieur Fillon, portez haut et fort votre discours sur le progrès ! il est fédérateur. je ne me souviens pas avoir entendu depuis longtemps un homme politique parler ainsi de nos conquêtes
passées et nos possibilités futures depuis de Gaulle! je pense que c'est ce message que les gens attendent et autour duquel ils se rassembleront avec vous. Merci.

Bertrand Laulanné 16/06/2013 02:39


Bonsoir François Fillon,


Merci pour ce discours convainquant, convaincu, enthousiaste, entrainant : c'est le discours d'un leader. 


Bertrand L.

Yves Leclercq 16/06/2013 01:02


Ce discours ne pourra que réconforter tous les français qui constatent l'échec de la gauche, et craignent qu'il fasse l'affaire de l'extrême droite. François Fillon a pris le bon chemin, celui de
la reconstruction de la droite de gouvernement, réunifiée autour d'un programme cohérent.

rousseau 16/06/2013 00:22


REMARQUABLE !.....il n'y a rien à ajouter de plus ! seul point de désaccord la caf attribuée aux enfants d'immigrés nés à l'étranger , vous n'y faites pas allusion dans votre discours mais
je pense que les français toutefois , ont atteint le degré de saturation sur ce point précis !

Bonnier Odile 16/06/2013 00:01


Monsieur Fillon , bonsoir.


Très heureuse de  vous voir sortir de l'ombre et surtout de vous voir très combatif pour que nous retrouvions une France avec toutes ses valeurs.


Avec mon mari nous vous avons rejoint Force Républicaine afin de pouvoir vous soutenir .


Avec toute notre amitié. 


Marc et Odile Bonnier

RobertMUNSDELLMarcelDASSAULTYuFungLAM 15/06/2013 23:00


Monsieur FILLON, c'est une analyse très détaillée.


D'accord pour certains points :


1. Les poussins sont écrasés  et Président HOLLANDE  a oublié sa politique d'encouragement des pigeons et la simplification de l'état. Les 30 glorieuses sont les fruits de l'innovation,
de l'entrepreneur. Je déplore que Arnaud n'a pas pu reprendre l'esprit de son père LAGARDERE.


2. Le niveau de la dette, les réformes nécessaires (fonction publique, retraite, collectivité locale,...).


Pas d'accord sur l'euro et l'Allemagne :


1. Le précedent mandat socialiste JOSPON-DSK a fait du succès en croissance et l'emploi, pour la seule raison que l'euro était 50% inférieur au niveau aujourd'hui (Joseph STIGLIZ). L'euro cher
pénalise l'exportation mais en absence de la création monnaie, il est impossible de réduire la dette et encourager l'exporation par la dévaluation compétitive. 


2. L'Allemagne ne marche pas si bien que vous constatez. La croissance est faible car la zone d'euro est faible. Le taux du chômage devrait être beaucoup moins sans euro. La menace de
l'immigration massive des pays de la zone euro pourrait menacer le pacte de la cohésion du pays. Le risque de payer pour les pays en faillite (PIGS, Chypres,...).


Conclusion : la sortie de l'euro devrait être la priorité de l'union nationale. Sans ce mécanisme de la création de la monnaie et la desolidarisation avec les pays en faillite (Grèce,
Chypres,...), il n'y aura pas de sérieuse chance de la croissance et de l'emploi. En revanche, l'entrepreneur, l'adapation à la mondialisation (non à l'augmentation du droit de douane aux
panneaux solaires chinois, Jean François COPE a commis une très grâve erreur selon un ministre allemand), l'innovation réelle (gaz de schizte) sont les facteurs de succès pour la France.
Discutons avec les économistes monétaires (Jacques SAPIR EHESS, Jean Jacques ROSA Science Po, Christian SAINT-ETIENNE Université Paris Dauphine, Cnam, conseiller de Paris UDI), il ne faut pas
prendre l'euro comme une religion quand les iraniens et les turques l'abandonnent.


Je suis d'accord avec vous que même avec l'euro, la France doit maîtriser la dette, les dépenses et encourager l'entrepreneur par l'instauration des paradis fiscaux en France (votre erreur était
attaquer les paradis fiscaux européens, et vous n'avez pas de résultat économique).


 

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