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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:16

Discours prononcé hier soir à Sant-Cloud lors d'une réunion publique UMP de la 7e circonscription des Hauts-de-Seine

 

 

 

 

 

Mes chers amis,

Je suis heureux d’être parmi vous, avec Valérie Pécresse, à l’invitation de deux amis dont je veux saluer la solidité et la loyauté.

D’abord Patrick Ollier que je connais depuis  si longtemps car nous avons débuté ensemble à l’Assemblée Nationale… Au Parlement comme dans notre mouvement, Patrick, c’est une voix qui compte !

C’est une personnalité expérimentée, respectée, et c’est, au surplus, un compagnon qui reste fidèle aux valeurs du gaullisme. Voilà pourquoi j’ai été fier de l’avoir à mes côtés parmi les membres de mon gouvernement.

Et puis, il y a Eric Berdoati, qui est un élu de grande qualité. Vous avez de la chance de l’avoir comme maire car c’est un homme de cœur qui ne craint ni l’action, ni d’afficher ses convictions.

Dans cette salle, je vois beaucoup d’autres visages amis, que je ne puis tous citer… mais à tous les élus ici présents, je veux dire ma profonde estime.

A l’heure où les responsables publics sont décriés, vilipendés par le premier démagogue venu, je veux rappeler avec force que la politique est un engagement noble !

Nous ne sommes pas des stars vivant dans un univers de paillettes. Nous sommes des serviteurs de la République et les héritiers de la longue histoire de France que nous avons la responsabilité de transmettre aux générations futures.

Comme beaucoup d’entre vous, je me suis engagé pour un idéal.

A 14 ans, j’avais punaisé sur le mur de ma chambre la photo du général de Gaulle... et le temps peut passer, les évènements peuvent changer le monde, je reste convaincu de deux choses : d’abord que la France est un pays exceptionnel qui mérite d’être servi et aimé; ensuite que les Français doivent toujours être tirés vers le haut, sinon notre nation sombre dans la division et le déclin. 

Notre patrie n’est pas devenue la cinquième puissance du monde par hasard.

Il a fallu des siècles d’acharnement au travail; il a fallu le génie de nos inventeurs et de nos entrepreneurs; il a fallu que des héros donnent leur vie pour notre liberté et pour notre indépendance.

Tout cela, je ne l’oublie pas, et je sais que vous ne l’oubliez pas car vous êtes des militants de la France !

Et pour les militants, la démocratie est belle mais parfois plus cruelle qu’à d’autres.

En 2012, nous avons tout perdu : la présidentielle, les législatives, et en novembre 2012, l’élection à la présidence de l’UMP s’est terminée par un fiasco.

Dans de telles circonstances, nos devoirs sont plus grands que jamais.

Notre premier devoir est de faire passer l’intérêt général avant nos intérêts particuliers.

Et en parlant d’intérêt général, je pense d’abord à notre famille politique qui a été mise à mal par l’élection tronquée de novembre dernier. 

J’aurai pu rompre, mais j’ai choisi de privilégier l’unité de notre mouvement car ma personne à moins d’importance que vous tous qui êtes ensemble dans cette salle.

Pour l’unité de l’UMP, je n’ai pas rompu, mais je me suis battu pour l’honneur de notre parti.

J’ai voulu le remettre sur des rails démocratiques solides afin que ce qui s’est passé ne se reproduise plus jamais !

 

Ce week-end, vous avez été nombreux à voter pour nos nouveaux statuts, et ce vote va changer la donne.

Désormais, l’UMP - plus qu’aucune autre formation politique en France - sera dotée de statuts démocratiques exemplaires.

Les élections internes seront contrôlées par une autorité indépendante, et, désormais, le pouvoir des adhérents sera vraiment en mesure d’être respecté.

L’instauration de primaire pour désigner notre candidat à l’élection présidentielle est également actée, et cela constitue une révolution démocratique pour nous.

En 2016, c’est vous et vous seuls qui désignerez celui que vous jugerez le plus à même de rassembler les Français et de battre la gauche.

 

Certains prétendaient que ce principe des primaires ne correspondait pas à notre ADN politique…

Il y a eu des débats, et il est désormais clos.

Nous allons passer des conciliabules secrets et des sondages pour désigner notre candidat à une procédure transparente, démocratique et populaire.

C’est une page qui se tourne, et c’est un progrès !

 

Cette rénovation des statuts étant faite, notre devoir est maintenant de concentrer nos forces sur les élections à venir.

Les municipales seront notre premier test.

L’heure est venue d’aller à la reconquête des territoires perdus et d’adresser au gouvernement l’avertissement qu’il mérite.

 

Dans nos villages, nos villes, nos métropoles régionales, nous devons incarner une autre façon de diriger nos collectivités locales, avec plus de courage, plus de réalisme, plus de volonté réformatrice.

Pour ces élections, j’irai partout où je pourrais être utile à nos candidats et je défendrai nos couleurs partout où la gauche se croit en terrain conquis.

En Ile de France comme à Paris, il est urgent de développer une vision plus moderne de la capitale et de la région.

L’intuition du « grand Paris» développée par Nicolas Sarkozy était bonne et doit être relancée par l’UMP qui doit avoir l’audace de transcender les querelles de clochers.

 

A travers ces élections, notre devoir sera de ramener le Président de la République à la réalité.

Notre pays est enfoncé dans les marais de la récession, et François Hollande n’a pas pris la mesure de la crise.

Il nous dit que le plus dur est passé, mais tous les feux sont au rouge: l’investissement recul, les exportations reculent, la consommation recule, le pouvoir d’achat recul, seuls les déficits et le chômage avancent ! 

La dette ?  C’est déjà 100 Md€ de plus depuis l’arrivée de la gauche.

Le chômage ? Il bat malheureusement tous ses records et il gangrène les quartiers, les territoires, les familles.

Le Président de la République promet fébrilement de stabiliser sa courbe à la fin de l’année, mais nous savons pertinemment que son pari repose sur l’utilisation massive des emplois subventionnés par nos impôts.

 

La France va mal, et il est temps que le Chef de l’Etat arrête d’en accuser les autres.

La récession française ne trouve sa cause ni dans la mondialisation, ni dans la zone euro, ni dans le bilan de Nicolas Sarkozy, ni dans l’action du Président de la commission européenne, et Angela Merkel n’y est pour rien…

La récession française est la conséquence directe du choc fiscal décidé par la gauche !

 

Le moteur de l’investissement et de la consommation a été noyé sous le flot des impôts.

2012-2013 : c’est 50 milliards d’euros de plus pour les Français et les entreprises !

Les «riches», c’est vous tous : votre ménage dépasse 5000 euros, vous avez un appartement à louer, vous disposer de quelques actions à la banque, vous êtes un auto-entrepreneur, vous êtes un investisseur, vous avez une aide à domicile… cela suffit pour vous faire passer pour Crésus.

A force de «tondre» tout ce qui pousse, l’ascenseur social est en train de devenir le descendeur social : les classes supérieures deviennent les classes moyennes, les classes moyennes deviennent les classes populaires, et les classes populaires n’ont plus le rêve de pouvoir monter les marches de la promotion sociale.

 

Voilà où nous mène la culture du nivellement par l’impôt et par le bas.

En réalité, les socialistes ont préféré demander aux ménages et aux entreprises de payer la note des déficits plutôt que d’exiger de l’Etat qu’il se serre la ceinture.

On réembauche 60.000 enseignants, on renonce au principe de ne recruter qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, on retarde la réforme des administrations, on supprime pour la fonction publique le jour de carence en cas d’arrêt maladie contrairement aux salariés du privé…

Bref, les socialistes ont choisi l’Etat plutôt que l’économie, ils ont choisi de sacraliser les 35 heures et les emplois jeunes plutôt que la compétitivité, ils ont choisi les impôts plutôt que la réduction des dépenses publiques, et ce qui devait arriver arriva: l’activité s’est bloquée.

 

Parmi les grands pays industrialisés, la France est le seul à être en récession. Etats-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, tous connaissent une reprise économique plus ou moins importante. Sauf nous !

 

François Hollande n’a aucune excuse.

Il a trop promis durant sa campagne présidentielle et la colère d’aujourd’hui est la rançon de ses mensonges; il a fait un mauvais diagnostic sur l’état de la France et il continue en poursuivant une politique récessive; et, au surplus, il a divisé les Français au moment où il aurait dû les rassembler.

 

La République est notre bien le plus précieux et je la vois secouer sur  ce qu’il y a de plus sacré, la famille et la sécurité. 

Le «mariage pour tous» a déchiré la société française.

La France attachée à la tradition du mariage et à la filiation, et disons-le, attachée à une certaine idée de la famille, a été dédaignée.

Cette idée de la famille, le gouvernement la maltraite à nouveau avec le rabotage du quotient familial.

Ce que je crois, c’est que la famille, c’est une valeur, c’est un refuge. Ça n’est pas une variable d’ajustement budgétaire comme les autres !

 

Quant à l’insécurité, elle regagne du terrain.

Vols, cambriolages, atteintes aux personnes… la violence avance, et Monsieur Valls peut multiplier les déclarations indignées, l’exaspération grandit.

Et elle grandit parce que l’Etat se désarme.

 

Il est absurde et dangereux de vouloir supprimer les peines planchers alors que devons être inflexible avec les multirécidivistes ; absurde et irresponsable de laisser entendre, comme le fait la Ministre de la Justice, que c’est la prison qui crée la délinquance alors que c’est le contraire; absurde et incohérent de prétendre vouloir combattre la drogue et dans le même temps d’ouvrir des salles de shoot ; absurde et inconscient de prétendre, d’un côté, maitriser l’immigration et, de l’autre, promettre le droit de vote aux étrangers. 

 

L’autorité de la République exige moins d’angélisme et plus de réalisme ! Et en la matière, nous devons êtes les porte-paroles des Français qui hurlent leur colère devant cette violence qui mine notre unité nationale et l’idée même de fraternité.

 

Inutile, Mes Amis, de s’étendre davantage sur la politique gouvernementale car les résultats parlent d’eux-mêmes…

Notre économie est à plat et le discrédit du gouvernement et de la Politique en générale s’étend.

Bref, la France souffre, et les démagogues sont en embuscade.

Certains pensent qu’en leur faisant les yeux doux on récoltera quelques voix de plus…

Cela, c’est de la petite tactique, et les électeurs ne sont pas dupes !

Plus nous céderons à la démagogie, plus la démagogie s’étendra et nous contaminera tous.

 

Notre devoir, c’est au contraire de hisser la France au-dessus de ses peurs, c’est d’offrir aux Français une raison de se rassembler pour relancer leur pays et retrouver confiance en l’avenir. 

 

Et au cœur de ce rassemblement et de ce redressement, je veux vous parler d’un ressort qui a poussé notre patrie durant des siècles et qui s’est brisé, une sorte de force en nous qui s’est perdu : je veux parler de la foi dans le Progrès.

 

Nos ancêtres n’avaient peur que d’une chose : de mourir dans leur lit.

Nous, on nous a appris à avoir peur de tout : de la neige en hivers, du nucléaire, des mutations économiques, des innovations scientifiques, du voisin de palier lui-même…

Au premier souci, on est conduit vers une cellule psychologique. Au premier accident, on fait une loi et un règlement.

 

Ca n’est pas avec cette peur au ventre que nous relancerons la croissance, que nous  conquérons des marchés nouveaux, que nous redonnerons aux Français la volonté de se retrousser les manches.

 

Je veux réconcilier notre pays avec cette idée de progrès, et lui dire que le redressement est possible.

Pour s’en convaincre, regardons l’Histoire.

 

En 1889, la France est au bord du gouffre.

La crise immobilière, bancaire, économique tétanise l’activité et nos industries voient passer sous leurs yeux les révolutions industrielles : l’anglaise avec la machine à vapeur, l’allemande avec la mécanisation, l’américaine avec l’électricité.

Dans nos rues, les ligues factieuses défilent et on ne parle que du scandale de Panama.

Les journaux titrent : «la Grande Dépression».

Tout en apparence semble perdu.

Mais le culte de l’innovation est tel qu’il portera la France à l’apogée de sa prospérité en 1900.

Photographie, électricité, téléphone, métallurgie fine, automobile, aéronautique, notre pays réagit.

En onze ans, la France passe de la «Grande dépression» à la Belle Epoque.

Cette tranche d’histoire est la preuve qu’un retard qui parait insurmontable peut être rattrapé en quelques années par la puissance du travail, la stimulation de l’investissement et la fougue de la créativité.

 

Rappelons-nous aussi la terrible crise de compétitivité de 1958, lorsque la France se demandait comment «boucler ses fins de mois».

Dès la première semaine de son mandat, le Général de Gaulle prend parti pour une «remise en ordre» sans laquelle, ce sont ses mots, «nous resterons un pays à la traîne, oscillant perpétuellement entre le drame et la médiocrité».

 

Le reste de l’histoire est connue: réduction drastique des dépenses, rétablissement spectaculaire de l’équilibre budgétaire, mise en chantier de notre politique nucléaire, aéronautique, spatiale, et puis commence l’âge d’or de l’industrie française.

 

Et cet âge d’or, s’est traduit par des avancées spectaculaires dans la vie de tous les jours : l’énergie nucléaire est allée de pair avec la mise en réseau de tout le pays; l’électroménager a révolutionné la vie des femmes ; les avancées scientifiques et médicales ont augmenté l’espérance de vie de quinze à vingt ans; le train à grande vitesse a décongestionné la France…

Aujourd’hui, nous regardons ce passé avec nostalgie, et nous sommes portés à croire que tout est fichu.

 

Et pourtant, le progrès français est encore possible !

Nous en avons les atouts.

 

Nous avons l’atout du nombre et de la jeunesse car nous sommes le pays d’Europe dont la démographie est la plus soutenue.

Nous avons l’atout de la productivité des salariés car malgré les 35 heures, nous sommes l’une des nations dont les travailleurs sont les plus performants.  

Nous avons l’atout de l’éducation et de la recherche, et là encore, malgré nos lacunes, les nobels français excellent dans les mathématiques, la médecine, la physique.

 

Nous avons des leaders économiques qui exportent et fédèrent autour d’eux les filières des PME.

Il y a Airbus qui double Boeing, EDF, GDF-Suez qui figurent parmi les premiers producteurs d’électricité au monde, Areva qui conquiert l’Inde après la Chine, AXA qui assure le monde, Orange qui est un des principaux acteurs mondiaux de la téléphonie mobile et de l’Internet, Michelin, LVMH, Kering, Total, Carrefour, Danone, Lafarge, Vinci, tous numéro 1 mondiaux dans leur domaine… 

   

Nous avons encore entre nos mains les instruments de la souveraineté nationale.

L’agriculture et l’agro-alimentaire qui assurent notre indépendance alimentaire.

L’énergie nucléaire qui garantit notre indépendance énergétique.

Nos forces armées qui sont considérées parmi les plus performantes du monde.

Notre culture et la beauté de la France qui font d’elle le foyer de toutes les admirations.

 

Oui nous avons des atouts et c’est en s’appuyant sur eux que nous devons être une place forte de l’innovation, de l’investissement, de l’entrepreneuriat. 

 

Mes amis, il faut mettre le paquet sur les investissements d’avenir en concentrant les efforts de la nation sur les secteurs stratégiques qui feront les ruptures de demain: les transports du futur, les biotechnologies, les économies d’énergie, les réseaux d’information à très haut débit…

 

Cette stratégie d’innovation doit être boostée par une baisse du coût du travail qui est supérieure en France à la moyenne européenne.

Plus le travail coûte cher moins les entreprises innovent, moins elles innovent plus elles perdent des parts de marché, plus elles perdent des parts de marchés moins elles embauchent.

Voilà pourquoi il faut une baisse forte et simple du coût du travail.

 

Cette stratégie d’innovation doit être épaulée par nos universités qui doivent être autonomes et imbriquées à l’activité de la nation.

Il faut arrêter de considérer notre enseignement supérieur comme une sorte de club intellectuel. Là se joue l’avenir de nos élites scientifiques, technologiques, économiques.

A cet égard, la décision du gouvernement actuel de casser la loi sur les universités que nous avions mise en place avec Valérie est une faute impardonnable.

Nous avions donné à nos universités le pouvoir d’être plus libres, plus dynamiques, et d’être dirigées par leurs présidents de façon claire et responsable.

Par idéologie, la  gauche a réintroduit dans la gouvernance de nos universités la pagaille en réintroduisant les représentants syndicaux, étudiants, enseignants… Bref, il n’y a plus de patron !

C’est le retour des mammouths, alors que nos universités doivent avoir l’ambition d’être parmi les meilleurs du monde. Et pour l’être, elles doivent pourvoir librement s’organiser sur le plan pédagogique et scientifique.

 

Cette stratégie d’innovation doit être articulée au niveau européen afin de démultiplier notre puissance technologique et scientifique.

Il faut inventer et produire Français et européen, car ce sera bien plus efficace que de nous replier derrière nos frontières.

Et pour cela, l’Europe doit s’organiser comme une place forte de la mondialisation.

Elle doit favoriser la constitution de grands groupes européens au lieu de les freiner.

Elle doit exiger la réciprocité dans les échanges internationaux car nous ne sommes pas une passoire. Et au passage, elle doit réclamer des Etats-Unis des explications claires et nettes sur les prétendues écoutes d’espionnage dont l’Europe serait, parait-il, la cible.

 

Si ces faits sont avérés, des excuses américaines sont nécessaires et des mesures pour arrêter ces pratiques doivent être prises rapidement.

Ni la France, ni l’Europe ne sont des adversaires des Etats-Unis, et dois-je préciser que ni la France ni l’Europe ne doivent être des puissances qu’on traite avec mépris.

Nous sommes des alliés et des amis des Etats Unis, non des vassaux qu’on écoute ou qu’on soupçonne.

Tout cela doit s’arrêter, et si ce n’est pas le cas, il faut suspendre les négociations actuelles concernant la zone de libre-échange entre nos deux continents. 

 

Qui dit innovation dit aussi, Mes Amis, prise de risque.   

Le principe de précaution ne doit pas tout étouffer.

Un exemple : beaucoup d’experts estime que le gaz de schiste peut être la ressource du futur.

Les Etats-Unis n’hésitent pas à l’exploiter, et une partie de la croissance américaine est liée à cette nouvelle politique énergétique.

Aux Etats Unis, au terme de plusieurs décennies de recherche, la production de gaz non conventionnel a progressé de 5% en 2005 à 30% en 2012, et elle devrait représenter 46% de leur approvisionnement en 2035.

Bref, les Etats Unis vont devenir les maîtres de la prochaine révolution énergétique.

 

Pour des raisons environnementales, la France a stoppé tout forage de gaz de schiste, pire elle a stoppé toute recherche en la matière.

Est-ce digne de la France que de dire «non» avant même d’avoir cherché ?

La peur de la recherche, c’est la certitude de ne jamais progresser !

 

Qui dit innovation dit aussi refus des préjugés.

Je me souviens, lorsque je fus nommé ministre de la poste et des télécommunications, en 1995, j’ai fait venir dans mon bureau l’un des grands pontes de ce secteur.

Je lui ai parlé d’internet qui commençait à se développer outre-manche et j’ai encore sa réponse dans mes oreilles : « Monsieur le Ministre, internet c’est une mode, dans six mois on en parlera plus».

 

Je ne l’ai pas écouté !

J’ai engagé la réforme de France Télécom et ouvert le secteur des télécommunications à la concurrence.

En l’espace de cinq ans, quasiment tous les Français disposaient d’un mobile, les prix des communications étaient divisés par deux ; en dix ans, quasiment tous les Français disposaient d’un ordinateur et maniaient l’informatique, des milliers d’emplois d’informaticiens, programmeurs, réparateurs étaient créés.

Voilà ce que certains appelaient autrefois une «mode». Par habitude, par peur, par manque d’audace et de curiosité.

Eh bien c’est cela que je veux avec vous combattre.

C’est ce goût de l’innovation et du risque que je veux faire naître dans le cœur des Français. 

 

Mais pour faire surgir ce nouvel état d’esprit, et il y a une condition à remplir : c’est la liberté, dont le corolaire est la responsabilité.

Nous sommes l’un des pays au monde qui compte le plus de réglementations.

Chez nous, tout est encadré, calibré, surveillé : de l’extension de votre terrasse aux conditions d’embauche d’un jeune, de l’organisation des taxis à la gestion du personnel d’une PME.

Comment voulez-vous que le Progrès surgisse au milieu de tant de défiance ?

La France a besoin d’oxygène et les Français doivent être placés en situation de bâtir leur destin personnel.

 

Pour cela réformons l’Etat et invitons la société à s’investir; allégeons le code du travail qui étouffe l’emploi; ouvrons les champs du dialogue social de terrain; renforçons la participation dans les entreprises ; ouvrons intelligemment les professions réglementées ; célébrons le mérite de ceux qui se retroussent les manches; faisons confiance aux familles qui ne doivent pas se défausser de leurs devoirs.

 

J’ai la conviction, mes amis, que le progrès français est encore possible.

Mais rien ne pourra s’enclencher en l’absence d’une sorte de révolution culturelle car l’adversaire est en nous.

Ils s’appellent le doute, le défaitisme, la peur d’échouer.

Il faudra un peu de temps pour chasser ces mauvais génies qui étouffent le véritable génie de la France, car oui, notre pays a été brillant, il a été téméraire, et il peut le redevenir si chacun s’y met.

  

Récemment un journaliste me demandait si je m’estimais être «l’homme de la situation»… C’est un non-sens car en République chaque Français est l’homme de la situation !

 

L’entrepreneur qui se bat pour son entreprise est l’homme de la situation !

Le salarié qui fait des heures supplémentaires est l’homme de la situation !

Le fonctionnaire qui accepte de revoir les régimes spéciaux de retraite est l’homme de la situation !

Le retraité qui donne de son temps pour aider les enfants déscolarisés est l’homme de la situation.

Le citoyen qui se dresse dans son quartier pour dénoncer les trafics de drogue est l’homme de la situation !

Celui qui, par respect, se lève lorsque la Marseillaise est jouée, celui qui, par courage, ne baisse pas les yeux lorsqu’une femme est agressée dans le métro, celui qui, par patriotisme, dit «nous» plutôt que «moi», est l’homme de la situation !

 

Le redressement du pays, mes amis, ne viendra pas seulement du sommet. Il viendra de nous tous.

Il viendra de votre lucidité, de votre courage, de votre travail.

En chaque être humain, je crois qu’il existe une lumière qui ne demande qu’à briller. Et ce sont tous ces lumières que nous devons rallumer, valoriser et fédérer.

Sur le chemin de la reconquête, nous sommes et nous serons tous utiles car chacun a en soi une force qui ne demande qu’à grandir.

Voilà notre mission, et voilà mon espérance pour la France et pour la République.

 

 

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Publié par François Fillon
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Idem' 11/08/2013 01:01


"La France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français. C’est pas la gauche, la France ! C’est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français comme de tout temps, ressentent en eux des
courants. ...Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable. Vous me
dites : à droite, on dit que je fais une politique de gauche au-dehors ; à gauche, du reste vous le savez bien, on dit : de Gaulle, il est là pour la droite, pour les monopoles, pour je ne sais
quoi. Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j’appartiens à l’autre côté, prouve précisément ce que je vous dis, c’est-à-dire que, maintenant comme toujours,
je ne suis pas d’un côté, je ne suis pas de l’autre, je suis pour la France."



Charles de Gaulle, 15/12/1965

Jean-Marc Perraud 28/07/2013 17:48


J'ai lu avec beaucoup d'interet vos propositions pour la France. Elles vont certainement dans le bon sens, vont-elles assez loin? Quelques annees auparavant, vous avez eu le courage de declarer
que le Pays etait en faillite. C'etait vrai, ca l'est encore plus aujourd'hui, et, du train ou l'on va, la situation en 2017 risque fort d'etre parfaitement catastrophique. A ce moment la, vos
propositions ne seront pas suffisantes pour redresser la situation. Or, compte tenu des forces de resistance aux changements, la seule facon de les effectuer, c'est de les enoncer clairement dans
son programme et, une fois elu, de les mettre en oeuvre tres rapidemment.


L'echec du quinquennat de Nicolas Sarkozy vient en grande partie de la premiere annee perdue. 


Rassembler est une proposition genereuse, mais, de fait, vous allez devoir vous opposer a une bonne partie de la population qui profite du systeme actuel au detriment de la prosperite future du
Pays.. 

bergasse 26/07/2013 18:13


Monsieur. Gaulliste vicéralement attaché a la fRANCE J'ai un profond respect pour le courage que vous manifestez en ce moment .Je pense qu'il y a longtemps que vous auriez du le faire ,et surtout
en 2011. Aujourd'hui cela vous oblige de vous mettre en porte a faux vis a vis de l'ancien président. Permettez moi de vous dire que pour les primaires de 2016 vous aurez en plus des problèmes
humains a résoudre, le parti sur le dos pour faire simple. Faire des primaires avec seulement les adhérents de l'Ump vous allez a l'échec et vous n'obtiendrez au mieux que 40% des suffrages. En
conséquences si vous voulez avoir une chance il faut ouvrir ce scutin au delà des adhérents Par ailleurs je saurais trop vous conseiller de faire attention a certains dans votre entourage qui
sont dans une cuisine sans trop savoir laquelle. A mon humble avis, je pense que c'est celle de l'opportunisme. 

dumagny 24/07/2013 18:17


bonjour


Voilà déjà beaucoup de très bonnes idées pour avancer, des engagements de bon sens pour ne plus marcher sur la tête ; beaucoup de pédagogie, les français sont capables de comprendre les efforts
demandés si on leur explique que le redressement sera au bout.Rassembler au maximum les français est primordiale et en finir avec tous ces avantages des salariés du publique ;parité sur les
avantages sociaux et retraites entre le privé et le publique ;faire du ménage également sur toutes ces institutions et administrations qui coutent cher et dont la mission première est oubliée
pour faire des statistiques inutiles et improductives ; tant de choses et de mentalités à faire évoluer mais vous êtes Celui qui a les capacités politiques et intellectuelles pour y arriver


bien à vous

Alain Kerhervé 23/07/2013 15:12


Monsieur Fillon,


Si je m’en tiens exclusivement à votre discours, j’approuve votre action et vos projets.


Ceci dit, pour valoriser votre action, il faut avoir une référence qui puisse fédérer les ardeurs des uns et des
autres.


Cette référence existe et il ne manque plus qu’un fédérateur. En France, il y a beaucoup de gaullistes, des plus anciens aux
plus jeunes. Tendez-leur la main ; car ils ne peuvent poursuivre leur chemin à l’UMP qui a trahi l’héritage du Général.


Il est dommage que vous ne proposiez pas de revenir sur l’instauration du quinquennat. Cette réforme est à l’origine de la
mainmise des partis sur la vie démocratique du Pays. Nous ne sommes plus loin de la 4eRépublique. Beaucoup
disent de vous que vous êtes un « gaulliste » ; certains disent « gaulliste social ».


Si tel est le cas, et je le souhaite, alors dites-le très fort, appelez tous les gaullistes à vous suivre. Et exigez le respect
de notre souveraineté, ce qui ne veut pas dire refus de l’ouverture.


signé : un gaulliste qui vous veur du bien

Philippe Fournier 21/07/2013 10:50


J’en suis encore quant à moi, à tenter de comprendre les causes de l’échec de 2012 et du choix, par défaut, des français, pour
monsieur-tout-le-monde-moi-président-normal-je-vais-défaire-tout-ce-qu’à-fait-Sarkozy-et-tout-ira-bien.


Je pense qu’il y a eu des erreurs de "positionnement" de la campagne du président NS, qu’il faut regarder en face, malgré le respect que nous avons pour l’homme et pour son action. La cassure
entre le président du travailler plus pour la prospérité de tous, et la séquence finale de la droitisation, coup de projecteur sur ce qui reste un échec du gouvernement sortant, la sécurité et la
sécession communautaire des quartiers, a brouillé les pistes, en traçant une ligne de clivage là où ce n’était pas nécessaire.


Problème d’exercice du pouvoir ensuite, d’un homme qui s’est beaucoup appuyé sur des experts-conseillers, en pensant qu’il n’était pas nécessaire de s’appuyer sur son parti, l’UMP, qui n’a pas
réussi à se mobiliser et à mobiliser au-delà du cercle des militants, et pour cause, car il ne disposait pas du discours-programme rassembleur d’une majorité de citoyens, la majorité de 2007. Un
programme de l’UMP,  rédigé par un petit cénacle et qu’on sort du chapeau, et qui plus est ne sera pas repris par le président, ne remplace pas
quelque chose qui monte de la base – une base élargie bien au-delà des adhérents de l’UMP- et qui fait l’objet d’un débat en profondeur, seul capable de structurer un véritable mouvement
d’opinion. Des leçons sont à prendre du coté de la primaire socialiste de ce point de vue.


Il
me semble que cette conception de la « démocratie délibérative » devrait prévaloir aussi au sein du mouvement de François FILLON, à qui nous pourrions – propos bien modeste d’un
observateur – conseiller le lâcher-prise plus que la posture d’affirmation de soi recommandée dans un autre commentaire de ce post, et qui tendrait à faire de lui un autre homme providentiel,
dans un parti qui en compte déjà beaucoup. Se mettre à l’écoute de cette «sagesse des foules », et bâtir au fil des mois,  une réponse politique,
bâtie sur un courant d’opinion majoritaire, et ne pas se lancer tout de suite dans un « programme » qui descendra sur les incultes que nous sommes, et qui ne nous mobilisera pas.

Michel BAUDU 21/07/2013 00:32


Je retrouve bien dans ce discours ce que je souhaite globalement pour mon Pays; pour résumer:


    -un appel à chaque Français, "homme de la situation" dans ce qu'il fait, son contexte,


    -l'engagement prioritaire du moment proposé aux Français: recouvrer, affirmer durablement notre liberté collective et individuelle dans la "guerre" économique, sociale et
culturelle en cours.


Puis-je me permettre une suggestion: dites le avec force, répétez le comme naguère Clémenceau! Et si l'on vous oppose votre bilan de 1er Ministre, ne craignez pas de reconnaître que votre action
de l'époque a souvent été à trop court terme, sans objectif global suffisamment affirmé (avec la stratégie, le contrôle et l'évaluation qui vont avec). Vous générerez ainsi de l'étonnement
d'abord et en persistant, de la confiance et de l'engagement.


2 remarques que je trouve importante pour construire stratégie et plan.


Une remarque sur votre diagnostic de l'entrainement par chaque grand groupe français d'une filière de PME: cet entrainement présente à mon avis de sérieuses limites. Oui en termes de contenus et
de métier; c'est beaucoup plus discutable en termes de compétitivité et de croissance (R&D et innovation insuffisantes, recherche de gains de compétitivité externes plus que par le progrès
des compétences internes, utilisation à court terme de la sous-traitance plutôt que dans une stratégie "de meute" génératrice de développement de savoir faire et de croissance de ces PME).


Enfin, vous ne mentionnez pas dans la liste des secteurs d'activité stratégiques, "l'action efficace et le traitement de l'information qui va avec" (c'est un peu long mais je cherche à me faire
comprendre). Je trouve que ce devrait être reconnu comme un enjeu prioritaire car de portée générale (transversale, éducative, éthique) avec des retombées socio-économiques et culturelles. Il
s'agit:


    -de rendre chacun capable d'agir mieux, plus vite, plus sûrement, bref de progresser en efficacité et en compétence, et ce faisant d'améliorer son employabilité; vous
conviendrez que c'est très souhaitable sinon nécessaire pour que votre souhait, "que chacun dans ce qu'il fait, à son niveau, soit l'homme de la situation" se concrétise,


    -d'adapter, d'éduquer chaque Français aux nouveaux paradigmes introduits par la généralisation d'internet: agir et communiquer, conduire des projets et des changements dans des
organisations du travail décentralisées et "horizontales", avec des interlocuteurs multiples, en traitant des contenus diffus et évolutifs.


Avec mes remerciements pour l'espoir que vous faites naître.


Michel BAUDU

eileen 15/07/2013 10:04


Le redressement viendra de nous tous, nous tous qui sommes dans le secteur marchand et privé... qui va un jour s'intéresser à la gabegie de la Fonction Publique, je suis entrain de vivre l'enfer
de la Fonction Publique, dans les fourches caudines d'employés pleins de bonne volonté apparente mais qui sortis de leur routine, rejettent avec désinvolture et négligence tout ce qui sort
de leur routine confortable. Ce qu'ils ne connaissent pas n'existent pas, celui ou celle qui ose réclamer alors est forcément une personne malhonnête. Il n'y a que la Fonction Publique qui
peut tolérer, accepter, s'offrir le luxe d'avoir des contrôles et des vérifications sont le coût complet est largement supérieur aux sommes en cause, qui ne peuvent pas être supérieures à €50.
Quand les processus sont clairement définis et contrôlés tout au long de la chaîne il y a peu de risque de fraude... mais pour le cas où il est procédé à des contrôles à 100% coûteux mais qui
occupent des employés, plutôt qu'à des contrôles aléatoires.  L'excès de zèle est ce qui caractérise ce très grand organisme toujours en déficit, mais qui travaille mal !  Il serait
temps que cet organisme au lieu de se gargariser de concept fumeux inadapté se réforme en profondeur. La commission de recours amiable qui existe est une parodie coûteuse et absurde dont la
conclusion tient en qq mots, circulez rien à voir... ce qui contraint à faire appel au Médiateur de la République. Il faut que les politiques français cessent de prétendre que l'Administration
Française est enviée du monde entier, elle est obèse, noyée sous ses propres papiers, jamais coupable, jamais responsable de rien.. mais elle s'occupe de tout...


Si le redressdement est l'affaire de tous, des coupes colossales devraient être faites dans la Fonction Publique pour la rendre enfin efficace à un très moindre coût !

marc galante 14/07/2013 08:39


Carrefour est une tres belle boite qui se redresse, mais ce n'est que le n° 2, loin, tres loin de son concurrent americain walmart.

Konowaloff 12/07/2013 20:34


Vous avez parfaitement raison, le redressement du pays dépend effectivement de chacun d'entre nous. Vous avez parfaitement bien fait de commencer à tracer la route pour 2017 sans vous préoccuper
des qu'en dira t on, qui, en règle générale sabotent le travail fourni, détruisent le moral des troupes et en définitive deviennent une machine à perdre.

cieslik Franck 12/07/2013 17:47


Oui le redressement viendra de nous tous à la condition d'avoir un bon guide. Beaucoup de français on en assez du cinéma Sarko et veulent tourner cette page. Quand un parti comme l'ump est
contradictoire à l'esprit de beaucoup, c'est la première chose qu'il devrait se poser. Mais sait-il le faire ?


Enfin ne vous laisser entraîner dans ces méandres et avancez et restez à l'écoute de tous.


FC

GIRARD Hervé 12/07/2013 12:08


Je suis d'accord avec vous. Dans une démocratie il doit y avoir des règles, et chacun doit les respecter. La France doit être un pays de droit et le cabotinage n'y a pas sa place ! 


Avec mes encouragements pour votre prise de position !

BOCQUET 12/07/2013 02:18


M. Fillon,


Je suis adhérent de l'UMP, j'ai fait un don, ce week-end, pour sauver ce mouvement auquel j'ai adhéré dés la candidature de M. Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2007. Je m'adresse
directement à vous, sachant que vous ne lirez sûrement pas mon message ! J'ai été très choqué par vos attaques virulentes contre M. Sarkozy pendant votre discours, ce jeudi, pour
plusieurs raisons :


* Je ne sais pas si, pendant votre discours, vous avez dénoncé l'état calamiteux de la France après 1 an d'état PS, ainsi que les mensonges permanents de Hollande avant et après l'élection, et si
vous avez parlé de la nécessité absolue de sauver l'UMP en se montrant TOUS solidaires ! Je pense que vous en avez parlé, mais, connaissant les médias, toutes acquises au pouvoir socialiste,
vous deviez bien penser que le journalistes ne retiendraient que vos attaques contre M. Sarkozy ! ce qui est dommageable pour le candidat de 2017, quel qu'il soit !!! 


D'autre part, pour parler franchement, je ne comprends pas que vous avez pu souffrir (!) ainsi pendant 5 ans comme 1er ministre du président Sarkozy, vu le manque de solidarité dont vous
faîtes preuve en référence à l'action menée pendant son quinquennat et vu les attaques virulentes que vous dirigez contre lui !


Vous avez sûrement compris que je souhaite (excusez-moi !) l'élection de M. Sarkozy en 2017, mais j'aimerais être convaincu de rester à l'UMP et de voter pour un autre candidat que lui, s'il ne
se représentait pas ! Je pense que beaucoup d'électeurs de droite nombreux à être favorables à M. Sarkozy sont dans le même état de perplexité que moi !


En espérant que vous saurez convaincre les militants comme moi de rester à l'UMP et de voter pour vous, M. Fillon, si vous êtiez le candidat de ce parti en 2017, car vous ne pouvez pas
ignorer le poids de M. Sarkozy au sein de notre famille politique !


On a trop souffert à droite des querelles de personnes, en particulier : Giscard/Chirac qui a conduit à l'élection de Mitterrand ! Il ne faudrait pas qu'en 2017, on rejoue le même scénario
Sarkozy/Fillon qui conduirait à la réelection de Hollande, favorisée par la montée du FN (un 22 avril à l'envers !).


J'espère que vous n'aurez pas été choqué par mon expression franche et directe, que j'ai l'habitude d'employer lors des réunions des militants UMP auxquelles j'assiste dans la circonscription de
mon député UMP !


Salutations respectueuses. 

Janine FERREIRA 11/07/2013 20:24


Je tiens à vous donner mon soutien, si demain, moi peuple de gauche, je devais voter contre la couleur bleu marine, avec vous je le fais, avec sarko jamais.


Merci de montrer que l'opposition peut être propre et claire


bon courage


Janine


 

caux 11/07/2013 19:46


bonsoir Mr. FILLON,


Tout ce que vous dites est clair et me convient.


Continuez à vous identifier comme différent ! engagez vous dans un rôle de chef avec un peu de panache s'il le faut car les français ont besoin d'être entrainés.

Marianne Oppitz 11/07/2013 14:04


Cher Monsieur Fillon,


Je ne sais pas comment vous contacter autrement.


Je suis belge et je vote à gauche depuis longtemps. Mais comme je vous aime bien, j'avais envie de vous dire : AFFIRMEZ VOUS !!!!!! Coupez le cordon avec Sarkozy. Vous valez mieux que ce rôle de
subalterne d'un président qui a raté son mandat et qui continue à pourrir la vie de son parti.


Je me suis demandée durant ces 5 années Sarkozy comment vous pouviez accepter le traitement qu'il vous a réserver.


Franchement, vous donnez une image tellement faible de vous même, alors que je sens en vous une carure politique importante.


Je ne partage pas votre vision politique, je suis de gauche, mais franchement j'aimerais vous voir vous redresser et marquer la politique française d'une vision forte et claire !


Bonne chance

ragon 10/07/2013 23:14


je ne renouvellerai pas mon adhésion à l'UMP. Comment faire confiance à un parti qui n'est pas capable de gérer ses affaires ? Comment faire confiance à un parti qui investit dans
l'immobilier et s'endette ? Comment faire confiance à un parti qui n'est pas capable de gérer une campagne électorale  ? Qui ne se garde pas une marge pour réintégrer dans ses comptes
certaines dépenses sans dépasser le plafond fixé ? M. Fillon je vous fais encore confiance car je veux croire que vous êtes différent, que votre sérieux, votre souci de la vérité sauront
convaincre beaucoup de Français.

Henri M 10/07/2013 19:48


Monsieur FILLON


Votre discours est rassembleur. Vous êtes pragmatique et défendez mes valeurs. Vous êtes le seul, à droite, pour qui je voterai.


Sarko a commis un crime économique sous caution de l’euro, celui de faire de la relance  par le
déficit budgétaire : 580 milliards en 5 ans qui se sont ajoutés à la dette.


Avec  l'euro et la caution de la Bundesbank nos importations sont restées ''bon marché'' et une
partie de ces 580 milliards est partie enrichir des pays concurrents. En achetant étranger avec cette relance nous avons importé du chômage !  Et
c'est d'autant plus fou que notre commerce extérieur était gravement déficitaire (-74 milliards en 11 et -67 en 12).


Si nous n'avions pas eu la caution de l'Euro, les marchés nous auraient fait payer très cher le refinancement de la
dette,  nous obligeant à dévaluer et à acheter français avec des importations en forte hausse !  


Et dire que Monsieur Sarkozy n’a même pas supprimé les  ‘’presque’’ 8 semaines de congés payés
qui cassent la compétitivité et nous obligent à toujours augmenter la productivité !


A quand un Président de la République ancien patron de PME ???


 

Philippe46150 08/07/2013 20:53


Débaraassez nous de Sarkozy !


Le rejet de cet homme n'a pas diminué depuis l'éléction présidentielle...


il fera perdre la droite en s'obstinant 

Jean-Marc 08/07/2013 18:39


ce qui arrive a l 'UMP ...


au boulot tous le monde se marre...


je prie chaque jour pour que ceux qui ne m ont pas ecouté et fait subir un consequent prejudice moral en paient le prix...


attendons les prochains deballages...


vous demeurez mon meilleur cheval...

jean claude 07/07/2013 11:28


pour réussir il faut de la volonté ,vous en avez ,et une certaine agréssivité positive pas pour tuer ,mais pour défendre ,rappeler les limites a ne pas dépasser ,un peu comme Jésus chassant les
marchands du temple . Et je vous avoue que j aimerai vous en voir + des fois comme pour ce jeune homme emprisonné car il manifestait pacifiquement contre le mariage gay alors ques supporters
voyoux du PSG qui ont cassé échappent a la loi ,il y a une injustice ,même une manipulation de la justice et de la police , ce qui est 1  politique malsaine . Oui j aimerai vous voir
rappeler avec beaucoup de fermeté que le PS au pouvoir  doit respecter les lois et le pays et ses habitants

Gunther 06/07/2013 15:32


Vous avez dit qu'il fallait maintenir le nucléaire et revenir sur l'interdiction des gaz de schistes.


Je suis absolument d'accord. Mais vous n'avez pas parlé d'un autre interdiction, tout aussi absurde, les OGM. J'espère que ce n'est qu'un oubli.

Rafael 06/07/2013 13:47


Bonjour,


Merci pour ce discours.


Je suis d'accord avec vous à 97,5 %


Les 2,5 % qui manquent sont les caractères que vous consacrez à votre discours sur la famille. Je suis d'accord sur le droit des couples, qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels, à vivre sans
se marier si tel est leur désir, et à contractualiser un mariage si ils le souhaitent. Cela ne cause de préjudice à personne. Il n'y a pas que dans le champs de l'avancement des sciences et de
l'innovation technologique qu'il y a des peurs infondées. Il est vrai que c'est dans notre famille politique que ces inquiétudes sociétales prospèrent. Mais le courage politique, voire la
témérité, ne saurait avoir de camp ou de domaine interdit.


Ces 2,5 % de désaccord ne sauraient néanmoins me dissuader de rejoindre Force Républicaine. Encore merci de remettre, enfin, le progrès à l'ordre du jour.


 


 

Philippe NOVIANT 06/07/2013 10:52


Bonjour,


J'avais déjà milité, en son temps, pour que vous sortiez de l'UMP, parti qui n'a plus l'image qu'il avait en son temps.


Depuis que Sarkozy et son clan ont pris le parti d'en faire une annexe de l'extrême droite, l'UMP n'a plus aucune ambition.


En effet, le FN, se voit légitimé par un discours d'un parti dit "Républicain". De plus, ledit parti n'ajoutant aucune plus-value sur le plan des idées, est voué à sa perte, car l'électorat du FN
préfèrera toujours la copie à l'original.


On peut maintenant profiter du prétexte de la faillite de l'UMP pour prendre ses distances avec lui.


Pourquoi, M. Fillon, ne quitteriez-vous pas ce parti pour en refonder un plus recentré sur les valeurs républicaines qui avaient fait la force, en son temps, du RPR ?


Pour couper les ponts, vous pourriez l'appeler "Nouveau RPR" afin de vous rappeler au bon souvenir de tous les gaullistes qui forment encore une partie importante de votre électorat.


Quittez ce parti qui ne correspond plus à une image intègre : avec la perte de toutes les élections depuis 2007, avec sa droitisation extrême, l'épisode honteux de l'election de son président,
l'adoption de la motion 'droite forte' qui nuit à son image, et maintenant, un parti aux abois financièrement, vous auriez tout à gagner à quitter ce navire avant qu'il ne sombre.


Réfléchissez-y : l'avenir de la France est en jeu.


Très cordialement,


  Philippe NOVIANT

Bertrand Laulanne 06/07/2013 00:43


Bonsoir François Fillon,


Merci pour ce discours. Nous avons en effet besoin d'entendre un discours lucide sur la situation très dangereuse du pays mais en même temps nous avons
besoin de voir que les raisons d'espérer existent. Il faut un discours de vérité mais il faut aussi donner envie aux Français de se lancer dans l'aventure que vous leur proposez.


Continuez. Bertrand Laulanné


ps : quel gâchis que vous ne soyez pas président de l'UMP.

cayrette 05/07/2013 16:24


Après les dernières rodomontades de Mrs.Sarkozy, Coppé et autres bateleurs de notre mouvement, je refuse de me mobiliser derrière ceux qui nous ont fait perdre les élections de 2012 par
aveulement et  arrogance narcissique Enfant, je suis tombé dans la marmite du gaullisme d'André Malraux, René Capitant, Léo Hamon et autres Edmond Michelet ou Louis Terrenoire dont je crois
que Philippe Seguin a été l'un des très rares à leur être comparables. Y-a-t-il encore dans nos rangs quelqu'un qui pense qu'il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre et de réussis pour
persevérer et qui dira, parodiant Marc-Aurèle qu'il aura perdu sa vie s'il n'a pas mené la bonne action?


 

Anicet 05/07/2013 09:32


Monsieur Fillon,


Oui j'ai déja dit, et encore une fois de plus c'est une bande qui ne dirige pas, mais fait n'importe quoi , en l'occurence virer une ministre qui maitrise un sujet qui a une grande importance
pour la FRANCE entre autre, plutot que de recadrer un ministre qui didtribue des croissants aux ouvriers en colere.


biensure ils vous faut vous organiser en ordre de marche pour faire redorer le blason de la FRANCE.


Cordialement


Anicet

rousseau 04/07/2013 23:47


premièrement "le grand paris " est une hérésie et non pas une intuition car c'est le renforcement de la centralisation des pouvoirs de décisions deuxièmement les comptes de campagne de nicolas
sarkozy viennent d'etre rejetés donc l'ump est au plus mal ! troisiemement l'endettement est tellement abyssal à l'heure actuelle que personne n' a de solution "miracle" ..enfin et une fois de
plus l'effort général va se porter sur l'ensemble des français !pour l'instant mais pour l'instant seulement , nous n'en sommes pas encore au niveau de sitution politique de l'Egypte , de la
lybie et de la tunisie mais parallèlement le front national monte de plus en plus ! en conséquence nous n'aurons probablement pas droit à des "freres musulmans" mais éventuellement à des
extrémistes dont on peut constater la progression dans d'autres pays européens ! à part celà ...la France a besoin de vérité ! ...pour mieux se préparer sans doute ...à des lendemains qui
déchantent ?

alice 03/07/2013 18:30


...trop d'années à 'abri dans un "cocon douillet" fragilise...Le Monde a totalement changé la
donne...acceptons le tel qu'il est,  faisons lui face sans crainte...La France porte en elle,  le courage et l'enthousiasme pour démontrer à tous qu'elle est toujours  la
meilleure..au feu engourdissement, morosité et frilosité...un vent nouveau se lève avec François Fillon....en avant !.....alice

lecanu 03/07/2013 18:26


bonjour M FILLON


bravo pour ce discourt mais combien d autre allez vous etre obligé de faire pour que certain français comprennent et vous apprécie à votre juste valeur respectueusement

Arnaud de Vendeuvre 03/07/2013 15:16


Monsieur ,


permettez moi d´ajouter qu´il est urgent de dynamiser le système français de financement et d´assurance du commerce extérieur. Notre système est très lourd, très lent, et très cher si on le
compare avec ceux de nos concurrents. L´Italie dispose notamment d´un système de financement mixte (privé et public) très rapide dans ses décisions ce qui est un atout important dans la
compétition internationale.


Salutations distinguées.


 


Arnaud de Vendeuvre.


 

moujeotte 03/07/2013 14:42


1. Le mariage pour tous est basé sur l’idée, controversée, d’une liberté de choix de son orientation sexuelle affirmée publiquement…
Mais alors comment, dans le même temps, imposer la parité dans les conseils municipaux et comment justifier le tandem homme femme obligatoire pour les prochains conseillers généraux ? Faudra
t’il demander l’orientation sexuelle des candidats ?


 


2. La réduction du nombre de fonctionnaires doit se faire aussi en choisissant  les activités de l’administration à supprimer.
Moins nombreux à s’autocontrôler, les fonctionnaires vont retrouver la responsabilité d’adapter sur le terrain les règles, souvent trop détaillées, au nom de l’intérêt général. Les fonctionnaires
retrouveront l’autorité nécessaire pour ne plus être seulement celui qui contrôle et interdit mais celui qui autorise et facilite l’initiative privée. Et cela les rendra heureux car positifs et
dans l’action.

Cieslik Franck 03/07/2013 14:27


Le redressement viendra de nous tous. C'est bien vrai, mais il faut que nos dirgeants y mettent aussi un peu d'intelligence, nous ouvre un cadre qui soit accessible et valorisant, qui donne un
peu de baume au coeur à ceux qui vont faire l'effort d'entreprendre. Ce n'est pas trop le cas en ce moment.


Avant 81 les entreprises pouvaient capitaliser leurs fonds, ce qui permettait aux entreprises d'être bien plus solides et de miser ainsi sur le moyen et long terme, puis qui apportait une
sécurité d'esprit de l'employeur vis à vis de ses  employers (Il y avait toujours une réserve sécurisante qui permettait de voir venir) . C'est la première chose que je ferai si j'étais un
dirigeant politique pour consolider nos entreprises et non pas avec des crédits d'impots que personne ne veut ou ne peut accéder car bien trop complexe.


Franck Cieslik


 

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