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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 22:19

Article à lire ce mercredi dans Les Echos : 

EXCLUSIF - En vue de la primaire à droite, l'ancien Premier ministre veut réhabiliter le progrès, seule voie, selon lui, pour éviter le déclin. Entretien.

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Il tenait hier l’assemblée générale de son mouvement, Force républicaine. Et poursuit demain en Auvergne ses rencontres avec les Français avant de nouveaux déplacements à l’étranger. Avec une ligne directrice : le progrès. Un thème que Nicolas Sarkozy souhaite aussi creuser. « Les grands esprits se rencontrent », sourit François Fillon. L’ex-Premier ministre, dans son long chemin vers la primaire à droite de 2016, veut placer le progrès au centre de son projet de redressement. Lui, dont l’image est liée à son fameux « Je suis à la tête d’un Etat en faillite », souhaite ouvrir des perspectives. Dépasser « le risque du déclin », explique François lors d’un entretien aux « Echos »..

« Le refus du risque est en train de condamner la France »

En analysant entre autre la capacité à rebondir des Etats-Unis, François Fillon lâche : « Il y a des raisons structurelles à cela, mais la raison centrale est que la société continue de croire au progrès, à la science, à la technologie, et a gardé les meilleures universités et laboratoires». Pour l’ex-Premier ministre, certes, « si l’on veut éviter le déclin, il faut des adaptations structurelles sur le travail, la fiscalité. Mais cela ne servira à rien s’il n’y a pas une stratégie de soutien à l’innovation, de soutien technologique et un changement d’état d’esprit par rapport à la réussite. Inculquer l’idée que la science est la principale réponse aux difficultés que l’humanité s’est elle-même créées et non le repli sur soi, le nationalisme, la décroissance. La réponse, c’est la foi dans la science et le progrès, avec certes la part de risque qui y est attachée. Mais c’est  justement le refus du risque qui est en train de condamner la France. »

En ligne de mire de l’ancien ministre de la Recherche... le principe de précaution, inscrit dans la Constitution par Jacques Chirac en 2005. « Il faut changer le principe de précaution en principe de responsabilité », avance-t-il. Une rupture par rapport au discours de 2007, au Grenelle de l’environnement, à l’encadrement des OGM et à la loi interdisant la fracturation hydraulique pour exploiter les gaz de schiste votés par la droite. « Je ne change pas de braquet par rapport à l’ex-majorité, mais par rapport aux élites françaises », explique-t-il. « J’avais essayé, sur les gaz de schiste, de limiter les dégâts, assure-t-il. Le gouvernement s’est fait battre en séance par les élus de gauche et de droite. Si l’ancienne majorité a agi avec cette prudence extrême que je regrette, ce n’est pas parce qu’elle est de droite, mais parce qu’elle est française ».

Des structures légères, en réseau

François Fillon propose « d’inverser le discours politique sur la science et le progrès technique ». Lui qui déplore que les responsables politiques aient « alimenté un discours de défiance, avec la peur des OGM, du nucléaire, des gaz de schiste, des nanotechnologies, de l’Internet et de ses conséquences sur l’exception culturelle et la protection de la vie privée » estime au contraire qu’à « chaque avancée technologique, le rôle d’un responsable politique devrait être d’en valoriser les potentialités, les conséquences qu’elle peut avoir sur l’amélioration de la vie avant de commencer à en dresser le procès. » Autre piste, « assurer aux acteurs de ce progrès une plus grande liberté », en veillant d’une part à ce que « l’allocation de ressource publique pour la recherche et l’innovation reste élevée » et d’autre part en « évitant toute régulation et loi excessives », à l’origine selon lui de départs de chercheurs.

Pour la méthode, il préconise, à l’image des investissements d’avenir, des structures légères, en réseau quand « les monstres administratifs » ne sont pas adaptés à l’innovation. « L’Etat a une responsabilité éminente dans le soutien aux technologies de demain », martèle l’ex-ministre des Télécoms. Valoriser « les atouts, les très belles sociétés mondiales françaises  et aider les autres », en évitant « les tentations d’exclure des dispositifs de soutien à la recherche et l’innovation ceux qui réussissent » lui semblent une autre nécessité. Comme la poursuite de l’effort de réforme de l’université.

« La décision la plus dramatique, la plus grave prise par le gouvernement, plus encore que la hausse de la fiscalité, est cette absurde réforme de l’université, au lieu de poursuivre notre réforme, qui était partielle, pour aller vers des universités plus libres, défendre l’excellence à tous les niveaux, la sélectivité des projets », dénonce-t-il. « Le cœur de la réussite, le long terme d’une civilisation, c’est le savoir et la liberté sur le savoir », lance François Fillon. « Les efforts sont supportables uniquement au nom d’une stratégie de développement. Il est plus facile de tirer la société avec des défis qu’avec des peurs. »


Trois focus
Biotechs et précaution. Parmi les secteurs indispensables au progrès et à pousser davantage, François Fillon cite d’emblée les biotechnologies. « La France a à la fois un passé, une expérience, une excellence, mais pour des raisons largement liées au principe de précaution, nous avons pris beaucoup de retard. Ce secteur d’excellence pour la France conditionnera vraiment le fait d’avancer ou pas dans le débat sur les OGM. Nous avons pris des positions très fermées via le Grenelle dans une sorte de « deal » de Nicolas Sarkozy avec les écologistes : le nucléaire contre les OGM. Mais qui peut dire aujourd’hui que dans cinquante ans, le nucléaire sera plus important que les OGM ? » 
Le « saut » de la robotisation. C’est une question qu’il ne place pas au même niveau que le vaste champ des biotechnologies. Mais un sujet d’inquiétude tout de même, celui de la « robotisation de la production ». « Nous sommes l’un des pays industrialisés les moins robotisés, beaucoup moins que l’Allemagne et l’Italie, insiste François Fillon. A cela deux raisons. A cause de la fiscalité, nos entreprises investissent moins. Il y a aussi la peur de la robotisation. On pense que l’on va détruire de l’emploi. Or c’est le contraire qui se produit : il y a un saut à faire dans l’industrie française », plaide l’ancien chef de gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Haut débit et transports. François Fillon met en exergue deux autres secteurs : « les réseaux à haut débit et l’Internet, ses usages et ses applications ». Des « champs gigantesques ». Et les transports : « puisque nous sommes encore leaders dans l’aéronautique et quasiment dans les trains à grande vitesse, mettons l’accent sur les véhicules du futur, cela nous permettra de partir d’un socle plus élevé que les pays émergents. Mais dans tout cela, il y a vraiment une question d’état d’esprit des classes dirigeantes », pointe-t-il en observant l’avance prise, en matière d’innovation dans l’automobile, par les Allemands et les Japonais. 

 

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Publié par François Fillon
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commentaires

Rafael 06/07/2013 10:59


Bonjour,


Je suis un français de l'étranger (je travaille et réside au
Maroc).


Je voulais vous faire part, cher François Fillon, comme je
l'ai fait par e-mail, que je vous soutiens dans ce grand projet de réhabilitation du Progrès et de l'innovation, de l'initiative et de la responsabilité. 


Merci de les mettre au centre de votre projet pour la
France.


Quand on habite, dans un pays comme le Maroc, oeuvrant avec
les difficultés qu'on imagine pour le développement, pour l'émergence industrielle, démocratique et sociale, il apparaît encore plus surréaliste de lire comme je l'ai lu il y a quelques années,
des hommes tels que José Bové, couvé par Nathalie Kosciusko-Moriset, ménagé par Jean-Louis Borloo, sans parler de son alliance avec la majorité actuelle, déclarer à la tribune de l'UNESCO vouloir
"en finir avec l'idéologie du progrès".


Faisons le pari de l'intelligence, et ayons
le courage politique de l'assumer.


Courage !

alice 03/07/2013 11:36


Le Progrès n'est il pas "L'ESSENCE " de toute existence...dans le respect total de l'ensemble du monde du Vivant ....!....ALICE

FOSCO 01/07/2013 18:48


Une idée de progrès pour les prochaines années serait de développer une  ''nouvelle industrie'' équivalente à l'industrie pétrolière,  centrée sur
l'hydrogène...  Ce qui permettrait d'alimenter les moteurs à hydrogène pour les automobiles et réduire
les importations pétrolières et créer des emplois... A condition de ne pas vouloir extraire l'hydrogène à partir du
pétrole... (Usines avec panneaux solaires, éoliennes, plus électrolyse de l'eau (24h/24h) produisant de l'hydrogène et un polluant,
l'oxygène....

Jean-Marc 01/07/2013 13:14


a propos de l actualité (Snowden et NSA) les politiques qui n ont pas eu la charge d'un gouvernement (contrairement a vous) et ceux qui sont en charge institutions europennes sont bien naifs (ou
d'excellents comediens) en matière de renseignements l informatique est une arme redoutable dommage que les politiques ne comprennent pas les strategies liées a cette arme.


contrairement aux presidences anciennes & celle actuelle vous serez sans doute l un des plus a meme de comprendre ces enjeux et developper une ambitieuse politique de protection de notre
creativité et savoir faire...


j ai recemment discuté avec le bras droit d'un ancien ministre et lui ai demandé d enlever la batterie de ses mobiles pour evoquer quelques sujets sensibles: il me fait savoir que l un des 2
 portables n 'est pas a lui aussi pas besoin de l "arreter"... euh deux portables qui se déplacent ensemble sur un territoire suppose qu'ils sont "copains"... ce collaborateur m avoua que la
culture anti espionnage de la plupart des politiques est nulle.

LECANU 28/06/2013 14:53


bonjour M FILLON


la france est frileuse a peur de tout il faut lui redonner confiance et ce n est pas sans un vrais chef à la tete de l opposition de cela va s arranger ATTENTION APRES LE 30 JUIN M COPE VA SE
PRENDRE POUR LE ROI DU MONDE mais se sera un de votre faute QUE FEREZ VOUS pour vous faire entendre respectueusement

Jean-Marc 28/06/2013 14:34


mouais ben c'est bien beu il faudrait cependant que les ministre et toute laclique de com comprennent  d'une part les technologies et ce que cela apporte sur le terrain... au lieu de faire
de la com il faudrait que les staff ministeriels soient composés de gens de terrain mais egalement de techniciens... un de me groupe d'etudiant ingenieur vient de developper une solution
technique liée a la santé qui partira vraisemblablement dans l ordre aux USA , en GB, Allemagne. tout ca parce que les necessité d'economie et securité en matière de santé ne sont pas enfermées
(la bas) dans des pensées médico-centrées... bref vous parler de progres mais bien peu de politiques (vous compris) sont sur des reseaux sociaux comme linkedin ...


la plupart des ministeres meme celui de la defense sont incapables de comprendre les enjeux... voici 2 ans par l intermediaire de mon deputé local j 'exprimais l importance de developper des
reseaux cryptés pour les familles de nos ressortissants(familles des agents), et industriels a l etranger  ... beaux courriers de ministres qui me felicitent , ils me disent qu ils s'en
chargent ... sur le terrain c'est zero vous n avez rien fait...lamentable...


le progres c'est bien mais empecher de se faire piquer des idées c'est mieux...


ne serait ce que d'un point de vue informatique des legions entieres de milliers de cyber militaires ecraseront nos systemes, nos intuitions, nos découvertes, nos infrastructures, nos idées de
progres...


plus facile pour les politiques de proteger les listes des copains qui planquent du pognon en suisse ou ailleurs...


le coup de la cyber armée me fait bien marrer... comme l 'Eprus qui a bien du mal a recruter des "bras"...


 


 

Dominique 28/06/2013 10:52


Non, Monsieur Fillon, décidément, j'ai du mal à vous suivre complètement sur ce point (cf mon commentaire 21 ds le chap sur Le devoir de faire se relever la France) Je suis d'accord avec l'idée
du progrès dans les très hautes technologies car il y a là certainement encore plein de choses à découvrir, et si nos ingénieurs ou techniciens supérieurs peuvent préserver notre rayonnement au
niveau international, il faut le faire. Mais je redoute un effet pervers de ce même progrès à l'autre bout de l'échelle, dans toutes les petites entreprises émaillant le territoire, car la
robotisation réduit à néant de nombreux savoir faire avec son corolaire de chômage de masse, de désertification des villes moyennes et de paupérisation des populations. En province, il suffit de
regarder autour de soi pour s'en rendre compte.Par contre, je suis complètement d'accord sur le fléau que constitue ce principe de précaution qui gène considérablement les personnes qui
souhaitent entreprendre. Nous sommes en train de fabriquer une génération de trouillards!!! Pour la recherche, car on constate souvent l'existance, dans les Universités, d'enseignants-chercheurs
qui portent ce nom ronflant pour faire...pas grand chose, il me semble, et aux frais de l'état. Donc cette activité de recherche, si elle existe doit être cadrée, utile et orientée vers des
objectifs précis.


cordialement


Dominique

gilles 27/06/2013 16:06


Principe de précaution !!!!


Il fallait qu'il en tienne une solide pour mettre çà dans la constitution, notre J CHirac. Principe de précaution. Pourquoi pas "demain, on rase gratis ?"


Idem pour les gaz de schiste.


Idem pour le droit au logement opposable, le Grenelle de l'environnement, que de voeux pieux d'administration contraire à tous les fondements réalistes qui ont été votés dans ce pays au
cours de la décennie.


Je vous aime bien.


Et ç'est bien pour cela que je crains que vous ayiez du mal à vous débarrasser de ces décisions qui sont comme des sparadrap de l'ancienne majorité dont vous étiez.


Difficile de faire son aggiornamento.


 

Droits des etrangers 27/06/2013 07:30


Merci d'avoir pris le temps de partager cet article, l'idée du progrès est très fascinant.

BODINIER Jean-Luc 27/06/2013 01:17


Monsieur FILLON,


Oui ! Inspirons nous des années 60 et 70 guidées sous l'impulsion de nos pères politiques: Quand le Général De Gaulle, George Pompidou et d'autres ont donné un élan, une renommée, un sens, une
vision à notre pays en libérant les énergies. 


C'est certain; S'inspirer des réussites du passé a encore et toujours un avenir et dire cela n'est pas ringard ou conservateur mais doit aider à tracer les voies du progrès et du bien être quoi
qu'en dise les portes drapeaux de la pensée unique, sectaire, des "biens pensants", au pouvoir actuellement....Seuls les résultats comptent ! 


Bonne route Mr Fillon.


Amitiés, 


Jean-Luc BODINIER (Beaune - 21)

DB 27/06/2013 00:01


Bonjour,


C'est tout le paradoxe de la France :


La capacité d'aller très vite, mais une sans cesse envie de se créer des barages.


 

Triballier 26/06/2013 21:21


Dans mon commentaire n°1, il falalit lire équipes "internationales" et non "nationales".


Merci de rectifier

primack 26/06/2013 16:29


si cette article est destiné aux fidèles de mr. Fillon,auquels j'appartiens, je n'ai rien à ajouter. S'il  était écrit pour capter l'attention des français,la masse silencieuse,
à laquelle j'appartiens aussi, alors non, il ne passe pas. je ne vois aucune ligne nouvelle  laissant espérer un nouveau départ pour le peuple de france mais  à travers ce
"développement de la science",une continuation des anciennes méthodes qui serviront à accroitre la puissance et les profits de trusts et où la pollution, l'éco-systeme,le bien-etre
social ne sont pas les priorités

Max-André PICK 26/06/2013 16:21


Bravo !


Votre discours sur le progrès, la prise de risque, et la fin du calamiteux "principe de précaution" est une vraie avancée, nécessaire, dynamique et surtout porteuse d'avenir !


J'ai utilisé les mêmes mots lors de deux interventions publiques que j'ai récemment faites, comme élu municipal à Roubaix.


Continuez !


 

Gil Kressmann 26/06/2013 14:25


Je suis heureux de cette prise de position de François Fillon sur la necessité du progres et de l'innovation pour sortir notre pays de la crise. Sa dénonciation de l'application du principe de
précaution est également opportune. Enfin je trouve courageuse sa position sur les OGM, une innovation majeure pour sauvegarder la compétittivité de notre agriculture et son rôle dans le commerce
mondial.

lionel 26/06/2013 11:44


Vos idées sont intéressantes Monsieur le Premier Ministre, mais vous ne pourrez être audible et crédible qu'à partir du moment où vous aurez fait le bilan des 10 ans de la droite et de vos 5 ans.
Pourquoi avoir fait le contraire de ce que vous écrivez maintenant ; quel vent de folie vous a soufflé de débuter votre législature par un Grenelle de l'environnement plutôt que par un Grenelle
de l'emploi ou de la fonction publique ; comment avez-vous pu laisser se développer un discours aussi autophobe alors que nous sommes le 5° producteur mondial ; savez-vous que votre gouvernement
a voté tellement de textes que le principal job de nos entreprises était d'essayer de les comprendre pour les mettre en application ; quelqu'un vous a t'il prévenu que quand vous supprimez la
taxe professionnelle pour la remplacer par la CVAE, il y a des dommages collatéraux pour un certain nombre d'entreprise que vous mettez en difficulté (augmentation de 7000 € à 49000 € dans mon
cas !) ; etc ; etc ; etc.


Croyez bien Monsieur le Premier Minsitre qu'il n'est pas question d'être désobligeant à votre égard, puisque vous êtes probablement le plus apte à gérer ce pays et que vous avez mon plein
soutien.


Respectueusement

MILHAU 26/06/2013 11:38


Bonjour monsieur,


Tout progrès passe par la sécurité. Celle-ci devient un principe essentiel, notamment à l'heure où nos propriétés privées sont mises en péril par les squatts qui fleurissent de plus en plus
nombreux.


La sécurité est essentielle à toute activité. Et son rétablissement devient un impératif politique.


Bien cordialement


JEM

dubois mireille 26/06/2013 10:43


Enfin ce principe de précaution remis en cause! cause de blocages et de peurs complètement irrationnels! d'ailleurs la vie est dangereuse puisqu'elle s'achève obligatoirement par ....la
mort!  obscurantisme quand tu nous tiens! 


De l'audace, encore de l'audace, vous avez raison d'oser aller de l'avant. beaucoup de jeunes aspirent à un avenir ouvert, pas à un univers étriqué comme celui qu'on leur offre aujourd'hui.
C'est bie n pour cela que les plus dynamiques d'entre eux n'hésitent plus à partir à l'étranger. 


Bon courage, Monsieur le Premier Ministre. Nous serons prêts pour 2017!

jean-François Chaussier 26/06/2013 10:42





J’apprécie cette analyse et cette vision du progrès et du développement. J’ajouterai que l’État est parfois responsable de contre productivité et d’entrave au progrès. Je prendrai comme exemple
l’ADEPA (Agence pour le développement de la production automatisée) dont l’objectif avait été de légitimer et de justifier son existence en faisant obstacle à la recherche appliquée et à
l’innovation. Son conformisme à l’environnement mondial sur des solutions banalisées à appliquer dans le secteur des industries mécaniques sur notre territoire a contraint la prise de risque sur
l’innovation productive pour ne pas en dire plus.

Pierre Brunet 26/06/2013 10:23


Une fois de plus, François Fillon touche du doigt ce qui explique le déclin français. Dans ce pays, on a peur de tout: le principe de précaution étouffe toute initiative et nous condamne à
l'inertie quand les autres pays continuent d'avancer. Si on y ajoute le malthusianisme des écolos, il ne faut pas s'étonner que notre pays décroche, alors que depuis la nuit des temps, le progres
a été bénéfique à l'humanité et qu'il a permis aux pays en pointe d'influencer la marche du monde.

Blandin de Chalain 26/06/2013 10:11


Je suis complètement en accord avec l'idée du progrés pour tirer la France vers le haut. Je rajouterai qu'il faut aussi et en même temps viser la qualité dans toute la production. Seul la qualité
peut nous faire une place sur les marchés qui sont les notres. Ne nous trompons pas de cible notre marché est essentiellement la zone Euro, si on veut être présent ailleur il faut de la qualité.
Le progrés, l'innovation sous-entend que l'on a intégré le droit a l'erreur ce qui n'est pas encore gagné.

gisele brillaud 26/06/2013 10:00


Le progrès et la liberté dont vous parlez et qui sont complétment liés, eça revient à avoir foi dans l'homme et c'est bien tout l'inverse de la "pensée" de gauche, qui préfère enfermer les gens
dans un système dont ils seront captifs et qu'ils n'auront d'autres issues et envies que de renouveler en votant pour les mêmes !


Il faut en sortir ! Merci pour cette lueur d'espoir!

Triballier 26/06/2013 09:30


Tout à fait d'accord avec cette analyse. Je me permettrais cependant de signaler une difficulté liée aux structures françaises de recherche. La recherche est fréquemment  réalisée dans
des équipes nationales. Or, les apports français dans ces équipes sont largement mal décrits et sous estimés du fait notamment du mille-feuille des structures avec ou sans personnalité morale et
des sources de financements et l'absence de consolidation des comptes. Il s'ensuit que lorsque vient (ou viendra) le temps des redevances sur brevets , les retours sur les investissements
français ne sont (seront) pas nécessairement au niveau que la France serait en droit de recevoir. Les choses évoluent favorablement mais trop lentement car de trop nombreux chercheurs français
considèrent la gestion comme une contrainte inutile et n'observent pas cette qualité chez les Anglais, les Allemands, les Américains ou les Canadiens 

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