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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 18:50

 


 

François Fillon rappelle que le second tour, c’est celui du choix. Il faut mettre de côté ses préférences, il faut passer par-dessus ses acrimonies, ses hésitations. Il faut choisir en citoyen celui des candidats qui est le mieux à même de tenir la fonction de Chef de l’Etat, lors d'une réunion publique à Châteauroux le 26 avril 2012.

Mes chers amis,

Vous êtes nombreux ici ce soir, et je veux vous remercier, parce que nous avons besoin de votre soutien!

Vous êtes le cœur de France, je l’ai entendu plusieurs fois ce soir. Vous êtes la France qui a du cœur. Nous avons besoin de votre mobilisation totale.

Je suis venu à Châteauroux en compagnie de Jean-François Lamour : il a été, vous le savez, un immense champion olympique, pour les plus jeunes d’entre vous pas de rugby mais de sabre. Il a été un grand ministre de la jeunesse et des sports, mais c’est surtout un homme dont j’estime l’expérience, la générosité et la solidité des convictions. Je suis heureux de l’avoir avec moi ce soir ici à Châteauroux.

Je veux saluer tous les élus ici présents, et je veux m’adresser à chacun d’entre eux à travers Jean-François Mayet et à travers Nicolas Forissier. Nous sommes à la fin d’un quinquennat et j’ai eu l’honneur d’être le chef du gouvernement pendant la totalité de ce quinquennat. Je veux dire que j’ai pu à chaque instant compter sur le soutien d’une majorité parlementaire qui ne m’a jamais manqué et ceci dans les moments les plus difficiles. Lorsqu’au milieu de la crise nous avons demandé à la majorité parlementaire de prendre des décisions en urgence, des décisions qui étaient parfois des décisions qui pouvaient être difficiles à expliquer aux uns et aux autres sur le territoire, qui pouvaient heurter les intérêts immédiats de telle ou telle catégorie de français, mais qui étaient nécessaires pour assurer la survie de l’économie française dans son ensemble, jamais la majorité parlementaire ne m’a manqué. Dans l’histoire de la Vème République il n’y a pas beaucoup de Premier ministre qui peuvent dire que pendant cinq ans ils n’ont jamais eu de difficultés avec leur majorité parlementaire. Merci. Merci de votre soutien.

Bien sûr, je veux dire à Nicolas, le plaisir que j’ai d’être avec lui ici. Il sait l’amitié qui nous lie, mais il sait surtout le respect que j’ai pour l’homme de conviction et l’homme qui met toute son énergie au service des missions qu’on lui confie.

On a besoin d’hommes et de femmes qui soient sérieux dans une France qui est aujourd’hui confrontée comme tous les vieux pays européens à une crise grave. On a besoin d’hommes et de femmes qui ont le goût de l’intérêt général. On a besoin d’hommes et de femmes qui ont le sens de l’Etat. On a besoin d’hommes et de femmes qui ne sont pas là pour amuser la galerie, mais qui sont là pour assurer leur travail sérieusement. J’ai toujours dit, tout au long de ma vie politique, que les élus n’étaient pas des vedettes, que les élus n’étaient pas là pour aller briller sur les plateaux de télévision, que les élus n’étaient pas là pour aller dans les émissions où on invite les chanteurs et les chansonniers, que les élus étaient là pour faire leur travail, leur travail au service du peuple, au service du pays.

Voilà, je voudrais adresser à Louis Pinton, François Jolivet et Noël Blin toute ma reconnaissance pour leur travail.

Je veux aussi exprimer mon affection et mes encouragements à tous nos militants et à tous nos sympathisants. Sans vous cette campagne présidentielle est impossible, nous sommes partis dans les pires conditions avec un président de la République qui a été pilonnée pendant cinq ans par la gauche et par les médias et dont tout le monde nous assurait qu’il ne serait même pas au second tour de l’élection présidentielle. Si nous avons réussi à tenir, c’est grâce à vous, c’est grâce à votre mobilisation et je voudrais en particulier les jeunes de l’UMP menés par François Pinault et par Jean-François Guillard en vous demandant de continuer à vous engager et à vous mobiliser.

 

 

Nous vivons des jours qui sont très intenses et qui sont en même temps très indécis.

Il y a quatre mois, et je le disais il y a quelques instants, certains annonçaient que Nicolas Sarkozy pourrait ne pas être au second tour.

Il y est, et non seulement il y est mais il est au coude à coude avec le grand favori des sondages celui qui devait écraser l’ensemble du premier tour de cette élection présidentielle. Il est à 1,3 points. alors qu’il était celui qui était décrit comme ne pouvant pas accéder au deuxième tour de cette élection.

Il y a deux semaines, on nous disait que la campagne était nulle, qu’elle n’intéressait personne, et donc qu’il y aurait une abstention record.Le taux de participation a été extrêmement élevé. Ceci pour dire que les scénarios écrits d’avance ne résistent jamais à la liberté du peuple français.

 

Donc, ne croyez pas tous ceux qui se livrent à de savantes arithmétiques électorales parce que la démocratie ce n’est pas l’arithmétique électorale.

Les citoyens ne sont pas des chiffres, les citoyens ne sont pas des pions qu’on déplace sur un damier.

Les millions de Français qui n’ont voté ni pour le candidat socialiste, ni pour le Président de la République, ne sont les otages d’aucun parti.

Les électeurs du centre, les électeurs de l’extrême-droite, les abstentionnistes, il faut les respecter, il faut les écouter. Et surtout, il faut les convaincre que notre camp est plus décidé, plus crédible et plus solide que la gauche pour répondre à leurs attentes.

 

Je sais bien que pour ces électeurs il n’est pas facile de passer du premier au second tour.

Le premier tour, c’est celui de la diversité française. C’est celui où l’on peut exprimer sa sensibilité, où l’on peut exprimer ses angoisses, où l’on peut exprimer ses colères.

Mais le second tour, c’est celui du choix. Et là, il faut mettre de côté ses préférences, il faut passer par-dessus ses acrimonies, ses hésitations. Il faut choisir en citoyen celui des candidats qui est le mieux à même de tenir la fonction de Chef de l’Etat.

 

Et j’utilise à souhait ce terme de Chef de l’Etat, parce que je veux dire que présider la France ça n’est pas présider un banquet de la IIIème République.

On peut aimer ou on peut ne pas apprécier Nicolas Sarkozy, mais personne dans le pays ne doute un instant de son courage, de sa capacité à décider, personne ne doute qu’il ait la carrure d’un Chef d’Etat alors que s’agissant de François Hollande, même dans son camp, ce doute s’exprime.

Qui est le plus crédible ?

Est-ce que c’est celui qui a dirigé le parti socialiste pendant dix ans sous les critiques de ses propres amis qui n’ont pas de mots assez durs pour décrire le personnage, son caractère, la manière dont il a conduit le parti socialiste ou est-ce que c’est celui qui a affronté la pire crise depuis les années 30 et qui a modernisé notre pays malgré les blocages que la gauche avait mis sur son chemin ?

 

Mes chers amis,

Depuis des mois, tout est fait pour vous expliquer que l’élection est déjà faite. Mais c’est mal connaître le peuple français. C’est bien mal connaître son indépendance d’esprit.

 

Cette indépendance d’esprit a le pouvoir de briser le mur du conformisme.

Conformiste, le socialisme flasque et poussiéreux qu’on nous présente sous les attraits du renouveau.

Conformiste, François Hollande et son programme qui aurait pu être écrit, exactement dans les mêmes termes, il y a vingt ans.

Conformistes et rétrogrades, les alliés de François Hollande qui jouent à la révolution avec leurs drapeaux rouges, mais qui négocient en même temps leurs places dans les futurs gouvernements en toute discrétion.

Conformistes mais inquiétantes, ces promesses de lendemains faciles alors que la crise des dettes n’est pas finie et alors que la puissance de la mondialisation fissure les portes du continent européen.

 

Oui, j’invite à la table de la République, l’indépendance d’esprit, l’indépendance d’esprit pour déchirer le voile des caricatures qui nous étouffe depuis trop longtemps.

Je n’accepte pas les leçons d’économie de la part de ceux qui n’ont fait que disserter pendant que nous nous étions à la tâche pour protéger la France et pour protéger l’Europe de la pire crise qu’ait connu l’économie mondiale depuis un siècle.

Dans la plupart des pays européens les majorités, les oppositions se sont entendues sur des consensus, sur des mesures pour sauver l’épargne des habitants, des citoyens pour permettre à l’économie de redémarrer.

Dans la plupart des pays, il y a eu des accords entre la droite et la gauche pour mener une politique de combat contre la crise. Jamais dans le nôtre, jamais le parti socialiste n’a voté une seule des mesures que nous avons prises pour protéger les français. Quand nous avons décidé de garantir les dépôts des banques pour empêcher que vos économies ne soient emportées par des faillites en chaine du système bancaire. Qu’est-ce que ça coutaient aux socialistes de nous soutenir ? Qu’est-ce que ça coutaient aux socialistes de dire on n’est pas d’accord avec vous, on n’est pas d’accord avec la politique que vous conduisez, mais là c’est l’intérêt général qui est en jeu, il y a des gouvernements socialistes en Europe qui font la même chose que vous, on va soutenir, on va vous approuver. Non ! Ils nous ont combattus, ils nous ont combattus à chaque instant, ils n’ont jamais accepté la moindre des décisions que nous avons prise. C’est le signe d’un sectarisme qui ne prépare pas à diriger la France dans les conditions difficiles que nous connaissons.

 

Je n’accepte pas que le mot «changement» soit à ce point galvaudé par un parti qui n’a jamais osé réformer, mais qui a toujours eu l’indécence de manifester contre ceux qui réformaient.

 

J’en appelle à l’indépendance d’esprit, face au bombardement intensif dont Nicolas Sarkozy a été la cible pendant durant tout le quinquennat. Je dis que cette vulgaire chasse au président était conformiste elle aussi et indigne.

Conformiste et manichéen, ce politiquement correct qui consiste à s’indigner de tout lorsqu’il s’agit de Nicolas Sarkozy et de rien lorsqu’il s’agit de ses concurrents.

Quand Libération ose titrer, comme c’était le cas lundi, sur François Hollande qui avait décidé de s’adresser aux électeurs du front national, ça c’était bien, c’était formidable. François Hollande est un démocrate, il entend le vote des électeurs du front national. Quand c’est Nicolas Sarkozy, c’est une vulgaire chasse aux voix et cela donne la Une honteuse de Libération ou la Une honteuse de l’Humanité qui osent comparer le président de la République avec des pages sombres de l’Histoire de notre pays, c’est insupportable, c’est un sectarisme qui en dit long sur ce que sont les hommes et les femmes qui veulent gouverner notre pays.

 

Conformiste et injuste, de traiter certains électeurs en pestiférés, alors que la République doit convaincre et doit rassembler tout le monde.

Conformiste et délétère, ce malsain plaisir qui consiste à peindre en permanence notre pays tout en noir alors qu’il montre en tant d’occasions son courage, sa vaillance et son intelligence.

Non M. Hollande, la France n’est pas à genoux !

 

Je sais bien qu’il y a des doutes et je mesure les difficultés que traversent notre peuple, mais je veux dire depuis des siècles la lutte entre la résignation et le courage fait partie de notre lot.

Dans l’âme française, il y a toujours eu deux instincts qui se font face: celui du pessimisme sur lequel la gauche mise sans complexe dans l’espoir d’attirer les suffrages de l’amertume, et puis celui de l’engagement qui est une façon d’aborder la vie avec panache et d’aimer la France avec fierté.

 

Oui, j’invite les Français à cette indépendance d’esprit qui se confond avec le goût de la vérité et avec le goût de l’action.

Il n’y a pas d’élan national qui puisse être fondé sur des songes et des mensonges.

Or c’est un songe que l’espoir formulé par le candidat socialiste que la mondialisation s’arrêtera devant les moulins à vent du socialisme !

 

C’est un mensonge, l’espoir que la crise s’éteindra sans efforts, sans travail, sans efforts de gestion, d’économie, de production!

C’est un songe que l’espoir de renégocier les traités européens qui ont été négociés durement pendant des jours et des semaines avec 27 pays européens qu’il a fallu mettre d’accord et ces compromis arrachés souvent par Nicolas Sarkozy qui ont permis de protéger la monnaie européenne et de stopper les spéculations qui en menaçaient l’existence!

Mensonge, l’espoir de travailler moins, de réformer moins, de dépenser plus, et en fin de course d’aller tous à 60 ans à la retraite.

Moi, je vous l’affirme, la France ne sera pas plus forte et elle ne sera pas plus juste en laissant ses déficits dériver, en augmentant le nombre de ses fonctionnaires, en offrant des emplois sans avenir à sa jeunesse, en surtaxant tous ceux qui ont le culot de réussir.

Ca, c’est la France qui s’éteint, c’est la France qui s’affaisse sur son héritage, le temps de le dilapider, avant de sombrer dans l’oubli et dans le déclin.

 

La question qui nous est posée elle est brutale mais elle est limpide : dans dix ans, la France et l’Europe seront-elles encore en mesure de peser sur le cours du monde, ou bien est-ce qu’elles sortiront-elles de l’Histoire comme tant d’autres pays et tant d’autres civilisations avant elles?

Est-ce qu’elles seront en capacité de protéger leurs citoyens, maintenir leur modèle de vie, ou est-ce qu’elles seront, comme la Grèce, condamnées aux pires sacrifices ?

Et bien face à ces questions, notre sort est entre nos mains, il est entre les mains de chaque français, il est entre les mains des français le 6 mai prochain.

 

Face à la crise, face à la concurrence mondiale, tout l’enjeu de cette élection, c’est de donner à notre pays le pouvoir d’assurer sa souveraineté nationale.

 

La souveraineté nationale, mes chers amis, c’est d’abord la souveraineté financière.

 

La lutte contre les déficits : c’est pas un sujet technique, c’est pas un sujet de droite ou de gauche, c’est un sujet vital et c’est un sujet moral.

C’est un sujet vital parce que les déficits brisent toute chance d’aller chercher la croissance et toute chance donc de créer de l’emploi et de protéger notre solidarité sociale.

Mais c’est aussi un sujet moral parce que ce n’est pas à nos enfants de payer la facture de notre imprévoyance.

 

La vérité, c’est que nous sommes aujourd’hui dans la situation d’une famille qui a vu ses ressources diminuer et nos ressources ont diminué du fait de la mondialisation, du fait de la compétition internationale, du fait qu’alors que nous étions dominants sur l’économie mondiale, nous ne le sommes plus, parce qu’il y a d’immenses pays qui se sont modernisés qui se sont mis au travail, qui ont soif de réussir et qui viennent nous concurrencer donc nous sommes moins riches qu’autrefois. Mais seulement, comme dans une famille dont le salaire aurait un peu baissé et qui n’accepte pas de changer son organisation et son train de vie, nous avons vécu à crédit. Nous avons vécu à crédit pendant trente ans et aujourd’hui nous sommes au bout de cette période, nous sommes à un moment où le remboursement de notre dette, la réduction des déficits est une question vitale pour notre pays. Et je veux le redire une nouvelle fois, ce n’est pas une question de gauche, ce n’est pas une question de droite.

 

Monsieur Hollande peut faire des moulinets avec ses petits muscles, il ne fera peur à personne parce qu’il ne fera pas peur aux banquiers dont il a besoin pour financer, s’il était par malheur élu président de la République, les dépenses courantes de notre pays. Vous avez vu, il nous a dit je vais dominer la finance, je vais dominer les marchés. Je suis sûr il y en a certains dans la salle qui ont déjà dû avoir des ennuis avec leur banquier. Si vous êtes allé le voir en lui disant « je vais vous dominer », il y a assez peu de chance pour que ça se termine bien. Eh bien, c’est exactement ce que nous promet Monsieur Hollande avec ses formules.

 

Avec le Président de la République, nous nous sommes engagés solennellement devant vous mais aussi devant les autres pays européens à revenir à l’équilibre des finances publiques en 2016. Ce n’est pas rien. Nous n’avons jamais connu l’équilibre de nos finances publiques depuis 1974 donc y revenir en 2016, c’est un changement radical de culture.

Nous avons montré entre 2010 et 2011 que nous étions capables de le faire puisqu’entre 2010 et 2011 nous avons réduit le déficit de notre pays de 25%. Nous sommes passés d’un déficit de 7,1% à un déficit de 5,2%.

Nous l’avons fait grâce aux réformes structurelles qui ont été initiées dès le début du quinquennat, ces réformes qui parfois d’ailleurs vous ont fait, allez, crier un peu parce que certaines étaient difficiles à accepter, quand il a fallu supprimer ici ou là tel organisme public, quand il a fallu fusionner ici ou là tel service ou telle direction, quand il a fallu annoncer que l’on ne remplacerait pas un fonctionnaire sur deux d’Etat partant à la retraite ou quand on a dû dire aux collectivités locales, plus récemment, que l'o’ allait geler les concours de l’Etat à leur fonctionnement.

Bien sûr, ce n’est pas facile de dire cela, bien sûr que ce n’est pas populaire, bien sûr que l’on aurait préféré ne pas être amené à le faire mais c’est la seule façon pour réduire les déficits et si nous y sommes parvenus, c’est grâce à ces réformes structurelles, c’est grâce à la réforme des retraites, c’est grâce aussi aux deux plans de rigueur que j’avais annoncés au mois d’août et au mois d’octobre, qui ont fait l’objet de tant de critiques : bricolage disaient les uns, ça va nous amener la récession disaient les autres. Ça n’était ni du bricolage, ni récessif, ça nous a permis de tenir nos engagements et de stopper la spéculation contre la monnaie européenne.

 

Alors Monsieur Hollande nous dit, « il n’y a aucune urgence, la France peut reporter son objectif de retour à l’équilibre à plus tard, 2017 » dit-il. 2017 pourquoi 2017, c’est bizarre, c’est après la fin du quinquennat qui va commencer dans quelques semaines. Mais surtout un an de plus c’est 35 milliards de dettes supplémentaires et un an de plus c’est surtout le message envoyé aux marchés qu’un grand pays européen, la deuxième économie de la zone euro ne respecte pas ses engagements. Et si ceux qui nous ont prêté de l’argent aux Etats-Unis, en Asie, tous ces marchés financiers qu’ont vous décrits comme une espèce d’organisation qui aurait monté un complot contre les pays européens et qui ne serait rien d’autres que des banquiers qui prêtent de l’argent et qui veulent qu’ont les rembourse, eh bien ceux là, qui sont loin de chez nous, qui ne vivent pas au milieu de nous, s’ils ont le sentiment que la deuxième économie de la zone euro ne tient pas ses engagements alors ils n’auront pas confiance, alors les taux d’intérêts recommenceront à grimper, alors la monnaie européenne sera de nouveau fragilisée.

 

La souveraineté nationale, c’est ensuite la compétitivité nationale c’est-à-dire la capacité de l’économie française à occuper toute sa place dans l’économie mondiale.

Ah la compétitivité, c’est un mot que la gauche ne connait pas. Il ne fait pas partie du dictionnaire socialiste et on le comprend bien: quand on a inventé les 35 heures, c’est assez difficile de parler de compétitivité et de dire la vérité aux Français.

Or la vérité, elle est claire : sans compétitivité, il n’y pas de croissance, il n’y a pas de pouvoir d’achat, il n’y a pas d’emplois…

 

Alors dans cette campagne tout le monde célèbre le slogan «produire en France»…

Mais produire en France, il ne suffit pas de le dire pour que cela fonctionne. Il ne suffit pas de faire des discours. Ce qu’il faut faire, c’est prendre des mesures courageuses pour faire en sorte que les produits fabriqués en France ne soient pas plus chers sur les marchés mondiaux que les produits fabriqués en Allemagne, en Belgique ou en Italie. Et donc, c’est ce que, avec le président de la République et la majorité, nous avons engagé. Nous avons un coût du travail qui est grosso modo de 10% supérieur à la moyenne de l’Union européenne, pas à cause des salaires, mais à cause des charges qui pèsent sur les salaires.

Comment est-ce que vous voulez que les entreprises françaises puissent se battre à armes égales avec leurs concurrents dans de conditions pareilles?

C’est la raison pour laquelle nous avons eu le courage, même si ça n’était pas populaire de baisser les cotisations qui pèsent sur le travail en augmentant la TVA pour faire en sorte que désormais la protection sociale des français soit financée par l’ensemble des français et par les importations et pas seulement par le travailleur sur sa productivité.

 

Je veux d’ailleurs dire à ce sujet, à tous ceux qui ont entendu François Hollande promettre une augmentation du SMIC, ils se disent en mettant mon bulletin Hollande dans l’urne je pourrais peut-être avoir une petite augmentation à la fin du mois, eh bien ceux là ils vont être très déçus, parce que je ne sais pas s’il y aura une augmentation du SMIC, mais ce que je sais c’est qu’il y aura une augmentation salariale pour payer la retraite à 60 ans, il y aura une augmentation salariale pour payer la dépendance, il y aura la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires pour neuf millions de français et il y aura la fin de beaucoup d’avantages sur l’épargne salariale, la participation. Donc au bout du compte si François Hollande était élu, c’est l’assurance d’avoir un pouvoir d’achat en diminution pour les salariés dans notre pays.

La compétitivité, c’est ensuite la formation des salariés, la formation des travailleurs français, la formation des ingénieurs. Nous avons fait une réforme historique s’agissant de l’université, qui a été combattue d’ailleurs par la gauche, mais qui ne la remet plus en cause. Mais il reste encore beaucoup d’effort à faire pour l’amélioration de notre système éducatif et le président de la République a pris un engagement stratégique en disant qu’il voulait que désormais tous les demandeurs d’emploi se voient obligatoirement proposé une formation professionnelle et qu’à l’issue de cette formation professionnelle ils soient obligé d’accepter l’emploi qui leur est proposé quand il correspond à cette formation professionnelle.

Enfin, c’est Nicolas Sarkozy qui a proposé que l’on mette en œuvre dans les entreprises ce que l’on appelle des accords de compétitivité. C’est-à-dire des accords négociés par la majorité des salariés avec la direction de l’entreprise pour organiser les modalités du travail, pour organiser la productivité en fonction de la conjoncture parce que, mes amis vous savez bien qu’il vaut mieux une bonne négociation sociale dans l’entreprise, pour être plus compétitif et pour sauver des emplois lorsqu’on est en situation de crise, plutôt qu’un conflit qui se termine par un échec collectif et la disparition des emplois, de l’entreprise et de l’ outil de travail.

 

Alors, face à cela, on nous propose de l’autre côté une taxe à 75% sur les salaires les plus élevés et des drapeaux rouges que l’on agite dans les manifestations. Ce n’est pas avec une taxe à 75% et des drapeaux rouges qu’on luttera contre les délocalisations et qu’on luttera pour la production en France des produits français et la création d’emplois.

 

Mes chers amis,

La souveraineté nationale, elle repose ensuite sur une Europe puissante.

Je sais les doutes et les irritations que soulève parfois le fonctionnement de l’Union européenne. Et, comme disait tout à l’heure Nicolas qu’il avait des défauts et moi aussi, l’Union européenne a également des défauts.

Mais il faut être réaliste : dans un monde de 7 milliards d’être humains, dans un monde où sont en train d’émerger des puissances immenses avec des milliards d’habitants qui travaillent, qui veulent réussir, qui veulent que leurs enfants vivent mieux qu’eux même, qui font au fond le parcours qu’ont fait nos anciens pour construire l’économie française, pour construire l’économie européenne. Dans ce monde de 7 milliards d’habitants, les 65 millions de Français ont besoin de s’appuyer sur les 400 millions d’européens pour résister à la compétition internationale.

Je suis viscéralement attaché à notre indépendance nationale, mais j’affirme aujourd’hui que l’Europe politique c’est un enjeu de survie nationale, donc un enjeu patriotique.

Si on est patriote aujourd’hui, si on veut défendre le mode de vie français, si on veut défendre les particularités qui sont les nôtres, eh bien, il faut construire une Europe politique puissante qui nous protège dans le combat de la mondialisation.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire une Europe avec un gouvernement économique qui décide de la politique économique européenne, un gouvernement qui doit ne concerner que le noyau dur de la construction européenne c’est à dire les pays qui ont la même monnaie : la France, l’Allemagne, l’Italie, les pays de la zone euro.

Une Europe politique, c’est une Europe qui se donne les moyens de diriger ensemble les politiques migratoires et c’est donc une Europe qui se donne les moyens de surveiller ses frontières et de décider d’un commun accord qui peut entrer sur le territoire européen et qui n’a pas le droit d’y rentrer.

L’Europe politique, c’est l’Europe qui mise sur ses filières d’excellence dont l’agriculture qui est un des points d’excellence de l’économie européenne et qui doit être protégée.

L’Europe politique, c’est l’Europe qui n’est pas naïve face à la concurrence mondiale, c’est-à-dire l’Europe qui dit aux autres grandes puissances économique : on veut bien accepter vos produits chez nous à condition que vous acceptiez les nôtres chez vous. Or nous savons que ce n’est pas le cas aujourd’hui avec beaucoup de pays en Asie ou aux Etats-Unis.

Cette Europe politique, il ne fait aucun doute que Nicolas Sarkozy est mieux placé pour la bâtir. Cette Europe politique, elle peut rassembler ceux qui aiment la France et puis ceux qui croient en l’Europe.

Or l’Europe de François Hollande, elle n’est que désordre et improvisation.

Si demain, comme le propose le Parti socialiste, les engagements de la France étaient remis en cause, si demain notre pays relâchait ses efforts budgétaires, alors il faut être lucide : la force d’entraînement du tandem franco-allemand qui est au cœur de la construction européenne se désagrégerait et l’Europe se bloquerait.

 

M. Hollande nous dit qu’il ira voir Angela Merkel pour la sommer de revoir les traités… Peut-être surestime-t-il un peu ses forces et surtout son pouvoir de séduction.

L’Allemagne, qui est solidement gérée, l’Allemagne respecte la France à condition que la France soit sérieuse, pas lorsque la France est désinvolte et dédaigneuse.

 

Enfin, Mes chers amis, la souveraineté nationale, elle se confond avec la République.

 

La République, elle s’est construite tout au long de notre Histoire autour de l’Etat et autour des services publics. Et je veux dire que le premier service que l’on doit rendre à la République, aux valeurs républicaines que tout le monde a en permanence à la bouche c’est de ne jamais dénigrer l’Etat et les institutions de la République. Quand on siffle la marseillaise, quand on se moque en permanence des institutions de la République, quand on les abaisse, eh bien, on n’est pas en résonnance avec les valeurs de la République.

Mais l’Etat doit être au service de la France, pas au service d’intérêts particuliers, pas au service de corporatismes !

Si par exemple nous avons avec Nicolas Sarkozy et la majorité parlementaire instauré le service minimum à l’Ecole et dans les transports en as de grève, c’est parce que l’Etat est au service des citoyens y compris en temps de grève.

La République, ça n’est pas non plus un Etat sur-administré, un Etat avec toujours plus de fonctionnaires comme le souhaite François Hollande. C’est un Etat mobilisé, c’est un Etat modernisé et c’est un Etat qui ne dépense pas plus qu’il ne gagne.

 

La République se forge ensuite dans la famille et je voudrais dire à ce sujet que notre pays ne s’en sortira pas si on attend tous des autres, si on attend tout de l’Etat, si on attend tous des collectivités, si on attend tous des institutions publiques. C’est d’abord de nous que doit venir le redressement de notre pays et de ce point de vue-là la famille a un rôle fondamental à jouer et la première chose qu’on doit dire aux familles c’est qu’elles sont responsables de l’éducation de leurs enfants.

 

Quand nous avons décidé avec Nicolas Sarkozy et avec la majorité de suspendre les allocations familiales aux familles qui refusaient ou qui n’envoyaient pas leurs enfants à l’école, on nous a traités de tous les noms, ça a été un débat terrible, il y a eu toutes les bonnes consciences qui se sont levées pour expliquer que c’était une mesure autoritaire et que c’était une mesure qui était au fond le contraire de la générosité, eh bien, au bout du compte cette mesure a été efficace car beaucoup d’enfants qui avaient perdu le chemin de l’école ont retrouvé le chemin de l’école lorsque l’on a menacé les familles de suspendre les allocations familiales.

La République se façonne à l’Ecole qui doit rappeler aux jeunes que le respect des autres, cette notion fondamentale, le respect des autres s’ancre d’abord dans le respect de la nation française qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, nous devons en permanence rappeler que chacun a autant de droits que de devoirs. C’est un discours que l’on n’a pas suffisamment entendu à l’école ces dernières années.

 

La République exige de faire de la sécurité une priorité, parce que lorsque la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors c’est la liberté et c’est la confiance en l’autre qui sont ruinées.

Nous avons fait baisser de 17% la délinquance, quand elle avait augmenté de 16% lorsque la gauche était aux responsabilités. Bien sûr que ce n’est pas suffisant. C’est un combat qui n’est jamais fini. C’est un combat quotidien. C’est un combat qui dépend des policiers, qui dépend des juges, mais aussi un combat qui dépend de nous, de chaque citoyen parce que c’est un combat moral, c’est un combat civique, c’est un combat contre la culture de la violence. Nous avons le devoir de tous nous dresser pour restaurer la valeur du respect.

Eh bien, mes amis, qui peut croire que c’est la gauche qui serait en mesure de livrer ce combat avec la même détermination que nous ? Eux qui ont déjà annoncé que l’une de leurs toutes premières mesures qu’ils prendraient s’ils avaient la majorité à l’Assemblée nationale, c’est l’abrogation des peines planchers qui permettent de punir plus sévèrement les récidivistes qui sont largement à l’origine de la violence dans notre pays.

 

La République, mes amis, elle est sociale, parce que sans solidarité il ne peut pas avoir de cohésion nationale… Mais la solidarité a un prix !

Et ceux qui abusent du système, ceux qui estiment que c’est toujours aux autres de faire des efforts, ceux-là vont à l’encontre de la République. Parce que la République elle ne tient debout que si nous lui donnons autant que ce qu’elle nous donne.

Chacun doit comprendre que les droits sociaux ne sont pas extensibles à l’infini et chacun doit comprendre que la réforme protège mieux la solidarité que le conservatisme.

 

Qui a mieux défendu les retraites des français?

Est-ce que c’est nous, qui avons pris au risque de l’impopularité le risque de la réforme ? Ou est-ce que c’est ceux qui, depuis trente ans, refusent systématiquement de voir la vérité en face et qui rapport après rapport renoncent à prendre les décisions courageuses qui s’imposent ?

 

 

Qui combat mieux l’assistanat et la désespérance sociale ?

Est-ce que c’est ceux qui, comme nous, disent que chaque chômeur doit être formé et doit être orienté vers un emploi, ou ceux qui se résignent à distribuer toujours plus d’allocations sans jamais exiger de contreparties ?

 

Enfin, la République exige de rappeler que nous sommes une nation de citoyens. Qu’est-ce que ça veut dire une nation de citoyens ? Ça veut dire que nous ne sommes pas une nation où chaque communauté pourrait faire passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République.

Nous sommes une nation d’intégration, nous ne sommes pas une nation mosaïque. Oui, c’est vrai que depuis des générations et des générations nous avons intégré des étrangers qui ont apporté leur force de travail, qui parfois même ont donné leur sang pour la France. Mais ces étrangers nous les avons intégrés, c’est-à-dire nous leur avons demandé de devenir des français, nous leur avons demandé d’adhérer aux valeurs commune la nation française.

Voilà pourquoi je suis hostile au vote des étrangers aux élections locales proposé par les socialistes, parce que la citoyenneté ne peut pas se découper et parce que ce vote des étrangers aux élections locales conduit immanquablement au renforcement du communautarisme !

C’est pour la même raison que nous avons interdit le voile à l’Ecole et le port de la burqa parce qu’en France, femmes et hommes vivent ensemble !

 

Alors, mes amis, si vous êtes là, ensemble, si vous êtes là rassemblés par-delà vos différences, c’est parce que la France n’est pas une abstraction pour vous.

La France parle en chacun d’entre vous !

 

Elle vous murmure tous ces combats anciens qui ont fait de notre patrie, la patrie de la liberté, la patrie de l’égalité, la patrie de la fraternité.

Elle vous rappelle au souvenir de tous nos aïeux qui ont travaillé dur pour conquérir le progrès et la justice.

12 heures par jour, ils travaillaient dans les champs, à l’usine, dans leurs commerces, dans leurs bureaux…

La France n’est pas devenue l’une des premières puissances du monde par hasard. Il a fallu des siècles d’acharnement au travail ; il a fallu le génie de nos entrepreneurs, de nos inventeurs.

Et toute cette richesse qui a été produite par ces hommes et ces femmes, nous avons pu la partager et nous avons pu l’orienter vers la constitution d’un pacte social qui nous protège et nous solidarise.

 

Oui, mes amis, cette France là, cette France éternelle, elle parle en vous.

Elle vous rappelle aussi au souvenir de tous ceux qui ont donné leur vie pour notre indépendance, elle vous rappelle aussi au souvenir de tous ceux qui nous donner la fierté de pouvoir dire aujourd’hui «je suis français». Et je le suis parce qu’avant moi, des jeunes de vingt ans ont eu le courage de sortir des tranchées malgré la mitraille, ont eu l’audace de s’engager dans l’armée des ombres malgré le peloton d’exécution.

Nous sommes les héritiers de toutes ces générations de travailleurs et toutes ces générations de héros qui ont bâti notre pays.

 

Cette longue Histoire de France, elle n’appartient pas ni à la droite ni à la gauche, elle appartient à tous ceux qui veulent bien se souvenir que notre pays est la somme de toutes ces énergies, de toutes ces vaillances qui se sont déployées pour aller chercher le progrès et pour aller chercher la liberté.

 

Rien ne nous fut donné par hasard !

Et donc aujourd’hui rien n’est acquis !

Rien ne nous autorise à penser que notre génération n’a pas, elle aussi, sa part d’effort à accomplir pour venir prolonger cette magnifique Histoire de France.

La France, au fond, c’est notre seconde famille, et une famille, mes amis, ça se défend avec générosité et ça se défend avec courage.

 

Au cœur de cette grande famille française, il y a la démocratie qui fait, de chacun d’entre nous est un citoyen.

Eh bien en démocratie, il y a un moment où il faut choisir entre deux programmes, où il faut choisir entre deux visions de la France, où il faut choisir entre deux deux personnalités. Nous sommes à ce moment là.

Deux programmes !

L’un nous invite à regarder la vérité en face. L’autre nous conduit à esquiver les difficultés.

Deux visions de la France !

L’une nous parle de grandeur, je veux parler de cette volonté gaullienne de viser plus haut que nous-mêmes. L’autre nous parle de socialisme.

Deux personnalités !

L’une est friable comme l’argile; l’autre est solide comme le roc.

Il s’appelle Nicolas Sarkozy. Et c’est pour lui et c’est avec lui, et c’est pour la France, que nous nous engageons maintenant et intensément.

 

Vive la République, Vive la France.

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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Quoineaud 06/05/2012 20:39


Je suis très très déçue. Voyons si François Hollande tiendra ces belles promesses !!!


 


Danielle Quoineaud       72540 LOUE

moreau 03/05/2012 00:29


Bonjour Monsieur Fillon


Bravo pour ce discours et mon soutien pour l'UMP et je voterai pour mon préferer


Monsieur Sarkosy. Il a bien coupé l'herbe sous le pied de son quinquenat qu'il a osé


faire beaucoup de choses, ceux que la gauche n'a jamais osé faire et entreprendre.


une militante UMP

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