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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 21:10

Intervention à Berlin dans le cadre de la conférence "The Future of European Defence"


 

Le débat sur l’Europe de la défense est aussi vieux que l’Europe.

Nous en avons beaucoup parlé au cours des quatre dernières décennies, mais dans les faits nous avançons à tout petits pas.

Durant la guerre froide, l’Europe de la défense a été bridée par l’OTAN qui est apparue à beaucoup d’européens comme la structure la plus crédible et la plus efficace.

Aujourd’hui, c’est l’idée même d’une politique de sécurité et de défense commune qui est mise en doute.


Quelles en sont les raisons ?

D’abord, il y a ce sentiment que la défense de nos territoires n’est plus une priorité vitale.

La fin de la guerre froide nous a libéré d’un conflit direct et massif. A l’évidence, la question de la vie ou de la mort de nos nations ne se pose plus de manière aussi crue.

Ensuite, nos difficultés économiques et sociales ont dominé et continuent de dominer nos agendas politiques.

Pour beaucoup de gouvernements et pour nos opinions, la défense est devenue, à tort, un objectif secondaire.

Enfin - et cela est le plus grave - c’est le principe même d’une Europe unie et puissante qui est fragilisée.

En une quinzaine d’années, l’idéal européen s’est épuisé. L’euroscepticisme a gagné du terrain, et avec lui, les populismes et les égoïsmes nationaux.

La crise financière et économique a accentué les divisions et les suspicions entre nos nations.

Comment bâtir une politique de sécurité et de défense commune digne de ce nom, si le rêve d’une Europe solidaire et forte n’est plus au cœur de notre ambition ?

L’Europe souffre moins d’un manque de potentiel militaire que d’une absence de foi et de vision politique.

Tant que nous n’aurons pas retrouvé les motifs de croire à l’idéal européen, tant que nous n’aurons pas fait naître dans les opinions le sentiment que l’Union européenne est notre chance d’avenir et notre protection, alors le projet d’une défense collective sera toujours hésitant.

C’est ici le rôle des responsables politiques qui doivent avoir le courage de convaincre leurs peuples que l’Europe est une nécessité vitale dans la mondialisation.


Quelle Europe voulons-nous ? Voilà la question décisive.

Pour moi, l’Europe n’est pas seulement un marché. N’est pas seulement une monnaie.

L’Europe a vocation à être une puissance internationale, capable de défendre son indépendance et ses intérêts propres.

Or, il n’y a pas de puissance réelle sans moyens de défense.

Le «soft power» ne résoudra pas tout !


Le monde d’aujourd’hui et de demain n’est pas plus sûr que celui d’hier.

Les interdépendances géopolitiques et économiques nous condamnent à penser notre sécurité de façon globale.

Les régions du Proche et Moyen Orient continuent d’être une poudrière.

Les printemps arabes connaissent une phase chaotique.

Le terrorisme nous menace et prend des allures de plus en plus sophistiquées.

La dissémination nucléaire est une réalité.

La montée en puissance de la Chine bouscule les équilibres asiatiques. 

Bref, les menaces existent, et pour nous européens, le «parapluie américain» est de moins en moins évident.

A juste titre, les Etats Unis ne considèrent plus notre Continent comme une priorité.  

La légitimité d’une politique de sécurité et de défense européenne n’est donc pas discutable.


Quelles sont les conditions pour faire plus et mieux que la situation actuelle ?

 

  • Première condition : il faut d’abord, je l’ai dit, une volonté politique car c’est elle qui dicte le reste.

A cet égard, comment, par exemple, ne pas regretter le fossé entre la nécessité pour toute l’Europe d’assurer la sécurité du sahel et la solitude de la France dans son action militaire au Mali ?

Qu’est-ce qui bloque ?

Ca n’est pas le constat sur la situation sahélienne car il fait, entre nous, consensus. Personne ne veut d’un sanctuaire terroriste au Mali !

Ce ne sont pas non plus les moyens militaires pour agir ni les outils qui font défaut : l’Europe compte 2 millions d’hommes et de femmes en armes et fortement équipés, le comité militaire et le comité politique et de sécurité de l'UE sont opérationnels, l’Etat-major de l’Union européenne ne demande qu’à être sollicité, les groupes tactiques existent sur le papier…

Bref, tout est prêt pour agir, sauf une chose : la volonté politique.  

A tort ou à raison, les européens estiment que l’OTAN et les américains sont là pour les protéger dans leurs frontières, et que les Français, les Anglais, et quelques autres Etats, sont là pour faire le travail hors des frontières de l’Union.

Entre les deux, l’Europe n’a toujours pas vraiment choisi d’être un acteur stratégique d’envergure. C’est le nœud du problème.  

 

  • Seconde condition : il faut définitivement mettre de côté le débat stérile entre partisans de l’OTAN et partisan de l’Europe de la défense.

Cette querelle est maintenant dépassée par le retrait progressif des Etats Unis du continent européen et par le retour complet de la France dans l’OTAN.

Il ne s’agit donc plus de concurrencer l’Alliance atlantique mais de la compléter par une capacité autonome d’action de l’Europe.

Et là, beaucoup dépend de nos amis anglais, qui ont notamment fait barrage au principe d’un quartier général militaire européen.

  • Troisième condition : il faut penser l’Europe de la défense de façon pragmatique, sur la base de coopérations renforcées car à 27, nous n’avancerons pas.

Inutile de rêver à un grand soir de la défense européenne !

Il faut travailler avec les Etats volontaires, sur la base de collaborations à géométrie variables.

Depuis les accords de Saint Malo et de Lancaster House en 2010, la France et la Grande Bretagne ont relancé leur coopération.

Et bien d’autres partenariats opérationnels existent avec nos alliés italiens, espagnols, polonais…

Mais, à mes yeux, l’Allemagne est un élément central.

J’aurais souhaité qu’à l’occasion du cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée, la France et l’Allemagne définissent, elles aussi, les voies d’une collaboration diplomatique et militaire renforcée.

Au Kosovo, en Bosnie, en Afghanistan, les armées allemandes ont démontré qu’elles pouvaient s’intégrer à une stratégie d’action.

Je connais les réserves allemandes et ses contraintes constitutionnelles, mais je crois que le temps est venu pour cette grande nation économique d’accéder au statut de grande puissance diplomatique et militaire.

Ce statut exige, en retour, que la France et le Royaume Uni associent l’Allemagne, et plus généralement l’Europe, aux décisions majeures du conseil de sécurité de l’ONU. 

  • Quatrième condition : il faut mutualiser nos capacités militaires et industrielles.

L’enjeu n’est plus seulement celui de l’efficacité opérationnelle de nos forces armées ; l’enjeu est financier.

Nos opinions accepteront d’autant mieux le maintien de nos efforts budgétaires en matière de défense s’ils sont rationalisés et convergents. 

L’exemple de la mise en place future d’une flotte multinationale d’A400M doit être amplifié et élargi à d’autres secteurs dont l’espace et les forces maritimes.

En partageant, voir en acquérant, ensemble le même matériel, des collaborations efficaces peuvent se réaliser de la formation à la maintenance en passant par une disponibilité accrue de capacités multi nationalisées.

L’Europe dispose d’outils juridiques permettant de rationaliser et d’harmoniser le paysage fragmenté de la coopération militaire européenne.

La coopération structurée permanente (CSP), prévue par le traité de Lisbonne, n’a pas été mobilisée pour l’instant. Mais elle offre cependant un cadre européen à la systématisation des efforts d’Etats membres volontaires.

Parallèlement à la coopération militaire, il ne pourra y avoir de capacités de défense crédibles sans le soutien d’une base industrielle et technologique de défense européenne efficace.

Le récent échec de la fusion entre EADS et BAE illustre les difficultés à aboutir à une vision industrielle commune à l’échelle de l’Union européenne.

Cet échec ne doit cependant pas fermer la porte à d’autres projets de regroupement industriel sans lesquels il n’y aura ni d’Europe de la défense, ni sursaut industriel face à un marché européen de l’armement de plus en plus déclinant et face à une concurrence internationale accrue.

 

Soyons lucides, l’Europe est dans une mauvaise passe.

La crise accentue notre déclin face aux nouvelles puissances du monde.

Nos peuples hésitent entre l’abattement et le populisme, entre l’égoïsme et l’effort collectif.

Le destin de l’Europe va s’écrire durant la prochaine décennie.

Soit nous nous réveillons et nous nous rassemblons, soit nous nous relâchons et nous nous divisons, et alors notre continent sera condamné au sort des vieilles civilisations qui sombrent, un verre de champagne à la main, le temps d’une dernière valse… 

Voilà, Mesdames et Messieurs, les quelques réflexions que je voulais partager avec vous.

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Publié par François Fillon
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commentaires

yahi 24/05/2013 10:16


Bonjour


Nous attendons de nos hommes politiques, et de ceux qui veulent nous représenter un engagement également sur le terrain. Je ne comprends pas votre absence dimanche dans les rues de Paris.


Bien cordialement

quinet 30/04/2013 23:03


L'Europe est dans l'impasse.....dites vous M.Fillon


Attention de ne pas vous retrouver dans la meme situation, actuellement B Hortefeux et C Jacob allument des contrefeux laissant croire que les militants UMP ne veulent pas de nouvelles elections
en septembre....J.F.Cope qui est disqualifie aupres des medias et de l'opinion ne doit pas rester "president autoproclame" l'opposition que vous representez et en qui nous avons foi doit
redevenir credible et avoir a sa tete un president reconnu par tous .....pour presenter une alternative a la derive du president de la republique et de son gouvernement


Nous croyons en vous, merci de ne pas nous decevoir


 

lecanu 27/04/2013 10:08


a 27 cela me parait impossible


il aurait fallut construire une europe solide à 5 ou 7 et ensuite faire entrer les autres pays


en attendant il faudrais que la droite française se trouve en vrais leader  et bouscule un peu plus le gouvernement actuel il parait que la droite n a aucun projet a vous de démentir en
vous positionnent en leader et parler plus fort que jf copé qui lui reprend toutes vos idées

gilles 27/04/2013 03:02


http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/26/01002-20130426ARTFIG00565-les-socialistes-francais-s-attaquent-a-l-allemagne.php


 


On croit rêver. Oui, les allemands refusent de raser gratis demain, parce qu'ils n'en ont pas les moyens. Ouvrir les robinets de l'inflation, c'est admettre les augmentations de matière première,
et donc faire le choix de massacrer les épargnants et les rentiers.


Pourquoi pas, mais derrière les gesticulations démagogiques de Harlem désir et des caciques du PS J'ai calculé que si on veut relâcher la pression sur les jeunes et leur permettre de trouver du
boulot, il faut sabrer la moitié de l'épargne des seniors et de tout ceux qui ont placé de l'épargne pour leur vieux jours.


Ce que ne veut pas l'Allemagne vu le vieillissement de leur population.


Alors pour l'instant, c'est productivité first pour absorber progressivement l'immensité et souffrance des jeunes au chomage et bas salaires.


Sinon c'est inflation à la pompe et sur l'alimentation. Pas sûr que les plus pauvres y trouvent leur compte, même s'ils trouveront comme cela un boulot forcément pas assez payé puisque rongé par
l'inflation.


D'où l'explication de l'Allemagne sur le SMIC, car boulot bien payé = rare, donc boulot plus important avec salaire plus bas si on veut du boulot. Simple, mais pas facile à expliquer.


Sans doute la solution est entre les deux, un peu d'inflation qui attaque les revenus et l'épargne des séniors, d'un côté et de l'autre, augmentation du temps de travail popur les jeunes qui
entrent dans la vie active.


 


 

gaetan 27/04/2013 02:54


Tout cela est du pipeau.


La réalité est le porte monnaie. Quand les allemands verront que leurs appros de matière première sont menacés, ou que Poutine à l'Est fait des manoeuvres avec ses chars, vous verrez si on
parlera philosophie.


Je préfère à ses jolies conférences de société des nations, l'esprit d'action  de Nicolas Sarkozy qui a fait exister l'Europe militaire et diplomatique lors de la crise de Géorgie en 2008.


çà, c'était de l'Europe en action. Tout le reste, c'est du vent. Pour avoir une industrie militaire, il faut une volonté politique mais des moyens financiers aussi. Et sans les allemands, vous
pouvez toujours courir.


Parlons en des allemands. Ils sont entrain de nous laminer et de nous massacrer économiquement. Aujourd'hui dans l'industrie, il y a pour toute fonction, un produit chinois et un produit
allemand. les produits français vont en disparaissant, sous la pression du "Made in Germany" et du cout de notre chère économie et code du travail administrés.


L'Europe est entrain de devenir comme les Etats Unis au sortir de la guerre de Sécession, une écomomie du Nord (chez les allemands) qui concentre la créaion de richesses, et une économie du Sud
arriérée voire sous développée qui survit faute de péréquation entre le Nord et le Sud.


On a l'air malin face à cette perspective. VOulez vous comme pour les américains qui n'ont d'autre salut que d'aller travailler à New York pour faire carrière que nos enfants soient obligés
d'aller s'installer en Allemagne pour avoir un salaire décent que seul l'industrie est capable réellement de financer.


Parce que les emplois d'avenir, dans le service à la personne, dans le tourisme etc... quelle rigolade.


il faut libérer les entraves liées au travail et vous verrez si nous sommes à la remorque des allemands.


 

rousseau 26/04/2013 22:15


en dehors et parallèment à l'état de l'Europe de la Défense , je vous renvoie à deux excellents articles sur l'état général de l'Europe et ses conséquences , rédigés l'un par Yves de Kerdrel "
rendre l' Europe aux Européens " et l'autre par un député des yvelines jacques Myard président du cercle nation et République sur l'état économique de L'Europe .tout est pratiquement
dit sur le sujet ! je rappelle pour mémoire le combat mené il y a quasiment 20 ans par Philippe de Villiers ,  plaidant pour la "souveraineté " des états-nations et les conséquences
désastreuses ,entre autre ,  de la mise en place d'une monnaie unique au lieu d'une monnaie commune ! mais catalogué stupidement "ultra-droite " on n'a pas voulu ni l'écouter ni
l'entendre  ...voyez ce qu'il en advient à l'heure actuelle notamment en matière de chomage . je cite mr Myard " la France et la zone euro s'enfoncent chaque jour davantage dans le marasme
économique , créant une crise sociale et politique qui remet en question l'idée mème de l'Europe dans l'opinion publique " sic . mais il est plus urgent pour nos chers gouvernants de faire
diversion avec cette idée grotesque et ubuesque de mariage pour tous visiblement priorité des priorités incontournables ! ...quelle mascarade et mauvaise farce pour le peuple et les français que
nous sommes !  


 

jean-François Chaussier 26/04/2013 12:40


La
description géopolitique est assez bien décrite. D’abord sur le désengagement des USA dans le monde. Ils ont trouvé, pour une période assez longue, leur autonomie énergétique, inhibant la
nécessité d’alliances et de confrontations armées pour leur approvisionnement en pétrole. L’isolement de l’Europe en est la conséquence avec une réalité chaque jour avérée de défiance et
délaissement d’alliances avec les USA.  L’Europe se cherche et la suprématie allemande est patente en se consolidant sur le dos de ses partenaires
européens avec une interrogation légitime : est-ce que l’Allemagne a abandonné son hégémonie européenne ? Il faut avoir la lucidité et le courage de se poser cette question. Sans
réponse, il est utopique de vouloir structurer une défense commune européenne. L’Allemagne sait avec lucidité qu’elle peut bénéficier, de la proximité, de l’arme atomique de dissuasion française
et anglaise. Ce comportement explique également l’absence de coopération dans le domaine de l’industrie de l’armement. Pour l’avenir, je souhaiterais que l’UMP ait une réflexion approfondie sur
ce sujet en envisageant d’éventuels renversements ou rééquilibrage d’alliances hors Europe.

Houillon 26/04/2013 11:35


pour l'instant, Monsieur Fillon, ce ne sont que paroles, paroles, paroles.................. 

jp bertin 26/04/2013 11:28


UNE DEFENSE POURQU'ELLE STRATEGIE POLITIQUE?


L'europe de robert schuman ou de monnet?


L'europe de de gaulle ou de roosevelt?


L'europe indépendante ou atlantique?


L'europe sur ses valeurs historiques ou libérale ,anglo-saxonne?


Bref une défense pour restaurer l'europe face aux multiples dangers qui


la menacent ou pour accompagner sa tiers-mondialisation et sa décadence


au nom des valeurs universelles de notre république!


                        jp bertin.

Pierre Bellenger 26/04/2013 09:27


Lorsque l'idée d'Europe est apparue, afin que la guerre entre la France et L'Allemagne ne se renouvelle plus, notre système économique n'était pas encore le Monétarisme. De Gaulle avait rétabli
la France dans ses institutions de 1940, c'est à dire le système politique 3Démocratie" accompagné du système économique Keynésien ; et nous battions encore notre Monnaie par le truchement de la
Banqu de France. C'était l'époque des 30 Glorieuses.


Hélas, nos hommes politiques se sont laissés prendre aux mirages du miroir aux allouettes des ussaniens ; le néocapitalisme avec lequel ils avaient construits la plus grande armée du monde,
devenu entre  temps le Monétarisme, alias la Pensée-Unique. Ils y ont cru et y croient encore. Mais hélas, autant nous pouvions faire l'Europe avec le Keynésisme, autant cela devenait
impossible avec la Pensée-Unique. Il y avait incompatibilité morale entre les deux système. Le résultat, Monsieur Fillon en fait le constat aujourd'hui. Alors, Monsieur Fillon, qu'allez-vous
faire, vous qui vous réclamez du Général de Gaulle ? Revenir courageusement aux principes du Général ? Ou bien, vous enterrer définitivement dans cette misérable inadaptation ?


Très cordialement.

RANVIAL 26/04/2013 08:42


Cette Europe est à revoir sur de nombreux points !!!!

Dominique 26/04/2013 08:41


Bonjour Monsieur Fillon


C'est vrai que si la France s'engage à essayer d'aider le Mali à réformer son système de défense, et que l'on sait que ce sera très long et vraisemblablement trés coûteux,avec les répercussions
que l'on devine dans l'ensemble du continent Africain, on se demande pourquoi on ne le fait pas d'abord en Europe. Ce serait quand même plus logique. Voilà encore une incongruité du gouvernement
actuel: utiliser l'argent , l'énergie ou même la vie des Francais à construire pour les autres mais negliger ce problème de défense  pour la France au sein de l'Europe. C'est certainement
une reflexion à mener pour l'avenir et un chantier à ouvrir.


Dominique

de mieulle jeanne 26/04/2013 08:32


alors cher françois Fillon on ne vous entend pas on ne vous voit pas, que fait la droite?vous en décevez beaucoup....il faut ardement se montrer et se préparer à la suite!!!où etes vous? en tous
cas pas dans les manifs....grosse surprise et déception! 


retapez vous!nous vous attendons!

alice 26/04/2013 07:15


....excellente analyse....Dieu merci, vous êtes notre sentinelle vigilante ... on compte sur vous ....en avant.....alice

Sceptique 26/04/2013 04:54


L'Europe est l'oeuvre de responsables, soucieux d'établir une paix durable entre les nations qui la composent, et enthousiastes à l'idée de construire un nouvel ensemble puissant et moderne. La
plupart des peuples sont en majorité indifférents, ou ne le soutiennent qu'en cas de crise qui les angoisse en leur faisant mesurer la perte possible. Quant à la défense, les pays de l'Est font
davantage confiance dans les américains, et ceux de l'Ouest ne croient plus au danger soviétique, devenu russe. Seuls les pays qui ont joué un rôle dans l'histoire de la colonisation
s'intéressent à la vie des peuples qui ont pris leur indépendance. L'Allemagne semble phobique d'un possible retour à son militarisme passé.


Nous sommes donc seuls, avec les anglais, à voler au secours des états d'Afrique incapables de résister aux djihadistes ou de régler des guerres civiles. Nous n'avons pas à douter du bien fondé
de ces actions, et nos armées sont aguerries, et efficaces sur les terrains qu'elles connaissent, et où elles peuvent agir seules.


Nous serions donc fondés à demander à l'Union Européenne de ne pas compter nos dépenses militaires dans notre déficit (comme l'a suggéré Bruno Lemaire). Ce qui nous permettrait de les maintenir,
pour ce qui nous concerne. L'exception française peut aussi avoir ce visage là: être la place forte de l'Union Européenne.

Gérard 25/04/2013 23:58


Monsieur Fillon, votre analyse et vos propositions sont celles d'un homme d'état, qualité que M. Hollande est loin de posséder.


Comme Primack je metterai un bémol sur le rôle de l'Allemagne que vous proposez. Mais en revanche ce n'est pas son côté "conquérant" qui m'inquiète, mais plutôt ce que j'appellerais son
"pacifisme atlantiste". L'Allemagne du XXIè siècle est constituée de deux, voire trois générations de citoyens qui ont toujours vécu à l'abri du parapluie protecteur de l'OTAN et aussi en partie
sous celui de la France. Ce n'est plus dans les gênes allemands de participer à des structures militaires. On ne peut pas dire que la brigade Franco-Allemande soitune réussite même si c'est un
symbole fort de la paix entre notre pays et l'Allemagne. Et puisque j'évoque la paix, quand se décidera-t-on à signer un traité de paix avec l'Allemagne ?


Pour moi, la seule coopération de défense européenne efficace, ne peut se faire qu'entre les pays de la façade atlantique et du bassin méditérranéen.


Mais encore faudrait-il que le budget de la défense ne soit pas sacrifier sur l'autel des économies !

primack 25/04/2013 23:06


la réalité se trouve dans ce texte, immensement lucide avec malgré tout un doute sur un point:


l Allemagne mériterait la place et le rang auquel vous faites allusion mais peut-on effacer son passé de "conquérant...." ?


et une erreur que je me permet de rectifier:


la derniere valse dans mon cas se fera non pas avec une coupe dans la main mais avec un verre d'eau. je n'ai plus les moyens pour le champ...


 

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